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Mon journal de gratitudes #4

Cela fait un mois que je fais cet exercice qui me permet de mettre sous les projecteurs tout ce qui est positif dans ma semaine et surtout de prendre le temps de dire merci pour ces moments.

La semaine n’a pas été facile. J’ai pogné une grosse grippe (d’homme! oui oui je sais maintenant c’est quoi!) qui m’a confinée dans le lit presque toute la semaine. J’ai manqué trois journées de travail et le pire, la semaine de relâche de mes amours a été scrappée. Je me suis sentie coupable qu’ils soient restés à l’intérieur mais je n’y pouvais rien. C’était ben plate pour eux!

De plus, mon moral a pas mal swingé et c’est probablement du au winter blues. Je suis due pour un changement de saison. Vivement le printemps!

Nous avons également changé l’heure au Québec, cette nuit même. Ce qui veut dire deux choses : je perds une heure de mes courtes nuits de sommeil! Mais je gagne une heure de clarté à la sortie du travail, à la fin de la journée, donc une fin d’après-midi plus longue. Bon, je vais devoir m’arranger pour me coucher plus tôt pour être en forme le matin.

Alors voilà pourquoi je suis reconnaissante à la vie :

  • Pour la semaine remplie d’amour avec mes flos. Ils ont été compréhensifs et présents pour moi sans chialage comme quoi ils veulent sortir. Je les adore. Ils me retournent en tonnes, l’amour que je leur donne. Comme Lilou (qui me manque vraiment beaucoup d’ailleurs) m’a dit, c’est la plus grande richesse!
  • Les bernaches sont de retour au Québec. Il y a deux jours, j’ai eu droit à un magnifique spectacle dans le ciel, au crépuscule. Il y avait tout plein de troupeaux survolant mon coin avec leurs cris annonçant leur retour. Un magnifique tableau naturel. Le printemps est à veille d’arriver. Ça m’a remplie de bonheur. C’était un peu comme retrouver un ami après une longue absence!
  • Hier en soirée, j’ai assisté au deuxième concert de mon amie d’enfance, Nelly. Elle a réussi encore une fois à me téléporter dans le passé et me faire vivre des émotions et beaucoup de nostalgie. J’ai pleuré, j’ai dansé, j’ai chanté, j’ai rêvé, j’ai ri, j’ai vécu son rêve rempli de jasmins….
  • Mon rêve de retourner au Népal et faire le base camp aux Himalayas est revenu me secouer de plus belle (j’ai l’intention de raconter ce rêve dans un billet à part). Donc mon objectif est set : automne 2019. Juste à y penser m’anime et me fait planer.
  • Encore une fois, un de mes billets a été publié sur le Huffington Post Québec, il s’agit de « Cet inconnu que j’attends. »
  • Pour tous les privilèges que la vie m’offre, pour toutes les belles personnes qui croisent mon chemin…

J’ai une pensée affectueuse pour une amie qui vit des moments difficiles. Je lance une prière dans l’univers à son égard et je lui envoie beaucoup d’amour et de paix dans son coeur.

Mon journal de gratitudes #3

Voici mon troisième journal de gratitudes. Une autre semaine avec ses hauts et ses bas. Ses moments de pur bonheur et ses moments moins faciles.

Ça fait partie de la vie. En fait, c’est ça la vie avec son goût aigre-doux.

L’important c’est de ne pas laisser tomber lorsque ça va moins bien et d’entretenir lorsque ça va bien. J’apprends toujours à me connaitre un peu plus, un jour à la fois.

J’ai réalisé que je peux être une excellente coach de vie, toujours prête et disponible à fournir des conseils en ce qui concerne les relations amoureuses. Sauf que je ne suis pas habile à les appliquer dans ma vie personnelle. Je suis même pathétique mais sans aucune mauvaise foi. Je manque aussi de patience car je veux que les choses m’arrivent rapidement. C’est ça le hic!

Ben au moins je le reconnais donc il reste à travailler sur cet aspect moins “fort” de ma personnalité. Et communiquer encore et encore au lieu de vouloir prendre la fuite…ou se cacher en-dessous de mon lit.

«Vivre dans la revendication constante de son bonheur, revient à être victime de ses attentes… Accueillir toute situation comme occasion de se transformer, c’est grandir véritablement. » Yvan Amar

Alors voilà pourquoi je suis reconnaissante à la vie :

• J’ai eu de bonnes nouvelles concernant mon poste à la job.

• L’inspiration est au rendez-vous donc je suis en mode écriture et un autre de mes textes Prendre soin de son cœur a été publié par le Huffington Post Québec (ça fait 6 ou 7 textes au total publiés et partagés à grande échelle).

• La fille au Tim Horton de mon coin me prépare mon café latté habituel aussitôt qu’elle me voit entrer sans même à le lui demander. Son attention à se rappeler de mon choix me touche beaucoup. Je vais glisser un mot à son chef d’équipe demain matin. Elle mérite une tape dans le dos.

• Mes trois amours sont venus vendredi soir et ils seront avec moi pour une semaine. Toujours du plaisir, des fous rires, de la complicité et des “j’t’aime” furtifs mais comblants.

• Mon amitié avec Maud. J’ai découvert en elle une âme sœur. Je viendrai te rendre visite ma belle quand tu seras prête de me recevoir dans ton coin de pays. Tu es la bienvenue chez moi aussi!

• J’ai eu droit à des moments de douceur et de félicité qui m’ont fait beaucoup de bien au cœur et à l’âme.

• Toujours reconnaissante pour le toit au-dessus de ma tête, la bouffe sur ma table et la chaleur dans ma demeure. Ce n’est pas à prendre pour acquis!

Mon journal de gratitudes #2

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Toujours dans la série de « Mon journal de gratitudes », j’entame mon deuxième billet en ce dernier dimanche pluvieux de février.

La bonne nouvelle, surtout pour nous autres en Amérique du Nord, c’est que le printemps ne tardera pas à se pointer le bout du nez.
L’idée en elle-même me fait sourire! Personnellement, ça me boost le moral juste à y penser…

Notre hiver québécois est beau malgré son froid polaire mais de la luminosité naturelle, j’en ai besoin!
Donc VIVEMENT le soleil, les magnolias en fleurs, les balades dans les boisés et les parcs, le chant du cardinal dans l’arbre juste au-dessous de ma fenêtre…surtout les roadtrips dans ma campagne montérégienne!

La semaine a démarré difficilement et j’avais toutes les raisons de sombrer dans un état d’esprit négatif mais heureusement, je me ressaisis au bon moment pour éviter que ma joie de vivre ne prenne le bord.
C’est un combat au quotidien. Un travail persévérant pour rester sur la track.

J’ai appris dans mon cheminement personnel que rien n’est version finale. Lorsqu’on atteint la paix intérieure, le bonheur, le bien-être etc, on ne doit pas déposer notre arme comme si le combat était fini.

C’est ben beau de construire une maison mais ENTRETENIR sa charpente est essentielle voir primordiale à la conservation de l’état de la maison sinon la maison finit par devenir moins solide et peut-être s’effondre un jour.

C’est la même chose pour nous. On se construit mais il faut entretenir ce qu’on construit.

Notre bonheur est fragile. Il ne faut pas se le cacher.
D’où l’importance de le travailler à chaque jour et de faire en sorte que la flamme reste allumée comme un petit feu de foyer.
Il faut continuer à l’alimenter avec de petites bûches sinon il finit par s’éteindre. C’est valable autant pour le bonheur que pour l’amour. C’est ça le secret.

À partir du moment où on comprend le principe, le reste suivra. Le mot (ou plutôt expression) d’ordre est « la prise de conscience ».
Après cette étape, on retrousse nos manches et on se met au travail.

Aujourd’hui, je suis reconnaissante de finir ma semaine positivement car j’ai réussi à retrouver ma paix intérieure et ma joie de vivre malgré les difficultés et désagréments vécus.

• Merci d’avoir la passion et le don des mots qui me permettent d’exprimer mes émotions et de guérir mes maux. L’écriture est ma thérapie. Mon psy gratuit!

• Merci à toi Marie, à tes messages réconfortants, à tes mots remplis d’affection. Tu as le don de faire du bien.

• Merci à toi ma Maud pour cette belle complicité que nous avons développée. Pour ta quête continue du bonheur. Pour avoir réussi à finir la semaine dans le positif. Continue ma belle!

• Merci à tout l’amour que je ressens et qui me permet d’ouvrir les yeux, le matin, avec un grand sourire. T’embellis ma vie, mon Ti-Coeur.

• Merci à mon collègue et mentor Robert d’avoir croisé mon chemin et m’a appris le vrai sens de la générosité et de la gentillesse. Pour m’avoir prise sous son aile comme un père le ferait. Que ta retraite soit à la hauteur de toutes ces années de don de soi et de la dédication aux autres. Je ne t’oublierai jamais!

• Merci à ma fille Zoya qui a gardé son sang-froid quand j’ai perdu le mien cette semaine. Sa maturité est un exemple à suivre. On apprend beaucoup des ados.

• Merci à la gentille serveuse au café Van Houtte qui me demande à chaque jour comment je vais pendant qu’elle me sert mon diner, avec son sourire gentil et patient. Elle rajoute du goût aux plats servis! Un sourire, c’est tout ce que ça prend pour faire la journée de quelqu’un!

• Merci encore et encore à tous les beaux échanges virtuels que j’ai à tous les jours avec vous tous, où que vous soyez dans le monde. À tous ceux et celles qui se mettent à nu pour partager leurs expériences de vie et leur quotidien, sans filtre et avec transparence.

• Merci à la vie pour m’avoir permis de surmonter ma peur des chiens et me laisser apprivoisée par eux (et non le contraire). L’affection qu’un chien donne peut dépasser de loin celle de l’humain.

Voici ma liste de cette semaine. C’est un exercice qui fait du bien au coeur et à l’âme.

« Au lieu de souffrir toujours de ce qui vous manque, apprenez à vous réjouir de ce que vous avez. » – Omraam Mikhael Aivanhov

 

Les attentes vs les déceptions


Nous avons tous des attentes à chaque moment de notre vie, qu’on le veuille ou pas, et ce malgré que nous savons que ces attentes nous décevront.
Chaque jour m’apprend une nouvelle leçon de lâcher prise et que j’ai aucun contrôle sur le futur. Nous devrions planifier de notre mieux sans nous attendre à des miracles. Tout positif qui découle après est un cadeau qu’on acceuille avec reconnaissance.

 » On n’est jamais mieux déçu que par soi-même. » Jean-Marie Poupart

Je m’explique par un exemple concret de ma vie quotidienne et qui est un exemple de la vie de monsieur et madame tout le monde : je planifie une sortie de A à Z avec les enfants. Je n’oublie rien. Je prépare tout d’avance. Je projette de faire telle ou telle activité qui fait plaisir à chacun d’eux. Je vis le pré-jour J avec beaucoup d’enthousiasme en sachant que cela fera leur plaisir. J’anticipe leur excitation, leurs cris de joie…est-ce que cela se déroulera comme prévu?

Le jour J est là, la préparation pour sortir ne va pas comme je prévoyais. Faire en sorte que trois enfants soient prêts en même temps n’est pas toujours une mince tâche. Nous voilà, enfin, prêts!
Dans l’auto, à 500 mètres de la maison, mon ado se rappelle qu’elle a oublié sa tablette qu’elle ne peut « survivre » sans! Pas question de partir sans l’avoir entre ses bras! Après tout, c’est son bébé (ça c’est ses propres mots!). Comment peut-on partir sans son propre bébé? Elle joue sur mes fibres de maman poule! Je reviens sur mes pas, je lui file les clés et elle part comme une flèche récupérer son « bébé »!!!!

Quelques minutes plus tard, elle réapparaît avec son beau sourire vainqueur et sa tablette chérie serrée contre elle. À ce moment précis, mon « bébé » à moi de presque 5 ans me dit qu’il veut aller à la salle de bain. La tension monte, je commence à avoir chaud. Je respire par le nez comme me dit souvent chéri et je descends avec mon gars pour qu’il puisse soulager son besoin biologique avant la deuxième tentative de départ.

Dans l’auto, et avant de partir le moteur, je lance un dernier appel à ma troupe pour savoir si tous leurs besoins sont satisfaits! Un OUI sûr retentit et nous voilà partis.

Arrivés à destination, ma pré-ado me dit sans aucune gêne « T’es pas sérieuse maman, tu nous amènes ici? C’est vraiment plate! ».

Et voilà, ma première déception de la journée! J’avale avec amertume sa remarque et j’affiche un beau sourire en lui répondant « tu vas voir, on va s’amuser pareil! »!

Entre temps, les yeux de mon ado scrutent les lieux à la recherche d’une prise électrique et d’une affiche de « Wifi gratuit »! Elle sera heureuse dans la mesure où cet endroit répond à ces deux critères primordiaux : la prise et le wifi!

On demande au personnel si on peut avoir le mot de passe de l’internet. On nous répond que malheureusement cet établissement n’offre pas ce service aux clients. Aucune surprise de ma part car c’est un endroit où les « clients » viennent S’AMUSER donc s’ils veulent « surfer le web », vaut mieux rester à la maison! Mon ado elle, est en humeur massacrante! Elle se demande pourquoi elle a accepté de nous accompagner!

Ma deuxième déception de la journée! Et dire que je voulais leur faire plaisir….

On s’amuse donc comme on peut malgré mes deux premières déceptions et les commentaires désobligeants de mes 2 vieilles.

Vient le temps de manger! La commande que j’ai passée quelques jours plus tôt auprès de cet établissement n’a pas été « reçue » pour une raison quelconque. Mon fils qui est de nature capricieuse par rapport à la bouffe ne trouve rien à manger sur le menu qui soit à son goût (il ne mange ni viande ni poulet, seulement des croquettes)! Il commence à pleurer! Il veut aller au « Mcdono » (Mcdo) pour ses croquettes et jouer dans l’aire de jeu du Mcdono car « it’s more fun » (ses propres mots). Donc pas question de rester icitte!

Ma troisième déception de la journée! Ah non, je ne permettrai plus aucune de plus!

Je décide de retourner chez nous, déçue tel qu’un commandant d’une armée défaite, mon drapeau en berne. Ma troupe est contente. C’est plus le fun à la maison! Il y a l’internet, la PS4, les croquettes!!!

Une leçon de plus apprise : je ne fais plus aucune attente d’avance. Je ne projette plus le cours d’action. Je laisse les choses venir comme elles viennent pour éviter toute éventuelle déception et en conséquent, un coup à mon petit coeur de maman-poule-qui-veut-faire-plaisir-à-ses-petits-poussins-difficiles-mais-faciles-à-satisfaire!
S’attendre à beaucoup des autres, c’est garantir une blessure. C’est comme tout dans la vie, « Trop espérer, c’est se préparer des déceptions. » On s’attend à être traité de la même façon dont on traite les autres. On s’attend à être aimé, comme on aime les autres. Le jour où on cesse de s’attendre à quelque chose, c’est le jour où l’on commence à vivre en paix, en amour et en reconnaissance.
Je n’ai pas encore atteint à 100 % cet état de transcendance mais ça fait partie de mon cheminement personnel dans la vie de tous les jours.

 » Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu. » Jean d’Ormesson