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Et puis un jour, tu t’en fous…

Et puis un jour, tu te réveilles et tu n’es plus le même. Ton regard sur la vie n’est plus pareil et ton coeur n’y est plus non plus. Une partie de toi s’accroche à ce que tu étais. Cette partie de toi qui a peur, très peur, cherche à se réfugier dans le connu, même si ce connu fait mal, ne permet pas de s’épanouir et d’atteindre la paix intérieure et le bonheur. Et c’est là, à ce moment spécifique, tu décides de tourner la table d’un coup de pied. Tu comprends que tu mérites mieux qu’une simple vie médiocre qui ne fait plus vibrer tout ton être. Tu as peur de sortir de ta zone de confort mais tu l’as bien compris que tu n’as pas le choix si tu veux une vie à ton image et selon tes valeurs. Tu tournes les talons et tu fais un virage à 180 degrés sans plus te soucier de l’avis des autres et de leurs jugements face à ton volte-face. Tu te libères de tes démons et de tes peurs puis tu vas de l’avant, face au vent.

Tu sais que tu ne peux et veux plus vivre que pour plaire aux conformistes et aux traditionalistes. Tu as assez de vivre accrocher à leurs regards approbatoires et de peur de leurs jugements. Attendre qu’ils te dictent les normes de ce qui est socialement acceptable, ce qu’ils attendent de toi. Que tu te conformes comme eux pour « fiter » dans le cadre social. Il est temps que tu trouves ton propre chemin même si ça implique des fois sortir des sentiers battus, d’emprunter des voies jamais explorées avant et d’avancer seul, en sens contraire.

Tu prends goût à ta nouvelle liberté. Celle d’être toi-même, unique et inarrêtable. Une liberté addictive et dangereuse dont tu ne peux plus t’en passer. Tu la protèges jalousement des mains qui se tendent pour essayer de te l’enlever, de te ramener sur le « bon » chemin car à leurs yeux, tu es le mouton noir égaré. Mais devine quoi, tu t’en fous désormais.

Tu as permis à l’univers de meubler ton intérieur et de t’unir à toi. Tu ne peux plus faire marche arrière après avoir goûté aux plaisirs de cette union phénoménale. Tu es devenu plus grand que la « boîte » qu’ils réservent encore pour toi. Plus de place à l’ordinaire et au médiocre. Tu es sorti du lot à jamais.

Tu es fier de ta renaissance. Tu acceptes de relever le défi d’une deuxième chance pour faire les choses autrement. Tu as le droit de célébrer ton unicité et ton courage exemplaire car briser les chaines sociales demande une force intérieure et du courage. Tu dois faire face à l’isolement que ça engendre et aux critiques sévères de la part de ceux qui n’ont pas ta force et ton courage mais qui t’envient secrètement et profondément. Mais tu t’en fous…

Écouter ses tripes

Nous avons tous un sixième sens qui ne demande qu’être écouté. Une petite voix dans le ventre qui sent, qui ressent et qui préssent. Une voix qui essaie en vain de nous prévenir ou de nous inviter à entreprendre un projet, un chemin et d’aller de l’avant. Nous l’ignorons par méconnaissance ou par obstinance. Peut-être par méfiance mais sûrement par peur de se tromper. Une chose est sûre c’est que cette voix intérieure ne se trompe jamais. Du moins dans mon cas. Elle a toujours été mon guide infaillible même dans les moments les plus incertains où rien n’avait du sens.

Les quelques dernières années de ma vie ont été souvent marquées par des décisions draconiennes mais réfléchies. Les résultats que je récolte maintenant démontrent que chacune de ces décisions était bien prise en fonction des circonstances et des moyens mis à ma disposition. J’ai appris à écouter ma petite voix et à lui faire confiance pour avancer et changer le cours des événements. Si j’ai continué à l’ignorer, je ne serai pas la personne que je suis devenue aujourd’hui. Je serai encore à la même place entrain de pleurer mon sort et maudir secrétement ma vie.

Cette voix est aussi une force intérieure qui nous permet de nous sentir vivant, qui nous fait rêver, espérer, tripper, réussir. Elle nous apprend à donner le meilleur en nous et à nous ouvrir à de nouveaux horizons.

Je ne nie pas l’importance d’écouter notre tête mais le mental seul garantit des décisions pour notre meilleur intérêt mais ne garantit pas par contre notre bonheur tout le temps. L’équilibre, c’est lorsque la tête et le coeur sont en harmonie. Le mental et l’intuition vibrant au même diapason. Je sonde mon coeur à chaque fois que mes tripes trépignent dans le creux de mon ventre. Cette belle émotion excitante m’invitant à la suivre. Lorsqu’elle se répand délicieusement dans notre fort intérieur pour nous rassurer et nous chuchoter que c’est bon, qu’on peut avancer sans hésitation, que tout va bien ou lorsqu’elle nous alerte de changer de trajectoire.

Comprendre les messages de notre intuition ou sixième sens est un apprentissage qui s’acquiert à tous les jours de notre vie. Ça demande une bonne connaissance de soi. Nous devrons se livrer souvent à une introspection, se questionner et se remettre en question. Les personnes qui vivent dans la résilience sont plus en mesure d’entendre leur voix intérieure et déchiffrer ses codes transmis. Ils vivent dans la paix intérieure ce qui leur permet d’être plus sensible et à l’écoute.

Tout le travail que j’ai fait sur moi commence à payer. Les choix que j’ai faits, les décisions que j’ai prises à un moment ou un autre en écoutant ma voix intérieure donnent les résultats souhaités au niveau de la satisfaction personnelle, de la concrétisation de certains projets qui me tiennent à coeur et de l’épanouissement au sens large du terme. Je peux me féliciter d’avoir eu raison d’agir de telle ou telle manière à tel ou tel moment précis. Je peux être fière de mon parcours. J’ai réussi à traverser des vallées profondes et des monts vertigineux en continuant d’avancer. Des fois je pouvais courir et d’autres fois, ramper était tout ce que je pouvais faire. Mais je n’ai pas fait marche arrière, je ne me suis pas découragée. J’ai arrêté à quelques reprises pour reprendre mon haleine et rassembler mes forces afin de poursuivre vers l’avant, vers mon but que je n’ai pas perdu de vue. Ma petite voix me guidait à travers la brume. Mes tripes me donnaient le courage de persévérer. Ils me donnaient des ailes.

Aujourd’hui, je regarde devant moi. Le chemin est encore long mais c’est le bon chemin. C’est mon chemin. Mon parcours. J’ai brisé le contrôle de ceux qui ont ébranlé cette confiance, ceux qui m’ont faite sentir un jour incapable, inutile, petite, faible, ceux de qui ma survie dépendait. Aujourd’hui, je m’en moque. Je tiens les rennes de ma vie avec confiance, force et sûreté….

J’ai rêvé…

photo©️Sara Riches/peintre australienne

J’ai rêvé d’une vie où les couchers de soleil teintés de mille et une lueurs réconfortaient mon coeur et apaisaient mon âme.

J’ai rêvé que je pouvais rire aux larmes et pleurer de joie dans les bras d’un homme qui savait comment me rendre heureuse.

J’ai rêvé d’un amour aussi profond qu’un océan, aussi doux qu’une brise d’été.

J’ai rêvé d’entendre ma propre voix au lieu d’entendre juste mes pensées.

J’ai rêvé d’être courageuse face aux injustices et aux mensonges.

J’ai rêvé de crier, de m’indigner, de refuser et de me rebeller contre les idées préconçues et les préjugés qui bâillonnent la femme en moi.

J’ai rêvé d’être mes valeurs, d’être mes idées, d’être mes rêves, d’être simplement moi sans devoir me justifier ou culpabiliser.

J’ai rêvé de me réconcilier avec les choix que j’ai faits dans ma vie et que j’ai regrettés.

J’ai rêvé de me pardonner ma lâcheté, ma peur et ma faiblesse.

J’ai rêvé de pointer chaque regard de haine et de dégoût, de dénoncer chaque mot qui a violé ma paix et chamboulé ma quiétude.

J’ai rêvé d’être la reine du royaume, la seule.

J’ai rêvé de ne pas me cacher derrière un sourire vide et stupide pour dissimuler la douleur qui me consume.

J’ai rêvé d’un nouveau jour, d’un nouveau départ…

J’ai rêvé que j’étais forte et en me réveillant, j’ai trouvé cette force indomptable en moi qui ne demande que de se libérer, de briser les chaines et de rugir pour faire trembler les cieux!

Une nouvelle vie de couple

Je ne peux croire qu’il y a à peine 13 mois je me questionnais sur l’amour et la vie, sur le bonheur au sein du couple, sur la résistance des relations face aux intempéries de la vie. Durant les mois qui ont précédé la rencontre avec l’homme qui est devenu mon conjoint, j’avais pris la décision d’être heureuse seule, en fait d’être seule tout court. Je ne voulais plus mettre mon coeur entre les mains de quelqu’un qui n’en prendrait pas soin ou qui risquerait de l’échapper à terre. J’y avais fait un gros travail de restauration et la dernière chose dont j’avais envie, c’était de ramasser à nouveau ses morceaux pour tenter de les recoller. J’avais moins mal et je m’épanouissais tranquillement mais sûrement. Je commençais à goûter à la félicité et je savourais chaque moment de la vie. J’avais atteint un certain équilibre et une paix intérieure que je n’avais ressentie depuis de longues années. J’étais tout simplement bien. Puis je l’ai croisé. J’ai instantanément ressenti une douce chaleur s’emparer de mon coeur et j’ai su qu’il allait être ma plus belle histoire.

Au fil des jours et des semaines, mon pressentiment se confirmait : il est un homme merveilleux. Je tombais en amour avec lui à chaque jour. Par sa simplicité et sa spontanéité, il a su conquérir tout mon être. Le désir de partager sa vie au quotidien grandissait. La distance entre nos deux villes respectives commençait à se faire sentir. N’ayant pas de famille ou amis proches dans ma ville, déménager dans la sienne était plus juste que de le déraciner d’un endroit où il avait de la famille et des amis, malgré qu’il était prêt à le faire pareil. Rester dans ma ville était rendu pénible. Il n’y avait que de mauvais souvenirs partout. Je ne voulais pas commencer une nouvelle vie de couple au même endroit où tout me rappelait des moments chargés de tristesse et de frustration. De plus, je haïssais la dynamique de la ville et son énergie où c’était impossible de nouer avec l’entourage et de se faire des connaissances.

La décision était tombée. J’étais mentalement et psychologiquement prête de faire encore une fois un saut déterminant dans ma vie. J’étais prête à assumer les conséquences par rapport à ma famille et à la garde des enfants. Les filles, étant des ados, avaient le choix de décision de l’endroit où elles voulaient vivre. Elles avaient choisi de rester parce qu’à leur âge, les amis et l’école font partie de leur identité. Le changement fait peur en général. Pour un ado, c’est encore plus vrai. J’ai respecté leur choix malgré ce que ça fait à mon coeur de maman. La distance ne change rien à notre relation. Au contraire, ça nous a rapprochées encore plus. Elles se confient à moi sur la moindre des choses et me consultent pour tout et pour rien. Elles savent aussi que je serai toujours là pour elles, que je surveille leur bien-être de loin et que je ne m’empêcherai pas d’intervenir lorsqu’il sera compromis.

Quant à mon petit, ses besoins de l’amour et la présence maternels sont indéniables. Un sujet à régler en justice. Sa maman est têtue, persevérante et n’abandonne pas facilement!!! Donc à suivre…

Ma nouvelle vie a débuté il y a un mois. Je suis une femme heureuse comme jamais. Je me rends compte aussi à quel point j’ai été maltraitée, mal appréciée et mal aimée dans mon ancienne vie. Quand on n’a connu que ça, on pense que c’est ça l’amour. Tellement triste! L’amour c’est plus qu’un simple mot dépourvu de sens pour justifier toute sorte de maltraitance psychologique et de manipulation narcissique. L’amour c’est le respect, l’appréciation, l’ouverture, l’acceptation de l’autre dans ses choix, croyances, pensées. L’amour, c’est permettre à l’autre de s’exprimer librement et d’être lui-même sans jugement. C’est contribuer à son épanouissement, à son bien-être et à son cheminement à tous les niveaux. C’est l’encourager à aller de l’avant.

Je me rends compte aussi à quel point j’ai développé des réflexes de protection que je dois débâtir maintenant. Me cacher dans ma coquille en fait partie. Heureusement, avec l’homme de ma vie, je chemine avec confiance. Je n’ai plus besoin de me cacher, ni d’étouffer mes pensées. Il y a encore du chemin à faire car chacun est arrivé avec son bagage mais lorsque l’amour et l’ouverture envers l’autre sont au rendez-vous, la relation ne peut qu’aller de l’avant et s’épanouir. On apprend à cohabiter à tous les jours et à se connaitre dans diverse situations affrontées. On apprend à vivre ensemble en tant que couple mais aussi en tant que famille reconstituée. La communication est primordiale pour des relations saines. Se parler franchement, s’exprimer librement, s’écouter activement, discuter civilement sont des ingrédients essentiels d’une recette réussie. C’est également un apprentissage pour les enfants qui sont habitués aux cachoteries dans l’autre maison, au criage et aux « discussions » à sens unique (aka ordres).

En un an, il y a eu beaucoup de changements. Un nouveau couple, un déménagement, une nouvelle ville et un nouveau milieu de travail, aussi des plans futurs à gogo. J’ose avoir des ambitions quant à ma carrière. J’ai la bonne personne à mes côtés pour m’encourager et me stimuler à les réaliser.

Je suis si reconnaissante à la vie d’avoir croisé le chemin de cette merveilleuse personne qui remplit mon quotidien de sourires et de moments teintés de douceur et qui enrobe mon coeur de bonheur à l’état pur et simple. Avec lui, ce n’est pas compliqué. Nous nous complétons à merveille par nos différences comme par nos similitudes.

Dans chacun de mes textes sur Mon Coeur de Saumon, j’ai un message à passer. Ceux qui me lisent depuis mes débuts savent à quel point j’ai vécu des hauts et des bas. En lisant mes mots, ils ont recueilli sans le savoir chacune de mes larmes et ont partagé chacun de mes moments de bonheur. J’ai toujours voulu dire à travers mes lignes que le bonheur sera au rendez-vous un jour pour ceux et celles qui vivent un deuil ou une peine, qu’on se doit d’être heureux, qu’on peut améliorer notre sort, qu’on peut changer la donne et que si « on n’aime pas où l’on est, on doit bouger car on n’est pas un arbre! »

Malgré mes blessures, je n’ai pas cessé de croire en une meilleure vie et en l’amour. La vie m’a récompensée pour ma gratitude et ma résilience en mettant sur mon parcours la personne parfaite pour moi qui m’apprend le vrai sens d’aimer sans condition.

“Quand vous vous levez le matin, remerciez pour la lumière matinale. Remerciez pour votre vie et votre force. Remerciez pour la nourriture et pour la joie de vivre.
Et si vous ne voyez aucune raison de remercier, soyez assuré que la faute vient de vous.” – Tecumseh, chef des Indiens Shawnee

Bleu du ciel, bleu d’espoir

Au milieu des hautes vagues qui jouent avec mon coeur, je vois un point de bleu qui m’invite à m’accrocher tel qu’un phare en plein milieu de la tempête. Un beau bleu qui diffuse une lueur de calme et de sérénité telle qu’une douce chaleur qui réconforte, la même douceur qu’on ressent dans les bras de sa mère. Je m’accroche car je n’ai pas d’autres choix.

J’ai parcouru un bon bout et j’ai réussi à surmonter toutes sortes d’entraves. Je suis fière de moi. Mais je suis fatiguée. Je sais que ce n’est pas le moment de baisser les bras et je sais que ce qui brille à l’horizon est plus beau. Pas juste d’apparence. Il est véritable aussi.

Des fois, il m’est difficile d’y croire à cause des déceptions à répétition. Je me chuchote que c’est trop beau pour être vrai. Mais il l’est. Il faut accepter que je le mérite. Quand on a longtemps été sous l’emprise de la manipulation émotionnelle, on a tendance à croire que tout le mal est de notre faute, qu’on ne mérite pas d’être réellement heureux. Combien de fois je me suis sentie coupable à cause des malentendus, des prises de bec et des chicanes. Dans les longs moments où je me suis barricadée dans le silence, je me maudissais et me blâmais d’empoisonner l’ambiance familiale par mon sale caractère. Je suis venue à croire que j’avais un sale caractère pour vrai! On m’a fait porter le fardeau et j’ai accepté le mandat.

Heureusement, c’est du passé. Grâce à l’aide professionnelle, à ma volonté de fer ainsi qu’à mon processus de cheminement personnel, j’ai admis que j’ai droit au bonheur et à une deuxième chance. C’est maintenant mon point de repère. Quand je me perds dans mes émotions, je sors ma pancarte « j’ai droit au bonheur » pour retrouver mon chemin vers le calme intérieur. J’ai droit à une mer calme, bleue turquoise sans vagues, qui scintille sous un ciel bleu sans nuages, une mer dont je rêve et qui ressemble à la Méditerannée ancrée dans mes souvenirs d’enfance.

C’est dur de grandir, voire vieillir. Lorsque je trébuche, je pense à mon père, à sa tendresse infinie et une montée de larmes vient me saisir. Quand la vie me secoue, je pense à lui car il est ma source de réconfort même à des milliers de km. J’ai envie d’être à nouveau sa petite fille et ne plus avoir de soucis car je sais qu’il est là, à régler tous les soucis. J’ai hérité de son grand coeur et de sa persévérance et j’en suis fière. Il m’a équipée afin d’être capable de percevoir le beau bleu du ciel en plein milieu des intempéries cruelles de la vie.

Je sais que cette vague n’est que passagère. Lorsqu’on a le coeur lourd, notre vision est altérée. Mais je sais aussi que tout va bien : L’amour, la famille, le boulot, le plan de déménagement et la nouvelle ville. L’homme de ma vie est l’homme le plus merveilleux qui puisse exister. Il est mon rêve devenu réel. Il est fait sur mesure pour moi comme je le suis pour lui. Je ne me sentirai plus jamais seule. Ensemble, on forme une équipe et on rame dans la même direction. Ma famille, c’est mon bonheur. Quant à la nouvelle job, elle est remplie de défis à mon goût. Le reste est en cours. Je ne peux qu’être reconnaissante pour ces précieux cadeaux!

Le doute est l’ennemi du bonheur. Il n’arrivera pas à s’emparer de ce que j’ai semé en moi. Je le guette et je le chasserai à coup d’épée s’il le faut. Je commence à récolter le fruit de la réussite et de l’accomplissement. Plus de place aux énérgies négatives. Je suis encore fragile à cause de ma grande sensibilité mais pas au point d’être brisée à nouveau. Ébranlée des fois mais plus jamais brisée.

Être heureux et rester positif, c’est des choix aussi

Est-ce qu’être heureux est un choix aussi? Absolument. Ça pourrait paraitre farfelue ou irréaliste comme affirmation mais ça ne l’est pas. On a la clé de notre propre bonheur. On choisit notre propre destination et on dessine notre propre destin à travers chacun des gestes posés et chacune des décisions prises au cours de la vie de tous les jours. Je ne nie pas que la vie peut mettre et met des bâtons dans nos roues, mais notre attitude envers les difficultés rencontrées détermine la suite. Je peux, soit me soumettre aux complications et vivre malheureux, soit y faire face et trouver ce qui peut me rendre heureux malgré tout.

Il faudrait aussi faire la liste de ce que je peux changer dans telle ou telle situation et ce que je n’y peux rien. Par la suite, j’établis mon plan d’action en conséquence. L’important c’est de trouver ce qui nous rend relativement heureux même lorsque tout va mal. Que ce soit une pensée positive, une activité qui nous fait du bien, voir un ami, prendre une marche…en d’autres termes, il faut être indulgent et doux avec soi en étant positif et en trouvant des outils pour s’auto-aider.

Les dernières semaines n’étaient pas très faciles et reposantes pour moi. En plus de la pression vécue au travail, j’avais à dealer avec les conséquences de certaines décisions prises par le père de mes enfants par rapport aux enfants notamment. La plus importante des décisions était de les retirer de leur école privée (ça lui coûtait trop cher!!!). Aussi, de ne pas respecter les termes de la garde partagée en allant en vacances pour se marier à l’extérieur du pays pour une période de plus d’un mois et ce, sans donner une date de retour comme l’entente l’exige, sans s’assurer que les enfants aient une place dans une autre école (publique). J’ai eu bien entendu à gérer la frustration et la déception de mes enfants qui ont perdu leur école et leurs amis sans préavis.

Je vivais avec le stress de ne pas avoir des places à l’école du quartier étant donné que c’était une décision de dernière minute. Également le stress de tout préparer, pas pour un ni pour deux mais bien pour trois enfants. J’ai réussi, aujourd’hui même, à les inscrire tous les trois et à les rassurer que tout allait bien se passer. J’ai gardé une attitude positive et je suis restée dans l’action. J’ai partagé mes inquiétudes avec des personnes susceptibles de me fournir les bonnes informations et les bonnes démarches à suivre. J’avais aussi le soutien d’une personne très importante dans ma vie qui a été là pour m’écouter, me rassurer et m’aider.

Chaque étape de faite dans ce dossier était pour moi comme une petite réussite. Une mini fierté. Un exploit à mon effectif. Oui j’ai été en colère à cause de son attitude mais je n’ai pas permis à cette colère de prendre le dessus et de brouiller mes idées et ma tête. J’ai opté pour la positivité et je l’ai prise comme un défi à relever. J’ai eu droit à un élan de joie de mon fils de 6 ans qui, après la visite de la nouvelle école, m’a lancé « You’re the best, mama! Tu penses à tout! » C’était ma récompense. C’est dans ces mots dits sans prétention et avec beaucoup de sincerité et d’amour que je puise ma force et mon bonheur. J’ai profité une grande partie de l’été de leur présence chez moi pour récupérer le temps perdu lorsque je ne les ai pas au lieu d’être fâchée du manque de respect de l’entente par rapport à la garde partagée. C’est une question d’attitude. On arrive à cette attitude par la pratique et l’introspection. J’ai beaucoup cheminé pour être une femme positive et facilement heureuse aujourd’hui. Je choisis d’être heureuse en me créant des situations, des raisons pour l’être.

La vie me récompense souvent et m’offre en double et en triple le bonheur. Comment ne pas lui être reconnaissante?

Nul n’est autant capable de gratitude que celui qui a émergé du royaume des ténèbres. Votre liberté commence avec la gratitude pour les petites choses, gagner ainsi du courage et de la force pour atteindre les grandes choses. ~ Elie Wiesel

Je me suis choisie et je suis fière d’avoir eu le courage de le faire!

Depuis mon plus jeune âge, j’aimais la vie et j’appréciais sa beauté.
Je m’émervaillais devant la moindre scène qui passait devant mes yeux.
Un soleil qui se couche, une abeille qui butine, un bourgeon de fleur qui s’apprête à clore…sont capables de me tirer un soupir du fond de la poitrine. Un soupir de reconnaissance d’être en vie, d’être capable de voir tant de beauté, de sentir l’air frais me caresser la face, d’entendre, de toucher, de sentir, de goûter…
On prend pour acquis nos sens, la fonction de nos sens et la perception qu’ils font de tout ce qui nous entoure.
La vie est un cadeau, un privilège et c’est notre devoir de bien la vivre . J’ai passé plusieurs longues années inconsciente du temps qui défilait sous mes yeux à une vitesse vertigineuse.

En un clin d’oeil, mes vingtaines et puis mes trentaines sont finies. Je n’étais pas heureuse. Je n’ai pas pu en profiter comme j’y avais toujours rêvé pendant mon adolescence.

Oui, j’ai fondé une famille, j’ai eu de merveilleux enfants que j’adore plus que tout au monde mais à part ça, la femme en moi pleurait les années de sa jeunesse qui disparaissaient sans aucun sens.
Dans son âme, elle vibrait à la puissance 250 mais la réalité était tout autre chose. Elle se sentait prisonnière d’une réalité plate. Cette réalité ne l’aidait pas à s’épanouir. Bien au contraire.
Elle fânait jour après jour et se disait qu’il y aurait une fin un jour HEUREUSEMENT. Nous ne sommes pas éternels…UNE CHANCE!

Mais la vie est bien faite! Elle ne nous laissera pas tomber si on tient fort à elle. Un événement malheureux a eu lieu au sein de mon couple et ce miracle que j’attendais désespérément depuis des années s’est produit! Il ne fallait pas manquer mon train. C’était là ou jamais!

J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai sauté dans le vide.
J’ai choisi de vivre, de savourer même le goût de l’air.

Je savais au fond de moi que mon coeur de saumon finirait par refuser d’obtempérer à cette réalité. Que mon âme voulait s’enivrait de chaque jour passé.
J’ai fait ma valise et je suis partie sans regarder derrière moi. Sans aucun regret.

Quatorze mois se sont écoulés depuis ce moment. Je respire mieux, je vois mieux, j’entends mieux, je sens plus.
J’ai sauté en parachute pour souligner mes 40 ans. J’ai fait mon premier roadtrip à New York et le jour de ma fête, j’étais en haut du Rockfeller center à respirer à plein poumons l’air glacial de la ville.
J’ai fait d’autres roadtrips. Je suis descendue en tyrolienne du plus haut mont au Vermont et j’ai vécu ma première expérience de Montgolfière. J’ai d’autres plans à exécuter sur ma liste « Retour à la vie ».

Je me suis réveillée d’un long sommeil et mon coeur est en voie de guérison, prêt à s’essayer à nouveau. J’ai retrouvé le goût de vivre encore plus qu’avant.

Comment ai-je osé penser un jour de vouloir partir plus rapidement?

Je joue même mieux mon rôle de mère et je suis devenue une femme épanouie, bien dans sa peau, qui s’aime et s’assume. C’est exactement l’image que je veux transmettre à mes filles.

Se choisir est une décision qu’on fait mais c’est aussi un devoir à accomplir. Quand je pensais à la peine de mes parents de me voir malheureuse, ça me rendait plus malheureuse encore. Je me mettais à leur place et l’idée de savoir que ma fille souffrait, me tuait. Je me suis choisie et fière d’avoir eu le courage de le faire.

Je vis un jour à la fois mais ça ne m’empêche pas de rêver loin, de faire des plans futurs et d’avoir des ambitions.

Il suffit d’écouter son coeur et ses tripes pour que tout le reste déboule après…

« L’important est d’être troublé, d’aimer, d’espérer, de trembler, de vivre! » (Auguste Rodin).

http://m.quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/je-me-suis-choisie-et-je-suis-fiere-davoir-eu-le-courage-de-le-faire_a_23199267/