Étiquette : sensualité

Une nouvelle vie de couple

Je ne peux croire qu’il y a à peine 13 mois je me questionnais sur l’amour et la vie, sur le bonheur au sein du couple, sur la résistance des relations face aux intempéries de la vie. Durant les mois qui ont précédé la rencontre avec l’homme qui est devenu mon conjoint, j’avais pris la décision d’être heureuse seule, en fait d’être seule tout court. Je ne voulais plus mettre mon coeur entre les mains de quelqu’un qui n’en prendrait pas soin ou qui risquerait de l’échapper à terre. J’y avais fait un gros travail de restauration et la dernière chose dont j’avais envie, c’était de ramasser à nouveau ses morceaux pour tenter de les recoller. J’avais moins mal et je m’épanouissais tranquillement mais sûrement. Je commençais à goûter à la félicité et je savourais chaque moment de la vie. J’avais atteint un certain équilibre et une paix intérieure que je n’avais ressentie depuis de longues années. J’étais tout simplement bien. Puis je l’ai croisé. J’ai instantanément ressenti une douce chaleur s’emparer de mon coeur et j’ai su qu’il allait être ma plus belle histoire.

Au fil des jours et des semaines, mon pressentiment se confirmait : il est un homme merveilleux. Je tombais en amour avec lui à chaque jour. Par sa simplicité et sa spontanéité, il a su conquérir tout mon être. Le désir de partager sa vie au quotidien grandissait. La distance entre nos deux villes respectives commençait à se faire sentir. N’ayant pas de famille ou amis proches dans ma ville, déménager dans la sienne était plus juste que de le déraciner d’un endroit où il avait de la famille et des amis, malgré qu’il était prêt à le faire pareil. Rester dans ma ville était rendu pénible. Il n’y avait que de mauvais souvenirs partout. Je ne voulais pas commencer une nouvelle vie de couple au même endroit où tout me rappelait des moments chargés de tristesse et de frustration. De plus, je haïssais la dynamique de la ville et son énergie où c’était impossible de nouer avec l’entourage et de se faire des connaissances.

La décision était tombée. J’étais mentalement et psychologiquement prête de faire encore une fois un saut déterminant dans ma vie. J’étais prête à assumer les conséquences par rapport à ma famille et à la garde des enfants. Les filles, étant des ados, avaient le choix de décision de l’endroit où elles voulaient vivre. Elles avaient choisi de rester parce qu’à leur âge, les amis et l’école font partie de leur identité. Le changement fait peur en général. Pour un ado, c’est encore plus vrai. J’ai respecté leur choix malgré ce que ça fait à mon coeur de maman. La distance ne change rien à notre relation. Au contraire, ça nous a rapprochées encore plus. Elles se confient à moi sur la moindre des choses et me consultent pour tout et pour rien. Elles savent aussi que je serai toujours là pour elles, que je surveille leur bien-être de loin et que je ne m’empêcherai pas d’intervenir lorsqu’il sera compromis.

Quant à mon petit, ses besoins de l’amour et la présence maternels sont indéniables. Un sujet à régler en justice. Sa maman est têtue, persevérante et n’abandonne pas facilement!!! Donc à suivre…

Ma nouvelle vie a débuté il y a un mois. Je suis une femme heureuse comme jamais. Je me rends compte aussi à quel point j’ai été maltraitée, mal appréciée et mal aimée dans mon ancienne vie. Quand on n’a connu que ça, on pense que c’est ça l’amour. Tellement triste! L’amour c’est plus qu’un simple mot dépourvu de sens pour justifier toute sorte de maltraitance psychologique et de manipulation narcissique. L’amour c’est le respect, l’appréciation, l’ouverture, l’acceptation de l’autre dans ses choix, croyances, pensées. L’amour, c’est permettre à l’autre de s’exprimer librement et d’être lui-même sans jugement. C’est contribuer à son épanouissement, à son bien-être et à son cheminement à tous les niveaux. C’est l’encourager à aller de l’avant.

Je me rends compte aussi à quel point j’ai développé des réflexes de protection que je dois débâtir maintenant. Me cacher dans ma coquille en fait partie. Heureusement, avec l’homme de ma vie, je chemine avec confiance. Je n’ai plus besoin de me cacher, ni d’étouffer mes pensées. Il y a encore du chemin à faire car chacun est arrivé avec son bagage mais lorsque l’amour et l’ouverture envers l’autre sont au rendez-vous, la relation ne peut qu’aller de l’avant et s’épanouir. On apprend à cohabiter à tous les jours et à se connaitre dans diverse situations affrontées. On apprend à vivre ensemble en tant que couple mais aussi en tant que famille reconstituée. La communication est primordiale pour des relations saines. Se parler franchement, s’exprimer librement, s’écouter activement, discuter civilement sont des ingrédients essentiels d’une recette réussie. C’est également un apprentissage pour les enfants qui sont habitués aux cachoteries dans l’autre maison, au criage et aux « discussions » à sens unique (aka ordres).

En un an, il y a eu beaucoup de changements. Un nouveau couple, un déménagement, une nouvelle ville et un nouveau milieu de travail, aussi des plans futurs à gogo. J’ose avoir des ambitions quant à ma carrière. J’ai la bonne personne à mes côtés pour m’encourager et me stimuler à les réaliser.

Je suis si reconnaissante à la vie d’avoir croisé le chemin de cette merveilleuse personne qui remplit mon quotidien de sourires et de moments teintés de douceur et qui enrobe mon coeur de bonheur à l’état pur et simple. Avec lui, ce n’est pas compliqué. Nous nous complétons à merveille par nos différences comme par nos similitudes.

Dans chacun de mes textes sur Mon Coeur de Saumon, j’ai un message à passer. Ceux qui me lisent depuis mes débuts savent à quel point j’ai vécu des hauts et des bas. En lisant mes mots, ils ont recueilli sans le savoir chacune de mes larmes et ont partagé chacun de mes moments de bonheur. J’ai toujours voulu dire à travers mes lignes que le bonheur sera au rendez-vous un jour pour ceux et celles qui vivent un deuil ou une peine, qu’on se doit d’être heureux, qu’on peut améliorer notre sort, qu’on peut changer la donne et que si « on n’aime pas où l’on est, on doit bouger car on n’est pas un arbre! »

Malgré mes blessures, je n’ai pas cessé de croire en une meilleure vie et en l’amour. La vie m’a récompensée pour ma gratitude et ma résilience en mettant sur mon parcours la personne parfaite pour moi qui m’apprend le vrai sens d’aimer sans condition.

“Quand vous vous levez le matin, remerciez pour la lumière matinale. Remerciez pour votre vie et votre force. Remerciez pour la nourriture et pour la joie de vivre.
Et si vous ne voyez aucune raison de remercier, soyez assuré que la faute vient de vous.” – Tecumseh, chef des Indiens Shawnee

La mélodie du coeur

Il y a eu de ces moments où je croyais que l’amour était un mythe, une belle légende urbaine qui permettait de rêver, d’espérer et de croire aux miracles mais qui reste une légende après tout! Mon coeur était rempli de doutes et je préférais me cacher derrière le masque de l’indépendance afin de le protéger d’une nouvelle déception. Je voyais des couples se faire et se défaire autour de moi à tous les jours. Je me disais que ma théorie était vraie. L’amour n’est autre que cette belle émotion qui enflamme le coeur et tous les sens de deux personnes qui viennent de se rencontrer. Tout nouveau est palpitant, excitant. Un incendie invisible carbure sur les émotions avant de finir par les consumer et les réduire un jour à la fois pour laisser place à une odeur de cendre au fond de la gorge.

J’ai collectionné des déceptions au goût cendré mais au fond de mes tripes, je ne pouvais croire que cette théorie est la seule, la bonne. Comment est-ce que mes parents ont réussi à rester ensemble depuis 44 ans? Ils s’aiment encore et se sont toujours soutenus dans le meilleur et dans le pire. Ils étaient et sont mon modèle de couple qui s’aime et s’affectionne.

Je ne pouvais accepter que l’amour ne soit qu’un mythe. Non. Impossible. Depuis des siècles, on vante l’amour et on s’en inspire pour écrire les plus belles histoires à l’eau de rose. J’ai fini par comprendre qu’il fallait cesser de courir après et le laisser venir à moi de son plein gré. Accepter que ce soit lui qui choisit le moment, le lieu et les coeurs à unir. Avec le temps et la maturité émotionnelle, j’ai appris la résilience et l’acceptation de ce que je ne pouvais pas changer. Je devais apprendre à m’aimer et accepter ma grande sensibilité. En fait, je devais, en premier, trouver le bonheur en moi. C’est cliché mais c’est totalement vrai.

L’amour est venu sonner à ma porte au moment où j’ai lâché prise. Il a mis mon coeur sens dessus dessous avant de le replacer différemment. L’homme qui a chamboulé mon existence depuis bientôt un an est l’amour incarné en personne. Quand tu es toi-même amour, tu ne peux donner que de l’amour. On me demande des fois si je suis toujours en amour et si l’homme avec qui je suis en amour « m’aime moins » qu’au début. Ça me fait sourire. J’avais la même façon de penser avant de l’avoir rencontré.

Il a fallu nous deux à un moment précis de nos vies respectives, avec chacun sa valise remplie de son bagage, ses expériences, ses joies, ses déceptions. À ce moment précis de notre existence, les battements de nos coeurs se sont harmonisés pour jouer la plus belle des mélodies. Je découvre en lui, à tous les jours, les morceaux nécessaires qui manquaient à mon existence. Je peux mourir aujourd’hui en disant « j’ai aimé et j’ai été aimée! »…

Femme

« Soyez excentrique, soyez séductrice, soyez mystérieuse, soyez libre! » ~ Sonia Rykiel

Une femme libre est une femme qui s’assume et s’accepte.
Une femme qui s’aime.
Une femme qui apprivoise ses imperfections et les considère comme sa « marque ».
Une femme qui célèbre son unicité et est fière de sa différence.
Une femme qui sort du cadre et dévie des sentiers battus.
Une femme qui ose, qui se réinvente, qui trouve son confort hors des zones de conforts.
Une femme féminine, consciente et confiante de sa sensualité et qui maitrise l’art de la séduction.
Une femme qui n’a pas peur de ses désirs et qui regarde dans les yeux son plaisir.
Une femme ambitieuse, persévérante et qui franchit le seuil des « limites ».
Une femme fragile et sensible mais forte et courageuse. Une femme au coeur de lion.
Une femme dont les bras sont un refuge, la poitrine un hâvre de paix et les baisers un avant-goût du paradis.
Une femme débordante de tendresse, de bienveillance et d’empathie.
Une femme qui ressemble à un pays.
Une femme qui s’indigne et se rebelle.
Une femme qui dénonce les injustices de ce bas monde.
Une femme qui ne mâche pas ses mots et qui dit haut et fort le fond de ses pensées et de ses croyances avec élégance et sûreté.
Une femme qui ne connait pas les demi-mesures, les faux-semblants et les « à-peu-près ».
Une femme qui s’engage, qui se bat et qui croit aux deuxièmes chances et aux nouveaux débuts.
Une femme mi-ange, mi-démon.
Une femme qui pleure, une femme qui rit, une femme à la douce folie.
Une femme au coeur bohème et à l’âme vagabonde.
Une femme qui vibre, qui frissonne et s’abandonne.
C’est ça qu’être femme…femme!

Tous droits réservés ©

Oser être

Oser être qui tu es
Accepter de tout délaisser
La peur, l’hésitation,
Le regard blâmeur, désapprobateur
Rempli de frustration
Et qui dérange ton ptit coeur!

Oser rêver d’arc-en-ciel
Aux belles couleurs pastelles
Accepter l’inconnu
Sans crainte d’être perdu
Ouvrir ton âme
À toute nouvelle flamme.

Oser crier sur tous les toits
Et dire à haute voix
Dans ta tête, ce qui se trame
Afin de sortir le silencieux vacarme
Qui assourdit ton être
Et si difficile à admettre.

Oser accepter tes désirs
Et assumer tes plus secrets plaisirs
S’aimer et follement aimer
Coeur, corps et âme donner
Sans regrets, le moment vivre
De baisers et de caresses, devenir ivre.

Oser regarder la lumière en face
Trouver sous le soleil ta place
Être libre et te libérer
De tes chaînes, de tout c’qui peut t’aliéner
Et à ton tour, montrer le chemin
Pour semer l’espoir en demain.

De mon coeur au vôtre

Déjà la fin de l’année…
Une année passée bien trop vite à mon goût. La tradition veut qu’on ait un retour sur les événements marquants vécus et qu’on ait une certaine vision de ce qui est à venir, une feuille de route, un plan, des résolutions. 2018 était une année, comment dirais-je, spéciale pour moi. Spéciale à plusieurs niveaux. Il y a eu deux grands tournants majeurs au cours de l’année dont l’impact s’étendra aux années à venir, sur mes décisions futures et le futur de ma petite famille.

Ce n’était pas toujours facile car comme on le sait tous, la vie est un combat continuel au quotidien et je n’ai pas eu nécessairement un répit souvent de ce combat. Mais comme à chaque défi auquel j’étais soumise, avec mon attitude positive et mon penchant à trouver des solutions plutôt que de me lamenter sur mon « sort », je suis arrivée à chaque fois à relever le défi et m’en sortir vainqueur et satisfaite du résultat. Oui ça demande énormément de l’énérgie physique et mentale. Mais c’est ça la vie. Le jour où j’ai compris cet aspect, j’ai cessé de me battre dans le vide. Je laisse la tempête passer et je reprends les rennes après.

Les expériences vécues au cours des trois dernières années ont forgé ma personnalité et ma force de caractère. Elles m’ont appris à choisir mes batailles et m’ont préparée à être ce que je suis aujourd’hui. Je ne suis plus ce que j’ai été avant. J’ai beaucoup changé. Je suis une meilleure version de moi-même et le cheminement continue. Et surtout, je n’ai plus peur de l’inconnu, de l’imprévisible, de ne pas être aimée et d’être délaissée. Je crois être adéquatement équipée pour faire face à cette peur qui enlise. Je me suis créé des outils qui manquaient dans la boîte à outils qui me sert dans la vie. Le plus important dans tout ça c’est que je ne suis plus seule. Désormais, à mes côtés, j’ai un allié, un coéquipier, un partenaire, un ami, un homme merveilleux qui me soutient, m’encourage, m’aide à me relever, me pousse de l’avant et m’aime comme je suis.

C’est un des tournants auquel j’ai fait référence plus tôt. Il y a bientôt 6 mois depuis le jour où mon chemin a croisé le chemin de celui qui rajoute de la valeur à mon quotidien et qui rehausse le goût et la couleur de mes jours. Nous avons appris à se connaitre et s’aimer au fil des jours, à travers les moments difficiles comme les moments de félicité. Il a le don de rendre la vie plus simple, de dédramatiser les situations qui me paraissent insurmontables, de me faire rire lorsque simplement sourire m’est difficile des fois. Nous voulons bâtir ensemble. Nous voulons savourer la vie ensemble. Nous avons des plans et des projets communs. Nous voulons découvrir de nouvelles places, rêver à deux, reconstruire une famille qui nous ressemble, célébrer nos réussites et se soutenir sans cesse tout en continuant à s’aimer comme la toute première fois . Bref, nous avons le désir de vieillir l’un auprès de l’autre.

Il y a un an je rêvais avec mélancolie à cette famille imaginaire où rires d’enfants, tendresse et chaleur y régnaient à Noël. J’ai continué à y rêver et je n’ai pas perdu l’espoir de l’avoir. La vie me l’a offert finalement. J’ai eu droit cette année à un réveillon de Noël rempli d’amour, de bonheur, de magnifiques personnes qui m’ont accueillie parmi eux comme une des leurs. À un moment précis de la soirée, j’étais assise dans une chaise berçante, bien au chaud, un peu assoupie par l’effet du vin pris lors du souper. Je regardais mon merveilleux homme jouer aux cartes avec son père, sa mère et ses trois frères pendant que je jasais tranquillement avec ma belle-soeur, qui elle aussi, est un nouvel ajout à la famille, tout comme moi. Ça ressemblait à une scène directement sortie d’un film de Noël. C’était un moment d’une perfection inouïe. Mon coeur était rempli de joie et de gratitude. Je combattais le sommeil pour ne pas manquer une seconde de cette scène parfaite. Il quittait la table de jeu de temps en temps pour venir me prendre dans ses bras ou me chuchoter des mots affectueux. Je n’avais jamais imaginé que tel bonheur existait en vrai même dans mes rêves les plus fous. Je suis reconnaissante à la vie pour ce cadeau précieux. J’en prendrai soin jusqu’à la fin de mes jours.

Au niveau professionnel, j’ai réussi cette année plusieurs concours de la fonction publique du Québec qui m’ouvriront en temps et lieu les portes à des emplois de niveau professionnel. Ceci dit, ça nous permettra une nette amélioration de nos conditions de vie à tous les plans.

J’attendais que ma vie change alors qu’en réalité la vie m’attendait que je change pour que je puisse voir ce qu’elle a à m’offrir. Je ne cesse de la remercier pour tout ce que je vis. Pour la force qu’elle m’a permis de découvrir à l’intérieur de moi. Pour l’amour qui remplit mon existence. J’ai ouvert mon coeur à l’univers et j’ai accueilli à bras ouverts tout ce qu’il m’a envoyé. J’ai appris aussi que nous reflétons ce que nous dégageons. Nos relations sont le reflet de nous-mêmes. Nous attirons nos semblables, des personnes dans le même plan que nous. Je suis une personne positive qui vit dans l’amour et l’ouverture et c’est exactement ce que la vie met sur mon chemin. Des personnes qui me ressemblent.

Cette année est l’année du Changement avec un grand C. J’accueille 2019 avec plein de positivité, d’espoir et de projets familiaux, professionnels et de couple. Elle sera une continuité de ce qui a été entamé en 2018. Puis, des sauts dans le vide j’en ai faits dans ma vie et ce n’est pas un nouveau saut qui m’effrayera! Le changement positif est toujours le bienvenu, il est même souhaitable. « Un changement vital sera de réaliser ce pivotement intime, de découvrir qu’être et rester dans la peur, c’est se paralyser ou déclencher une fuite en avant, et qu’être dans une dynamique du désir, c’est être dans une énergie expansive, un mouvement vers l’autre, vers la vie, vers l’infini de l’horizon. »

En cette dernière journée de l’année, je vous remercie d’être dans ma vie, de me lire et d’interagir avec mes publications. Merci pour vos partages, pour votre témoignage d’amitié et pour ce que vous m’apportez aussi. Je vous souhaite une année qui soit à la hauteur de vos attentes, une année remplie de vos souhaits et de vos rêves.

De mon coeur au vôtre : de l’amour et du bonheur!

Et puis un jour, il y a eu Nous…

S’aimer et se le montrer,
S’accrocher au bonheur,
Dans nos coeurs chauds l’inviter,
Et faire de lui une de nos belles valeurs.

Il y a longtemps, il nous a fuis,
On l’a pourchassé à tout prix
Même tout espoir évanoui,
Il ne nous restait que de l’agonie.

Et puis un jour, à force d’y croire,
Il a réussi à nous posséder
Et de nos tristesses, a fait gloire
En semant une victoire dans nos âmes attristées.

Venu le moment où astres et planètes se soient alignées,
Et notre rencontre divinement orchestrée,
Afin que nos vieilles âmes prédestinées,
Puissent goûter à la félicité.

Mon coeur a reconnu le tien.
Impatiemment, il l’attendait.
Ton coeur a fait signe au mien,
Comment pouvait-il lui résister?

Il t’a rêvé tant de fois,
Dans le chaos de mes cauchemars et émotions.
C’était ton doux sourire parfois
Qui redonnait à ma foi sa définition.

Tu promettais un amour imprégné
De soupçons de douceur et de tendresse.
L’homme de coeur et d’esprit que tu es,
M’a conquise avec tant d’allégresse.

La distance n’est pas une entrave,
Pour nos deux coeurs battant à l’unisson.
Malgré que le manque de lui est grave,
Je ne laisserais jamais tomber notre belle passion.

Et puis un jour, il y a eu Nous.
Un « Nous » répété comme un mantra.
Un « Nous » éblouissant tel un bijou,
Un « Nous » portant notre exaltante aura.

La saison du bonheur

Avertissement : Âmes sensibles s’abstenir! Ce texte est rempli de termes qui font du bien au coeur et à l’âme : « amour » et « bonheur »! Si vous n’y croyez pas (ou plus), poursuivez votre chemin. Par contre, si vous décidez de vous arrêter ici, je vous souhaite d’être touchés par la bénédiction de l’amour. Bonne lecture!

Il y a une saison à tout. Des saisons qui ne respectent pas le même ordre d’alternance que les quatre officielles qu’on connait. Ce sont celles que nous vivons et expérimentons au cours de notre vie. Après un passage venteux, tumultueux, tourbillonneux d’une saison marquée par ses hauts et ses bas, la saison du bonheur s’est finalement installée dans ma vie et teinte mon quotidien de douceur et de couleurs pastel. J’ose rêver maintenant et en rose en plus. J’ose être heureuse sans craindre demain. Je veux crier haut et fort ce bonheur pour encourager ceux et celles qui se l’empêchent par crainte du « mauvais oeil » ou par superstition, pour « fuire le bonheur de peur qu’il se sauve ». Cette saison a débuté depuis que l’amour a commencé à imprégner ma vie. Un amour aussi bon, aussi délicieux que l’odeur de la tarte aux pommes parfumée à la cannelle et à la noix de muscade qui embaume l’intérieur de la maison de cet homme merveilleux qui a croisé mon chemin un beau jour d’été. Depuis, je savoure les petits bonheurs qu’il me procure et je respire l’arôme de cet amour qui goûte sa tarte.

J’ai toujours les petits soucis de la vie de tous les jours, de mes responsabilités de maman d’un trio, ainsi que tout ce qui vient avec le fait d’être cheffe de famille monoparentale. Par contre, affronter ce train-train devient plus facile quand on se sent aimée et soutenue.

L’attente pour se retrouver rend les jours plus heureux. Je trouve un plaisir inouï à préparer les retrouvailles. J’habille mon coeur de ses plus belles parures pour l’y recevoir. Le temps passé à deux nous permet de refaire le plein d’énérgie et de se ressourcer l’un de l’autre. Ce temps est notre hâvre de paix, protégé et intime, où l’on se réchauffe et l’on se retrouve, corps et âme. Il me permet de m’épanouir et d’être moi, sans voile et sans artifice. Tout simplement moi, avec toute ma vulnérabilité, mon coeur à nu, mes joies et mes tristesses, ma fatigue, mon espoir et mes rêves.

Chaque communion devient une célébration de la vie et de l’amour. Ou mieux encore, une célébration d’être en vie et en amour. C’est la première fois que j’expérimente un amour libérateur, un amour qui rend libre comme l’air. Un amour qui ne possède pas l’autre mais qui l’aide à planer haut dans le ciel. Qui lui permet de s’exprimer, de rêver et de réaliser ses rêves, d’atteindre ses ambitions et de partager sa liberté d’être soi.

La vie nous prépare à certaines rencontres. On mature avec les expériences et on comprend mieux ce qui est le plus important. Notre bonheur, quand on le trouve, on veut le défendre jalousement. On veut le protéger de nous-mêmes, de nos peurs, de nos coups de tête, de nos impulsions. Lorsqu’on rencontre celui ou celle qui comble notre entière personne, ce sera de la pure folie de ne pas en prendre soin à tous les jours.

Le rendre heureux me rend heureuse. Le voir sourire de bonheur et voir des flammèches dans son regard seraient ma récompense qui vaut plus cher que tout l’or du monde. Je n’échangerai contre rien, nos fous rires et tout ce qu’on a construit en quelques mois.

« Mon coeur est en repos quand il est auprès de toi, c’est son état naturel, et le seul qui lui plaise. » Madame de Sévigné