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Une nouvelle vie de couple

Je ne peux croire qu’il y a à peine 13 mois je me questionnais sur l’amour et la vie, sur le bonheur au sein du couple, sur la résistance des relations face aux intempéries de la vie. Durant les mois qui ont précédé la rencontre avec l’homme qui est devenu mon conjoint, j’avais pris la décision d’être heureuse seule, en fait d’être seule tout court. Je ne voulais plus mettre mon coeur entre les mains de quelqu’un qui n’en prendrait pas soin ou qui risquerait de l’échapper à terre. J’y avais fait un gros travail de restauration et la dernière chose dont j’avais envie, c’était de ramasser à nouveau ses morceaux pour tenter de les recoller. J’avais moins mal et je m’épanouissais tranquillement mais sûrement. Je commençais à goûter à la félicité et je savourais chaque moment de la vie. J’avais atteint un certain équilibre et une paix intérieure que je n’avais ressentie depuis de longues années. J’étais tout simplement bien. Puis je l’ai croisé. J’ai instantanément ressenti une douce chaleur s’emparer de mon coeur et j’ai su qu’il allait être ma plus belle histoire.

Au fil des jours et des semaines, mon pressentiment se confirmait : il est un homme merveilleux. Je tombais en amour avec lui à chaque jour. Par sa simplicité et sa spontanéité, il a su conquérir tout mon être. Le désir de partager sa vie au quotidien grandissait. La distance entre nos deux villes respectives commençait à se faire sentir. N’ayant pas de famille ou amis proches dans ma ville, déménager dans la sienne était plus juste que de le déraciner d’un endroit où il avait de la famille et des amis, malgré qu’il était prêt à le faire pareil. Rester dans ma ville était rendu pénible. Il n’y avait que de mauvais souvenirs partout. Je ne voulais pas commencer une nouvelle vie de couple au même endroit où tout me rappelait des moments chargés de tristesse et de frustration. De plus, je haïssais la dynamique de la ville et son énergie où c’était impossible de nouer avec l’entourage et de se faire des connaissances.

La décision était tombée. J’étais mentalement et psychologiquement prête de faire encore une fois un saut déterminant dans ma vie. J’étais prête à assumer les conséquences par rapport à ma famille et à la garde des enfants. Les filles, étant des ados, avaient le choix de décision de l’endroit où elles voulaient vivre. Elles avaient choisi de rester parce qu’à leur âge, les amis et l’école font partie de leur identité. Le changement fait peur en général. Pour un ado, c’est encore plus vrai. J’ai respecté leur choix malgré ce que ça fait à mon coeur de maman. La distance ne change rien à notre relation. Au contraire, ça nous a rapprochées encore plus. Elles se confient à moi sur la moindre des choses et me consultent pour tout et pour rien. Elles savent aussi que je serai toujours là pour elles, que je surveille leur bien-être de loin et que je ne m’empêcherai pas d’intervenir lorsqu’il sera compromis.

Quant à mon petit, ses besoins de l’amour et la présence maternels sont indéniables. Un sujet à régler en justice. Sa maman est têtue, persevérante et n’abandonne pas facilement!!! Donc à suivre…

Ma nouvelle vie a débuté il y a un mois. Je suis une femme heureuse comme jamais. Je me rends compte aussi à quel point j’ai été maltraitée, mal appréciée et mal aimée dans mon ancienne vie. Quand on n’a connu que ça, on pense que c’est ça l’amour. Tellement triste! L’amour c’est plus qu’un simple mot dépourvu de sens pour justifier toute sorte de maltraitance psychologique et de manipulation narcissique. L’amour c’est le respect, l’appréciation, l’ouverture, l’acceptation de l’autre dans ses choix, croyances, pensées. L’amour, c’est permettre à l’autre de s’exprimer librement et d’être lui-même sans jugement. C’est contribuer à son épanouissement, à son bien-être et à son cheminement à tous les niveaux. C’est l’encourager à aller de l’avant.

Je me rends compte aussi à quel point j’ai développé des réflexes de protection que je dois débâtir maintenant. Me cacher dans ma coquille en fait partie. Heureusement, avec l’homme de ma vie, je chemine avec confiance. Je n’ai plus besoin de me cacher, ni d’étouffer mes pensées. Il y a encore du chemin à faire car chacun est arrivé avec son bagage mais lorsque l’amour et l’ouverture envers l’autre sont au rendez-vous, la relation ne peut qu’aller de l’avant et s’épanouir. On apprend à cohabiter à tous les jours et à se connaitre dans diverse situations affrontées. On apprend à vivre ensemble en tant que couple mais aussi en tant que famille reconstituée. La communication est primordiale pour des relations saines. Se parler franchement, s’exprimer librement, s’écouter activement, discuter civilement sont des ingrédients essentiels d’une recette réussie. C’est également un apprentissage pour les enfants qui sont habitués aux cachoteries dans l’autre maison, au criage et aux « discussions » à sens unique (aka ordres).

En un an, il y a eu beaucoup de changements. Un nouveau couple, un déménagement, une nouvelle ville et un nouveau milieu de travail, aussi des plans futurs à gogo. J’ose avoir des ambitions quant à ma carrière. J’ai la bonne personne à mes côtés pour m’encourager et me stimuler à les réaliser.

Je suis si reconnaissante à la vie d’avoir croisé le chemin de cette merveilleuse personne qui remplit mon quotidien de sourires et de moments teintés de douceur et qui enrobe mon coeur de bonheur à l’état pur et simple. Avec lui, ce n’est pas compliqué. Nous nous complétons à merveille par nos différences comme par nos similitudes.

Dans chacun de mes textes sur Mon Coeur de Saumon, j’ai un message à passer. Ceux qui me lisent depuis mes débuts savent à quel point j’ai vécu des hauts et des bas. En lisant mes mots, ils ont recueilli sans le savoir chacune de mes larmes et ont partagé chacun de mes moments de bonheur. J’ai toujours voulu dire à travers mes lignes que le bonheur sera au rendez-vous un jour pour ceux et celles qui vivent un deuil ou une peine, qu’on se doit d’être heureux, qu’on peut améliorer notre sort, qu’on peut changer la donne et que si « on n’aime pas où l’on est, on doit bouger car on n’est pas un arbre! »

Malgré mes blessures, je n’ai pas cessé de croire en une meilleure vie et en l’amour. La vie m’a récompensée pour ma gratitude et ma résilience en mettant sur mon parcours la personne parfaite pour moi qui m’apprend le vrai sens d’aimer sans condition.

“Quand vous vous levez le matin, remerciez pour la lumière matinale. Remerciez pour votre vie et votre force. Remerciez pour la nourriture et pour la joie de vivre.
Et si vous ne voyez aucune raison de remercier, soyez assuré que la faute vient de vous.” – Tecumseh, chef des Indiens Shawnee

Ma plus belle histoire…nous

Tu rencontres quelqu’un pour une raison. Tu le rencontres car l’énergie cosmique conspire avec ta vie afin que ton chemin croise le sien.

Rien ne présageait que nos chemins allaient se rencontrer une belle journée d’été. Un bon 250 km séparaient nos villes respectives. 42 ans séparaient nos vies respectives. Chose certaine, nous étions dus pour ce rendez-vous estival sur la colline parlementaire dans la vieille capitale. Un cadre enchantant comme dans les romans d’amour. Rien ne présageait non plus que ma vie allait drastiquement changer.

En regardant par la fenêtre de ma chambre d’hôtel pour voir s’il était arrivé, je ne savais pas qu’un jour j’allais déménager pour vivre avec lui. Que j’allais travailler à deux pas de cet hôtel. Que ma vie et la sienne ne feront plus qu’une. Et puis une destinée. Un trajet. Un avenir. Tout a débuté par un battement de coeur différent, plus rapide, plus intense en le voyant attendre au bord de la rue, face à l’hôtel. Il ressemblait à cet homme aux traits réconfortants et au regard profond de la photo. J’avais simplement besoin de le voir en chair et en os pour confirmer tout ce que j’ai appris sur lui, de lui. Pour me confirmer à moi-même qu’il était différent, unique…que j’avais raison. Que mon jugement à son égard était simplement bon. Il a suffit de poser sur lui mon regard à travers la vitre de ma chambre pour savoir que c’est Lui qui m’a fait vibrer pendant des semaines à chaque fois qu’on échangeait en ligne.

Depuis des mois que notre histoire évolue et s’approfondit, notre amour grandit. Nous grandissons ensemble avec cet amour et nous apprenons à mieux nous connaitre réciproquement et soi-même. Je suis une meilleure version de moi-même avec lui. Je suis en fait moi, sans filtre et sans voile. Je n’ai pas besoin d’en mettre car il aime tout ce que je suis. Dans mes moments difficiles, il m’aide à m’élever au-dessus de la douleur, au-dessus des blessures et au-dessus de la méchanceté humaine. Il m’apprend à me détacher des mots qui ne servaient avant qu’à blesser mon âme et ébranler ma confiance. Ma main dans sa main, il guide mes pas lorsque je titube, trébuche et m’égare. Mais il y a aussi plein de moments de bonheur, de rires et de complicité, de plans futurs et de promesses d’être là l’un pour l’autre.

Cette belle histoire repose solidement sur des valeurs humaines et familiales similaires mais qui s’enrichit au fil des jours de nos différences et nos particularités individuelles. Chacun de nous est arrivé avec son héritage culturel propre à lui pour complémenter l’autre et agrémenter son quotidien.

Cette belle histoire est la mienne, la sienne, la nôtre…. C’est la plus belle que j’ai jamais vécue. Celle qui me permet de respirer le bonheur à pleins poumons et me donne le goût de crier mon amour pour lui sur tous les toits de la ville.

Notre force intérieure

« Where there’s a will, there’s a way! », j’y crois. Nous avons entre les mains le pouvoir de changer le cours des choses mais à condition d’y croire. Nous devons être pro-actifs aussi. Si une situation ne convient plus à notre vie, nous devons prendre des mesures pour y remédier. Rester planter sur place, à ruminer notre inconfort au point de broyer du noir ne règle pas la situation. Au contraire, ça l’empire. En fait, ça nous rend malheureux et nous enlève notre joie de vivre. Nous perdons le goût de se lever le matin, de se laver, de se changer, de sortir, de socialiser. Ça nous coupe de notre entourage. Le plus on s’isole, le plus on se noie dans nos pensées négatives. Un cercle vicieux intenable!

Avec un peu beaucoup de volonté, un virement de bord n’est pas juste possible mais faisable. Il faut croire en ses capacités et en la vie. Il faut avoir la foi. Je ne fais pas référence ici à la foi « religieuse ». La Foi avec un F majuscule peu importe nos croyances. Le salut ne tombera pas du ciel en étant assis et passif. Il faut bouger. Être dans l’action. S’indigner et se rebeller. Se prendre en main. Rêver. Planifier. Avoir un objectif, une vision. Mettre en place des outils qui nous permettent d’atteindre cet objectif!

J’ai longtemps été dans la peur de prendre action et j’ai accepté de subir. Un beau jour, j’ai décidé que je ne subissais plus. Depuis, il n’y a que du positif qui m’arrive. Je me suis libérée de mes peurs, de mes blocages intérieurs, des démons qui me chuchotaient à répétition que j’étais incapable de rien. J’ai découvert cette force intérieure en moi, dont je parle souvent, qui a aidé mes ailes à s’ouvrir.

Cette force intérieure, nous l’avons tous en nous. Nous ne le savons nécessairement pas tous. Elle se dévoile au besoin. J’aime comparer cette force au Génie de la lampe magique d’Aladin! Il a des pouvoirs cosmiques mais ne peut les utiliser que si le maître de la lampe (chacun de nous) le veut. Mon Génie à moi m’a permis d’avancer et de progresser, d’atteindre de nouveaux horizons, de me relever après chaque défaite, de réussir dans chaque projet entrepris et d’être courageuse pour entamer un nouveau départ. Malgré les circonstances difficiles dans lesquelles je vis en ce moment, mon coeur est capable de se réjouir de ce qui s’en vient. Le secret réside dans le lâcher-prise. Dans l’acceptation que c’est ainsi. Aucune situation n’est permanente car nous sommes en évolution constante.

Quand nous sommes pris dans un trou noir, nous avons tendance à oublier qu’il y a de la lumière au bout. Le fait de se dire que ce n’est pas ma destinée finale, ça nous permet d’accepter le moment présent tout en faisant un travail sur nous-mêmes pour s’en sortir et pour améliorer notre condition.

J’ai assisté récemment à une soirée d’échange entre Nicole Bordeleau* et Frédéric Lenoir* sur le sujet « Réussir sa vie ». Une conférence qui est tombée à point à cause de tous les changements actuels dans ma vie et qui impactent mes plans futurs. Le merveilleux Frédéric Lenoir a dit que notre coeur est tellement vaste qu’il est capable de contenir deux sentiments en même temps : la tristesse et la joie. Dans les dernières années, je l’ai régulièment ressenti sans comprendre ce qui m’arrivait. Je l’ai finalement compris. Je vivais un deuil intense de mon ancienne vie familiale mais j’éprouvais de la joie, la joie de l’acceptation. Accepter ce qui m’est arrivé. C’est exactement ce qui m’a permis de cheminer et de progresser. Lorsqu’on résiste intérieurement aux changements qui nous atteignent, nous restons pris à la même place où nous finirons par stagner.

Ma petite « prière » du jour :

J’accepte ce qui m’arrive mais je passe à autre chose.
J’apprends de ce que je vis ou ai vécu.
J’évolue.
Je me réinvente.
Je m’améliore.
Je deviens une meilleure version de moi.
Je veux et je peux.
Je change l’impossible en possible.
Je ne permets pas au chaos de s’emparer de ma sérénité.
Je ne nage plus à contre courant. Je laisse la vague m’emporter à bon port.
J’ouvre mon coeur à l’univers et aux autres.
Je reçois avec gratitude l’abondance de la vie.
Je dis MERCI.

*Nicole Bordeleau est une Maître en yoga et méditation, auteure et conférencière, Elle est l’une des principales références au Québec concernant l’art du mieux-être (réf . site web de Nicole Bordeleau)

*Frédéric Lenoir est un philosophe, sociologue et historien des religions. Docteur et chercheur, écrivain et auteur d’une cinquantaine d’ouvrages. Il est aussi co-fondateur de la Fondation SEVE (réf. site web de Frédéric Lenoir).

Femme

« Soyez excentrique, soyez séductrice, soyez mystérieuse, soyez libre! » ~ Sonia Rykiel

Une femme libre est une femme qui s’assume et s’accepte.
Une femme qui s’aime.
Une femme qui apprivoise ses imperfections et les considère comme sa « marque ».
Une femme qui célèbre son unicité et est fière de sa différence.
Une femme qui sort du cadre et dévie des sentiers battus.
Une femme qui ose, qui se réinvente, qui trouve son confort hors des zones de conforts.
Une femme féminine, consciente et confiante de sa sensualité et qui maitrise l’art de la séduction.
Une femme qui n’a pas peur de ses désirs et qui regarde dans les yeux son plaisir.
Une femme ambitieuse, persévérante et qui franchit le seuil des « limites ».
Une femme fragile et sensible mais forte et courageuse. Une femme au coeur de lion.
Une femme dont les bras sont un refuge, la poitrine un hâvre de paix et les baisers un avant-goût du paradis.
Une femme débordante de tendresse, de bienveillance et d’empathie.
Une femme qui ressemble à un pays.
Une femme qui s’indigne et se rebelle.
Une femme qui dénonce les injustices de ce bas monde.
Une femme qui ne mâche pas ses mots et qui dit haut et fort le fond de ses pensées et de ses croyances avec élégance et sûreté.
Une femme qui ne connait pas les demi-mesures, les faux-semblants et les « à-peu-près ».
Une femme qui s’engage, qui se bat et qui croit aux deuxièmes chances et aux nouveaux débuts.
Une femme mi-ange, mi-démon.
Une femme qui pleure, une femme qui rit, une femme à la douce folie.
Une femme au coeur bohème et à l’âme vagabonde.
Une femme qui vibre, qui frissonne et s’abandonne.
C’est ça qu’être femme…femme!

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J’ai fait un souhait…

Depuis quelques mois, la vie berce mon coeur en douceur. Elle a décidé qu’il était grand temps que mes cicatrices guérissent, que le sourire retrouve son chemin vers moi et que mon âme gitane rêve à nouveau d’amour, de liberté et de poésie.

À la veille de mes 42, je suis une femme heureuse. C’est gros comme déclaration, non? Il ne faut pas mélanger combat quotidien et bonheur. Ce sont deux choses distinctes. Mes combats sont toujours là. Des fois trop lourds même à livrer. Mais ça ne m’empêche pas d’être heureuse. Je suis à nouveau née le jour où mon regard a croisé le plus affectueux des regards. À ce moment précis, je ne savais pas que ma vie allait prendre un tournant différent vers une destination inattendue, remplie de surprises et de nouvelles possibilités.

Certaines rencontres nous sont simplement réservées pour le bon moment. Rien ne sert de vouloir forcer les choses. Tout arrive à bon escient. Qui ne rêve pas de tendresse et d’affection, d’être en couple, d’aimer et d’être aimé? Même les contes qu’on lit à nos enfants, avant le dodo, se terminent par une belle histoire d’amour. Notre corps a besoin de nutriments pour bien fonctionner. Notre coeur, lui, a besoin d’amour pour s’épanouir et demeurer en santé.

Au cours des derniers mois, j’ai connu le vrai sens d’aimer et d’être aimée inconditionnellement, librement, facilement, intensément, tendrement, profondément, doucement et follement. J’ai découvert à quel point on peut être bien avec quelqu’un. À quel point, ses bras deviennent un pays, une maison, un refuge, un hâvre de paix, un cocon. À quel point, on peut être fait l’un pour l’autre. Je n’exagère pas, je vous l’jure. On peut vraiment, mais vraiment « fitter » dans les bras de quelqu’un. C’est presque irréel. Hallucinant. Mais c’est RÉEL et c’est merveilleux. Je me demande des fois si je ne le rêve pas. Ça m’est arrivé de paniquer car j’ai eu peur de découvrir que ce n’est qu’un rêve qui finit en me réveillant. Mais il était là pour me rassurer comme il le fait bien quand je suis prise d’angoisse pour divers raisons.

Lui, il n’a pas peur de mes cauchemars ni de mes anciennes blessures. Quand je pense à tous les idiots qui m’ont dit que je suis une femme non guérie de son passé et pas prête à l’amour, j’ai envie de les envoyer promener en leur disant à quel point ils ne méritaient pas en partant mon coeur et l’amour que j’aurais pu offrir. Mon coeur n’est digne que d’un roi. Je le préservais précieusement à celui qui le méritait, qui pouvait en prendre soin et surtout qui était capable de mettre du baume sur ses blessures. Que dire aussi de l’autre catégorie d’idiots qui ne voulaient qu’un plan B pour pas dire Q sans jamais m’offrir leur coeur afin de combler le manque qu’ils vivaient dans un couple médiocre qui ne tenait qu’à un fil mais qu’ils gardaient pour les apparences? Lui, il m’a offert son précieux coeur au complet et m’a nommée la reine de son amour. Voyez-vous donc, chers messieurs (mentionnés plus haut), pourquoi c’est lui et non vous? Mon roi à moi est galant, drôle, chic, généreux, intelligent, affectueux, tendre, sensuel, fou, beau, passionné et serviable. Toujours prêt à être à mes côtés, prendre soin de moi, réaliser même mes rêves les plus fous au lieu de me raisonner et me calmer. Il m’aime comme je suis et considère ma personnalité colorée et des fois flyée comme un coup de magie.

Il aime comment je l’aime et je m’occupe de son coeur. Il sait que son coeur qu’il a mis entre mes mains est en lieu sûr. Il n’a pas peur de mon amour, ni de son amour. Il ne me permet pas seulement de rêver mais il rêve aussi avec moi.

J’ai fait un souhait et la vie me l’a accordé. Il m’a été accordé. Il était mon souhait. Aujourd’hui et plus que jamais, je suis reconnaissante pour tout ce bonheur d’être aussi aimée, respectée, gâtée par cet homme merveilleux. Je l’aime comme je n’ai jamais aimé et pour lui, je suis prête à tout. Notre bonheur est tout ce qui compte. On s’est fait une promesse de ne jamais oublier de s’aimer et de se le dire.

J’ai fait un souhait…j’ai eu LUI.

Un matin de pluie

Les gouttes de pluie s’empressent de frayer leur chemin sur la vitre de ma chambre. À partir de mon lit douillet, je les observe et m’amuse à leur créer une vie, une histoire. Elles ressemblent à de petits cristaux scintillants dans la pénombre. Il suffit qu’une gouttelette dévie pour changer la trajectoire de toutes les autres après. Ça me fait sourire. Une gouttelette rebelle qui ressemble à mon cœur de saumon. Elle sort des sentiers battus pour faire son propre chemin vers sa destinée et destination. Elle inspire ceux qui la succèdent à la suivre dans ses rêves et des fois, dans ses coups de tête. Il a plu toute la nuit. Le temps gris incite à la paresse. J’ai décidé de rester au lit. Je suis du pour un projet de relaxation. Depuis quelques mois, le rythme effréné du travail m’empêche de reprendre mon souffle. Aucun répit! L’été a été tumultueux aussi, il m’a vidée de toute mon énergie. Donc, là, je suis en mode récupération et le tout se replace tranquillement comme il se doit.

Je continue à suivre le trajet imaginaire des gouttelettes. Je suis bien dans mon lit. Je m’abandonne à mes rêveries.

Un fond de musique me parvient de la chambre de ma fille et me ramène au moment présent. Il y a quelques mois, je ne pensais pas pouvoir tomber en amour à nouveau, un jour. En fait, je me suis élevée en amour. Cet amour me rend une meilleure personne et fait ressortir mes plus belles qualités. Depuis la première rencontre, c’est son sourire vrai qui m’a charmée. Un sourire qui cache un grand cœur et une belle âme. Un sourire qui ressemble à une invitation pour découvrir l’homme merveilleux qu’il est. Il suffit de le déchiffrer pour comprendre le message qu’il porte. Je ne savais pas qu’on pouvait tomber en amour avec un sourire, aussi simple que ça…

Il pleut toujours. Les gouttes tambourinent sur ma vitre et me plongent dans un genre de méditation hypnotique. À ce moment, une chaleur réconfortante s’empara de moi et envahit mon être. Pour la première fois de ma vie, je me sens BIEN aimée par un homme. Cette idée passagère me secoua. J’ai été aimée, pas qu’une fois. Beaucoup même. Ça je ne le nie pas. Mais ainsi aimée? Jamais.
Lorsque “l’amour” sème des doutes dans ton cœur et te porte à te questionner souvent sur les sentiments de l’autre envers toi, sur ses intentions à ton égard, il faudrait mieux que tu te retires par respect à ton cœur, pour sauver ton bien-être. Je ne connais aucun moment de doute avec lui. Au contraire, son amour m’apaise, me donne des ailes, me rend aussi légère qu’un papillon. Le weekend dernier, on se promenait dans un parc, main dans la main. J’ai eu un éclair : c’est si facile de s’imaginer, ensemble, se promener ainsi à 60, à 70 et à 80. Je nous vois vieillir ensemble. L’idée me fait encore une fois sourire!!!

L’amour se construit au fil des jours. Des gestes posés et non juste des mots. Tu t’investis avec ton 100% pour cultiver le cœur de l’autre afin qu’il puisse fleurir et t’offrir le plus délicieux des fruits. C’est du temps et de la patience. De la bonne volonté aussi. Le désir de rendre une autre personne heureuse et de l’aider à s’épanouir. C’est aussi l’encourager à poursuivre ses rêves et la soutenir à le faire. Former une équipe et s’épauler en tout.

Lui et moi avons la même vision. Il fallait attendre presque 42 ans pour croiser cet homme qui partage ma vision et qui est prêt à s’investir tout comme moi dans ce couple. Nous avons tous les ingrédients nécessaires pour réussir notre délicieuse recette du bonheur. On la laissera mijoter à feu doux, très doux!

Je commence à m’assoupir en regardant ma vitre. Je la fixe sans vraiment la voir. Je suis toujours perdue ds mes rêveries. J’entends encore sa voix me chuchotant “j’t’aime” pour la première fois après trois mois remplis de beaux moments. Un “j’t’aime” différent, dit avec amour et conviction. Je savais qu’il m’aimait et je sentais son affection au quotidien mais l’entendre sans s’y attendre, être prise au dépourvu par son élan d’amour m’a rendue la plus heureuse. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour le rendre heureux à tous les jours? Il me rend heureuse, lui, de tant de douceur et d’attention.

Mes yeux se ferment doucement. Je ne veux plus résister à la tentation de Morphée. Dans moins de deux heures, il sera là avec son magnifique sourire et ses bras réconfortants. La pluie n’a pas cessé depuis ce matin. Il fera plus beau tantôt avec son arrivée. Mon rayon de soleil à moi….

« L’amour est la fusion de deux âmes en une seule : c’est une sympathie qui réunit tellement deux cœurs que l’un n’a pas un sentiment qui ne soit partagé par l’autre. Une fois que l’on aime, l’amour s’empare si bien de tout notre être, qu’il n’y a plus que lui en nous, comme lorsqu’on est sur l’Océan dans une barque, et qu’on n’aperçoit plus que le ciel et l’eau qui se confondent. » Honoré de Balzac

Toi, moi et le bonheur


Avec le temps et l’âge, notre vision du bonheur et de l’amour change. Nos expériences de vie remodèlent notre perception de ce qui est important, voire primordial à notre bien-être psychologique.

Nous nous approchons de plus en plus de ce qui touche à notre âme et qui fait vibrer notre cœur. Un retour à l’essence des composantes de l’univers devient notre ultime but car c’est là où réside le bonheur à l’état pur et simple. Le bonheur, le vrai. Le bonheur dans la simplicité de la vie.

L’amour aussi se métamorphose pour devenir un état. Plus jeune, on tombe en amour, en premier, avec un visage, un corps. On est plus susceptible de succomber à un coup de foudre. On s’émerveille par ce que nos yeux voient. Avec le temps, on aime la personnalité de l’être aimé. Sa mentalité et sa façon d’être. On a besoin de l’autre pour “être en amour”, pour être heureux. L’autre symbolise le bonheur. Sans l’autre, on cesse d’exister, d’être quelqu’un à part entière.

La maturité acquise au fil des expériences et des déceptions nous apprend à mieux se connaitre soi-même, nous immunise contre de nouvelles déceptions en nous rendant plus solide et plus conscient de ce qu’on est. On ne s’attarde plus sur ce que nos yeux voient mais plus ce qu’ils percoivent. On est plus sensible à ce que l’autre dégage et inspire. On capte plus facilement la fameuse « chimie » qui joue un rôle important à la longue. Notre « intuition qui est l’échelon le plus élevé de la concience » se fait plus présente et plus bruyante. Elle joue le rôle du guide infaillible en matière d’amour et de relations.

Mais avant tout, notre cheminement nous apprend à s’aimer et s’accepter en tant qu’un individu complet, qui n’a pas besoin d’une autre personne pour exister. L’autre vient agrémenter notre existence, la rend plus douce et plus joyeuse. L’amour devient équivalent à tendresse infinie, à affection.

On ne cesse d’entendre et de lire partout que « si on est heureux seul, on peut être heureux à deux ». C’est vrai. On atteint un état de bien-être et de félicité qui nous permet de s’ouvrir vers le monde qui nous entoure. Notre besoin d’être accompagné change en un choix et une volonté. Ça nous permet de rendre l’autre heureux en partageant avec lui notre bonheur intérieur. Ça enlève aussi un poids à l’autre qui n’a plus à être et à se sentir le seul créateur et promoteur de notre bonheur. Sans ce poids, l’amour coule en douceur et l’harmonie règne dans le couple. La dynamique change. On se partage notre bien-être respectif, on s’épanouit à deux après s’être épanoui individuellement.

L’amour prend une autre tangente. Celui qui comble le cœur et rassasie les sens jusqu’à l’extase ultime. Celui qui touche à notre fort intérieur. L’amour qui ressemble à une communion spirituelle, à une prière à deux. L’amour qui lie deux personnes à l’univers. L’amour qui transcende le matériel et le superflu. L’amour qui contribue à notre épanouissement et qui nous rend plus libre que jamais. Il nous permet d’atteindre un état d’équilibre et de plénitude entre le corps et le spirituel.

Tu captes son âme et tu portes son cœur entre tes mains. Vous vous léguez l’un à l’autre votre vulnérabilité respective en se faisant confiance qu’elle sera préservée comme un trésor. Tu regardes l’être aimé et tu vois en lui l’humanité unie. C’est la preuve que tu vis désormais dans l’amour permanent qui te permet d’être en amour avec un être humain complet, un tout, composé d’une âme, d’un intellect et d’un cœur qui s’abritent dans un corps.

Ce fil invisible qui te lie à l’autre te suit partout. Ni distance, ni temps ne peuvent le couper car vos deux âmes, en fin de compte, ne forment qu’une : l’Âme universelle que seuls ceux qui ont atteint leur propre bonheur intérieur et l’état d’amour au sens large du mot peuvent le ressentir et le percevoir. L’autre devient un « perpétueur » d’amour et un « transmetteur » de bonheur dans l’univers.

“Le grand but de l’être humain est de comprendre l’Amour total. L’Amour n’est pas chez l’autre, mais à l’intérieur de nous-mêmes ; nous sommes les seuls à pouvoir le réveiller. Pour qu’il se réveille, nous avons besoin de l’autre. L’univers n’a de sens que lorsque nous partageons nos émotions.» Paulo Coelho