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Lorsque la vengeance aveugle…

Violenter le coeur d’une femme de la pire façon qui peut exister…mais l’amour qui remplissait son coeur avait des pouvoirs magiques qui guérissent.

Tuer son âme à petit feu…mais son âme avait le pouvoir de se ressusciter de ses cendres.

Tout faire pour lui interdire l’accès au bonheur…mais son bonheur résidait dans tout son être.

Lui en vouloir et le lui montrer à toute occasion car elle avait opté de vivre en toute Liberté…..mais la liberté, elle en avait plein la tête, avant même de sortir à la lumière du jour.

La critiquer, la juger, la condamner pour avoir fait des choix différents, qui vont à l’encontre de ses croyances religieuses et traditionnelles, mais ces choix l’avaient sauvée de son emprise et de l’emprise de tout ce qu’il prône.

La détruire pour se sentir fort et invincible…mais elle ne fait que se remettre debout, plus droite à chaque fois, la tête haute et fière.

Et parce que toute cette colère et cette haine étaient peine perdue, il ne pouvait pas l’atteindre, la priver de ce qui est le plus important à ses yeux, le plus cher pour son âme était son dernier recours….ses enfants. Lorsque ces êtres précieux deviennent l’arme de la vengeance utilisés pour atteindre celle qui leur a donné la vie, qui s’est consacrée pour les voir grandir, qui s’est privée de sommeil nuit après nuit pour calmer leurs pleurs et combler leurs besoins de réconfort, qui a passé leur bien-être physique avant le sien, qui a accepté, encaissé et avalé pendant de longues années, qui a fermé les yeux et joué à l’ignorante pour ne pas déstabiliser leur quotidien, embrumer leur petit coeur fragile, ébranler leur confiance en la vie et leur faire douter du bonheur familial…tout ce qu’une mère fait sans compter ou y penser car elle le fait par instinct! L’instinct maternel qui est plus fort que tout apprentissage! Plus fort que tout ce qui peut exister. Cet instinct interchangeable avec amour qui persiste même après la mort et qui ne s’oublie jamais.

Lui-même qui reconnait être incapable de vivre sans l’amour maternel mais se donne le droit de décider que ces enfants n’en avaient besoin, qu’il n’était pas nécessaire à leur bien-être. Il ferme les yeux sur l’angoisse de perte dont ils souffrent. Il ferme les yeux sur leurs cauchemars, sur leur insomnie, sur leur anxiété de vivre au quotidien sans leur mère, leur peur que leur source de réconfort disparaisse ou soit remplacée. Car au fond de lui, c’est un de ses souhaits. Même si eux souffrent, ce qui compte c’est que, Elle, leur mère, souffre de les voir souffrir. C’est sa formule gagnante, sa devise pour persister avec la violence psychologique, avec le contrôle et la manipulation purement maladive, machiavélique, narcissique….

Lui qui la sous-estime, comme il l’a toujours fait, ne réalise pas à quel point elle est forte. Son instinct maternel et son amour inconditionnel pour ses enfants lui procurent une force intérieure inépuisable et inestimable. Il l’a transformée sans le savoir, sans le vouloir, en battante inlassable. Ce n’est pas elle qui abandonnerait le champ de bataille avant de retrouver ses droits de vivre avec ceux qui sont la raison de sa vie et de sa survie. Elle s’est battue pour ses valeurs de mère et de femme à part entière, libre de choix, de décision, d’expression, de croyance et se battra jusqu’au dernier souffle pour leur liberté et leur humanité, pour leur donner des racines et des ailes, pour leur offrir le choix de dire oui ou de dire non.

Elle prend son mal en patience car elle sait que la vie s’en occupera d’elle…et de lui aussi!

Mon fils…

Inspirée de la belle rencontre avec mon garçon de 5 ans à l’épicerie, pendant sa semaine avec son père, voici ce que j’ai composé ce soir :

“L’echo de sa voix je l’ai ressentie
Avec mon instinct maternel averti
Avant même qu’il ne m’appelle
J’ai entendu ses consonnes et ses voyelles.
Maman, il a juste crié
Et tout mon être il a chamboulé.
En 5 jours, il a grandi et embelli,
Mais son sourire enfantin toujours si doux, si joli!
Avec ses petits bras, il m’a serrée,
Contre mon cœur, je voulais le garder.
La vie nous met souvent à l’épreuve,
Et de fausses promesses, nous abreuvent.
Rester fort est le seul choix,
Même si on veut baisser les bras, des fois.
L’amour finit par triompher,
Et pour ses “zamours”, on est prêts à tout recommencer…
Oublier, pardonner et effacer,
Pour les voir heureux et satisfaits.
Ce soir, mon cœur de maman s’ennuie,
Mais le bonheur des retrouvailles me réjouit.
Mes enfants sont ma vraie joie
Et pour moi, c’est ma religion, même ma foi!”

À ma fille, pour tes 14 ans…

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Il y a 14 ans, je t’attendais avec impatience.
Je t’aimais déjà à la folie, avant même de voir ta belle petite binette. J’avais hâte de te prendre dans mes bras, te bercer et te serrer contre mon cœur.
Je rêvais de sentir ton odeur de bébé et d’embrasser un à un tes petits doigts et orteils roses.

L’attente était longue. Tu jouais à la capricieuse. Tu étais bien au chaud, toi, dans ma bedaine parfaitement ronde. Après plus de 12 heures de travail, tu as pointé ton petit nez l’après-midi du 21 janvier 2004. C’était un jour froid, enneigé. Mais tu as été mon rayon de soleil et mon brin de bonheur, ce jour-là.

Tu étais jolie comme un cœur avec tes grands yeux bruns foncés et tes cheveux noirs abondants. J’ai trouvé que tu ressemblais à Roshan, le bébé dans le film « Ice Age » et ça m’a fait littéralement flippé de bonheur.

Tu étais ce bébé tant rêvé et tant désiré. Tu as été conçue dans l’amour, ne l’oublie JAMAIS ma belle Zoya.

Je suis devenue maman pour la première fois grâce à toi. Tu m’as appris le vrai sens de l’amour inconditionnel, du dévouement et de la patience.
J’ai connu le bonheur des premières fois avec toi : Premier sourire, premier mot, premier pas, première dent…Mon Dieu que j’ai versé des larmes de joie, d’inquiétude, de peur…Toutes sortes de larmes, j’en ai connues.

Je t’ai vue grandir et t’embellir au fil des jours.Tu es rendue une magnifique jeune fille autonome, intelligente, fière, sensible et très humaine. Ton sens de l’humour ne cesse de me surprendre. Ta grande débrouillardise m’émerveille.

Tu es parfaite à mes yeux. Ce que tu considères comme tes imperfections fait de toi ce que tu es. C’est ton unicité. Ça me fait tellement de la peine lorsque tu te doutes de tes forces et de ta beauté après tous les efforts que je déploie pour te faire sentir ton importance. Tu es naturellement sublime. Et ce n’est pas vrai que c’est les produits de beauté qui te rendent belle. Tu l’es déjà, ma puce d’amour.

Sache que je suis fière de la fille que tu es rendue et je le serai toujours, toujours. N’oublie jamais que je suis là pour toi, afin de te soutenir, te conseiller, te protéger et être surtout ton amie et ton alliée.

Jamais je ne jugerai tes choix. Bien au contraire, je t’appuierai jusqu’à mon dernier souffle.

Nous avons réussi tous les 4 ensemble à nous re-créer une nouvelle famille qui nous ressemble. Ta résilience ainsi que celle de ta sœur et ton frère, votre confiance en moi et votre croyance en nous ont contribué à cette belle réussite.

Mon cœur de maman déborde d’amour pour toi et souhaite que tu réalises tous tes rêves, même les plus fous. Que tu sois Heureuse et en santé surtout.

Joyeux 14 ans, fruit de mes entrailles!

 » Vos enfants ne sont pas vos enfants. ils sont fils et filles du désir de vie en lui-même. Ils viennent par vous mais non de vous, et bien qu’ils soient avec vous, ce n’est pas à vous qu’ils appartiennent. Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez loger leurs corps mais non leurs âmes, car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais n’essayez pas qu’ils vous ressemble. Car la vie ne retourne pas en arrière ni s’attarde à hier. Vous êtes les arcs qui projettent vos enfants telles des flèches vivantes. L’archer voit la cible sur le chemin de l’infini, et il vous courbe avec toute sa force pour ses flèches aillent vite et loin. Que cette courbure, dans les mains de l’archer, tende à la joie; car comme il aime la flèche qui vole, il aime aussi l’arc qui est stable. » Gibran Khalil Gibran (Le Prophète)