Étiquette : Couple

L’echo des souvenirs – Prise 2

B8675493-6B6B-4FD4-A2A6-C4340963F732

Les fêtes sont finies ainsi que ma première journée de travail après les vacances de fin d’année. Une vague de froid arctique a frappé fort comme pour ajouter une couche à ma petite déprime de post-fêtes.

En route vers la maison, “Perfect” de Ed Sheran joua soudain sur un poste FM. Le cœur me leva. Le “nous” me manquait terriblement!

Je pensais à tous ces moments où nos deux familles se réunissaient autour de la table quelques soirs pour souper. Tout le monde se parlait en même temps, les rires des enfants s’entremêlaient, chacun avait quelque chose à partager de sa journée.

Des fois, le ton montait pour faire valoir son droit à la parole mais le tout se faisait dans une ambiance saine, remplie d’amour et d’affection. On s’acceptait tel qu’on était, avec nos défauts, nos traits de caractère et nos personnalités respectives.

Une famille colorée, c’est ce qu’on aurait pu être ensemble. Cette brève pensée me fît sourire mais je me ravisai aussitôt que ce n’était plus que l’ombre d’un souvenir. J’arrivai à peine à voir devant moi. Tant de souvenirs qui embrouillèrent mes yeux, particulièrement ce soir.

Du revers de la main, j’essuyai une larme restée accrocher au coin de l’œil et je montai le volume de la radio. C’est lourd sur la route. Beaucoup de trafic. Donc, j’ai amplement le temps de retourner fouiller dans ma boîte à souvenirs mentale. Ça me rendit nostalgique encore et encore. J’entendis à nouveau l’écho des rires d’enfants insouciants. Je réussis même à percevoir l’odeur de la soupe que tu avais fièrement préparé pour me prouver tes talents de cuistot.

Un feu brûlait dans la cheminée. Encore ce soir, on faisait griller des marrons en jasant de nos rêves les plus fous. Tu frôlais légèrement de tes lèvres mon front et ça me faisait tressaillir de bonheur.

On me klaxonna…il faudrait avancer. Ça me sortit de mes rêveries pour quelques instants seulement…

Mes aiguilles de tricot et mes boules de laine étaient là sur ma table basse. Je passais de longs moments à tricoter devant le feu, avec juste les lumières du sapin et les chansons de Michael Bublé pour m’accompagner. C’était des moments de bonheur. C’était réconfortant d’être au chaud, au fond de mon beau divan jaune pâle aux motifs blancs.

J’aurais tellement souhaité être assise ainsi, collée à toi. Tsé, j’aurais passé une vie entière à savourer ces moments. À m’engourdir de la chaleur de ton corps collé au mien. J’aurais aimé que tu m’aimes d’un amour qui ne laisse aucune trace de doute dans mon cœur.

L’amour est à la base de notre existence. On est prêt à tout donner pour l’avoir, pour le sentir, pour le vivre, pour vibrer au même diapason avec celui qui passionne notre cœur!

Bref, dans quelques minutes, j’arriverai chez moi. Ce sera froid, ce sera vide. Je serai seule autour de la table, à manger un repas décongelé. Mon sapin, encore dans le coin de mon petit salon, me tiendra sûrement compagnie, ce soir et jusqu’à nouvel ordre…

Probablement que j’écouterais en boucle ‘Ton désir’de Lara Fabian. Je commence à être trop prévisible, c’est ce que tu m’avais dit un jour, n’est-ce pas?

J’aurais voulu que tu sois là. Qu’on puisse reconstituer une nouvelle famille à notre image. Qu’elle porte nos couleurs respectives. Notre touche à nous. Que les rires résonnent à nouveau dans tous les recoins de la maison, notre maison à nous.

Le doux crépitement du feu me manque. L’odeur des châtaignes grillées aussi. Nos sourires complices. Nos ‘je t’aime’ silencieux. Ta main dans mes cheveux. Tes yeux scintillant de désir…

« On ne sait jamais rien de ce qui se noue entre les êtres , eux-même souvent l’ignorent, et le découvrent en se perdant. » Olivier Adam

Sous l’emprise de “l’amour”…

img_6508

Les plus « belles » des histoires d’amour débutent par un conte de fées et en un rien de temps, la magie s’estompe et laisse place à la frustration.

Le début donne des papillons dans le ventre. Le mâle se met en mode séduction pour conquérir la fille qui lui plait. Il est prêt à aller loin pour mettre son plan à exécution. Et si ça adonne qu’elle soit prise et non disponible, il serait prêt à la prendre d’un autre pour combler son besoin de marquer son territoire!

Dans ce cas, le but justifie les moyens. La formule à la Machiavel. Aussitôt qu’elle devienne la sienne, les petits jeux de manipulation commencent : le chantage émotionnel.

Au début, il l’appelait et la textait une centaine de fois par jour. Il s’inquiétait pour elle et exigeait de la voir fréquemment.
Aussitôt qu’elle se rende disponible pour lui, toujours prête à satisfaire ses besoins affectifs, il prend du recul et prétend d’être occupé. Monsieur joue au capricieux. Il la blame pour un manque de compréhension et d’empathie . Il veut être écouté en permanence mais ne lui laisse pas la chance de s’exprimer, elle. Il l’accuse de vouloir prendre toujours la parole et d’être incapable d’écouter. Il applique le principe de « la carotte et du bâton » pour la manipuler. De plus, il la fait vivre dans la culpabilité en pensant qu’elle est la cause de tous les malentendus. Qu’elle souffre d’une instabilité émotive alors que le contraire est vrai.

Sa « force » de caractère visible cache un être instable émotionnellement qui souffre d’un certain complexe d’infériorité, et ce pour des raisons que Dieu seul connait.

L’homme vrai est capable de l’accepter comme elle est et ne voit que ses atouts. Il est émerveillé par sa personnalité. Alors que son semblable faible va attribuer sa personnalité à une mauvaise attitude. Ceci n’a rien à voir avec elle. C’est lui!

Malheureusement, son ego masculin le rend aveugle. Son désir maladif du pouvoir mène le jeu.
Qu’il soit oriental ou occidental, ce type d’homme agit de la même façon. Il a les mêmes patterns de comportement. La relation va de pire en pire. L’ambiance devient lourde et pénible à supporter. Le conte de fées prend fin officiellement. Il est remplacé par un sentiment d’étouffement. La frustration devient le mot d’ordre. Elle l’aime mais est incapable de le comprendre!

Par contre, le jour où elle réalise qu’elle est sous l’emprise d’un manipulateur narcissique avide de contrôle, qui trouve du plaisir dans ce jeu pervers, elle sera prête à renverser la table pour revenir à la vie. Sa seule porte de sortie est de prendre la fuite. Inutile d’essayer de le changer ou du moins espérer qu’il pourra changer.

La femme ne demande qu’à être aimée, écoutée des fois et surtout de se sentir importante à ses yeux. C’est simple. Il suffit de lui rappeler qu’elle est belle. De lui tenir la main en public. D’être attentif à ses besoins. La texter pour lui dire qu’il pense à elle, même s’il est débordé de dossiers ou qu’il est occupé avec ses amis. De respecter ses moments de silence et lui permettre de venir d’elle-même à lui. De l’appeler juste pour lui dire que sa voix lui manque.

C’est une recette gagnante. Elle va lui retourner ses attentions par tonnes. Elle va être son amie, sa complice et sa partenaire.
Elle va le soutenir dans tous ses projets. Elle va rendre sa vie meilleure, plus légère, plus le fun. Elle va être en humeur lorsqu’il arrive chez eux le soir. Elle va rire avec lui, le jaser et lui donner plein d’amour.
Elle ne manquera pas une occasion sans lui dire qu’elle l’aime et qu’elle le trouve beau.
Elle ne sera plus jalouse de ses sorties en solo car il la rassure en permanence.

Ce n’est pas difficile à réaliser mais ça prend un minimum d’intelligence émotionnelle et une personnalité ouverte et souple pour rendre cette formule gagnante. Il suffit de transcender son ego masculin s’il veut vivre heureux.

Pourquoi permettre à la tristesse de prendre le bord?
S’il n’est pas capable de mettre en exécution ces simples actions pour pérpetuer la paix et l’amour dans le couple, il vaut mieux rester célibataire et laisser un autre prendre soin d’elle et la rendre heureuse.