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Fin d’une période

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Il y a 4 ans comme ce temps-ci, je prenais une décision déchirante, quitter la maison familiale, la seule que j’ai connue après celle de mes parents et mettre un trait sur 14 ans de vie commune avec le père de mes enfants. Une décision qui a généré de lourdes conséquences que j’ai pleinement assumées mais que je devais prendre pour mon bien-être mental et psychologique.

Le passage vers la lumière était parsemé d’épines qui m’ont écorchée jusqu’à mon âme! C’était mon purgatoire. Aujourd’hui, je suis une nouvelle femme. J’ai dû vivre ce que j’ai vécu pour mieux apprécier ma vie actuelle, mes exploits, mes réussites et le bonheur d’être la « moi » qui vit selon ses valeurs.
Regarder le passé ne me touche plus. J’ai pardonné et me suis pardonnée aussi. Pourquoi dois-je souligner un évenement triste? Ça reste une étape importante dans mon parcours mais ce sera la dernière fois que je la souligne. Mon combat tire à sa fin avec la récupération de la garde de mes enfants et la célébration de la première année de vie commune avec celui qui m’a redonné goût à la vie et de croire à nouveau à l’amour.
J’ai réalisé tellement de choses importantes au cours de ces 4 ans. J’ai réalisé que je me devais d’être VRAIMENT heureuse et je méritais d’être VRAIMENT aimée. Je suis un bout de femme rempli de volonté, de force intérieure et de perséverance.
Je partage avec vous un texte qui me décrit tellement bien et que j’aurais pu l’écrire moi-même❤️

« Moi aussi tu sais, il m’est arrivée un beau matin de devoir repenser ma vie.
J’en avais gaspillé plus de la moitié dans l’oubli à ne penser qu’aux autres.

Tout comme toi peut-être, je me souviens très bien du matin où je suis entrée en conversation avec moi-même.
Ce ne fut pas facile au début de revoir ces images de ma vie en lambeaux.
Mais je voulais les regarder.
J’avais laissé tellement de gens jouer avec mon cœur…
Tellement de gens détruire mon âme et me blesser.
J’avais du regret pour le mal que je me suis laissée faire par eux et, ce matin là, c’était comme dans un rêve.

Plus j’essayais de me parler, plus je me sentais étrangère à ma propre vie…
Là, j’ai beaucoup pleuré ; et j’ai osé pour la première fois, me regarder et m’écouter.
J’ai vu alors la femme que j’étais vraiment et je me suis pardonnée…
Pardonnée de m’être oubliée.
Toute ma vie, je me suis sentie fragile et démunie.
C’est pour cela d’ailleurs que j’écris…

Je suis une rêveuse, une solitaire, une petite femme éphémère avec un cœur grand comme l’océan qui a aimé jusqu’au bout de son sang…
Il y a toujours des larmes dans mes yeux.
Ça, c’est pour toutes les fois où je n’ai pas voulu baisser les armes.
J’aurais pourtant dû comprendre bien avant, qu’entre deux pays, il y a un océan.

J’ai passé plus de la moitié de ma vie dans le rêve ; maintenant, je n’ai plus besoin d’anesthésie.
Je veux vraiment parler à la femme que je suis…
Ce matin-là, j’ai effacé de ma vie tous les souvenirs amers, les mauvais rêves et tout ce qui m’avait fait souffrir.
Je n’ai gardé que le merveilleux et c’est là, que les larmes sont revenues dans mes yeux…

Là, j’ai souri et j’ai compris que je ne serai plus jamais seule pour pleurer.
Je venais à peine de me rencontrer… »

~ Claire De La Chevrotière

Je ne suis plus la même

Je ne suis plus la même et ce n’est pas un secret. Ma vie, à différentes étapes, a connu des chamboulements majeurs qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Même la base a été touchée, ébranlée comme après un intense tremblement de terre qui laisse des fissures au sol. Ces fissures, par contre, permettent à la lumière d’entrer jusqu’aux fondations et permettent la restructuration de la base, qui est le temple du coeur et de l’âme. On améliore nos techniques de gestion des risques afin de prévenir un éventuel prochain chambard. On devient plus solide et stable face aux orages et aux vagues. On apprend à se protéger plus adéquatement et à se défendre plus efficacement. Mais aussi à être plus proche de notre humanité et de celle des autres.

Les personnes qui ont connu des déceptions, des pertes et des trahisons mais qui ont réussi à se recontruire et à se remettre debout sont capables de ressentir les autres, d’avoir la capacité à ressentir leurs émotions et de se mettre à leur place. Ces personnes développent une grande sensibilité en général et ressentent plus fortement leurs émotions.

Je fais partie de ces personnes-là. Je découvre en moi cette sensibilité qui peut être accablante des fois. Malgré l’armature que je me suis construite pour protéger mon coeur des intempéries de la vie et de l’inhumanité de certains, les fissures que j’ai subies leur permettent de s’y infiltrer aussi. J’apprends à me désensibliser face à ça, plutôt qu’à renforcer mon armature au point d’empêcher même la lumière d’y accéder. La dureté ne doit pas nous pousser à l’aigreur et lorsqu’on empêche la lumière d’envelopper notre coeur, on se déshumanise.

J’ai changé. Je suis en changement constant. Ce processus se déroule en continu à chaque fois que l’on perd quelque chose ou qu’une étape prend fin pour permettre à une autre de prendre place. Lorsqu’on accepte ce nouveau et on l’accueille dans notre vie ou on fait le deuil de ce qui en était, un changement s’opère en nous. Notre façon de voir les choses mue, nos ressentis se sophistiquent. Notre disposition à s’ouvrir à l’univers s’accentue.

Toute personne change à un moment donné mais certains refusent d’accueillir tout changement, de vivre le deuil de leur ancien « moi » ou continuent à vivre dans le déni car c’est plus facile pour eux de rester cachés dans leur zone de confort. En fait, certains refusent même que les autres changent.
Ça les insécurise. Ils projettent leur peur sur l’autre et se tiennent sur la défensive
en lui balançant toute sorte d’accusations injustes, tellement qu’ils ont peur de ne plus retrouver l’autre dans sa transformation intérieure et/ou spirituelle. Ça leur donne l’impression d’être trahis ou délaissés alors que l’autre ne fait que s’ouvrir au changement qui se pointe dans sa vie.

J’avais tendance à culpabiliser vis à vis l’insécurité des autres à l’égard de la nouvelle personne que je suis devenue. Je devais des fois remettre un ancien visage qui ne me ressemble plus pour réconforter leur peur et gagner leur approbation. Je ne peux plus continuer de cette façon. Je ne suis plus la même. J’ai fini par accepter qu’ils n’acceptent pas la femme que je suis aujourd’hui et de m’accepter ainsi. Je n’ai plus à gérer comment ils me perçoivent. Ce n’est pas ma bataille mais la leur. Je crois que j’ai lâché prise sur cet aspect de ma vie.

Ce que les autres pensent de moi ne m’appartient pas. J’ai embrassé mon unicité et appris à aimer le nouveau chemin que j’ai tracé pour ma nouvelle vie. Je changerai pour m’améliorer, pour être plus heureuse, pour être plus en cohérence et au dispason de mes valeurs et de mes convictions mais non pour plaire et pour rendre les autres heureux aux dépends de mon propre bien-être.

J’ai voyagé au rythme des vagues et j’ai fini par mettre les pieds sur la terre ferme, non sans trop de dégâts, pour devenir ce que je suis devenue. J’ai connu la peur, la solitude, l’angoisse et l’incertitude. Je n’avais personne à mes côtés pour me réconforter et pour soutenir ma démarche chancelante. J’ai réussi et je suis fière de mon parcours. Alors oui, j’ai changé. Et beaucoup. Le passé m’a servi de leçon, sans plus. Mon champ de vision est devant moi et non derrière. Ceux qui veulent faire partie de ma nouvelle vie, y trouveront leur place. Tous les autres…c’est leur choix.

Se reconnecter avec soi…

Nos obligations et nos responsabilités quotidiennes prennent beaucoup de place dans notre vie et nous déconnectent souvent de son essence. Nous perdons ce fil connecteur important qui nous relie à notre for intérieur et qui nous permet d’écouter nos besoins émotionnels, mentaux et spirituels.

Dans le vif de l’action de tous les jours, nous avons tendance à ignorer l’appel du « petit moi » en nous. Nous sommes fatigués et débordés, nous manquons de temps et nous accordons plus d’importance à ce qui nous entoure, à notre travail et surtout aux autres. Pourtant, se donner du temps pour s’écouter ne devrait pas être si compliqué et si long même dans un horaire surchargé. C’est du temps que nous nous devons. Il suffit de fermer les yeux pour quelques minutes, prendre une bonne respiration profonde et se questionner sur nos besoins du moment : Comment je me sens? Pourquoi je me sens ainsi? J’ai besoin de quoi en ce moment? La réponse surgira d’elle-même, je vous le garantis!!! Tentez l’expérience et vous verrez par vous-mêmes!

Je me suis très peu accordé du temps au cours des vingt dernières années. Le train-train de la vie me détournait de mes besoins essentiels au point où j’ai perdu le « moi » et le « je » de la mappe. Je répondais aux besoins de tout le monde aux détriments des miens. Le résultat est simple : de la frustration en permanence. Il n’y a personne qui va venir vous dire d’écouter vos besoins et de les prioriser. C’est à vous de le faire. Heureusement, ça a fait partie de mon cheminement et le fait toujours d’ailleurs. C’est un apprentissage à faire en continu car c’est facile de se perdre de vue en cours de route.

Lorsque je me sens loin de moi-même, je prends les moyens de me retrouver et me reconnecter à mon intérieur. Je prends du temps pour moi aussi. Je peux être encore maladroite des fois dans l’expression de mes émotions et de mes besoins car je n’avais pas la bonne personne à mes côtés pour m’encourager à le faire. Bien au contraire. À des moments, je me suis égarée. J’ai étouffé mes besoins. Je me suis chosifiée pour ne plus souffrir car en se chosifiant, on se « déshumanise » pour avoir moins mal. J’ai omis d’entendre cette voix intérieure qui appelait à l’aide, qui lançait des signaux d’alarme.

Mais, des fois, il faut s’égarer pour mieux se retrouver, dit-on. En se retrouvant, on découvre le vrai nous au-delà des illusions qu’on s’est faites de nous-mêmes. On apprend mieux et à se connaitre et à se connecter à notre « petit nous » réfugié dans les profondeurs de notre âme. Un « nous » qui peut avoir peur, qui peut être triste ou heureux, qui veut s’exprimer de toutes les façons possibles, qui veut se faire aimer, respecter et accepter.

Rares sont les personnes qui n’ont pas peur de découvrir ce qu’ils sont vraiment en se connectant à leur essence. D’où leur volonté, consciente ou inconsciente, de faire taire leur voix intérieure et leurs besoins. C’est pourquoi lorsqu’on parle de peur, un autre terme émerge : oser. On ose parce qu’on a peur. On ose parce qu’on veut surmonter notre peur. On ose parce qu’on veut un résultat différent. On ose parce qu’on veut franchir les limites de l’ordinaire. On ose parce qu’on est tanné de négliger nos besoins pour répondre aux besoins de l’autre. On ose le jour où l’on dit OUI alors que tout notre être crie NON et que ça nous rend extrêmement triste et frustré.

Au début de l’année courante, je me suis fixé comme objectif/défi d’oser être moi-même. Je peux fièrement dire que j’ai réussi à y adhérer. Le nombre de fois, cette année, où je suis sortie de ma zone de confort, où j’ai pris des décisions de taille qui ont changé toute mon existence, où j’ai réalisé des projets personnels et professionnels comme jamais avant. Tout ça parce que j’ai osé, parce que je me suis écoutée et j’ai répondu à des besoins que j’ai enterrés pendant longtemps. Je me suis reconnectée avec ma petite « moi » qui avait désespérément besoin que j’en prenne soin. Je ne regrette pas ce choix.

À tous les matins, je me dis que je suis chanceuse d’être où je suis rendue dans ma vie. Je suis fière de mon parcours et du courage d’avoir osé…Mon chemin était parsemé d’embûches et teinté de peur mais mes besoins de liberté, d’indépendance, et d’autonomie étaient plus forts que toute peur. Le déclic s’est fait lorsque j’ai rétabli la connexion avec moi-même. J’ai retrouvé la petite « moi » confiante et sûre. La « moi » qui attendait ce moment pour sortir à la lumière du jour, pour s’épanouir et pour s’affirmer.

Et puis un jour, tu t’en fous…

Et puis un jour, tu te réveilles et tu n’es plus le même. Ton regard sur la vie n’est plus pareil et ton coeur n’y est plus non plus. Une partie de toi s’accroche à ce que tu étais. Cette partie de toi qui a peur, très peur, cherche à se réfugier dans le connu, même si ce connu fait mal, ne permet pas de s’épanouir et d’atteindre la paix intérieure et le bonheur. Et c’est là, à ce moment spécifique, tu décides de tourner la table d’un coup de pied. Tu comprends que tu mérites mieux qu’une simple vie médiocre qui ne fait plus vibrer tout ton être. Tu as peur de sortir de ta zone de confort mais tu l’as bien compris que tu n’as pas le choix si tu veux une vie à ton image et selon tes valeurs. Tu tournes les talons et tu fais un virage à 180 degrés sans plus te soucier de l’avis des autres et de leurs jugements face à ton volte-face. Tu te libères de tes démons et de tes peurs puis tu vas de l’avant, face au vent.

Tu sais que tu ne peux et veux plus vivre que pour plaire aux conformistes et aux traditionalistes. Tu as assez de vivre accrocher à leurs regards approbatoires et de peur de leurs jugements. Attendre qu’ils te dictent les normes de ce qui est socialement acceptable, ce qu’ils attendent de toi. Que tu te conformes comme eux pour « fiter » dans le cadre social. Il est temps que tu trouves ton propre chemin même si ça implique des fois sortir des sentiers battus, d’emprunter des voies jamais explorées avant et d’avancer seul, en sens contraire.

Tu prends goût à ta nouvelle liberté. Celle d’être toi-même, unique et inarrêtable. Une liberté addictive et dangereuse dont tu ne peux plus t’en passer. Tu la protèges jalousement des mains qui se tendent pour essayer de te l’enlever, de te ramener sur le « bon » chemin car à leurs yeux, tu es le mouton noir égaré. Mais devine quoi, tu t’en fous désormais.

Tu as permis à l’univers de meubler ton intérieur et de t’unir à toi. Tu ne peux plus faire marche arrière après avoir goûté aux plaisirs de cette union phénoménale. Tu es devenu plus grand que la « boîte » qu’ils réservent encore pour toi. Plus de place à l’ordinaire et au médiocre. Tu es sorti du lot à jamais.

Tu es fier de ta renaissance. Tu acceptes de relever le défi d’une deuxième chance pour faire les choses autrement. Tu as le droit de célébrer ton unicité et ton courage exemplaire car briser les chaines sociales demande une force intérieure et du courage. Tu dois faire face à l’isolement que ça engendre et aux critiques sévères de la part de ceux qui n’ont pas ta force et ton courage mais qui t’envient secrètement et profondément. Mais tu t’en fous…