Étiquette : chaleur

Un envol avec toi

Tu m’as tendu la main
M’invitant à te suivre,
À déployer mes ailes de plomb
Me redonnant l’envie de vivre.

Avec toi, je vole sans peur.
Mes ailes plus sûres, plus fortes,
Te suivent dans ton envol
Et vers ton ciel m’emportent.

Je plane à tes côtés.
Nos ailes battent en choeur
En parfaite harmonie,
Animant notre âme d’une belle mélodie.

Ensemble nous bravons
Turbulences et intempéries.
Ta confiance me rassure
Et me sert d’armature.

Tu portes le ciel dans tes yeux,
d’un bleu limpide et clair.
Ils réconfortent mon coeur
Et l’illuminent de mille éclairs.

Chaque envol est une aventure,
Qui nous apprend sur nous.
Qui nous apprend sur cet amour,
Nous donnant ailes et racines.

La mélodie du coeur

Il y a eu de ces moments où je croyais que l’amour était un mythe, une belle légende urbaine qui permettait de rêver, d’espérer et de croire aux miracles mais qui reste une légende après tout! Mon coeur était rempli de doutes et je préférais me cacher derrière le masque de l’indépendance afin de le protéger d’une nouvelle déception. Je voyais des couples se faire et se défaire autour de moi à tous les jours. Je me disais que ma théorie était vraie. L’amour n’est autre que cette belle émotion qui enflamme le coeur et tous les sens de deux personnes qui viennent de se rencontrer. Tout nouveau est palpitant, excitant. Un incendie invisible carbure sur les émotions avant de finir par les consumer et les réduire un jour à la fois pour laisser place à une odeur de cendre au fond de la gorge.

J’ai collectionné des déceptions au goût cendré mais au fond de mes tripes, je ne pouvais croire que cette théorie est la seule, la bonne. Comment est-ce que mes parents ont réussi à rester ensemble depuis 44 ans? Ils s’aiment encore et se sont toujours soutenus dans le meilleur et dans le pire. Ils étaient et sont mon modèle de couple qui s’aime et s’affectionne.

Je ne pouvais accepter que l’amour ne soit qu’un mythe. Non. Impossible. Depuis des siècles, on vante l’amour et on s’en inspire pour écrire les plus belles histoires à l’eau de rose. J’ai fini par comprendre qu’il fallait cesser de courir après et le laisser venir à moi de son plein gré. Accepter que ce soit lui qui choisit le moment, le lieu et les coeurs à unir. Avec le temps et la maturité émotionnelle, j’ai appris la résilience et l’acceptation de ce que je ne pouvais pas changer. Je devais apprendre à m’aimer et accepter ma grande sensibilité. En fait, je devais, en premier, trouver le bonheur en moi. C’est cliché mais c’est totalement vrai.

L’amour est venu sonner à ma porte au moment où j’ai lâché prise. Il a mis mon coeur sens dessus dessous avant de le replacer différemment. L’homme qui a chamboulé mon existence depuis bientôt un an est l’amour incarné en personne. Quand tu es toi-même amour, tu ne peux donner que de l’amour. On me demande des fois si je suis toujours en amour et si l’homme avec qui je suis en amour « m’aime moins » qu’au début. Ça me fait sourire. J’avais la même façon de penser avant de l’avoir rencontré.

Il a fallu nous deux à un moment précis de nos vies respectives, avec chacun sa valise remplie de son bagage, ses expériences, ses joies, ses déceptions. À ce moment précis de notre existence, les battements de nos coeurs se sont harmonisés pour jouer la plus belle des mélodies. Je découvre en lui, à tous les jours, les morceaux nécessaires qui manquaient à mon existence. Je peux mourir aujourd’hui en disant « j’ai aimé et j’ai été aimée! »…

Ma plus belle histoire…nous

Tu rencontres quelqu’un pour une raison. Tu le rencontres car l’énergie cosmique conspire avec ta vie afin que ton chemin croise le sien.

Rien ne présageait que nos chemins allaient se rencontrer une belle journée d’été. Un bon 250 km séparaient nos villes respectives. 42 ans séparaient nos vies respectives. Chose certaine, nous étions dus pour ce rendez-vous estival sur la colline parlementaire dans la vieille capitale. Un cadre enchantant comme dans les romans d’amour. Rien ne présageait non plus que ma vie allait drastiquement changer.

En regardant par la fenêtre de ma chambre d’hôtel pour voir s’il était arrivé, je ne savais pas qu’un jour j’allais déménager pour vivre avec lui. Que j’allais travailler à deux pas de cet hôtel. Que ma vie et la sienne ne feront plus qu’une. Et puis une destinée. Un trajet. Un avenir. Tout a débuté par un battement de coeur différent, plus rapide, plus intense en le voyant attendre au bord de la rue, face à l’hôtel. Il ressemblait à cet homme aux traits réconfortants et au regard profond de la photo. J’avais simplement besoin de le voir en chair et en os pour confirmer tout ce que j’ai appris sur lui, de lui. Pour me confirmer à moi-même qu’il était différent, unique…que j’avais raison. Que mon jugement à son égard était simplement bon. Il a suffit de poser sur lui mon regard à travers la vitre de ma chambre pour savoir que c’est Lui qui m’a fait vibrer pendant des semaines à chaque fois qu’on échangeait en ligne.

Depuis des mois que notre histoire évolue et s’approfondit, notre amour grandit. Nous grandissons ensemble avec cet amour et nous apprenons à mieux nous connaitre réciproquement et soi-même. Je suis une meilleure version de moi-même avec lui. Je suis en fait moi, sans filtre et sans voile. Je n’ai pas besoin d’en mettre car il aime tout ce que je suis. Dans mes moments difficiles, il m’aide à m’élever au-dessus de la douleur, au-dessus des blessures et au-dessus de la méchanceté humaine. Il m’apprend à me détacher des mots qui ne servaient avant qu’à blesser mon âme et ébranler ma confiance. Ma main dans sa main, il guide mes pas lorsque je titube, trébuche et m’égare. Mais il y a aussi plein de moments de bonheur, de rires et de complicité, de plans futurs et de promesses d’être là l’un pour l’autre.

Cette belle histoire repose solidement sur des valeurs humaines et familiales similaires mais qui s’enrichit au fil des jours de nos différences et nos particularités individuelles. Chacun de nous est arrivé avec son héritage culturel propre à lui pour complémenter l’autre et agrémenter son quotidien.

Cette belle histoire est la mienne, la sienne, la nôtre…. C’est la plus belle que j’ai jamais vécue. Celle qui me permet de respirer le bonheur à pleins poumons et me donne le goût de crier mon amour pour lui sur tous les toits de la ville.

Bleu du ciel, bleu d’espoir

Au milieu des hautes vagues qui jouent avec mon coeur, je vois un point de bleu qui m’invite à m’accrocher tel qu’un phare en plein milieu de la tempête. Un beau bleu qui diffuse une lueur de calme et de sérénité telle qu’une douce chaleur qui réconforte, la même douceur qu’on ressent dans les bras de sa mère. Je m’accroche car je n’ai pas d’autres choix.

J’ai parcouru un bon bout et j’ai réussi à surmonter toutes sortes d’entraves. Je suis fière de moi. Mais je suis fatiguée. Je sais que ce n’est pas le moment de baisser les bras et je sais que ce qui brille à l’horizon est plus beau. Pas juste d’apparence. Il est véritable aussi.

Des fois, il m’est difficile d’y croire à cause des déceptions à répétition. Je me chuchote que c’est trop beau pour être vrai. Mais il l’est. Il faut accepter que je le mérite. Quand on a longtemps été sous l’emprise de la manipulation émotionnelle, on a tendance à croire que tout le mal est de notre faute, qu’on ne mérite pas d’être réellement heureux. Combien de fois je me suis sentie coupable à cause des malentendus, des prises de bec et des chicanes. Dans les longs moments où je me suis barricadée dans le silence, je me maudissais et me blâmais d’empoisonner l’ambiance familiale par mon sale caractère. Je suis venue à croire que j’avais un sale caractère pour vrai! On m’a fait porter le fardeau et j’ai accepté le mandat.

Heureusement, c’est du passé. Grâce à l’aide professionnelle, à ma volonté de fer ainsi qu’à mon processus de cheminement personnel, j’ai admis que j’ai droit au bonheur et à une deuxième chance. C’est maintenant mon point de repère. Quand je me perds dans mes émotions, je sors ma pancarte « j’ai droit au bonheur » pour retrouver mon chemin vers le calme intérieur. J’ai droit à une mer calme, bleue turquoise sans vagues, qui scintille sous un ciel bleu sans nuages, une mer dont je rêve et qui ressemble à la Méditerannée ancrée dans mes souvenirs d’enfance.

C’est dur de grandir, voire vieillir. Lorsque je trébuche, je pense à mon père, à sa tendresse infinie et une montée de larmes vient me saisir. Quand la vie me secoue, je pense à lui car il est ma source de réconfort même à des milliers de km. J’ai envie d’être à nouveau sa petite fille et ne plus avoir de soucis car je sais qu’il est là, à régler tous les soucis. J’ai hérité de son grand coeur et de sa persévérance et j’en suis fière. Il m’a équipée afin d’être capable de percevoir le beau bleu du ciel en plein milieu des intempéries cruelles de la vie.

Je sais que cette vague n’est que passagère. Lorsqu’on a le coeur lourd, notre vision est altérée. Mais je sais aussi que tout va bien : L’amour, la famille, le boulot, le plan de déménagement et la nouvelle ville. L’homme de ma vie est l’homme le plus merveilleux qui puisse exister. Il est mon rêve devenu réel. Il est fait sur mesure pour moi comme je le suis pour lui. Je ne me sentirai plus jamais seule. Ensemble, on forme une équipe et on rame dans la même direction. Ma famille, c’est mon bonheur. Quant à la nouvelle job, elle est remplie de défis à mon goût. Le reste est en cours. Je ne peux qu’être reconnaissante pour ces précieux cadeaux!

Le doute est l’ennemi du bonheur. Il n’arrivera pas à s’emparer de ce que j’ai semé en moi. Je le guette et je le chasserai à coup d’épée s’il le faut. Je commence à récolter le fruit de la réussite et de l’accomplissement. Plus de place aux énérgies négatives. Je suis encore fragile à cause de ma grande sensibilité mais pas au point d’être brisée à nouveau. Ébranlée des fois mais plus jamais brisée.

Home

They said home is where love is.
I’d say home is Him.
Home is in his arms,
In the way he looks tenderly at me,
In the way he adjusts my scarf around my neck on a cold day.
His love is the home I looked for in my darkest nightmares.
He’s my shore after a long struggle not to drown.
On his chest, I find peace and warmth.
On his lips, I taste his softness.
He holds my hand so I walk steadier.
He walks beside me so I go farer.
He awoke a kind of love I didn’t know it existed inside of me.
He helped me polish my fade colored wings.
He added shine to my tired smile.
And now, nothing can stop me from reaching high,
Coz he promised to be there with open arms to welcome me home after each fly…

Femme

« Soyez excentrique, soyez séductrice, soyez mystérieuse, soyez libre! » ~ Sonia Rykiel

Une femme libre est une femme qui s’assume et s’accepte.
Une femme qui s’aime.
Une femme qui apprivoise ses imperfections et les considère comme sa « marque ».
Une femme qui célèbre son unicité et est fière de sa différence.
Une femme qui sort du cadre et dévie des sentiers battus.
Une femme qui ose, qui se réinvente, qui trouve son confort hors des zones de conforts.
Une femme féminine, consciente et confiante de sa sensualité et qui maitrise l’art de la séduction.
Une femme qui n’a pas peur de ses désirs et qui regarde dans les yeux son plaisir.
Une femme ambitieuse, persévérante et qui franchit le seuil des « limites ».
Une femme fragile et sensible mais forte et courageuse. Une femme au coeur de lion.
Une femme dont les bras sont un refuge, la poitrine un hâvre de paix et les baisers un avant-goût du paradis.
Une femme débordante de tendresse, de bienveillance et d’empathie.
Une femme qui ressemble à un pays.
Une femme qui s’indigne et se rebelle.
Une femme qui dénonce les injustices de ce bas monde.
Une femme qui ne mâche pas ses mots et qui dit haut et fort le fond de ses pensées et de ses croyances avec élégance et sûreté.
Une femme qui ne connait pas les demi-mesures, les faux-semblants et les « à-peu-près ».
Une femme qui s’engage, qui se bat et qui croit aux deuxièmes chances et aux nouveaux débuts.
Une femme mi-ange, mi-démon.
Une femme qui pleure, une femme qui rit, une femme à la douce folie.
Une femme au coeur bohème et à l’âme vagabonde.
Une femme qui vibre, qui frissonne et s’abandonne.
C’est ça qu’être femme…femme!

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Une piqûre de rappel

Au cours des trois dernières années, ma vie a connu beaucoup de hauts et de bas. J’étais souvent prise dans des montagnes russes émotionnelles qui s’emparaient de ma paix intérieure et mettaient à dure épreuve ma fameuse résilience. Je me remettais jour après jour en question pour tenter de comprendre ce qui m’arrivait et surtout pour m’assurer d’avoir fait les bons choix et pris les bonnes décisions.

J’ai vécu des moments de doutes intenses. J’ai éprouvé une déception intenable envers la vie. J’ai ressenti beaucoup de colère et des fois de la honte. La honte d’avoir échoué de préserver mon couple et garder ma famille soudée, unie. J’avais ma part de la responsabilité car je me suis éloignée. J’ai décroché. Je ne pouvais faire autrement. L’amour n’y était plus. Je n’avais plus ma place dans un simili couple qui ne ressemblait plus à celui que j’ai tant rêvé étant jeune. Je voyais le désarroi dans les yeux de mes trois enfants à chaque fois qu’ils voyaient leur mère effondrée et pleurant en boule sur le plancher froid de la cuisine. Ça me déchirait et me poussait dans un cercle vicieux infernal où aucune lumière ne luisait au bout du tunnel. La douleur était physique, réelle. La douleur était psychologique, plus que réelle. Je souffrais. On souffrait ensemble tous les quatre. Chacun à sa façon. Leur souffrance me torturait. Un enfant ne doit pas vivre cette peine démesurée. Je devais être forte pour eux. J’étais la poutre qui soutenait ma petite famille. Je n’avais personne à mes côtés. Aucune famille. Les quelques amis avaient leur vie et leur propre combat à livrer. Je me suis ramassée à la petite cueiller. Je me suis remise debout en m’aggripant à tout espoir, à toute pensée positive. Je me suis accrochée tant bien que mal à tout ce qui pouvait me redonner goût et confiance en la vie. Au fil des jours, les moments difficiles étaient tranquillement remplacés par d’autres plus faciles. Le sourire retrouvait son chemin vers nos visages. Je me suis découvert une force insoupçonnée en moi qui m’a poussée vers l’avant, qui a ravivé mon âme.

Je me suis reconstruite. Aujourd’hui, je suis une femme épanouie, heureuse, plus forte et…plus sensible. Ces expériences de la vie m’ont rendue plus sensible que je ne l’étais. Mes larmes sont plus proches qu’avant. J’ai appris à exprimer mes émotions si je me sens en confiance de le faire. Je me suis débarrassée de la coquille qui me servait d’armature et de refuge pour permettre aux autres de m’approcher et de m’aimer. J’ai réussi à baisser ma garde pour recevoir l’amour dans ma vie.

J’ose croire que j’ai cheminé. J’ai appris aussi beaucoup sur moi-même en introspectant régulièrement. L’écriture a contribué énormément à ma guérison et à mon lâcher-prise. La méditation pendant de longues heures m’a appris à gérer mes émotions d’une façon plus efficace et canaliser mon stress à l’extérieur positivement. Quand j’entends résonner le rire de mes enfants dans les recoins de la maison et je vois briller leurs yeux à nouveau, je sais que j’ai emprunté la bonne voie. La voie de mon coeur de maman. La voie de mon coeur de femme qui connait sa juste valeur et vénère sa force intérieure. Je ne peux qu’être reconnaissante à la vie pour ce bonheur à ne prendre pour acquis!

Ce soir, je ressens ce besoin de faire un retour sur cette période de ma vie afin d’apprécier toutes les belles choses qui m’arrivent et de chasser les petits nuages passagers qui peuvent entraver la lumière du soleil de réchauffer mon petit coeur qui vibre au diapason de l’amour et de la vie….