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Je ne suis plus la même

Je ne suis plus la même et ce n’est pas un secret. Ma vie, à différentes étapes, a connu des chamboulements majeurs qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Même la base a été touchée, ébranlée comme après un intense tremblement de terre qui laisse des fissures au sol. Ces fissures, par contre, permettent à la lumière d’entrer jusqu’aux fondations et permettent la restructuration de la base, qui est le temple du coeur et de l’âme. On améliore nos techniques de gestion des risques afin de prévenir un éventuel prochain chambard. On devient plus solide et stable face aux orages et aux vagues. On apprend à se protéger plus adéquatement et à se défendre plus efficacement. Mais aussi à être plus proche de notre humanité et de celle des autres.

Les personnes qui ont connu des déceptions, des pertes et des trahisons mais qui ont réussi à se recontruire et à se remettre debout sont capables de ressentir les autres, d’avoir la capacité à ressentir leurs émotions et de se mettre à leur place. Ces personnes développent une grande sensibilité en général et ressentent plus fortement leurs émotions.

Je fais partie de ces personnes-là. Je découvre en moi cette sensibilité qui peut être accablante des fois. Malgré l’armature que je me suis construite pour protéger mon coeur des intempéries de la vie et de l’inhumanité de certains, les fissures que j’ai subies leur permettent de s’y infiltrer aussi. J’apprends à me désensibliser face à ça, plutôt qu’à renforcer mon armature au point d’empêcher même la lumière d’y accéder. La dureté ne doit pas nous pousser à l’aigreur et lorsqu’on empêche la lumière d’envelopper notre coeur, on se déshumanise.

J’ai changé. Je suis en changement constant. Ce processus se déroule en continu à chaque fois que l’on perd quelque chose ou qu’une étape prend fin pour permettre à une autre de prendre place. Lorsqu’on accepte ce nouveau et on l’accueille dans notre vie ou on fait le deuil de ce qui en était, un changement s’opère en nous. Notre façon de voir les choses mue, nos ressentis se sophistiquent. Notre disposition à s’ouvrir à l’univers s’accentue.

Toute personne change à un moment donné mais certains refusent d’accueillir tout changement, de vivre le deuil de leur ancien « moi » ou continuent à vivre dans le déni car c’est plus facile pour eux de rester cachés dans leur zone de confort. En fait, certains refusent même que les autres changent.
Ça les insécurise. Ils projettent leur peur sur l’autre et se tiennent sur la défensive
en lui balançant toute sorte d’accusations injustes, tellement qu’ils ont peur de ne plus retrouver l’autre dans sa transformation intérieure et/ou spirituelle. Ça leur donne l’impression d’être trahis ou délaissés alors que l’autre ne fait que s’ouvrir au changement qui se pointe dans sa vie.

J’avais tendance à culpabiliser vis à vis l’insécurité des autres à l’égard de la nouvelle personne que je suis devenue. Je devais des fois remettre un ancien visage qui ne me ressemble plus pour réconforter leur peur et gagner leur approbation. Je ne peux plus continuer de cette façon. Je ne suis plus la même. J’ai fini par accepter qu’ils n’acceptent pas la femme que je suis aujourd’hui et de m’accepter ainsi. Je n’ai plus à gérer comment ils me perçoivent. Ce n’est pas ma bataille mais la leur. Je crois que j’ai lâché prise sur cet aspect de ma vie.

Ce que les autres pensent de moi ne m’appartient pas. J’ai embrassé mon unicité et appris à aimer le nouveau chemin que j’ai tracé pour ma nouvelle vie. Je changerai pour m’améliorer, pour être plus heureuse, pour être plus en cohérence et au dispason de mes valeurs et de mes convictions mais non pour plaire et pour rendre les autres heureux aux dépends de mon propre bien-être.

J’ai voyagé au rythme des vagues et j’ai fini par mettre les pieds sur la terre ferme, non sans trop de dégâts, pour devenir ce que je suis devenue. J’ai connu la peur, la solitude, l’angoisse et l’incertitude. Je n’avais personne à mes côtés pour me réconforter et pour soutenir ma démarche chancelante. J’ai réussi et je suis fière de mon parcours. Alors oui, j’ai changé. Et beaucoup. Le passé m’a servi de leçon, sans plus. Mon champ de vision est devant moi et non derrière. Ceux qui veulent faire partie de ma nouvelle vie, y trouveront leur place. Tous les autres…c’est leur choix.

Se reconnecter avec soi…

Nos obligations et nos responsabilités quotidiennes prennent beaucoup de place dans notre vie et nous déconnectent souvent de son essence. Nous perdons ce fil connecteur important qui nous relie à notre for intérieur et qui nous permet d’écouter nos besoins émotionnels, mentaux et spirituels.

Dans le vif de l’action de tous les jours, nous avons tendance à ignorer l’appel du « petit moi » en nous. Nous sommes fatigués et débordés, nous manquons de temps et nous accordons plus d’importance à ce qui nous entoure, à notre travail et surtout aux autres. Pourtant, se donner du temps pour s’écouter ne devrait pas être si compliqué et si long même dans un horaire surchargé. C’est du temps que nous nous devons. Il suffit de fermer les yeux pour quelques minutes, prendre une bonne respiration profonde et se questionner sur nos besoins du moment : Comment je me sens? Pourquoi je me sens ainsi? J’ai besoin de quoi en ce moment? La réponse surgira d’elle-même, je vous le garantis!!! Tentez l’expérience et vous verrez par vous-mêmes!

Je me suis très peu accordé du temps au cours des vingt dernières années. Le train-train de la vie me détournait de mes besoins essentiels au point où j’ai perdu le « moi » et le « je » de la mappe. Je répondais aux besoins de tout le monde aux détriments des miens. Le résultat est simple : de la frustration en permanence. Il n’y a personne qui va venir vous dire d’écouter vos besoins et de les prioriser. C’est à vous de le faire. Heureusement, ça a fait partie de mon cheminement et le fait toujours d’ailleurs. C’est un apprentissage à faire en continu car c’est facile de se perdre de vue en cours de route.

Lorsque je me sens loin de moi-même, je prends les moyens de me retrouver et me reconnecter à mon intérieur. Je prends du temps pour moi aussi. Je peux être encore maladroite des fois dans l’expression de mes émotions et de mes besoins car je n’avais pas la bonne personne à mes côtés pour m’encourager à le faire. Bien au contraire. À des moments, je me suis égarée. J’ai étouffé mes besoins. Je me suis chosifiée pour ne plus souffrir car en se chosifiant, on se « déshumanise » pour avoir moins mal. J’ai omis d’entendre cette voix intérieure qui appelait à l’aide, qui lançait des signaux d’alarme.

Mais, des fois, il faut s’égarer pour mieux se retrouver, dit-on. En se retrouvant, on découvre le vrai nous au-delà des illusions qu’on s’est faites de nous-mêmes. On apprend mieux et à se connaitre et à se connecter à notre « petit nous » réfugié dans les profondeurs de notre âme. Un « nous » qui peut avoir peur, qui peut être triste ou heureux, qui veut s’exprimer de toutes les façons possibles, qui veut se faire aimer, respecter et accepter.

Rares sont les personnes qui n’ont pas peur de découvrir ce qu’ils sont vraiment en se connectant à leur essence. D’où leur volonté, consciente ou inconsciente, de faire taire leur voix intérieure et leurs besoins. C’est pourquoi lorsqu’on parle de peur, un autre terme émerge : oser. On ose parce qu’on a peur. On ose parce qu’on veut surmonter notre peur. On ose parce qu’on veut un résultat différent. On ose parce qu’on veut franchir les limites de l’ordinaire. On ose parce qu’on est tanné de négliger nos besoins pour répondre aux besoins de l’autre. On ose le jour où l’on dit OUI alors que tout notre être crie NON et que ça nous rend extrêmement triste et frustré.

Au début de l’année courante, je me suis fixé comme objectif/défi d’oser être moi-même. Je peux fièrement dire que j’ai réussi à y adhérer. Le nombre de fois, cette année, où je suis sortie de ma zone de confort, où j’ai pris des décisions de taille qui ont changé toute mon existence, où j’ai réalisé des projets personnels et professionnels comme jamais avant. Tout ça parce que j’ai osé, parce que je me suis écoutée et j’ai répondu à des besoins que j’ai enterrés pendant longtemps. Je me suis reconnectée avec ma petite « moi » qui avait désespérément besoin que j’en prenne soin. Je ne regrette pas ce choix.

À tous les matins, je me dis que je suis chanceuse d’être où je suis rendue dans ma vie. Je suis fière de mon parcours et du courage d’avoir osé…Mon chemin était parsemé d’embûches et teinté de peur mais mes besoins de liberté, d’indépendance, et d’autonomie étaient plus forts que toute peur. Le déclic s’est fait lorsque j’ai rétabli la connexion avec moi-même. J’ai retrouvé la petite « moi » confiante et sûre. La « moi » qui attendait ce moment pour sortir à la lumière du jour, pour s’épanouir et pour s’affirmer.

Lorsque la vengeance aveugle…

Violenter le coeur d’une femme de la pire façon qui peut exister…mais l’amour qui remplissait son coeur avait des pouvoirs magiques qui guérissent.

Tuer son âme à petit feu…mais son âme avait le pouvoir de se ressusciter de ses cendres.

Tout faire pour lui interdire l’accès au bonheur…mais son bonheur résidait dans tout son être.

Lui en vouloir et le lui montrer à toute occasion car elle avait opté de vivre en toute Liberté…..mais la liberté, elle en avait plein la tête, avant même de sortir à la lumière du jour.

La critiquer, la juger, la condamner pour avoir fait des choix différents, qui vont à l’encontre de ses croyances religieuses et traditionnelles, mais ces choix l’avaient sauvée de son emprise et de l’emprise de tout ce qu’il prône.

La détruire pour se sentir fort et invincible…mais elle ne fait que se remettre debout, plus droite à chaque fois, la tête haute et fière.

Et parce que toute cette colère et cette haine étaient peine perdue, il ne pouvait pas l’atteindre, la priver de ce qui est le plus important à ses yeux, le plus cher pour son âme était son dernier recours….ses enfants. Lorsque ces êtres précieux deviennent l’arme de la vengeance utilisés pour atteindre celle qui leur a donné la vie, qui s’est consacrée pour les voir grandir, qui s’est privée de sommeil nuit après nuit pour calmer leurs pleurs et combler leurs besoins de réconfort, qui a passé leur bien-être physique avant le sien, qui a accepté, encaissé et avalé pendant de longues années, qui a fermé les yeux et joué à l’ignorante pour ne pas déstabiliser leur quotidien, embrumer leur petit coeur fragile, ébranler leur confiance en la vie et leur faire douter du bonheur familial…tout ce qu’une mère fait sans compter ou y penser car elle le fait par instinct! L’instinct maternel qui est plus fort que tout apprentissage! Plus fort que tout ce qui peut exister. Cet instinct interchangeable avec amour qui persiste même après la mort et qui ne s’oublie jamais.

Lui-même qui reconnait être incapable de vivre sans l’amour maternel mais se donne le droit de décider que ces enfants n’en avaient besoin, qu’il n’était pas nécessaire à leur bien-être. Il ferme les yeux sur l’angoisse de perte dont ils souffrent. Il ferme les yeux sur leurs cauchemars, sur leur insomnie, sur leur anxiété de vivre au quotidien sans leur mère, leur peur que leur source de réconfort disparaisse ou soit remplacée. Car au fond de lui, c’est un de ses souhaits. Même si eux souffrent, ce qui compte c’est que, Elle, leur mère, souffre de les voir souffrir. C’est sa formule gagnante, sa devise pour persister avec la violence psychologique, avec le contrôle et la manipulation purement maladive, machiavélique, narcissique….

Lui qui la sous-estime, comme il l’a toujours fait, ne réalise pas à quel point elle est forte. Son instinct maternel et son amour inconditionnel pour ses enfants lui procurent une force intérieure inépuisable et inestimable. Il l’a transformée sans le savoir, sans le vouloir, en battante inlassable. Ce n’est pas elle qui abandonnerait le champ de bataille avant de retrouver ses droits de vivre avec ceux qui sont la raison de sa vie et de sa survie. Elle s’est battue pour ses valeurs de mère et de femme à part entière, libre de choix, de décision, d’expression, de croyance et se battra jusqu’au dernier souffle pour leur liberté et leur humanité, pour leur donner des racines et des ailes, pour leur offrir le choix de dire oui ou de dire non.

Elle prend son mal en patience car elle sait que la vie s’en occupera d’elle…et de lui aussi!

J’ai rêvé…

photo©️Sara Riches/peintre australienne

J’ai rêvé d’une vie où les couchers de soleil teintés de mille et une lueurs réconfortaient mon coeur et apaisaient mon âme.

J’ai rêvé que je pouvais rire aux larmes et pleurer de joie dans les bras d’un homme qui savait comment me rendre heureuse.

J’ai rêvé d’un amour aussi profond qu’un océan, aussi doux qu’une brise d’été.

J’ai rêvé d’entendre ma propre voix au lieu d’entendre juste mes pensées.

J’ai rêvé d’être courageuse face aux injustices et aux mensonges.

J’ai rêvé de crier, de m’indigner, de refuser et de me rebeller contre les idées préconçues et les préjugés qui bâillonnent la femme en moi.

J’ai rêvé d’être mes valeurs, d’être mes idées, d’être mes rêves, d’être simplement moi sans devoir me justifier ou culpabiliser.

J’ai rêvé de me réconcilier avec les choix que j’ai faits dans ma vie et que j’ai regrettés.

J’ai rêvé de me pardonner ma lâcheté, ma peur et ma faiblesse.

J’ai rêvé de pointer chaque regard de haine et de dégoût, de dénoncer chaque mot qui a violé ma paix et chamboulé ma quiétude.

J’ai rêvé d’être la reine du royaume, la seule.

J’ai rêvé de ne pas me cacher derrière un sourire vide et stupide pour dissimuler la douleur qui me consume.

J’ai rêvé d’un nouveau jour, d’un nouveau départ…

J’ai rêvé que j’étais forte et en me réveillant, j’ai trouvé cette force indomptable en moi qui ne demande que de se libérer, de briser les chaines et de rugir pour faire trembler les cieux!

Cette femme…c’est moi

@Photo crédit : French freelance Designer and Illustrator Florian Nicolle

Ce matin, en me regardant dans le miroir, je me suis rendue compte à quel point j’ai changé. D’habitude, à chaque matin, je me prépare en vitesse pour sortir. Je ne porte pas attention aux petits détails par manque de temps. Je me suis surprise entrain de sourire à mon reflet un peu fatigué. Je suis à la course depuis plusieurs semaines, entre deux villes, deux bureaux, deux maisons. Je prépare notre transition et notre nouvelle réalité de famille. Je vous laisse deviner la charge mentale que ça me cause. La fatigue physique est venue me rattraper et ce matin, mon corps a refusé de coopérer. Je n’étais pas capable de sortir du lit. Une grande fatigue accompagnée d’une migraine m’a frappée et m’a obligée de rester dans le réconfort de chez nous pour récupérer. Mais malgré ça, cela ne m’inquiète pas. C’est passager. C’est normal dans les circonstances. Une journée de repos suivie d’une bonne nuit de sommeil me remettront sur pied. La fatigue est physique. Sinon mon petit coeur de saumon se porte à merveille. Il est en bonnes mains. En sécurité. Entouré de beaucoup d’amour et de tendresse comme il n’a jamais connu avant.

La femme que j’ai vue dans le miroir est la nouvelle moi que je suis devenue. Une lueur d’espoir brille dans ses yeux. Une fierté miroite sur ses traits. Elle a réussi à s’en sortir. Elle a réussi à accoster après de fortes tempêtes en haute mer. Elle a appris à maitriser son voilier face aux vents de la vie. Elle n’a pas baissé les bras même lorsque tout prédisait la défaite. Elle est faite forte mais douce. Entêtée mais réfléchie. Prudente mais courageuse. Vulnérable mais persévérante.

Cette femme qui a appris à s’aimer et à être heureuse alors qu’elle ne s’appréciait pas à sa pleine valeur, se doutait de ses capacités et s’autocritiquait sévèrement pour tout et pour rien. Elle qui a appris à être aimée et à accepter qu’elle le méritait pleinement, alors qu’avant, elle nourrissait son coeur de mensonges en lui disant qu’il n’était pas assez bon, qu’il n’était pas à la hauteur. Elle qui a accepté de le nourrir de miettes en pensant que c’était ça l’amour et que c’était assez pour calmer sa faim.

Cette femme qui a permis qu’on la brise, qu’on la déçoive, qu’on la maltraite en lui faisant croire que tout était de sa faute. Elle a appris à ne plus porter le fardeau des autres, leur mal-être, leur noirceur intérieure et leur propre défaite aussi.

Cette femme qui a connu la tristesse de l’abandon, n’abandonnera jamais ceux qu’elle aime, ceux qui comptent le plus à ses yeux ni ceux qui viennent vers elle pour du réconfort.

Cette femme choisit désormais ses batailles, met son coeur à la bonne place et refuse de se faire marcher sur les pieds. Elle n’a plus peur de se frayer un chemin propre à elle. Elle n’a plus peur de laisser derrière elle ceux et celles qui ne rajoutent pas de valeur à sa vie. Ceux et celles qui ne font aucun effort pour mériter une place dans son coeur. Ceux et celles qui la prennent pour acquis.

Cette femme qui voulait avant plaire, qui cherchait l’approbation de son entourage, se moque maintenant de ce que les autres pensent de son chemin, de ses choix. Elle prend ses décisions en fonction de ses valeurs, de sa façon de voir le monde, la vie, l’univers. Elle vit dans la paix, l’amour et l’acceptation de ce qu’elle est devenue sans essayer de se faire accepter car elle n’a plus rien à prouver à quiconque.

Cette femme à part entière est aussi mère à part entière. Et c’est le rôle le plus précieux qu’elle joue et jouera jusqu’à son dernier souffle. L’amour pour ses enfants l’a gardée debout. Chacun d’eux a l’entièreté de son coeur et l’aura toujours. Elle s’est battue pour les voir heureux et ne cessera jamais de se battre pour qu’ils le restent toujours.

C’est cette femme que j’ai vue ce matin dans le miroir. C’est son histoire aussi. Cette femme, c’est moi…

La mélodie du coeur

Il y a eu de ces moments où je croyais que l’amour était un mythe, une belle légende urbaine qui permettait de rêver, d’espérer et de croire aux miracles mais qui reste une légende après tout! Mon coeur était rempli de doutes et je préférais me cacher derrière le masque de l’indépendance afin de le protéger d’une nouvelle déception. Je voyais des couples se faire et se défaire autour de moi à tous les jours. Je me disais que ma théorie était vraie. L’amour n’est autre que cette belle émotion qui enflamme le coeur et tous les sens de deux personnes qui viennent de se rencontrer. Tout nouveau est palpitant, excitant. Un incendie invisible carbure sur les émotions avant de finir par les consumer et les réduire un jour à la fois pour laisser place à une odeur de cendre au fond de la gorge.

J’ai collectionné des déceptions au goût cendré mais au fond de mes tripes, je ne pouvais croire que cette théorie est la seule, la bonne. Comment est-ce que mes parents ont réussi à rester ensemble depuis 44 ans? Ils s’aiment encore et se sont toujours soutenus dans le meilleur et dans le pire. Ils étaient et sont mon modèle de couple qui s’aime et s’affectionne.

Je ne pouvais accepter que l’amour ne soit qu’un mythe. Non. Impossible. Depuis des siècles, on vante l’amour et on s’en inspire pour écrire les plus belles histoires à l’eau de rose. J’ai fini par comprendre qu’il fallait cesser de courir après et le laisser venir à moi de son plein gré. Accepter que ce soit lui qui choisit le moment, le lieu et les coeurs à unir. Avec le temps et la maturité émotionnelle, j’ai appris la résilience et l’acceptation de ce que je ne pouvais pas changer. Je devais apprendre à m’aimer et accepter ma grande sensibilité. En fait, je devais, en premier, trouver le bonheur en moi. C’est cliché mais c’est totalement vrai.

L’amour est venu sonner à ma porte au moment où j’ai lâché prise. Il a mis mon coeur sens dessus dessous avant de le replacer différemment. L’homme qui a chamboulé mon existence depuis bientôt un an est l’amour incarné en personne. Quand tu es toi-même amour, tu ne peux donner que de l’amour. On me demande des fois si je suis toujours en amour et si l’homme avec qui je suis en amour « m’aime moins » qu’au début. Ça me fait sourire. J’avais la même façon de penser avant de l’avoir rencontré.

Il a fallu nous deux à un moment précis de nos vies respectives, avec chacun sa valise remplie de son bagage, ses expériences, ses joies, ses déceptions. À ce moment précis de notre existence, les battements de nos coeurs se sont harmonisés pour jouer la plus belle des mélodies. Je découvre en lui, à tous les jours, les morceaux nécessaires qui manquaient à mon existence. Je peux mourir aujourd’hui en disant « j’ai aimé et j’ai été aimée! »…

Femme

« Soyez excentrique, soyez séductrice, soyez mystérieuse, soyez libre! » ~ Sonia Rykiel

Une femme libre est une femme qui s’assume et s’accepte.
Une femme qui s’aime.
Une femme qui apprivoise ses imperfections et les considère comme sa « marque ».
Une femme qui célèbre son unicité et est fière de sa différence.
Une femme qui sort du cadre et dévie des sentiers battus.
Une femme qui ose, qui se réinvente, qui trouve son confort hors des zones de conforts.
Une femme féminine, consciente et confiante de sa sensualité et qui maitrise l’art de la séduction.
Une femme qui n’a pas peur de ses désirs et qui regarde dans les yeux son plaisir.
Une femme ambitieuse, persévérante et qui franchit le seuil des « limites ».
Une femme fragile et sensible mais forte et courageuse. Une femme au coeur de lion.
Une femme dont les bras sont un refuge, la poitrine un hâvre de paix et les baisers un avant-goût du paradis.
Une femme débordante de tendresse, de bienveillance et d’empathie.
Une femme qui ressemble à un pays.
Une femme qui s’indigne et se rebelle.
Une femme qui dénonce les injustices de ce bas monde.
Une femme qui ne mâche pas ses mots et qui dit haut et fort le fond de ses pensées et de ses croyances avec élégance et sûreté.
Une femme qui ne connait pas les demi-mesures, les faux-semblants et les « à-peu-près ».
Une femme qui s’engage, qui se bat et qui croit aux deuxièmes chances et aux nouveaux débuts.
Une femme mi-ange, mi-démon.
Une femme qui pleure, une femme qui rit, une femme à la douce folie.
Une femme au coeur bohème et à l’âme vagabonde.
Une femme qui vibre, qui frissonne et s’abandonne.
C’est ça qu’être femme…femme!

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