Étiquette : Amitié

Apprendre à choisir

IMG_5794

Les débuts sont toujours flamboyants et encore plus quand il s’agit du début d’une relation (d’amitié ou d’amour). Les papillons, les découvertes, les nouvelles promesses font en sorte qu’on flotte sur un nuage de bonheur mais attendez de voir la fin pour que ce nuage se dégonfle et la brume qui aveuglait les yeux disparaisse en laissant place à une réalité crue, sans filtre et décevante.

Vous voyez l’autre, qui était l’objet de votre adulation, la réflexion de vos rêves les plus fous, en chute libre du haut de votre nuage. Cette révélation vous ébahit et vous laisse sans mot.
Comment ai-je pu ne pas le voir venir? Et pourtant, il y avait des signes précoureurs!

Ce n’est pas la fin du monde!

L’important c’est d’apprendre à déceler ces signes et à être plus rationnel. À ne pas se laisser entraîner par les apparences trompeuses, un peu trop pétillantes qui finissent par gruger toute notre énergie afin de continuer à pétiller!

J’ai appris à la dure à me méfier et à tracer une ligne claire dans ma tête entre ce que j’accepte de laisser rentrer dans ma vie et ce qui doit rester de l’autre bord de cette ligne.

Depuis que j’ai appris à choisir mes batailles, je vis mieux avec ce que ces relations peuvent amener (ou pas) au quotidien. Malheureusement, avec notre exposition continue aux réseaux sociaux, on est moins en contrôle de ce qui peut s’infiltrer dans notre cercle, même en choisissant d’établir des limites.
Ceci étant dit, en sachant d’avance ce qu’on accepte ou pas, on peut s’abriter sous notre coquille quand ça ne fait pas notre affaire ou filtrer et laisser pénétrer à l’intérieur de notre bulle ce qui nous convient.

Je ne veux plus de semblant de relation. Je veux uniquement ce qui me ressemble. Mon énergie, je la garde pour ceux qui la méritent et pour ceux qui gardent la leur pour moi.

 » Ne laisse entrer dans le jardin de ta vie que ceux qui ont des fleurs à planter. » Mazouz Hacène

Les dernières semaines, j’ai appris sur moi plus que j’ai appris dans les dernières années. Pour la première fois, je me vois différemment. Je vois la vraie moi qui sait ce qu’elle veut et qui est prête à avancer sans peur, sans hésitation et avec un cœur net. Une conscience tranquille, un rationnel hors de tout doute raisonnable!

En laissant entrer dans ma vie la personne qui a vu en moi ce que je voulais toujours voir en moi, j’ai compris à quel point le rôle que les autres peuvent jouer est primordial : soit constructif ou destructif. Cette personne est prête à se battre pour moi, à investir dans cette relation, à foncer sans peur. Elle ne s’est jamais demandée si je méritais son énergie ou pas. Mon cœur s’est ouvert à tout cet amour et tout cet intérêt sans recul.

Dans un moment de confusion, j’ai eu une révélation soudaine : mes tripes, mon cœur et ma tête sont en harmonie. C’est LUI! Tout en moi criait son nom. J’ai consulté mon cerveau, il approuvait. J’ai consulté mon cœur, même réponse. J’ai consulté mes tripes, oh que oui aussi!

Le début n’était pas flamboyant comme ce que j’ai déjà connu!

C’est rassurant…
À la veille de mes 41 ans, je ne veux plus de flamboyance vide et superficielle. Je veux de l’authentique, du profond, du diversifié, du coloré, du polyvalent, du drôle, du fou….surtout du solide sur qui m’appuyer quand je boîterais!

Mon cœur et ma tête ont si bien conspiré pour une fois et l’ont choisi, LUI! Oui Lui!

« Une illumination soudaine semble parfois faire bifurquer une destinée. Mais l’illumination n’est que la vision soudaine, par l’Esprit, d’une route lentement préparée… »
Antoine de Saint-Exupéry

J’aimerais et je souhaiterais…

Pourquoi ai-je changé? Pourquoi mon cœur se retient-il alors qu’il se laissait aller avec les vagues des sentiments?

Est-ce à force d’être déçue? Ou est-ce à cause de la peur d’être délaissé à nouveau? Dans mon ancienne vie, je n’étais pas une fille jalouse. La jalousie n’est pas un sentiment inné.

Elle s’apprend et se développe avec les expériences de la vie. Présentement, la fille jalouse en moi gâche de beaux moments, de belles opportunités qui s’ouvrent à elle mais c’est plus fort qu’elle.

J’ai été tellement maganée qu’un simple regard dans la direction d’une autre ou qu’une photo trouvée sur un téléphone peut réveiller en moi des incertitudes et des insécurités.

J’ai envie de ne plus l’être. J’ai envie d’être rassurée, pas juste par des paroles mais par des actions concrètes. J’ai simplement envie d’être LA fille, la seule qui comble son cœur et son âme à tel point qu’il n’ait plus besoin des autres. C’est impossible et je le sais. C’est même égoïste, dirais-je! Mais c’est ainsi…

Je voudrais qu’il ne voie que moi. Qu’il me répète que je suis la femme de sa vie. Celle qui le ferait faire ce dont il n’a jamais fait avant elle.

J’aimerais qu’il réalise à quel point je suis vulnérable et qu’il tienne mon cœur aussi délicatement qu’un vase de cristal ou d’une fleur de lotus d’orient.

Je voudrais voir tout l’amour du monde dans ses yeux quand il me regarde discrètement.

Je voudrais qu’il s’ennuie de moi, qu’il me texte pour me dire que mon absence laisse un vide que moi seule peut combler.

J’aimerais qu’il m’aime comme il n’a jamais aimé avant et qu’il me le fasse sentir souvent.

Qu’il m’aime d’un amour aussi fou que réflechi, d’un amour rassasiant, euphorique, frais et vivifiant…Qu’il comprenne mes silences, qu’il vénère mes larmes, qu’il respire mes fous rires, qu’il accepte mes sauts d’humeur, qu’il apprécie ma douceur, qu’il savoure ma voix, qu’il accepte mes différences, qu’il se délecte de mes lèvres, qu’il rende hommage à mon corps…

Je voudrais tant qu’on puisse former une équipe, lui et moi. Qu’on puisse être autant amis qu’amoureux, qu’on forme le noyau solide d’une famille où amour, respect, compréhension, intimité, épanouissement sont au rendez-vous!

Je souhaiterais ne plus avoir peur en amour, ne plus avoir mal, ne plus vouloir prendre la fuite, ne plus douter de ce que je représente à ses yeux, ne plus me sentir menacée par une autre, ne plus avoir peur de le perdre, de nous perdre, de perdre ce que nous formons ensemble.

Je voudrais que mon cœur guérisse et cesse de saigner à la moindre éraflure.

Je voudrais vieillir auprès de lui et pouvoir évoquer nos souvenirs avec une paix au cœur et un sourire au visage en se regardant dans les yeux avec le même amour qui nous mènerait à ce beau moment de notre existence.

Serait-il trop demander à la vie?

Mon cœur de saumon est fatigué de nager à contre courant. Il a besoin de répit, il a besoin d’être balancé tout doucement et a besoin surtout d’être rassuré. Il voudrait croire encore à l’amour et aux contes de fées malgré tout…

 » Rien n’est jamais fini. Il suffit d’un peu de bonheur pour que tout recommence. » Emile Zola

http://m.quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/je-netais-pas-une-fille-jalouse_a_23214160/

Écrire….

img_3795

Écrire a toujours été pour moi une activité thérapeutique, un besoin, une soupape de décompression.

Jeune, je tenais un journal intime dans lequel je déversais tous mes états d’âme, mes secrets et le fond de mes pensées sans avoir peur d’être jugée ou mal comprise.

Les pages vierges de mon journal recueillaient mes larmes des fois et mes excès de bien-être et de joie d’autres fois. À chaque soir, je lui parlais des heures et des heures, je remplissais des pages et des pages avant de me livrer aux bras de Morphée. Et que ça me faisait du bien!

J’ai gardé cette habitude longtemps, puis avec mes résponsabilités de mère et d’épouse (d’ex-épouse maintenant!), j’ai abandonné.

Mais le besoin d’écrire était toujours fort présent tel qu’un appel à la prière, difficile d’ignorer sans se sentir coupable d’un manquement au devoir.

Écrire me permet de mettre de l’ordre dans ma tête, de démêler mes idées, de décompresser et de m’aider à me sentir plus légère une fois que le classement de mes idées et mes émotions dans les différents compartiments de mon cerveau et de mon coeur est terminé.

Partager à travers mes textes ce que je vis et ce que je ressens m’a permis de créer de nouveaux liens d’amitié avec des personnes qui vivent des choses plus ou moins similaires et qui pensaient être seules à les vivre. Ça nous permet de s’ouvrir aux autres avec toute notre vulnérabilité et notre sensibilité, ce qui les pousse à s’ouvrir de la même manière et à nous partager leur vécu.

Écrire m’a permis de reconquérir les morceaux de mon coeur pulvérisés en cours de route.

Mes textes honoraient toutes les larmes de mon corps que j’ai versées dans les dernières années, glorifiaient mes défaites, transformaient mes peurs et mes incertitudes en capacité d’aimer…

Écrire est thérapeutique, magique, transcendant….