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J’aime t’aimer…

Dans le silence de la nuit, ta respiration régulière à mes côtés me rassure. Je dors mieux quand tu es là. La chaleur de ton corps empêche mes cauchemars habituels de venir perturber mon sommeil, en érigeant un fort de douceur et de réconfort autour de mon coeur. Tu peuples la solitude de mes nuits et tu chasses le silence assourdissant de mes peurs.

Dans ton sommeil, ta main me cherche, caresse mon bras, touche légèrement ma cuisse nue collée à la tienne. Je retiens mon souffle et je ferme les yeux pour savourer la sensation que ta paume chaude me fait. Je repasse les images de la soirée et un frisson me parcourt l’échine. Ce soir, voir la couleur de ton regard changer pendant l’amour m’a fait perdre le fil. Ta respiration haletante rehaussa mon désir et me coupa du monde réel. Il n’y avait que toi et moi dans cet univers. On était les seuls artisans d’amour et du plaisir…C’était un rituel amoureux alternant douceur et désir intense. Et lorsque la vague de volupté nous a emportés loin de la rive, tes mots remplis d’amour étaient tout ce dont je me rappellais quand j’ai accosté dans tes bras.

J’aime t’aimer et j’aime que tu m’aimes. J’aime comment tu m’aimes et comment tu me le fais sentir. Tes mots sont rares, d’où leur préciosité. Mais tes gestes expriment l’amour mieux que toutes les langues du monde réunies. J’aime comment tu m’appelles « ma princesse » et encore plus comment tu me traites comme une.

Dans le silence de la nuit, je me réfugie dans le creux de tes bras et je me laisse bercer par le rythme de ton coeur jusqu’aux premières lueurs du jour…Coeur, corps et âme comblés par tant d’amour, de plaisir et de bonheur!

Pendant des années j’ai attendu que ma vie change…

« Pendant des années, j’ai attendu que ma vie change, mais maintenant je sais que c’était elle qui attendait que je change. » Depuis ce moment, rien n’a plus été comme avant. La fille qui était en attente après sa vie n’existe plus. Elle a disparu pour laisser place à une nouvelle qui a compris que c’était elle-même qui devait changer afin que sa vie change et qu’elle puisse poursuivre son chemin. Je maudissais mon sort sans toute fois entreprendre des démarches me permettant d’être heureuse et épanouie. Je priais pour un miracle. Je patientais. J’avais peur aussi. J’ai fini par prendre mon courage à deux mains et renverser la situation afin de reprendre les rennes de ma vie en main. Pourque le changement puisse se faire, une période de chaos positif et transitoire est inévitable. C’est dans cette période où tout se passe. Tout se décide. Soit qu’on se décourage et qu’on lâche prise puis on finit par rester dans notre zone de simili-confort à se plaindre, soit qu’on se batte pour ce qu’on voudrait en établissant une feuille de route et un plan.

Pour ce faire, nous devons changer notre façon de faire, notre façon de voir la vie, notre attitude vis à vis tout ce qui nous entoure. On entend souvent dire que pour avoir des résultats différents, il faudrait adopter des moyens différents. Ça inclut changer ses habitudes, accepter de laisser derrière certains comportements et développer de nouveaux.

Par contre, il ne suffit pas seulement de changer ses habitudes, il faut être capable de maintenir ce qui a été mis en place et de l’entretenir au quotidien car c’est plus facile de faire marche arrière vers ce qui nous est familier que de travailler fort pour acquérir ce qui est nouveau. Ça m’arrive encore de choisir le chemin facile lorsque je me sens submergée par toute sorte d’émotions et par la fatigue. Je me ravise rapidement et je fais une introspection pour comprendre la raison qui me pousse vers mes anciens plis.

C’est important de s’encourager en se rappelant de tous les exploits réalisés et par la suite, éprouver de la fierté de ce qu’on est capable d’atteindre. Il ne faut pas minimiser l’impact de l’autovalorisation sur ce processus. On l’oublie souvent. On a même tendance, malheureusement, à s’autoflageller au lieu d’être notre premier allié. Il faudrait simplement être diligent avec nous-même et se donner la chance de bâtir, un jour à la fois, une charpente solide nous permettant d’avoir une vie différente et meilleure.

«  Ne compte sur personne pour créer ton bonheur, tu dois le construire toi-même. Trouve en toi la force d’avancer, la force d’y croire. Quelles que soient les difficultés rencontrées, ne baisse jamais les bras, persévère, donne-toi les moyens de vivre au lieu de survivre. » Alexandra Julien

Pause du guerrier


Il y a des moments où j’ai l’impression de reculer au lieu d’avancer malgré tous les efforts que je fais pour garder le cap. Même dans ces moments, j’essaie de trouver les moyens pour dénicher le positif et comprendre ce que je dois apprendre de la situation. Ces jours où la force me manque pour poursuivre le combat quotidien. Où j’ai juste le goût de m’assoir et crier « Repos! ». D’être la spectatrice au lieu d’être l’actrice. Je veux déposer mes armes et prendre la pause du guerrier, une pause physique et mentale. Faire le vide et laisser l’univers s’occuper du reste. Fatiguée de la cruauté de ce monde. Fatiguée d’obtenir ce que je veux à la dure. Jamais sur un plateau d’argent. Il y a toujours un prix élevé à payer. Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi un prix pour conserver ce qui est obtenu qui est loin d’être un acquis.

Dans ces moments de fatigue, le doute et l’incertitude s’infiltrent en moi. Une sensation de brûlure qui s’empare de mon petit coeur encore fragile de toutes les guerres qu’il a dû faire pour survivre. Mon besoin de prendre mes distances avec le monde entier se fait primordial, insistant. Un retrait qui me permet de retrouver ma paix intérieure et le contrôle de mes émotions chamboulées. Être dans ma bulle sécuritaire et rassurante, c’est dont il me faut pour atteindre à nouveau mon bien-être et retrouver ma lumière. Ça me ramène en douceur au moment présent.

Il est temps de prendre une pause du rythme effréné de la vie même le temps de quelques jours. Mettre ma switch à off. Penser juste à moi, m’accorder du temps pour vivre pleinement, respirer à pleins poumons, méditer, refaire le plein d’énergie et d’amour, me laisser bercer par les bras de ma mère afin d’oublier tous les soucis d’une vie devenue lourde à porter.

J’ai été forte et positive longtemps. Aujourd’hui, je veux être plus indulgente envers moi-même et accepter que c’est correct de ne pas être forte à tous les jours, c’est correct aussi de ne pas tenter à tout prix d’être positive. J’accepte aujourd’hui de vivre mes émotions comme elles sont. Demain, ce sera demain et je le gèrerai…demain!

Mon journal des gratitudes #18

Voici mon 18ème journal de gratitudes pour ce beau dimanche d’été. Comme à chaque fois, cet exercice est une invitation à la méditation active et à l’introspection. Un moment de retour sur la semaine afin de souligner tous les cadeaux offerts par la vie. C’est aussi un reminder que j’ai beaucoup donc qu’il faut prendre le temps d’être reconnaissant et apprécier ce qu’on a.

Une autre semaine pas facile. J’essaie de garder le cap et de me dire que c’est temporaire. Il y a des moments où l’on est plus fragile et plus vulnérable. Mais je ne suis pas du genre à baisser les bras facilement. Je me bats jusqu’à la fin et je serai la dernière à quitter le combat. Par contre, des fois, il faut s’arrêter et prioriser. Mon fameux « choisir sa bataille » embarque dans ce cas-là. Car oui je serai la dernière à quitter le combat mais je ne suis pas stupide. Je ne me battrai pas pour une cause perdue.

Malgré ce passage nuageux temporaire dans mon ciel bleu, il y a des percés de soleil. Des personnes qui mettent de la joie et de la chaleur pour contrer le petit froid qui s’installe même par court moment. Ces petits downs font partie de la vie et je les accepte de la même manière que j’accueille les ups. Après tout, « il ne faut pas avoir peur des vagues qui agitent votre Âme. C’est ça, la vie. »

Je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre sur moi-même et à apprivoiser mes différents états d’esprit et d’âme dans mon cheminement. Cette introspection est un outil important, parmi d’autres, pour m’aider à atteindre mon objectif. Reconnaitre ce que la vie nous offre est déjà une prise de conscience de ce qu’on a. Le minimum est de remercier et d’être reconnaissants.

Pour ce beau dimanche estival, voici mes gratitudes :

  • La fin de la canicule. Ça nous apprend à apprécier la belle température « normale » d’été.
  • Le temps de qualité passé avec mes filles
  • La présence de Maud dans ma vie. Merci pour ton soutien, ton écoute, tes astuces (que je n’écoutais pas souvent hihihi) et ton amitié à travers l’océan.
  • À toi Angie pour ton support, ton humour, ton attention et notre nouvelle complicité. Les deux dernières semaines ont été moins difficiles au travail grâce à toi.
  • À Carole, ma collègue de tonnerre, qui sait mettre le baume toujours où il en faut. Merci pour le drumstick au bon moment hihihi.
  • À un précieux ami (et graffeur hors pair) Jonathan qui sait lire entre les lignes et entendre les non-dits. D’ailleurs, tu es le seul qui comprend le vrai sens de mes poèmes et voit au-delà des images décrites.
  • Mes merveilleux parents qui m’ont offert le billet d’avion pour mon voyage au Liban. Je vais profiter de chaque moment avec vous pour refaire le plein d’amour et d’énérgie. Ce sera un retour au bercail après trois ans d’absence.
  • À vous, de me lire et de me partager vos commentaires, vos points de vue et votre vécu.
  • À tous les beaux projets à venir.
  • Comme à chaque jour, je suis reconnaissante pour tout ce que j’ai. Le toit qui nous abrite, la nourriture sur notre table, tous les privilèges auxquels nous avons droit.

Je vous souhaite un bon début de semaine à tous et bonnes vacances au chanceux qui a un « weekend de 9 jours », gâte-toi bien😁.

https://youtu.be/fVrRZ56EO9c