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Notre force intérieure

« Where there’s a will, there’s a way! », j’y crois. Nous avons entre les mains le pouvoir de changer le cours des choses mais à condition d’y croire. Nous devons être pro-actifs aussi. Si une situation ne convient plus à notre vie, nous devons prendre des mesures pour y remédier. Rester planter sur place, à ruminer notre inconfort au point de broyer du noir ne règle pas la situation. Au contraire, ça l’empire. En fait, ça nous rend malheureux et nous enlève notre joie de vivre. Nous perdons le goût de se lever le matin, de se laver, de se changer, de sortir, de socialiser. Ça nous coupe de notre entourage. Le plus on s’isole, le plus on se noie dans nos pensées négatives. Un cercle vicieux intenable!

Avec un peu beaucoup de volonté, un virement de bord n’est pas juste possible mais faisable. Il faut croire en ses capacités et en la vie. Il faut avoir la foi. Je ne fais pas référence ici à la foi « religieuse ». La Foi avec un F majuscule peu importe nos croyances. Le salut ne tombera pas du ciel en étant assis et passif. Il faut bouger. Être dans l’action. S’indigner et se rebeller. Se prendre en main. Rêver. Planifier. Avoir un objectif, une vision. Mettre en place des outils qui nous permettent d’atteindre cet objectif!

J’ai longtemps été dans la peur de prendre action et j’ai accepté de subir. Un beau jour, j’ai décidé que je ne subissais plus. Depuis, il n’y a que du positif qui m’arrive. Je me suis libérée de mes peurs, de mes blocages intérieurs, des démons qui me chuchotaient à répétition que j’étais incapable de rien. J’ai découvert cette force intérieure en moi, dont je parle souvent, qui a aidé mes ailes à s’ouvrir.

Cette force intérieure, nous l’avons tous en nous. Nous ne le savons nécessairement pas tous. Elle se dévoile au besoin. J’aime comparer cette force au Génie de la lampe magique d’Aladin! Il a des pouvoirs cosmiques mais ne peut les utiliser que si le maître de la lampe (chacun de nous) le veut. Mon Génie à moi m’a permis d’avancer et de progresser, d’atteindre de nouveaux horizons, de me relever après chaque défaite, de réussir dans chaque projet entrepris et d’être courageuse pour entamer un nouveau départ. Malgré les circonstances difficiles dans lesquelles je vis en ce moment, mon coeur est capable de se réjouir de ce qui s’en vient. Le secret réside dans le lâcher-prise. Dans l’acceptation que c’est ainsi. Aucune situation n’est permanente car nous sommes en évolution constante.

Quand nous sommes pris dans un trou noir, nous avons tendance à oublier qu’il y a de la lumière au bout. Le fait de se dire que ce n’est pas ma destinée finale, ça nous permet d’accepter le moment présent tout en faisant un travail sur nous-mêmes pour s’en sortir et pour améliorer notre condition.

J’ai assisté récemment à une soirée d’échange entre Nicole Bordeleau* et Frédéric Lenoir* sur le sujet « Réussir sa vie ». Une conférence qui est tombée à point à cause de tous les changements actuels dans ma vie et qui impactent mes plans futurs. Le merveilleux Frédéric Lenoir a dit que notre coeur est tellement vaste qu’il est capable de contenir deux sentiments en même temps : la tristesse et la joie. Dans les dernières années, je l’ai régulièment ressenti sans comprendre ce qui m’arrivait. Je l’ai finalement compris. Je vivais un deuil intense de mon ancienne vie familiale mais j’éprouvais de la joie, la joie de l’acceptation. Accepter ce qui m’est arrivé. C’est exactement ce qui m’a permis de cheminer et de progresser. Lorsqu’on résiste intérieurement aux changements qui nous atteignent, nous restons pris à la même place où nous finirons par stagner.

Ma petite « prière » du jour :

J’accepte ce qui m’arrive mais je passe à autre chose.
J’apprends de ce que je vis ou ai vécu.
J’évolue.
Je me réinvente.
Je m’améliore.
Je deviens une meilleure version de moi.
Je veux et je peux.
Je change l’impossible en possible.
Je ne permets pas au chaos de s’emparer de ma sérénité.
Je ne nage plus à contre courant. Je laisse la vague m’emporter à bon port.
J’ouvre mon coeur à l’univers et aux autres.
Je reçois avec gratitude l’abondance de la vie.
Je dis MERCI.

*Nicole Bordeleau est une Maître en yoga et méditation, auteure et conférencière, Elle est l’une des principales références au Québec concernant l’art du mieux-être (réf . site web de Nicole Bordeleau)

*Frédéric Lenoir est un philosophe, sociologue et historien des religions. Docteur et chercheur, écrivain et auteur d’une cinquantaine d’ouvrages. Il est aussi co-fondateur de la Fondation SEVE (réf. site web de Frédéric Lenoir).

Femme

« Soyez excentrique, soyez séductrice, soyez mystérieuse, soyez libre! » ~ Sonia Rykiel

Une femme libre est une femme qui s’assume et s’accepte.
Une femme qui s’aime.
Une femme qui apprivoise ses imperfections et les considère comme sa « marque ».
Une femme qui célèbre son unicité et est fière de sa différence.
Une femme qui sort du cadre et dévie des sentiers battus.
Une femme qui ose, qui se réinvente, qui trouve son confort hors des zones de conforts.
Une femme féminine, consciente et confiante de sa sensualité et qui maitrise l’art de la séduction.
Une femme qui n’a pas peur de ses désirs et qui regarde dans les yeux son plaisir.
Une femme ambitieuse, persévérante et qui franchit le seuil des « limites ».
Une femme fragile et sensible mais forte et courageuse. Une femme au coeur de lion.
Une femme dont les bras sont un refuge, la poitrine un hâvre de paix et les baisers un avant-goût du paradis.
Une femme débordante de tendresse, de bienveillance et d’empathie.
Une femme qui ressemble à un pays.
Une femme qui s’indigne et se rebelle.
Une femme qui dénonce les injustices de ce bas monde.
Une femme qui ne mâche pas ses mots et qui dit haut et fort le fond de ses pensées et de ses croyances avec élégance et sûreté.
Une femme qui ne connait pas les demi-mesures, les faux-semblants et les « à-peu-près ».
Une femme qui s’engage, qui se bat et qui croit aux deuxièmes chances et aux nouveaux débuts.
Une femme mi-ange, mi-démon.
Une femme qui pleure, une femme qui rit, une femme à la douce folie.
Une femme au coeur bohème et à l’âme vagabonde.
Une femme qui vibre, qui frissonne et s’abandonne.
C’est ça qu’être femme…femme!

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Une piqûre de rappel

Au cours des trois dernières années, ma vie a connu beaucoup de hauts et de bas. J’étais souvent prise dans des montagnes russes émotionnelles qui s’emparaient de ma paix intérieure et mettaient à dure épreuve ma fameuse résilience. Je me remettais jour après jour en question pour tenter de comprendre ce qui m’arrivait et surtout pour m’assurer d’avoir fait les bons choix et pris les bonnes décisions.

J’ai vécu des moments de doutes intenses. J’ai éprouvé une déception intenable envers la vie. J’ai ressenti beaucoup de colère et des fois de la honte. La honte d’avoir échoué de préserver mon couple et garder ma famille soudée, unie. J’avais ma part de la responsabilité car je me suis éloignée. J’ai décroché. Je ne pouvais faire autrement. L’amour n’y était plus. Je n’avais plus ma place dans un simili couple qui ne ressemblait plus à celui que j’ai tant rêvé étant jeune. Je voyais le désarroi dans les yeux de mes trois enfants à chaque fois qu’ils voyaient leur mère effondrée et pleurant en boule sur le plancher froid de la cuisine. Ça me déchirait et me poussait dans un cercle vicieux infernal où aucune lumière ne luisait au bout du tunnel. La douleur était physique, réelle. La douleur était psychologique, plus que réelle. Je souffrais. On souffrait ensemble tous les quatre. Chacun à sa façon. Leur souffrance me torturait. Un enfant ne doit pas vivre cette peine démesurée. Je devais être forte pour eux. J’étais la poutre qui soutenait ma petite famille. Je n’avais personne à mes côtés. Aucune famille. Les quelques amis avaient leur vie et leur propre combat à livrer. Je me suis ramassée à la petite cueiller. Je me suis remise debout en m’aggripant à tout espoir, à toute pensée positive. Je me suis accrochée tant bien que mal à tout ce qui pouvait me redonner goût et confiance en la vie. Au fil des jours, les moments difficiles étaient tranquillement remplacés par d’autres plus faciles. Le sourire retrouvait son chemin vers nos visages. Je me suis découvert une force insoupçonnée en moi qui m’a poussée vers l’avant, qui a ravivé mon âme.

Je me suis reconstruite. Aujourd’hui, je suis une femme épanouie, heureuse, plus forte et…plus sensible. Ces expériences de la vie m’ont rendue plus sensible que je ne l’étais. Mes larmes sont plus proches qu’avant. J’ai appris à exprimer mes émotions si je me sens en confiance de le faire. Je me suis débarrassée de la coquille qui me servait d’armature et de refuge pour permettre aux autres de m’approcher et de m’aimer. J’ai réussi à baisser ma garde pour recevoir l’amour dans ma vie.

J’ose croire que j’ai cheminé. J’ai appris aussi beaucoup sur moi-même en introspectant régulièrement. L’écriture a contribué énormément à ma guérison et à mon lâcher-prise. La méditation pendant de longues heures m’a appris à gérer mes émotions d’une façon plus efficace et canaliser mon stress à l’extérieur positivement. Quand j’entends résonner le rire de mes enfants dans les recoins de la maison et je vois briller leurs yeux à nouveau, je sais que j’ai emprunté la bonne voie. La voie de mon coeur de maman. La voie de mon coeur de femme qui connait sa juste valeur et vénère sa force intérieure. Je ne peux qu’être reconnaissante à la vie pour ce bonheur à ne prendre pour acquis!

Ce soir, je ressens ce besoin de faire un retour sur cette période de ma vie afin d’apprécier toutes les belles choses qui m’arrivent et de chasser les petits nuages passagers qui peuvent entraver la lumière du soleil de réchauffer mon petit coeur qui vibre au diapason de l’amour et de la vie….

Pendant des années j’ai attendu que ma vie change…

« Pendant des années, j’ai attendu que ma vie change, mais maintenant je sais que c’était elle qui attendait que je change. » Depuis ce moment, rien n’a plus été comme avant. La fille qui était en attente après sa vie n’existe plus. Elle a disparu pour laisser place à une nouvelle qui a compris que c’était elle-même qui devait changer afin que sa vie change et qu’elle puisse poursuivre son chemin. Je maudissais mon sort sans toute fois entreprendre des démarches me permettant d’être heureuse et épanouie. Je priais pour un miracle. Je patientais. J’avais peur aussi. J’ai fini par prendre mon courage à deux mains et renverser la situation afin de reprendre les rennes de ma vie en main. Pourque le changement puisse se faire, une période de chaos positif et transitoire est inévitable. C’est dans cette période où tout se passe. Tout se décide. Soit qu’on se décourage et qu’on lâche prise puis on finit par rester dans notre zone de simili-confort à se plaindre, soit qu’on se batte pour ce qu’on voudrait en établissant une feuille de route et un plan.

Pour ce faire, nous devons changer notre façon de faire, notre façon de voir la vie, notre attitude vis à vis tout ce qui nous entoure. On entend souvent dire que pour avoir des résultats différents, il faudrait adopter des moyens différents. Ça inclut changer ses habitudes, accepter de laisser derrière certains comportements et développer de nouveaux.

Par contre, il ne suffit pas seulement de changer ses habitudes, il faut être capable de maintenir ce qui a été mis en place et de l’entretenir au quotidien car c’est plus facile de faire marche arrière vers ce qui nous est familier que de travailler fort pour acquérir ce qui est nouveau. Ça m’arrive encore de choisir le chemin facile lorsque je me sens submergée par toute sorte d’émotions et par la fatigue. Je me ravise rapidement et je fais une introspection pour comprendre la raison qui me pousse vers mes anciens plis.

C’est important de s’encourager en se rappelant de tous les exploits réalisés et par la suite, éprouver de la fierté de ce qu’on est capable d’atteindre. Il ne faut pas minimiser l’impact de l’autovalorisation sur ce processus. On l’oublie souvent. On a même tendance, malheureusement, à s’autoflageller au lieu d’être notre premier allié. Il faudrait simplement être diligent avec nous-même et se donner la chance de bâtir, un jour à la fois, une charpente solide nous permettant d’avoir une vie différente et meilleure.

«  Ne compte sur personne pour créer ton bonheur, tu dois le construire toi-même. Trouve en toi la force d’avancer, la force d’y croire. Quelles que soient les difficultés rencontrées, ne baisse jamais les bras, persévère, donne-toi les moyens de vivre au lieu de survivre. » Alexandra Julien

Pause du guerrier


Il y a des moments où j’ai l’impression de reculer au lieu d’avancer malgré tous les efforts que je fais pour garder le cap. Même dans ces moments, j’essaie de trouver les moyens pour dénicher le positif et comprendre ce que je dois apprendre de la situation. Ces jours où la force me manque pour poursuivre le combat quotidien. Où j’ai juste le goût de m’assoir et crier « Repos! ». D’être la spectatrice au lieu d’être l’actrice. Je veux déposer mes armes et prendre la pause du guerrier, une pause physique et mentale. Faire le vide et laisser l’univers s’occuper du reste. Fatiguée de la cruauté de ce monde. Fatiguée d’obtenir ce que je veux à la dure. Jamais sur un plateau d’argent. Il y a toujours un prix élevé à payer. Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi un prix pour conserver ce qui est obtenu qui est loin d’être un acquis.

Dans ces moments de fatigue, le doute et l’incertitude s’infiltrent en moi. Une sensation de brûlure qui s’empare de mon petit coeur encore fragile de toutes les guerres qu’il a dû faire pour survivre. Mon besoin de prendre mes distances avec le monde entier se fait primordial, insistant. Un retrait qui me permet de retrouver ma paix intérieure et le contrôle de mes émotions chamboulées. Être dans ma bulle sécuritaire et rassurante, c’est dont il me faut pour atteindre à nouveau mon bien-être et retrouver ma lumière. Ça me ramène en douceur au moment présent.

Il est temps de prendre une pause du rythme effréné de la vie même le temps de quelques jours. Mettre ma switch à off. Penser juste à moi, m’accorder du temps pour vivre pleinement, respirer à pleins poumons, méditer, refaire le plein d’énergie et d’amour, me laisser bercer par les bras de ma mère afin d’oublier tous les soucis d’une vie devenue lourde à porter.

J’ai été forte et positive longtemps. Aujourd’hui, je veux être plus indulgente envers moi-même et accepter que c’est correct de ne pas être forte à tous les jours, c’est correct aussi de ne pas tenter à tout prix d’être positive. J’accepte aujourd’hui de vivre mes émotions comme elles sont. Demain, ce sera demain et je le gèrerai…demain!

Mon journal de gratitudes #17

« La gratitude peut transformer votre routine en jours de fête. » C’est avec cette belle citation de William Arthur Ward que je débute mon exercice hebdomadaire d’introspection et de reconnaissance en cette journée de canicule du 1er juillet. En plus d’être la fête nationale du Canada et aussi la journée du déménagement dans notre belle province, c’est une date qui a changé ma vie dans tous les sens du mot. Il y a deux ans, je quittais ma maison familiale pour partir à neuf, pour tout recommencer mais seule, en tant que mère célibataire de trois.

Après deux ans, et peu importe la ou les raisons qui m’ont poussée à prendre cette décision existentielle, je suis là, debout sur la terre ferme, forte, heureuse, épanouie…et super fatiguée. Le plus marquant dans ces deux ans, c’est la capacité que j’ai découverte en moi à m’adapter à toute nouvelle situation surgissante dans ma vie.

Je me rappelle encore de la femme brisée et vulnérable que j’ai été mais qui a fait confiance à la vie et à ses propres moyens pour se remettre debout sur ses deux pieds fragiles. Honnêtement, je ne peux pas dire d’où j’ai puisé ma force et comment j’ai fait pour me rendre là. Oui, c’était un jour à la fois, une étape à la fois, une blessure à guérir à la fois. Mes blessures ont guéri malgré les cicatrices laissées et que je porte fièrement comme des médaillons de réussite. Je ne ressens plus aucune douleur lorsque j’y pense. On dit que « le temps a souvent mis fin à des maux que la raison n’avait pu guérir« .

Au fil des jours, j’ai compris que je suis où je devais être. Que la vie m’offrait une nouvelle chance pour repartir à neuf et que je devais la saisir. C’est ce que j’ai fait. J’ai pris le temps de me reconstruire et aujourd’hui, je suis cette nouvelle femme, heureuse et épanouie.

Prétendre que ça était facile c’est se mentir. Ce ne l’est toujours pas. Cependant, ce qui est primordial pour préserver son bonheur, c’est d’aborder la vie avec une belle attitude positive et de garder espoir. De la regarder en face et de lui dire : Aujourd’hui, je me choisis. Aujourd’hui, je choisis d’être heureux. Comme j’ai souvent mentionné dans mes billets, c’est aussi être capable de choisir ses batailles. De ne plus se battre pour des causes perdues.

Aujourd’hui, je célèbre deux ans d’indépendance, d’autonomie, de courage et d’épanouissement. Le travail n’est pas terminé et ne le sera pas dans cette vie.

Cheminer dans la résilience est mon choix. Remercier la vie de tout ce qu’elle m’offre est mon attitude.

Il est temps de revenir sur ma semaine afin de dire merci pour :

  • (Comme à chaque semaine) La santé, le toit qui nous abrite, le linge qui nous couvre, la nourriture sur notre table.
  • Les bonnes personnes qui croisent mon chemin au réel comme au virtuel. Chacune d’elle a quelque chose à m’offrir, un conseil à me donner, une main à me tendre. Je vous apprécie toutes et tous sans exception.
  • Maud, mon amie de l’autre côté de l’océan que je considère comme une soeur. Je te remercie de t’inquiéter pour moi. Contente qu’on ait repris notre exercice d’écriture.
  • La présence de mon trio d’amour dans ma vie. Malgré qu’ils peuvent être aussi tannants que de petits monstres et qu’ils foutent le bordel avant de partir, rien ne peut remplacer leurs cris, leurs rires, leurs chicanes, leur « tannantitude » lorsqu’ils partent pour une semaine.
  • La même serveuse au Tim du coin qui se rappelle de mon choix de café et me le prépare sans le lui demander. Même si je ne suis pas une grande fan de Tim, je reviens à cause du bon service.
  • Vos messages, commentaires et partages qui me vont droit au coeur.
  • Amélie, pour ton grand courage, ta résilience et ton combat. Ton témoignage est la preuve que rien ne peut nous arrêter. Quand on veut, on peut. Tu m’as profondément touchée cette semaine. Tu es un modèle de courage, girl!

Sur ce, je vous souhaite un bon début de semaine. Soyez heureux et reconnaissants.

Les moments de doute

Un jour sous le signe du doute, de la peur, de l’incompréhension. Cette fragilité qu’on pense surmonter avec le temps vient nous rappeler que le combat n’est pas fini. Le combat est omniprésent avec chaque nouvel aube. Il accompagne chacun de nos pas vers le bonheur.

Il y a des jours où tout semble parfait. Facile. Simple. Il y a d’autres où le simple fait de sortir de son lit est un effort, une corvée. Les vents tumultueux de la vie peuvent provoquer les pires des vagues dans notre âme et dans ce cas, surfer devient quasi impossible. On a l’impression de couler au fond de nous-mêmes. Mais aucun sauveteur n’y peut rien. On est notre propre sauveteur. Personne d’autre. À quel point peut-on nous tendre la main pour nous aider à refaire surface afin de prendre une bouffée d’oxygène? Ça dépend des jours.

On est des humains donc des êtres faits d’émotions. Avoir peur, être fatigué, vouloir se réfugier dans son petit monde réconfortant, s’ouvrir à l’autre, pleurer…toute une gamme de réactions parfaitement humaines. Nous avons toujours le choix de la réaction vis-à-vis les moments les moins faciles mais des fois, on n’a juste pas envie de choisir. On est tellement submergés par la marée haute qui saisit notre âme que tout ce qu’on veut c’est un rayon de soleil qui vient réchauffer notre coeur en bandoulière.

Je me mets souvent en question lorsque je vis ce tumulte dérangeant à l’intérieur de moi. Je me juge un peu trop sévèrement des fois, même si je sais que je n’ai pas le contrôle sur l’intensité et la direction des vents. Ma nature sensible est la cause de ce retrait émotionnel vers l’intérieur. Je me cache dans ma bulle sécure le temps que le bruit diminue. Ensuite je m’ouvre à nouveau. Avant, je refusais ce trait de ma personnalité. Aujourd’hui, je l’accepte, je le comprends mieux et je l’assume. Ce retrait me permet de maîtriser mes émotions et d’en faire abstraction dans le but de m’ouvrir à nouveau vers l’extérieur. Heureusement, ce n’est pas long avant de retourner dans le moment présent et être dans l’action.

La vie n’est pas rose tout le temps malgré ma joie de vivre. Par contre, je carbure sur l’espoir et l’optimisme. Je sais bien qu’il nous faut de la pluie et du soleil pour voir les couleurs pastels de l’arc-en-ciel. Je sais. Mais c’est un de ces soirs où l’on a besoin d’une étreinte affectueuse, d’un sourire réconfortant et de la chaleur d’un corps contre le notre. Une présence humaine quoi. On a beau être fort, indépendant, en contrôle, reste que notre besoin en amour (aimer et être aimé) est un besoin primaire. Je détiens un coeur rempli d’amour en attente d’être pris par un autre coeur rempli d’amour. Je sais que tout peut être forcé, sauf l’amour. Il débarque à l’improviste lorsqu’on s’y attend le moins. On ne peut diriger son cours. Il s’empare de tout notre être pour nous purifier, nous faire vibrer, frémir et nous ébranler sans qu’on puisse riposter. Un amour démesuré. Immodéré! Oui je sais.

Demain, ce sera un autre jour. Il ventera peut-être moins ou pas. Peut-être plus, qui sait!

 » L’important est d’Être Troublé, d’Aimer, d’Espérer, de Trembler, de Vivre.  » Auguste Rodin