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J’ai rêvé…

photo©️Sara Riches/peintre australienne

J’ai rêvé d’une vie où les couchers de soleil teintés de mille et une lueurs réconfortaient mon coeur et apaisaient mon âme.

J’ai rêvé que je pouvais rire aux larmes et pleurer de joie dans les bras d’un homme qui savait comment me rendre heureuse.

J’ai rêvé d’un amour aussi profond qu’un océan, aussi doux qu’une brise d’été.

J’ai rêvé d’entendre ma propre voix au lieu d’entendre juste mes pensées.

J’ai rêvé d’être courageuse face aux injustices et aux mensonges.

J’ai rêvé de crier, de m’indigner, de refuser et de me rebeller contre les idées préconçues et les préjugés qui bâillonnent la femme en moi.

J’ai rêvé d’être mes valeurs, d’être mes idées, d’être mes rêves, d’être simplement moi sans devoir me justifier ou culpabiliser.

J’ai rêvé de me réconcilier avec les choix que j’ai faits dans ma vie et que j’ai regrettés.

J’ai rêvé de me pardonner ma lâcheté, ma peur et ma faiblesse.

J’ai rêvé de pointer chaque regard de haine et de dégoût, de dénoncer chaque mot qui a violé ma paix et chamboulé ma quiétude.

J’ai rêvé d’être la reine du royaume, la seule.

J’ai rêvé de ne pas me cacher derrière un sourire vide et stupide pour dissimuler la douleur qui me consume.

J’ai rêvé d’un nouveau jour, d’un nouveau départ…

J’ai rêvé que j’étais forte et en me réveillant, j’ai trouvé cette force indomptable en moi qui ne demande que de se libérer, de briser les chaines et de rugir pour faire trembler les cieux!

Une nouvelle vie de couple

Je ne peux croire qu’il y a à peine 13 mois je me questionnais sur l’amour et la vie, sur le bonheur au sein du couple, sur la résistance des relations face aux intempéries de la vie. Durant les mois qui ont précédé la rencontre avec l’homme qui est devenu mon conjoint, j’avais pris la décision d’être heureuse seule, en fait d’être seule tout court. Je ne voulais plus mettre mon coeur entre les mains de quelqu’un qui n’en prendrait pas soin ou qui risquerait de l’échapper à terre. J’y avais fait un gros travail de restauration et la dernière chose dont j’avais envie, c’était de ramasser à nouveau ses morceaux pour tenter de les recoller. J’avais moins mal et je m’épanouissais tranquillement mais sûrement. Je commençais à goûter à la félicité et je savourais chaque moment de la vie. J’avais atteint un certain équilibre et une paix intérieure que je n’avais ressentie depuis de longues années. J’étais tout simplement bien. Puis je l’ai croisé. J’ai instantanément ressenti une douce chaleur s’emparer de mon coeur et j’ai su qu’il allait être ma plus belle histoire.

Au fil des jours et des semaines, mon pressentiment se confirmait : il est un homme merveilleux. Je tombais en amour avec lui à chaque jour. Par sa simplicité et sa spontanéité, il a su conquérir tout mon être. Le désir de partager sa vie au quotidien grandissait. La distance entre nos deux villes respectives commençait à se faire sentir. N’ayant pas de famille ou amis proches dans ma ville, déménager dans la sienne était plus juste que de le déraciner d’un endroit où il avait de la famille et des amis, malgré qu’il était prêt à le faire pareil. Rester dans ma ville était rendu pénible. Il n’y avait que de mauvais souvenirs partout. Je ne voulais pas commencer une nouvelle vie de couple au même endroit où tout me rappelait des moments chargés de tristesse et de frustration. De plus, je haïssais la dynamique de la ville et son énergie où c’était impossible de nouer avec l’entourage et de se faire des connaissances.

La décision était tombée. J’étais mentalement et psychologiquement prête de faire encore une fois un saut déterminant dans ma vie. J’étais prête à assumer les conséquences par rapport à ma famille et à la garde des enfants. Les filles, étant des ados, avaient le choix de décision de l’endroit où elles voulaient vivre. Elles avaient choisi de rester parce qu’à leur âge, les amis et l’école font partie de leur identité. Le changement fait peur en général. Pour un ado, c’est encore plus vrai. J’ai respecté leur choix malgré ce que ça fait à mon coeur de maman. La distance ne change rien à notre relation. Au contraire, ça nous a rapprochées encore plus. Elles se confient à moi sur la moindre des choses et me consultent pour tout et pour rien. Elles savent aussi que je serai toujours là pour elles, que je surveille leur bien-être de loin et que je ne m’empêcherai pas d’intervenir lorsqu’il sera compromis.

Quant à mon petit, ses besoins de l’amour et la présence maternels sont indéniables. Un sujet à régler en justice. Sa maman est têtue, persevérante et n’abandonne pas facilement!!! Donc à suivre…

Ma nouvelle vie a débuté il y a un mois. Je suis une femme heureuse comme jamais. Je me rends compte aussi à quel point j’ai été maltraitée, mal appréciée et mal aimée dans mon ancienne vie. Quand on n’a connu que ça, on pense que c’est ça l’amour. Tellement triste! L’amour c’est plus qu’un simple mot dépourvu de sens pour justifier toute sorte de maltraitance psychologique et de manipulation narcissique. L’amour c’est le respect, l’appréciation, l’ouverture, l’acceptation de l’autre dans ses choix, croyances, pensées. L’amour, c’est permettre à l’autre de s’exprimer librement et d’être lui-même sans jugement. C’est contribuer à son épanouissement, à son bien-être et à son cheminement à tous les niveaux. C’est l’encourager à aller de l’avant.

Je me rends compte aussi à quel point j’ai développé des réflexes de protection que je dois débâtir maintenant. Me cacher dans ma coquille en fait partie. Heureusement, avec l’homme de ma vie, je chemine avec confiance. Je n’ai plus besoin de me cacher, ni d’étouffer mes pensées. Il y a encore du chemin à faire car chacun est arrivé avec son bagage mais lorsque l’amour et l’ouverture envers l’autre sont au rendez-vous, la relation ne peut qu’aller de l’avant et s’épanouir. On apprend à cohabiter à tous les jours et à se connaitre dans diverse situations affrontées. On apprend à vivre ensemble en tant que couple mais aussi en tant que famille reconstituée. La communication est primordiale pour des relations saines. Se parler franchement, s’exprimer librement, s’écouter activement, discuter civilement sont des ingrédients essentiels d’une recette réussie. C’est également un apprentissage pour les enfants qui sont habitués aux cachoteries dans l’autre maison, au criage et aux « discussions » à sens unique (aka ordres).

En un an, il y a eu beaucoup de changements. Un nouveau couple, un déménagement, une nouvelle ville et un nouveau milieu de travail, aussi des plans futurs à gogo. J’ose avoir des ambitions quant à ma carrière. J’ai la bonne personne à mes côtés pour m’encourager et me stimuler à les réaliser.

Je suis si reconnaissante à la vie d’avoir croisé le chemin de cette merveilleuse personne qui remplit mon quotidien de sourires et de moments teintés de douceur et qui enrobe mon coeur de bonheur à l’état pur et simple. Avec lui, ce n’est pas compliqué. Nous nous complétons à merveille par nos différences comme par nos similitudes.

Dans chacun de mes textes sur Mon Coeur de Saumon, j’ai un message à passer. Ceux qui me lisent depuis mes débuts savent à quel point j’ai vécu des hauts et des bas. En lisant mes mots, ils ont recueilli sans le savoir chacune de mes larmes et ont partagé chacun de mes moments de bonheur. J’ai toujours voulu dire à travers mes lignes que le bonheur sera au rendez-vous un jour pour ceux et celles qui vivent un deuil ou une peine, qu’on se doit d’être heureux, qu’on peut améliorer notre sort, qu’on peut changer la donne et que si « on n’aime pas où l’on est, on doit bouger car on n’est pas un arbre! »

Malgré mes blessures, je n’ai pas cessé de croire en une meilleure vie et en l’amour. La vie m’a récompensée pour ma gratitude et ma résilience en mettant sur mon parcours la personne parfaite pour moi qui m’apprend le vrai sens d’aimer sans condition.

“Quand vous vous levez le matin, remerciez pour la lumière matinale. Remerciez pour votre vie et votre force. Remerciez pour la nourriture et pour la joie de vivre.
Et si vous ne voyez aucune raison de remercier, soyez assuré que la faute vient de vous.” – Tecumseh, chef des Indiens Shawnee

J’aimerais être un pissenlit…

J’ai beau voulu lâcher prise mais les circonstances qui ne cessent de brasser mon coeur ne me permettent pas d’en faire un mode de vie. J’avais réussi à un moment donné à l’atteindre, j’étais remplie de bonnes intentions et ouverte à le pratiquer plus souvent, voire à l’adopter régulièrement mais les vents forts ne cessent de me ramener à la case Départ.

Je ne suis pas prête à abandonner…je ne suis pas prête non plus à laisser le travail à moitié fait. Ça ne me ressemble pas. Mais, ces temps-ci, lâcher prise est devenu aussi pesant que les armes et munitions que je transporte pour mon combat interminable. Je ne sais plus si je devrais simplement lâcher prise et laisser la vie se charger de tout à sa manière ou continuer à combattre pour atteindre ce qui m’est important!

Je veux bien me laisser au courant au lieu de me battre contre et épuiser ma réserve d’énérgie et ma paix intérieure avant d’atteindre le rivage mais c’est plus fort que moi. La vie teste ma patience et ma résilience sans arrêt, sans répit. Heureusement ou malheureusement, j’ai une patience infinie. Mais je n’en veux plus de ces maudits tests. Je ne veux plus devoir faire preuve de patience à tous les jours…Il me semble que j’ai réussi ce test il y a longtemps. Un répit est plus que souhaitable.

J’aimerais être un pissenlit qui laisse aller ses graines au gré du vent, sans résistance. Tout en douceur et légèreté. Il se libère pour pouvoir renaitre beau à nouveau, droit sous le soleil et face aux vents….Il se renouvelle après chaque cycle de vie et se multiplie contre vents et marées, insouciant de tout ce qui essaie de l’anéantir….certains le détestent pour sa persistance mais on ne s’empêche d’envoyer un voeu dans l’univers en soufflant sur sa boule délicate et regardant ses graines soyeuses virevolter comme de petites plumes d’oiseau avant de se laisser emporter loin….

Se laisser emporter…y a-t-il un mode d’emploi à ça? J’ai oublié ce que ça sent et ce que ça goûte. Lorsque notre âme est fatiguée, elle ralentit notre cheminement et alourdit nos pas. C’est là notamment qu’il faudrait se laisser emporter par le flot des évenements pour se ménager et se donner répit.

« Lâcher prise, c’est accepter ses limites, c’est arrêter de se battre au détriment de son équilibre, de son intégrité et de sa liberté ~ Nathalie Dinh »

Un hommage pour la 2ème bougie du blog

Le 5 juin 2017, j’écrivais mon tout premier texte sur le blog. Je ne savais pas trop ce que ça allait donner. J’avais beaucoup à dire, à partager. Beaucoup se tramait dans mon coeur encore meurtri. Je célébrais ma première année de liberté. Je guérissais tranquillement mais sûrement d’une séparation houleuse. Je savourais ma liberté en apprenant à assumer mon rôle de maman à temps partiel et mon nouveau statut de Femme avec un grand F. Deux statuts que je ne savais qu’ils pouvaient cohabiter. La femme en moi ayant disparu à travers les années, je devais la sortir de sa cachette et l’apprivoiser à nouveau…

Deux ans depuis cet article! Je me suis fixé comme objectif pour le deuxième anniversaire du blog d’atteindre 200 articles. Malheureusement, je ne l’ai pas atteint par manque de temps et à cause du rock’n’roll que je vis depuis plusieurs mois. Bon, le bordel est entrain de se ranger. Je suis dans le dernier droit avant que tout se replace. Lorsque ce sera fait, j’ai l’intention d’écrire un texte de témoignage dont le but est de partager ma dernière expérience afin de transmettre un message à ceux et celles qui vivent des moments difficiles, qui doivent faire des choix déchirants dans la vie, qui pensent ne pas être assez à la hauteur et qui se mettent en doute à chaque jour, surtout ceux et celles qui pensent qu’ils n’arriveront jamais à s’en sortir….

Pour le moment, et pour le deuxième anniversaire de Mon Coeur de Saumon, j’aimerais que ce texte soit un hommage aux femmes fortes qui font partie de ma vie directement ou indirectement. Pour leur présence, leur force remarquable, leur coeur qui bat toujours malgré les bleus, leur passion inépuisable, leur persévérance continue pour réussir et atteindre leurs objectifs, leur confiance en la vie et en leur voix intérieure, leurs précieux conseils…

Ces femmes qui ont eu leur lot dans la vie, tout comme moi, qui ont vécu des moments difficiles, des moments d’incertitude, de remise en question, de prise de décisions difficiles mais qui n’ont pas lâché leur combat, n’ont pas perdu cette flamme qui brûle en elles. Elles se sont relevées pour poursuivre malgré les blessures et les cicatrices. Elles ont choisi de marcher droit et être fières de leur parcours sinueux. Mais ce n’était pas tout. Ces femmes capables de tendre leurs mains vers les autres afin de les soutenir dans leurs combats.

Je choisis de les honorer car plusieurs d’entres elles, et malgré leurs propres batailles, m’ont soutenue et me soutiennent sans cesse. Elles prennent le temps de venir me voir et me parler, de prendre de mes nouvelles, de partager avec moi leurs expériences, leurs réussites, leurs peines et des fois de me prendre simplement dans leur bras pour me réconforter ou se réconforter.

En ces dernières années pas faciles, j’avais toujours eu à mes côtés, une femme : une amie, une collègue, une mère, une connaissance…

Je me considère chanceuse de faire partie de ce réseau tacite de soutien et d’amour. D’être entourée de femmes fortes et passionnées qui s’entraident sans demander de retour. Des femmes vraies, authentiques et surtout empathiques qui ont le coeur sur la main.

À toutes ses femmes, merci du fond du coeur! Je poursuis dans la même direction en ouvrant mon coeur et mes bras à toute personne, toute femme qui en a besoin!

Un envol avec toi

Tu m’as tendu la main
M’invitant à te suivre,
À déployer mes ailes de plomb
Me redonnant l’envie de vivre.

Avec toi, je vole sans peur.
Mes ailes plus sûres, plus fortes,
Te suivent dans ton envol
Et vers ton ciel m’emportent.

Je plane à tes côtés.
Nos ailes battent en choeur
En parfaite harmonie,
Animant notre âme d’une belle mélodie.

Ensemble nous bravons
Turbulences et intempéries.
Ta confiance me rassure
Et me sert d’armature.

Tu portes le ciel dans tes yeux,
d’un bleu limpide et clair.
Ils réconfortent mon coeur
Et l’illuminent de mille éclairs.

Chaque envol est une aventure,
Qui nous apprend sur nous.
Qui nous apprend sur cet amour,
Nous donnant ailes et racines.

Cette femme…c’est moi

Ce matin, en me regardant dans le miroir, je me suis rendue compte à quel point j’ai changé. D’habitude, à chaque matin, je me prépare en vitesse pour sortir. Je ne porte pas attention aux petits détails par manque de temps. Je me suis surprise entrain de sourire à mon reflet un peu fatigué. Je suis à la course depuis plusieurs semaines, entre deux villes, deux bureaux, deux maisons. Je prépare notre transition et notre nouvelle réalité de famille. Je vous laisse deviner la charge mentale que ça me cause. La fatigue physique est venue me rattraper et ce matin, mon corps a refusé de coopérer. Je n’étais pas capable de sortir du lit. Une grande fatigue accompagnée d’une migraine m’a frappée et m’a obligée de rester dans le réconfort de chez nous pour récupérer. Mais malgré ça, cela ne m’inquiète pas. C’est passager. C’est normal dans les circonstances. Une journée de repos suivie d’une bonne nuit de sommeil me remettront sur pied. La fatigue est physique. Sinon mon petit coeur de saumon se porte à merveille. Il est en bonnes mains. En sécurité. Entouré de beaucoup d’amour et de tendresse comme il n’a jamais connu avant.

La femme que j’ai vue dans le miroir est la nouvelle moi que je suis devenue. Une lueur d’espoir brille dans ses yeux. Une fierté miroite sur ses traits. Elle a réussi à s’en sortir. Elle a réussi à accoster après de fortes tempêtes en haute mer. Elle a appris à maitriser son voilier face aux vents de la vie. Elle n’a pas baissé les bras même lorsque tout prédisait la défaite. Elle est faite forte mais douce. Entêtée mais réfléchie. Prudente mais courageuse. Vulnérable mais persévérante.

Cette femme qui a appris à s’aimer et à être heureuse alors qu’elle ne s’appréciait pas à sa pleine valeur, se doutait de ses capacités et s’autocritiquait sévèrement pour tout et pour rien. Elle qui a appris à être aimée et à accepter qu’elle le méritait pleinement, alors qu’avant, elle nourrissait son coeur de mensonges en lui disant qu’il n’était pas assez bon, qu’il n’était pas à la hauteur. Elle qui a accepté de le nourrir de miettes en pensant que c’était ça l’amour et que c’était assez pour calmer sa faim.

Cette femme qui a permis qu’on la brise, qu’on la déçoive, qu’on la maltraite en lui faisant croire que tout était de sa faute. Elle a appris à ne plus porter le fardeau des autres, leur mal-être, leur noirceur intérieure et leur propre défaite aussi.

Cette femme qui a connu la tristesse de l’abandon, n’abandonnera jamais ceux qu’elle aime, ceux qui comptent le plus à ses yeux ni ceux qui viennent vers elle pour du réconfort.

Cette femme choisit désormais ses batailles, met son coeur à la bonne place et refuse de se faire marcher sur les pieds. Elle n’a plus peur de se frayer un chemin propre à elle. Elle n’a plus peur de laisser derrière elle ceux et celles qui ne rajoutent pas de valeur à sa vie. Ceux et celles qui ne font aucun effort pour mériter une place dans son coeur. Ceux et celles qui la prennent pour acquis.

Cette femme qui voulait avant plaire, qui cherchait l’approbation de son entourage, se moque maintenant de ce que les autres pensent de son chemin, de ses choix. Elle prend ses décisions en fonction de ses valeurs, de sa façon de voir le monde, la vie, l’univers. Elle vit dans la paix, l’amour et l’acceptation de ce qu’elle est devenue sans essayer de se faire accepter car elle n’a plus rien à prouver à quiconque.

Cette femme à part entière est aussi mère à part entière. Et c’est le rôle le plus précieux qu’elle joue et jouera jusqu’à son dernier souffle. L’amour pour ses enfants l’a gardée debout. Chacun d’eux a l’entièreté de son coeur et l’aura toujours. Elle s’est battue pour les voir heureux et ne cessera jamais de se battre pour qu’ils le restent toujours.

C’est cette femme que j’ai vue ce matin dans le miroir. C’est son histoire aussi. Cette femme, c’est moi…

La mélodie du coeur

Il y a eu de ces moments où je croyais que l’amour était un mythe, une belle légende urbaine qui permettait de rêver, d’espérer et de croire aux miracles mais qui reste une légende après tout! Mon coeur était rempli de doutes et je préférais me cacher derrière le masque de l’indépendance afin de le protéger d’une nouvelle déception. Je voyais des couples se faire et se défaire autour de moi à tous les jours. Je me disais que ma théorie était vraie. L’amour n’est autre que cette belle émotion qui enflamme le coeur et tous les sens de deux personnes qui viennent de se rencontrer. Tout nouveau est palpitant, excitant. Un incendie invisible carbure sur les émotions avant de finir par les consumer et les réduire un jour à la fois pour laisser place à une odeur de cendre au fond de la gorge.

J’ai collectionné des déceptions au goût cendré mais au fond de mes tripes, je ne pouvais croire que cette théorie est la seule, la bonne. Comment est-ce que mes parents ont réussi à rester ensemble depuis 44 ans? Ils s’aiment encore et se sont toujours soutenus dans le meilleur et dans le pire. Ils étaient et sont mon modèle de couple qui s’aime et s’affectionne.

Je ne pouvais accepter que l’amour ne soit qu’un mythe. Non. Impossible. Depuis des siècles, on vante l’amour et on s’en inspire pour écrire les plus belles histoires à l’eau de rose. J’ai fini par comprendre qu’il fallait cesser de courir après et le laisser venir à moi de son plein gré. Accepter que ce soit lui qui choisit le moment, le lieu et les coeurs à unir. Avec le temps et la maturité émotionnelle, j’ai appris la résilience et l’acceptation de ce que je ne pouvais pas changer. Je devais apprendre à m’aimer et accepter ma grande sensibilité. En fait, je devais, en premier, trouver le bonheur en moi. C’est cliché mais c’est totalement vrai.

L’amour est venu sonner à ma porte au moment où j’ai lâché prise. Il a mis mon coeur sens dessus dessous avant de le replacer différemment. L’homme qui a chamboulé mon existence depuis bientôt un an est l’amour incarné en personne. Quand tu es toi-même amour, tu ne peux donner que de l’amour. On me demande des fois si je suis toujours en amour et si l’homme avec qui je suis en amour « m’aime moins » qu’au début. Ça me fait sourire. J’avais la même façon de penser avant de l’avoir rencontré.

Il a fallu nous deux à un moment précis de nos vies respectives, avec chacun sa valise remplie de son bagage, ses expériences, ses joies, ses déceptions. À ce moment précis de notre existence, les battements de nos coeurs se sont harmonisés pour jouer la plus belle des mélodies. Je découvre en lui, à tous les jours, les morceaux nécessaires qui manquaient à mon existence. Je peux mourir aujourd’hui en disant « j’ai aimé et j’ai été aimée! »…