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Il est où le bonheur?

Le bonheur réside en nous. Nous avons besoin de l’autre pour l’aider à fleurir. Par contre, il faut reconnaitre que nous sommes avant tout porteurs de ses graines et qu’il ne faut pas chercher loin pour le trouver. Du moment où l’on comprend ce rôle que nous sommes portés à jouer dans notre propre bonheur, il nous sera plus facile d’être heureux et par la bande de rendre l’autre heureux. Il peut dormir longtemps en nous sans qu’on le sache. Et un beau jour, une illumination out of nowhere nous rend à l’évidence : en nous, il existe une énergie qui alimente notre moteur et nous donne le goût de sortir du lit chaque matin. Elle rend notre regard étincellant, notre sourire plus radieux et nos joues plus colorées! C’est cette même énergie qui attire l’autre vers nous.

Ça dépend aussi de comment notre cerveau est formaté, de ce qu’on veut, de nos attentes, de nos prédispositions. De beaucoup de facteurs réunis. Il ne faut pas oublier que nous sommes des êtres dont la constitution est complexe. Nous sommes une boule d’émotions et de sentiments. Nos expériences de vie, notre histoire, notre génétique et notre matière grise (aka intelligence) ne sont pas sans trace sur ce qui réside au fond de nous. Ils contribuent, pas à peu près, à ce que nous sommes et nous devenons. Ils modèlent notre attitude envers tout ce qui nous entoure. Nous réagissons en fonction de tous ces facteurs et nous élaborons notre propre ligne de conduite et d’être.

La notion du bonheur n’est pas facile à aborder et j’en suis consciente. Mais en même temps et d’après mes expériences personnelles, c’est à nous de déterminer c’est quoi. Ça nous revient de décider de quelle manière on veut extraire son essence, le réveiller et l’entretenir afin qu’il devienne notre façon d’être. Aussitôt qu’on y goûte, on devient accro à sa saveur. Le bonheur goûte irrévocablement bon!

Malgré qu’on peut vivre dans un état général de bonheur, il faut comprendre qu’on peut être triste et avoir de la peine. On a le droit de ne pas être joyeux tout le temps. J’avais tendance à culpabiliser quand je me sentais envahie par une vague de tristesse. Je m’interdisais ce droit. Étant donné que j’ai travaillé fort à trouver le bonheur en moi, à le réveiller, je croyais que je ne pouvais pas me permettre d’être malheureuse. C’était en quelque sorte me tromper moi-même. Être infidèle à moi-même! Ça ne faisait que créer de l’ambiguité en moi et ça me tiraillait et me déstabiliser. Je me trouvais plus fragile et mon bonheur plus facilement ébranlé. Grâce à mon cheminement et aux introspections que je faisais sur une base régulière, j’ai lâché prise. J’ai fait le point avec moi-même! Selon la vague qui m’emporte, qu’elle soit joyeuse ou triste, je me permets de vivre l’émotion en fonction. Ça ne m’enlèvera pas mon statut de femme heureuse. J’ai simplement appris les principes du surf sur les différentes vagues. Loin de les avoir maîtrisés par contre. J’ai encore du travail à faire.

En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux. ~ Marc Aurèle

Toi, moi et le bonheur


Avec le temps et l’âge, notre vision du bonheur et de l’amour change. Nos expériences de vie remodèlent notre perception de ce qui est important, voire primordial à notre bien-être psychologique.

Nous nous approchons de plus en plus de ce qui touche à notre âme et qui fait vibrer notre cœur. Un retour à l’essence des composantes de l’univers devient notre ultime but car c’est là où réside le bonheur à l’état pur et simple. Le bonheur, le vrai. Le bonheur dans la simplicité de la vie.

L’amour aussi se métamorphose pour devenir un état. Plus jeune, on tombe en amour, en premier, avec un visage, un corps. On est plus susceptible de succomber à un coup de foudre. On s’émerveille par ce que nos yeux voient. Avec le temps, on aime la personnalité de l’être aimé. Sa mentalité et sa façon d’être. On a besoin de l’autre pour “être en amour”, pour être heureux. L’autre symbolise le bonheur. Sans l’autre, on cesse d’exister, d’être quelqu’un à part entière.

La maturité acquise au fil des expériences et des déceptions nous apprend à mieux se connaitre soi-même, nous immunise contre de nouvelles déceptions en nous rendant plus solide et plus conscient de ce qu’on est. On ne s’attarde plus sur ce que nos yeux voient mais plus ce qu’ils percoivent. On est plus sensible à ce que l’autre dégage et inspire. On capte plus facilement la fameuse « chimie » qui joue un rôle important à la longue. Notre « intuition qui est l’échelon le plus élevé de la concience » se fait plus présente et plus bruyante. Elle joue le rôle du guide infaillible en matière d’amour et de relations.

Mais avant tout, notre cheminement nous apprend à s’aimer et s’accepter en tant qu’un individu complet, qui n’a pas besoin d’une autre personne pour exister. L’autre vient agrémenter notre existence, la rend plus douce et plus joyeuse. L’amour devient équivalent à tendresse infinie, à affection.

On ne cesse d’entendre et de lire partout que « si on est heureux seul, on peut être heureux à deux ». C’est vrai. On atteint un état de bien-être et de félicité qui nous permet de s’ouvrir vers le monde qui nous entoure. Notre besoin d’être accompagné change en un choix et une volonté. Ça nous permet de rendre l’autre heureux en partageant avec lui notre bonheur intérieur. Ça enlève aussi un poids à l’autre qui n’a plus à être et à se sentir le seul créateur et promoteur de notre bonheur. Sans ce poids, l’amour coule en douceur et l’harmonie règne dans le couple. La dynamique change. On se partage notre bien-être respectif, on s’épanouit à deux après s’être épanoui individuellement.

L’amour prend une autre tangente. Celui qui comble le cœur et rassasie les sens jusqu’à l’extase ultime. Celui qui touche à notre fort intérieur. L’amour qui ressemble à une communion spirituelle, à une prière à deux. L’amour qui lie deux personnes à l’univers. L’amour qui transcende le matériel et le superflu. L’amour qui contribue à notre épanouissement et qui nous rend plus libre que jamais. Il nous permet d’atteindre un état d’équilibre et de plénitude entre le corps et le spirituel.

Tu captes son âme et tu portes son cœur entre tes mains. Vous vous léguez l’un à l’autre votre vulnérabilité respective en se faisant confiance qu’elle sera préservée comme un trésor. Tu regardes l’être aimé et tu vois en lui l’humanité unie. C’est la preuve que tu vis désormais dans l’amour permanent qui te permet d’être en amour avec un être humain complet, un tout, composé d’une âme, d’un intellect et d’un cœur qui s’abritent dans un corps.

Ce fil invisible qui te lie à l’autre te suit partout. Ni distance, ni temps ne peuvent le couper car vos deux âmes, en fin de compte, ne forment qu’une : l’Âme universelle que seuls ceux qui ont atteint leur propre bonheur intérieur et l’état d’amour au sens large du mot peuvent le ressentir et le percevoir. L’autre devient un « perpétueur » d’amour et un « transmetteur » de bonheur dans l’univers.

“Le grand but de l’être humain est de comprendre l’Amour total. L’Amour n’est pas chez l’autre, mais à l’intérieur de nous-mêmes ; nous sommes les seuls à pouvoir le réveiller. Pour qu’il se réveille, nous avons besoin de l’autre. L’univers n’a de sens que lorsque nous partageons nos émotions.» Paulo Coelho