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Bleu du ciel, bleu d’espoir

Au milieu des hautes vagues qui jouent avec mon coeur, je vois un point de bleu qui m’invite à m’accrocher tel qu’un phare en plein milieu de la tempête. Un beau bleu qui diffuse une lueur de calme et de sérénité telle qu’une douce chaleur qui réconforte, la même douceur qu’on ressent dans les bras de sa mère. Je m’accroche car je n’ai pas d’autres choix.

J’ai parcouru un bon bout et j’ai réussi à surmonter toutes sortes d’entraves. Je suis fière de moi. Mais je suis fatiguée. Je sais que ce n’est pas le moment de baisser les bras et je sais que ce qui brille à l’horizon est plus beau. Pas juste d’apparence. Il est véritable aussi.

Des fois, il m’est difficile d’y croire à cause des déceptions à répétition. Je me chuchote que c’est trop beau pour être vrai. Mais il l’est. Il faut accepter que je le mérite. Quand on a longtemps été sous l’emprise de la manipulation émotionnelle, on a tendance à croire que tout le mal est de notre faute, qu’on ne mérite pas d’être réellement heureux. Combien de fois je me suis sentie coupable à cause des malentendus, des prises de bec et des chicanes. Dans les longs moments où je me suis barricadée dans le silence, je me maudissais et me blâmais d’empoisonner l’ambiance familiale par mon sale caractère. Je suis venue à croire que j’avais un sale caractère pour vrai! On m’a fait porter le fardeau et j’ai accepté le mandat.

Heureusement, c’est du passé. Grâce à l’aide professionnelle, à ma volonté de fer ainsi qu’à mon processus de cheminement personnel, j’ai admis que j’ai droit au bonheur et à une deuxième chance. C’est maintenant mon point de repère. Quand je me perds dans mes émotions, je sors ma pancarte « j’ai droit au bonheur » pour retrouver mon chemin vers le calme intérieur. J’ai droit à une mer calme, bleue turquoise sans vagues, qui scintille sous un ciel bleu sans nuages, une mer dont je rêve et qui ressemble à la Méditerannée ancrée dans mes souvenirs d’enfance.

C’est dur de grandir, voire vieillir. Lorsque je trébuche, je pense à mon père, à sa tendresse infinie et une montée de larmes vient me saisir. Quand la vie me secoue, je pense à lui car il est ma source de réconfort même à des milliers de km. J’ai envie d’être à nouveau sa petite fille et ne plus avoir de soucis car je sais qu’il est là, à régler tous les soucis. J’ai hérité de son grand coeur et de sa persévérance et j’en suis fière. Il m’a équipée afin d’être capable de percevoir le beau bleu du ciel en plein milieu des intempéries cruelles de la vie.

Je sais que cette vague n’est que passagère. Lorsqu’on a le coeur lourd, notre vision est altérée. Mais je sais aussi que tout va bien : L’amour, la famille, le boulot, le plan de déménagement et la nouvelle ville. L’homme de ma vie est l’homme le plus merveilleux qui puisse exister. Il est mon rêve devenu réel. Il est fait sur mesure pour moi comme je le suis pour lui. Je ne me sentirai plus jamais seule. Ensemble, on forme une équipe et on rame dans la même direction. Ma famille, c’est mon bonheur. Quant à la nouvelle job, elle est remplie de défis à mon goût. Le reste est en cours. Je ne peux qu’être reconnaissante pour ces précieux cadeaux!

Le doute est l’ennemi du bonheur. Il n’arrivera pas à s’emparer de ce que j’ai semé en moi. Je le guette et je le chasserai à coup d’épée s’il le faut. Je commence à récolter le fruit de la réussite et de l’accomplissement. Plus de place aux énérgies négatives. Je suis encore fragile à cause de ma grande sensibilité mais pas au point d’être brisée à nouveau. Ébranlée des fois mais plus jamais brisée.

Être heureux et rester positif, c’est des choix aussi

Est-ce qu’être heureux est un choix aussi? Absolument. Ça pourrait paraitre farfelue ou irréaliste comme affirmation mais ça ne l’est pas. On a la clé de notre propre bonheur. On choisit notre propre destination et on dessine notre propre destin à travers chacun des gestes posés et chacune des décisions prises au cours de la vie de tous les jours. Je ne nie pas que la vie peut mettre et met des bâtons dans nos roues, mais notre attitude envers les difficultés rencontrées détermine la suite. Je peux, soit me soumettre aux complications et vivre malheureux, soit y faire face et trouver ce qui peut me rendre heureux malgré tout.

Il faudrait aussi faire la liste de ce que je peux changer dans telle ou telle situation et ce que je n’y peux rien. Par la suite, j’établis mon plan d’action en conséquence. L’important c’est de trouver ce qui nous rend relativement heureux même lorsque tout va mal. Que ce soit une pensée positive, une activité qui nous fait du bien, voir un ami, prendre une marche…en d’autres termes, il faut être indulgent et doux avec soi en étant positif et en trouvant des outils pour s’auto-aider.

Les dernières semaines n’étaient pas très faciles et reposantes pour moi. En plus de la pression vécue au travail, j’avais à dealer avec les conséquences de certaines décisions prises par le père de mes enfants par rapport aux enfants notamment. La plus importante des décisions était de les retirer de leur école privée (ça lui coûtait trop cher!!!). Aussi, de ne pas respecter les termes de la garde partagée en allant en vacances pour se marier à l’extérieur du pays pour une période de plus d’un mois et ce, sans donner une date de retour comme l’entente l’exige, sans s’assurer que les enfants aient une place dans une autre école (publique). J’ai eu bien entendu à gérer la frustration et la déception de mes enfants qui ont perdu leur école et leurs amis sans préavis.

Je vivais avec le stress de ne pas avoir des places à l’école du quartier étant donné que c’était une décision de dernière minute. Également le stress de tout préparer, pas pour un ni pour deux mais bien pour trois enfants. J’ai réussi, aujourd’hui même, à les inscrire tous les trois et à les rassurer que tout allait bien se passer. J’ai gardé une attitude positive et je suis restée dans l’action. J’ai partagé mes inquiétudes avec des personnes susceptibles de me fournir les bonnes informations et les bonnes démarches à suivre. J’avais aussi le soutien d’une personne très importante dans ma vie qui a été là pour m’écouter, me rassurer et m’aider.

Chaque étape de faite dans ce dossier était pour moi comme une petite réussite. Une mini fierté. Un exploit à mon effectif. Oui j’ai été en colère à cause de son attitude mais je n’ai pas permis à cette colère de prendre le dessus et de brouiller mes idées et ma tête. J’ai opté pour la positivité et je l’ai prise comme un défi à relever. J’ai eu droit à un élan de joie de mon fils de 6 ans qui, après la visite de la nouvelle école, m’a lancé « You’re the best, mama! Tu penses à tout! » C’était ma récompense. C’est dans ces mots dits sans prétention et avec beaucoup de sincerité et d’amour que je puise ma force et mon bonheur. J’ai profité une grande partie de l’été de leur présence chez moi pour récupérer le temps perdu lorsque je ne les ai pas au lieu d’être fâchée du manque de respect de l’entente par rapport à la garde partagée. C’est une question d’attitude. On arrive à cette attitude par la pratique et l’introspection. J’ai beaucoup cheminé pour être une femme positive et facilement heureuse aujourd’hui. Je choisis d’être heureuse en me créant des situations, des raisons pour l’être.

La vie me récompense souvent et m’offre en double et en triple le bonheur. Comment ne pas lui être reconnaissante?

Nul n’est autant capable de gratitude que celui qui a émergé du royaume des ténèbres. Votre liberté commence avec la gratitude pour les petites choses, gagner ainsi du courage et de la force pour atteindre les grandes choses. ~ Elie Wiesel

Je me suis choisie et je suis fière d’avoir eu le courage de le faire!

Depuis mon plus jeune âge, j’aimais la vie et j’appréciais sa beauté.
Je m’émervaillais devant la moindre scène qui passait devant mes yeux.
Un soleil qui se couche, une abeille qui butine, un bourgeon de fleur qui s’apprête à clore…sont capables de me tirer un soupir du fond de la poitrine. Un soupir de reconnaissance d’être en vie, d’être capable de voir tant de beauté, de sentir l’air frais me caresser la face, d’entendre, de toucher, de sentir, de goûter…
On prend pour acquis nos sens, la fonction de nos sens et la perception qu’ils font de tout ce qui nous entoure.
La vie est un cadeau, un privilège et c’est notre devoir de bien la vivre . J’ai passé plusieurs longues années inconsciente du temps qui défilait sous mes yeux à une vitesse vertigineuse.

En un clin d’oeil, mes vingtaines et puis mes trentaines sont finies. Je n’étais pas heureuse. Je n’ai pas pu en profiter comme j’y avais toujours rêvé pendant mon adolescence.

Oui, j’ai fondé une famille, j’ai eu de merveilleux enfants que j’adore plus que tout au monde mais à part ça, la femme en moi pleurait les années de sa jeunesse qui disparaissaient sans aucun sens.
Dans son âme, elle vibrait à la puissance 250 mais la réalité était tout autre chose. Elle se sentait prisonnière d’une réalité plate. Cette réalité ne l’aidait pas à s’épanouir. Bien au contraire.
Elle fânait jour après jour et se disait qu’il y aurait une fin un jour HEUREUSEMENT. Nous ne sommes pas éternels…UNE CHANCE!

Mais la vie est bien faite! Elle ne nous laissera pas tomber si on tient fort à elle. Un événement malheureux a eu lieu au sein de mon couple et ce miracle que j’attendais désespérément depuis des années s’est produit! Il ne fallait pas manquer mon train. C’était là ou jamais!

J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai sauté dans le vide.
J’ai choisi de vivre, de savourer même le goût de l’air.

Je savais au fond de moi que mon coeur de saumon finirait par refuser d’obtempérer à cette réalité. Que mon âme voulait s’enivrait de chaque jour passé.
J’ai fait ma valise et je suis partie sans regarder derrière moi. Sans aucun regret.

Quatorze mois se sont écoulés depuis ce moment. Je respire mieux, je vois mieux, j’entends mieux, je sens plus.
J’ai sauté en parachute pour souligner mes 40 ans. J’ai fait mon premier roadtrip à New York et le jour de ma fête, j’étais en haut du Rockfeller center à respirer à plein poumons l’air glacial de la ville.
J’ai fait d’autres roadtrips. Je suis descendue en tyrolienne du plus haut mont au Vermont et j’ai vécu ma première expérience de Montgolfière. J’ai d’autres plans à exécuter sur ma liste « Retour à la vie ».

Je me suis réveillée d’un long sommeil et mon coeur est en voie de guérison, prêt à s’essayer à nouveau. J’ai retrouvé le goût de vivre encore plus qu’avant.

Comment ai-je osé penser un jour de vouloir partir plus rapidement?

Je joue même mieux mon rôle de mère et je suis devenue une femme épanouie, bien dans sa peau, qui s’aime et s’assume. C’est exactement l’image que je veux transmettre à mes filles.

Se choisir est une décision qu’on fait mais c’est aussi un devoir à accomplir. Quand je pensais à la peine de mes parents de me voir malheureuse, ça me rendait plus malheureuse encore. Je me mettais à leur place et l’idée de savoir que ma fille souffrait, me tuait. Je me suis choisie et fière d’avoir eu le courage de le faire.

Je vis un jour à la fois mais ça ne m’empêche pas de rêver loin, de faire des plans futurs et d’avoir des ambitions.

Il suffit d’écouter son coeur et ses tripes pour que tout le reste déboule après…

« L’important est d’être troublé, d’aimer, d’espérer, de trembler, de vivre! » (Auguste Rodin).

http://m.quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/je-me-suis-choisie-et-je-suis-fiere-davoir-eu-le-courage-de-le-faire_a_23199267/