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Oser


Oser…c’est avoir le courage et l’audace de faire quelque chose. c’est aussi avoir l’impudence de faire quelque chose. Dans mon dictionnaire à moi, c’est faire ce que je n’ai jamais même pensé faire et assumer pleinement mon geste même si cela implique de perdre certaines personnes dans ma vie. Vous allez sûrement vous demander pourquoi je perdrais quelqu’un à cause d’un acte ou d’un geste que je poserais.
Je vous explique. Je suis issue d’une culture où la société décide des comportements permis ou pas. Une société dans laquelle il faut que tu « fit » dans le cadre. Une société dont le jugement est facile. Une société qui accepte que tu fasses ce que tu veux à condition que tu restes caché. Une société où l’hypocrisie est la qualité la plus en vogue. Et pour ma cause, une société qui voit la femme divorcée comme une honte et qui devient automatiquement une « trainée » aux yeux de tous si elle tombe en amour et fréquente un homme. La honte des hontes. Tu veux le faire? Bien, fais-le cachée!!!

Avant d’aller plus loin, j’aimerais préciser que ce n’est pas pour dénigrer ma culture d’origine que j’écris ce texte. Loin de là. Je suis fière de mon héritage culturel, des valeurs qui m’ont été transmises. Je suis ce que je suis aujourd’hui grâce à la base solide que mes parents m’ont donnée pour me construire et pour m’appuyer à l’âge adulte. Les valeurs qu’ils m’ont transmises sont celles que leurs parents leur ont transmises et ainsi de suite. Je parle ici des valeurs culturelles. Avec le temps et les expériences vécues, j’ai fait le tri dans mon bagage et j’ai décidé de garder ce qui convient à ma vie et de délaisser ce qui ne fait plus l’affaire. Ça m’a permis de trouver ma propre place et d’établir ma propre liste de valeurs personnelles et socioculturelles.

Nous sommes des êtres intelligents et notre intelligence doit être à notre service pourvu qu’on l’utilise à bon escient. Une composante importante de l’intelligence au sens large du mot et qu’on appelle aussi « globale » ou « classique », c’est l’intelligence émotionnelle. C’est elle qui nous permet de « nous comprendre et de comprendre les autres ». C’est notre capacité d’identifier, d’analyser, d’exprimer et surtout de maitriser nos sentiments. Elle nous permet de nous adapter au monde qui nous entoure et de trouver notre place dans la société dans laquelle nous vivons (et non seulement celle d’où on vient!!!). Ceci étant dit, lorsqu’on a cet ingrédient important, on est capable de s’ajuster et de s’adapter à tous les milieux où l’on se retrouve un jour.

Refuser de devenir une version améliorée de soi par peur de se faire montrer du doigt comme « rebelle » par sa culture d’origine et s’agripper à ce qui ne fait pas avancer de peur de déplaire ou de choquer, ne mène nulle part. Bien au contraire. Ça fait vivre des conflits intérieurs, un déchirement qui ne nous permet pas de nous épanouir et de cheminer dans la vie. J’ai déjà vécu ce déchirement au début de ma nouvelle vie ici. C’était comme être infidèle à tout ce que j’ai connu avant si je venais à adopter le nouveau qui titillait ma curiosité et mon intérêt. Mes circonstances de vie à l’époque m’empêchaient en même temps d’évoluer à la vitesse que tout mon être réclamait. Je vivais dans la peur d’être jugée et réfuter par les miens (ex-conjoint, famille, connaissances…). Je n’osais pas être moi, libre et affranchie. J’étais malheureuse et déchirée. Le jour où j’ai osé dire NON, j’ai commencé à redevenir moi. Je me suis retrouvée même si j’étais défaite plus que jamais. Oser dire ASSEZ avait des implications profondes sur ma vie, quitte à tout perdre. Mais je ne l’ai jamais regreté. Pour la première fois de ma vie entière, je suis mon propre chemin. Je me suis libérée de tout ce qui empêchait mon coeur de battre, mon âme de vibrer et mon cerveau de rêver. Et surtout, du regard de l’autre. Depuis, je vis heureuse et légère.

Mes choix dans la vie ne font pas l’unanimité des miens. Pas besoin qu’on me le dise. Je le sais. Est-ce que je changerais mes choix pour leur faire plaisir? non. Est-ce que je les aimerais moins car ils n’approuvent pas tout le temps ce que je fais? non. Mon bonheur, j’en suis la seule responsable. Mon parcours n’appartient qu’à moi. Personne ne peut se mettre dans mes souliers et traverser tout ce que j’ai dû traverser seule. Je me suis remise debout seule. Je fais mes choix seule aussi. J’assume…tout…seule.
J’irai après mon bonheur et celui de ceux que j’aime là où il le se trouvera.

Oser est mon mot d’ordre pour cette année. Oser vivre pleinement chaque moment que la vie m’offre avec celui que mon coeur a choisi fait partie intégrante de cette formule. Oser m’épanouir avec lui. Oser vivre cet amour au grand jour sans devoir justifier mes actes à personne ou attendre l’approbation de personne. Et dans ce contexte, pouvez-vous svp être simplement heureux que je sois heureuse?

Oser sortir de ma zone de confort et me dépasser. Oser apprendre de nouvelles choses. Oser faire de nouveaux sauts pour découvrir de nouveaux horizons.
Oser c’est aussi choisir. se choisir. Parfois, ça peut impliquer des renoncements. L’important c’est de ne jamais aller à l’encontre de ses propres désirs, de ses valeurs et de soi. Il faut oser sur tous les plans mais il faut savoir oser avec une certaine sagesse!

Oser, oser et oser…À bon entendeur, salut!

Former plus intelligemment un couple

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On est des êtres faits compliqués. C’est une indéniable réalité qu’il faut considérer dans tout rapport inter-humain. Notamment, dans les relations de couple.

Un couple, selon la définition du Larousse, est « Deux personnes animées d’un même sentiment, d’une même volonté, ou que des intérêts, des affinités, des caractères rapprochent. ». Donc, à priori, pour qu’un couple se forme, il faut qu’il y ait un minimum requis.

Ça peut débuter par une simple attirance physique, par des intérêts communs envers une activité, un sport ou autre, comme ça peut être le fruit d’un sentiment assez fort liant les deux personnes en question.

Dans un monde idéal, et quelque soit la raison pour laquelle on se met en couple , il faut qu’il y ait une volonté commune d’embarquer dans cette nouvelle expérience.
Aussi, de bonnes intentions de progresser en parallèle sentimentalement.
Et finalement, une conviction qu’il faut s’investir sincèrement de tout son être pour que son couple réussisse et s’épanouisse.

Maintenant, dans la vraie vie, ça se passe différemment. La constitution psychologique, émotionnelle et intellectuelle est différente d’une personne à l’autre ce qui a un impact sur la perception des choses et la compréhension du fonctionnement du couple. Il ne faut surtout pas faire abstraction des expériences de vie et de l’historique des personnes.

On est le fruit de tout ce qu’on a vécu, ressenti, expérimenté depuis notre naissance. On est fait de toutes nos déceptions, nos joies, nos réussites, nos échecs. De ce qui nous a fait pleurer et rire.
Du modèle de vie auquel on a été exposé dans notre tendre jeunesse et plus tard dans notre adolescence. De comment notre personnalité a été forgée au cours de notre vie.

On arrive à développer une certaine intelligence que nous nouons avec la vie. Et cette intelligence (émotionnelle) nous permet d’avancer dans nos relations avec le monde autour de nous.

Ceci dit, on arrive avec notre bagage dans ce projet de couple et il faut dealer avec. Idéalement, il faut évoluer sur la même cadence pour ne pas se perdre de vue.
Mais ce n’est presque jamais le cas pour toutes les raisons citées plus haut. Donc, il faut respectivement respecter le rythme du partenaire et favoriser en tout temps une ambiance saine pour la communication.
C’est la clé! On ne cesse de lire partout et avec raison que la communication est la clé de la réussite.

C’est en se parlant qu’on se comprenne. Qu’on règle les petits bobos du couple. Qu’on fasse savoir à l’autre qu’on est là pour lui tendre la main dans ce parcours. Pour l’aider avec douceur à avancer pour nous atteindre ou au contraire pour ralentir afin qu’on parvienne à se rejoindre.

Ça prend également de la patience et de la confiance. Lorsqu’on sait pertinemment que l’autre veut s’investir (et le fait) mais qu’il ne progresse pas émotionnellement à la même vitesse que nous, notre cœur serait en paix et ça calme nos insécurités.
Il suffit d’un peu de patience pour attendre le moment où son cœur sera prêt à s’ouvrir sans peur et sans doute. Et chose est certaine, la patience paie toujours.

La confiance est de la même importance que la patience et la communication parce qu’elle calme les âmes insécures des deux personnes. L’une saura qu’elle sera attendue pour s’ouvrir et l’autre que ce n’est qu’une question de temps avant que ça arrivera et il n’y a aucune raison de s’inquiéter.

Tout est dans les débuts parce que c’est la pierre de base de la relation. Il ne faut surtout pas avoir peur de s’engager à la première entrave rencontrée. Il va y avoir beaucoup. On ne peut pas se le cacher.

Cependant, lorsque nous avons toutes les bonnes intentions du monde et que nous tenons l’un à l’autre, on devient une équipe, des alliés prêts à faire face aux obstacles dans le but de construire un couple solide où chacun trouve son compte. En étant une équipe soudée, on veille l’un sur l’autre et on lui permet de s’épanouir et d’être lui-même. Encore plus, on l’aide à devenir une meilleure version de lui-même!

« Les relations sont sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même. »
Jiddu Krishnamurti

La vie ainsi que mes expériences personnelles et l’échec d’une relation de 14 ans avec le père de mes enfants m’ont appris qu’il faut choisir ses batailles. Des fois, se battre ne sert à rien. Ça absorbe toute l’énérgie qui peut servir à d’autres batailles plus pertinentes d’être, ailleurs.

Avec le temps, on devient capable de faire la part des choses et de savoir si ça vaut la peine de s’investir ou non. Si le potentiel dans la relation est omniprésent ou non.
À partir de là, on choisit de s’engager ou pas. C’est ainsi qu’on s’évite une déception amoureuse qui peut laisser un goût amer au fond de la gorge et une carapace impénétrable autour de notre petit cœur.

 » Ne laisse entrer dans le jardin de ta vie que ceux qui ont des fleurs à planter. » Mazouz Hacène

Article apparu sur le site de Huffpost Québec :

http://quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/comment-former-un-couple-plus-intelligemment_a_23339462/