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Une nouvelle vie de couple

Je ne peux croire qu’il y a à peine 13 mois je me questionnais sur l’amour et la vie, sur le bonheur au sein du couple, sur la résistance des relations face aux intempéries de la vie. Durant les mois qui ont précédé la rencontre avec l’homme qui est devenu mon conjoint, j’avais pris la décision d’être heureuse seule, en fait d’être seule tout court. Je ne voulais plus mettre mon coeur entre les mains de quelqu’un qui n’en prendrait pas soin ou qui risquerait de l’échapper à terre. J’y avais fait un gros travail de restauration et la dernière chose dont j’avais envie, c’était de ramasser à nouveau ses morceaux pour tenter de les recoller. J’avais moins mal et je m’épanouissais tranquillement mais sûrement. Je commençais à goûter à la félicité et je savourais chaque moment de la vie. J’avais atteint un certain équilibre et une paix intérieure que je n’avais ressentie depuis de longues années. J’étais tout simplement bien. Puis je l’ai croisé. J’ai instantanément ressenti une douce chaleur s’emparer de mon coeur et j’ai su qu’il allait être ma plus belle histoire.

Au fil des jours et des semaines, mon pressentiment se confirmait : il est un homme merveilleux. Je tombais en amour avec lui à chaque jour. Par sa simplicité et sa spontanéité, il a su conquérir tout mon être. Le désir de partager sa vie au quotidien grandissait. La distance entre nos deux villes respectives commençait à se faire sentir. N’ayant pas de famille ou amis proches dans ma ville, déménager dans la sienne était plus juste que de le déraciner d’un endroit où il avait de la famille et des amis, malgré qu’il était prêt à le faire pareil. Rester dans ma ville était rendu pénible. Il n’y avait que de mauvais souvenirs partout. Je ne voulais pas commencer une nouvelle vie de couple au même endroit où tout me rappelait des moments chargés de tristesse et de frustration. De plus, je haïssais la dynamique de la ville et son énergie où c’était impossible de nouer avec l’entourage et de se faire des connaissances.

La décision était tombée. J’étais mentalement et psychologiquement prête de faire encore une fois un saut déterminant dans ma vie. J’étais prête à assumer les conséquences par rapport à ma famille et à la garde des enfants. Les filles, étant des ados, avaient le choix de décision de l’endroit où elles voulaient vivre. Elles avaient choisi de rester parce qu’à leur âge, les amis et l’école font partie de leur identité. Le changement fait peur en général. Pour un ado, c’est encore plus vrai. J’ai respecté leur choix malgré ce que ça fait à mon coeur de maman. La distance ne change rien à notre relation. Au contraire, ça nous a rapprochées encore plus. Elles se confient à moi sur la moindre des choses et me consultent pour tout et pour rien. Elles savent aussi que je serai toujours là pour elles, que je surveille leur bien-être de loin et que je ne m’empêcherai pas d’intervenir lorsqu’il sera compromis.

Quant à mon petit, ses besoins de l’amour et la présence maternels sont indéniables. Un sujet à régler en justice. Sa maman est têtue, persevérante et n’abandonne pas facilement!!! Donc à suivre…

Ma nouvelle vie a débuté il y a un mois. Je suis une femme heureuse comme jamais. Je me rends compte aussi à quel point j’ai été maltraitée, mal appréciée et mal aimée dans mon ancienne vie. Quand on n’a connu que ça, on pense que c’est ça l’amour. Tellement triste! L’amour c’est plus qu’un simple mot dépourvu de sens pour justifier toute sorte de maltraitance psychologique et de manipulation narcissique. L’amour c’est le respect, l’appréciation, l’ouverture, l’acceptation de l’autre dans ses choix, croyances, pensées. L’amour, c’est permettre à l’autre de s’exprimer librement et d’être lui-même sans jugement. C’est contribuer à son épanouissement, à son bien-être et à son cheminement à tous les niveaux. C’est l’encourager à aller de l’avant.

Je me rends compte aussi à quel point j’ai développé des réflexes de protection que je dois débâtir maintenant. Me cacher dans ma coquille en fait partie. Heureusement, avec l’homme de ma vie, je chemine avec confiance. Je n’ai plus besoin de me cacher, ni d’étouffer mes pensées. Il y a encore du chemin à faire car chacun est arrivé avec son bagage mais lorsque l’amour et l’ouverture envers l’autre sont au rendez-vous, la relation ne peut qu’aller de l’avant et s’épanouir. On apprend à cohabiter à tous les jours et à se connaitre dans diverse situations affrontées. On apprend à vivre ensemble en tant que couple mais aussi en tant que famille reconstituée. La communication est primordiale pour des relations saines. Se parler franchement, s’exprimer librement, s’écouter activement, discuter civilement sont des ingrédients essentiels d’une recette réussie. C’est également un apprentissage pour les enfants qui sont habitués aux cachoteries dans l’autre maison, au criage et aux « discussions » à sens unique (aka ordres).

En un an, il y a eu beaucoup de changements. Un nouveau couple, un déménagement, une nouvelle ville et un nouveau milieu de travail, aussi des plans futurs à gogo. J’ose avoir des ambitions quant à ma carrière. J’ai la bonne personne à mes côtés pour m’encourager et me stimuler à les réaliser.

Je suis si reconnaissante à la vie d’avoir croisé le chemin de cette merveilleuse personne qui remplit mon quotidien de sourires et de moments teintés de douceur et qui enrobe mon coeur de bonheur à l’état pur et simple. Avec lui, ce n’est pas compliqué. Nous nous complétons à merveille par nos différences comme par nos similitudes.

Dans chacun de mes textes sur Mon Coeur de Saumon, j’ai un message à passer. Ceux qui me lisent depuis mes débuts savent à quel point j’ai vécu des hauts et des bas. En lisant mes mots, ils ont recueilli sans le savoir chacune de mes larmes et ont partagé chacun de mes moments de bonheur. J’ai toujours voulu dire à travers mes lignes que le bonheur sera au rendez-vous un jour pour ceux et celles qui vivent un deuil ou une peine, qu’on se doit d’être heureux, qu’on peut améliorer notre sort, qu’on peut changer la donne et que si « on n’aime pas où l’on est, on doit bouger car on n’est pas un arbre! »

Malgré mes blessures, je n’ai pas cessé de croire en une meilleure vie et en l’amour. La vie m’a récompensée pour ma gratitude et ma résilience en mettant sur mon parcours la personne parfaite pour moi qui m’apprend le vrai sens d’aimer sans condition.

“Quand vous vous levez le matin, remerciez pour la lumière matinale. Remerciez pour votre vie et votre force. Remerciez pour la nourriture et pour la joie de vivre.
Et si vous ne voyez aucune raison de remercier, soyez assuré que la faute vient de vous.” – Tecumseh, chef des Indiens Shawnee

Notre force intérieure

« Where there’s a will, there’s a way! », j’y crois. Nous avons entre les mains le pouvoir de changer le cours des choses mais à condition d’y croire. Nous devons être pro-actifs aussi. Si une situation ne convient plus à notre vie, nous devons prendre des mesures pour y remédier. Rester planter sur place, à ruminer notre inconfort au point de broyer du noir ne règle pas la situation. Au contraire, ça l’empire. En fait, ça nous rend malheureux et nous enlève notre joie de vivre. Nous perdons le goût de se lever le matin, de se laver, de se changer, de sortir, de socialiser. Ça nous coupe de notre entourage. Le plus on s’isole, le plus on se noie dans nos pensées négatives. Un cercle vicieux intenable!

Avec un peu beaucoup de volonté, un virement de bord n’est pas juste possible mais faisable. Il faut croire en ses capacités et en la vie. Il faut avoir la foi. Je ne fais pas référence ici à la foi « religieuse ». La Foi avec un F majuscule peu importe nos croyances. Le salut ne tombera pas du ciel en étant assis et passif. Il faut bouger. Être dans l’action. S’indigner et se rebeller. Se prendre en main. Rêver. Planifier. Avoir un objectif, une vision. Mettre en place des outils qui nous permettent d’atteindre cet objectif!

J’ai longtemps été dans la peur de prendre action et j’ai accepté de subir. Un beau jour, j’ai décidé que je ne subissais plus. Depuis, il n’y a que du positif qui m’arrive. Je me suis libérée de mes peurs, de mes blocages intérieurs, des démons qui me chuchotaient à répétition que j’étais incapable de rien. J’ai découvert cette force intérieure en moi, dont je parle souvent, qui a aidé mes ailes à s’ouvrir.

Cette force intérieure, nous l’avons tous en nous. Nous ne le savons nécessairement pas tous. Elle se dévoile au besoin. J’aime comparer cette force au Génie de la lampe magique d’Aladin! Il a des pouvoirs cosmiques mais ne peut les utiliser que si le maître de la lampe (chacun de nous) le veut. Mon Génie à moi m’a permis d’avancer et de progresser, d’atteindre de nouveaux horizons, de me relever après chaque défaite, de réussir dans chaque projet entrepris et d’être courageuse pour entamer un nouveau départ. Malgré les circonstances difficiles dans lesquelles je vis en ce moment, mon coeur est capable de se réjouir de ce qui s’en vient. Le secret réside dans le lâcher-prise. Dans l’acceptation que c’est ainsi. Aucune situation n’est permanente car nous sommes en évolution constante.

Quand nous sommes pris dans un trou noir, nous avons tendance à oublier qu’il y a de la lumière au bout. Le fait de se dire que ce n’est pas ma destinée finale, ça nous permet d’accepter le moment présent tout en faisant un travail sur nous-mêmes pour s’en sortir et pour améliorer notre condition.

J’ai assisté récemment à une soirée d’échange entre Nicole Bordeleau* et Frédéric Lenoir* sur le sujet « Réussir sa vie ». Une conférence qui est tombée à point à cause de tous les changements actuels dans ma vie et qui impactent mes plans futurs. Le merveilleux Frédéric Lenoir a dit que notre coeur est tellement vaste qu’il est capable de contenir deux sentiments en même temps : la tristesse et la joie. Dans les dernières années, je l’ai régulièment ressenti sans comprendre ce qui m’arrivait. Je l’ai finalement compris. Je vivais un deuil intense de mon ancienne vie familiale mais j’éprouvais de la joie, la joie de l’acceptation. Accepter ce qui m’est arrivé. C’est exactement ce qui m’a permis de cheminer et de progresser. Lorsqu’on résiste intérieurement aux changements qui nous atteignent, nous restons pris à la même place où nous finirons par stagner.

Ma petite « prière » du jour :

J’accepte ce qui m’arrive mais je passe à autre chose.
J’apprends de ce que je vis ou ai vécu.
J’évolue.
Je me réinvente.
Je m’améliore.
Je deviens une meilleure version de moi.
Je veux et je peux.
Je change l’impossible en possible.
Je ne permets pas au chaos de s’emparer de ma sérénité.
Je ne nage plus à contre courant. Je laisse la vague m’emporter à bon port.
J’ouvre mon coeur à l’univers et aux autres.
Je reçois avec gratitude l’abondance de la vie.
Je dis MERCI.

*Nicole Bordeleau est une Maître en yoga et méditation, auteure et conférencière, Elle est l’une des principales références au Québec concernant l’art du mieux-être (réf . site web de Nicole Bordeleau)

*Frédéric Lenoir est un philosophe, sociologue et historien des religions. Docteur et chercheur, écrivain et auteur d’une cinquantaine d’ouvrages. Il est aussi co-fondateur de la Fondation SEVE (réf. site web de Frédéric Lenoir).

Quand amour rime avec tendresse…

Tu penses avoir été en amour jusqu’à temps que tu rencontres quelqu’un qui contredit ta théorie et prouve le contraire de tes connaissances en la matière. Soudain, l’amour prend tout un nouveau sens, une tangente différente et va au delà de tout ce que tu as espéré vivre un jour avec une autre personne. Tu réalises pourquoi ta ou tes relations précédentes n’ont pas duré. Pourquoi ton coeur doutait et tu t’empêchais de le donner à fond à l’autre. Pourquoi tu restais indifférente et distante, prête à lever l’ancre et tanguait loin aussitôt que tes tripes te sonnent l’alarme. Tu comprends que rares sont ceux qui sont capables de te faire vibrer de joie à un point jamais atteint avant.

La simplicité et la facilité qui teintent ta relation, t’émerveillent. Sa tendresse se fraie un chemin dans tes anciennes blessures comme l’eau qui fait son chemin dans les fissures. Sa douceur met du baume à ton coeur meurtri par les déceptions du passé. Il t’enveloppe de sa chaleur jusqu’à te faire oublier le froid qui a engourdi tout ton être, un jour.

Ses bras deviennent ton hâvre de paix et son épaule l’appui-tête le plus confortable qui pourrait exister. Dormir au rythme apaisant de son coeur est le plus beau des cadeaux que la vie peut t’offrir pour te faire oublier le silence et la solitude des nuits passées.

Après une journée remplie, être avec lui est tout ce que tu en as envie. Cette tendresse avec laquelle il pose son regard sur toi est assez intense pour faire chavirer ton âme et battre ton coeur la chamade. Ses douces caresses font frémir la moindre cellule de ton corps et hypnotisent tes sens. Ses baisers ont un goût qui ne ressemble à aucun autre : Le goût du bonheur. Le goût de l’amour. Le goût de la douceur.

Ses fous rires te rappellent qu’être heureux n’est pas chose difficile. Il suffit de le voir rire pour réaliser à quel point tu es chanceuse d’avoir croisé son chemin. D’être avec lui.

Tu recommences à apprécier ton reflet dans le miroir car avec lui, tu te sens la plus belle des femmes. Tu aimes comment tu te vois à travers ses yeux brillants. Il te fait sentir facile à aimer, contrairement à ce que tu pensais, à ce qu’on t’a fait croire dans le passé.

Son amour te donne des ailes et des racines. Tu ne veux plus partir car tu as trouvé ton « chez toi » en lui. Tu n’as plus peur. Tu n’as plus froid. Il te permet de rêver et fait de ton quotidien, un monde rempli de possibilités, d’espoir et de projets. Désormais, tu sais que tu peux compter sur lui et qu’il ne te laissera pas tomber car malgré sa douceur incroyable, il est solide et confiant. Il est ton roc. Ta source d’apaisement dans un monde devenu un peu trop égoïste, individualiste et froid.

« T’aimer, c’est te porter en moi à chaque instant, nourrir un feu qui me réchauffe. » Paule Salmon

Mon journal de gratitudes #17

« La gratitude peut transformer votre routine en jours de fête. » C’est avec cette belle citation de William Arthur Ward que je débute mon exercice hebdomadaire d’introspection et de reconnaissance en cette journée de canicule du 1er juillet. En plus d’être la fête nationale du Canada et aussi la journée du déménagement dans notre belle province, c’est une date qui a changé ma vie dans tous les sens du mot. Il y a deux ans, je quittais ma maison familiale pour partir à neuf, pour tout recommencer mais seule, en tant que mère célibataire de trois.

Après deux ans, et peu importe la ou les raisons qui m’ont poussée à prendre cette décision existentielle, je suis là, debout sur la terre ferme, forte, heureuse, épanouie…et super fatiguée. Le plus marquant dans ces deux ans, c’est la capacité que j’ai découverte en moi à m’adapter à toute nouvelle situation surgissante dans ma vie.

Je me rappelle encore de la femme brisée et vulnérable que j’ai été mais qui a fait confiance à la vie et à ses propres moyens pour se remettre debout sur ses deux pieds fragiles. Honnêtement, je ne peux pas dire d’où j’ai puisé ma force et comment j’ai fait pour me rendre là. Oui, c’était un jour à la fois, une étape à la fois, une blessure à guérir à la fois. Mes blessures ont guéri malgré les cicatrices laissées et que je porte fièrement comme des médaillons de réussite. Je ne ressens plus aucune douleur lorsque j’y pense. On dit que « le temps a souvent mis fin à des maux que la raison n’avait pu guérir« .

Au fil des jours, j’ai compris que je suis où je devais être. Que la vie m’offrait une nouvelle chance pour repartir à neuf et que je devais la saisir. C’est ce que j’ai fait. J’ai pris le temps de me reconstruire et aujourd’hui, je suis cette nouvelle femme, heureuse et épanouie.

Prétendre que ça était facile c’est se mentir. Ce ne l’est toujours pas. Cependant, ce qui est primordial pour préserver son bonheur, c’est d’aborder la vie avec une belle attitude positive et de garder espoir. De la regarder en face et de lui dire : Aujourd’hui, je me choisis. Aujourd’hui, je choisis d’être heureux. Comme j’ai souvent mentionné dans mes billets, c’est aussi être capable de choisir ses batailles. De ne plus se battre pour des causes perdues.

Aujourd’hui, je célèbre deux ans d’indépendance, d’autonomie, de courage et d’épanouissement. Le travail n’est pas terminé et ne le sera pas dans cette vie.

Cheminer dans la résilience est mon choix. Remercier la vie de tout ce qu’elle m’offre est mon attitude.

Il est temps de revenir sur ma semaine afin de dire merci pour :

  • (Comme à chaque semaine) La santé, le toit qui nous abrite, le linge qui nous couvre, la nourriture sur notre table.
  • Les bonnes personnes qui croisent mon chemin au réel comme au virtuel. Chacune d’elle a quelque chose à m’offrir, un conseil à me donner, une main à me tendre. Je vous apprécie toutes et tous sans exception.
  • Maud, mon amie de l’autre côté de l’océan que je considère comme une soeur. Je te remercie de t’inquiéter pour moi. Contente qu’on ait repris notre exercice d’écriture.
  • La présence de mon trio d’amour dans ma vie. Malgré qu’ils peuvent être aussi tannants que de petits monstres et qu’ils foutent le bordel avant de partir, rien ne peut remplacer leurs cris, leurs rires, leurs chicanes, leur « tannantitude » lorsqu’ils partent pour une semaine.
  • La même serveuse au Tim du coin qui se rappelle de mon choix de café et me le prépare sans le lui demander. Même si je ne suis pas une grande fan de Tim, je reviens à cause du bon service.
  • Vos messages, commentaires et partages qui me vont droit au coeur.
  • Amélie, pour ton grand courage, ta résilience et ton combat. Ton témoignage est la preuve que rien ne peut nous arrêter. Quand on veut, on peut. Tu m’as profondément touchée cette semaine. Tu es un modèle de courage, girl!

Sur ce, je vous souhaite un bon début de semaine. Soyez heureux et reconnaissants.

Ce que je veux

On m’a posé une question récemment qui m’a fait brasser les méninges plus que je ne m’y attendais par rapport à ce que je voulais sur le plan personnel. J’ai eu, sur le champ, un moment de blanc. Un doute. Une hésitation. Ça a duré l’espace d’un éclair. Je pensais que ce que je voulais était clair et évident. Pas juste pour moi évidemment mais pour les autres aussi. Je me suis trompée sur toute la ligne.

Il « semblerait » pour certains (qui pensent me connaitre) que je donne l’impression de ne pas savoir ce que je voulais. Pourtant c’est si clair : la moi actuelle est une femme indépendante qui veut être en amour mais qui ne veut pas être étouffée. Et aussitôt que ça commence à l’étouffer, un turn-off instantané. Ciao bye. Pas de négo sur ce plan. Je tiens trop à mon oxygène pour vouloir négocier ces termes-là. Ça me repousse et me pousse loin. Je crois que je l’ai toujours été sans le savoir. Ou je ne l’assumais simplement pas.

Bien sûr que je veux aussi m’engager mais je veux que chacun ait son espace pour s’épanouir en solo afin de pouvoir s’épanouir après, en duo. J’aimerais également bâtir une belle relation basée sur la confiance, la complicité, la légèreté, les beaux moments, l’écoute, le partage, la douceur, l’affection, le soutien mutuel, la compréhension, l’acceptation de la liberté de l’autre. Je veux la chaleur d’une étreinte avant le dodo aussi.

Si moi ou mon partenaire avons le goût de partir chacun de son bord, sans l’autre, en voyage, à l’aventure, en vacance ou peu importe où et pourquoi, que ce soit possible, en toute LIBERTÉ et CONFIANCE sans avoir à justifier à l’autre sa décision. Après tout, se laisser pour mieux se retrouver. Par contre, ça ne veut pas dire que faire des choses à deux ne m’est pas important!

Je veux une relation où l’autre est capable de continuer de vivre sa vie en mon absence sans que la terre ne cesse de tourner. C’est réciproque pour moi.

Une relation qui se renouvelle à tous les jours, qui me sort de ma zone de confort, qui m’apprend de nouvelles choses. Une relation qui résiste à la routine même si cette dernière est réconfortante. Simplement une relation qui ressemble à une aventure où le petit « humph » est là. Tsé ce brin de folie qui fait briller les yeux, où le plaisir et l’excitation de la découverte sont au rendez-vous tout au long?

J’ai fini par comprendre pourquoi mes anciennes relations étaient vouées à l’échec. À vouloir trop me contenir dans un cadre m’a juste repoussée. À vouloir trop m’entourer, j’ai fini par dériver au loin. J’ai une âme de gitan. Une âme libre comme l’air. Pourquoi est-il si difficile à le comprendre? Je veux que ma bulle soit respectée. Ça peut faire peur à certains. Mais je le dis souvent, le bon n’aura pas peur.

J’ai souvent donné la recette secrète : m’apprivoiser à la manière du renard du Petit Prince. Un jour à la fois. S’approcher d’un pas. Se regarder dans les yeux. Apprendre à se connaitre par étape, sans brûler les étapes.

« L’Autre n’est pas là pour combler un vide, un manque ou corriger un quelconque distorsion inhérente à notre histoire personnelle que nous n’avons pas entrepris de traiter, de guérir. L’Autre n’est là qu’en tant que relais de transmission des énergies d’Amour que vous voudriez bien donner à l’Univers. C’est en donnant à l’Autre que l’Amour au sein du couple s’accroit et participe à l’expansion de la Conscience. » Meri Kama

Mon Coeur de Saumon a un an

Il y a un an, je ne savais pas trop encore dans quoi je m’embarquais. Je me posais mille et une questions si j’allais réussir à écrire d’une façon régulière et constante. Si j’allais trouver des sujets, des idées, des mots. Si j’allais être lue. Si j’allais surtout garder l’enthousiasme des débuts.

Créér un blog est facile. En deux clics, il est mis en ligne et prêt à être garni de textes et de billets. Le plus dur c’est de l’entretenir et de continuer à l’alimenter afin de maintenir l’intérêt des lecteurs et surtout des autres blogueurs pour qu’ils poursuivent à lire et à interagir avec les textes.

Lorsque j’ai décidé de me jeter à l’eau, je n’avais aucun plan, aucune vision. Je voulais simplement traduire mes ressentis par des mots. J’avais ce besoin profond de creuser dans mon âme afin de faire jaillir tout ce qui m’étouffait, ce qui m’empêchait de respirer. De me libérer et de libérer ces mots restés coincés dans ma gorge pendant longtemps. On dit (et je l’ai souvent répété) que les mots guérissent les maux. Écrire a guéri beaucoup de mes maux. Écrire m’a redonné ma liberté. La liberté d’être moi-même à nouveau. La Liberté de m’accepter comme je suis avec toutes mes imperfections, de m’aimer et d’être fière de moi-même.

Avec chaque nouveau texte, je retrouvais un morceau de moi que je recollais aux autres. Un texte à la fois. Un an plus tard, j’ai retrouvé tous mes morceaux perdus. Aujourd’hui, je suis complète plus que jamais. Ce blog m’a permis de me réapproprier ma voix. De faire souvent des introspections, de sonder mon coeur, d’être simplement reconnaissante d’être en vie et moi-même.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est une tranche de vie. Une vie que j’ai recréée à ma façon. Ce blog m’a vue vibrer, pleurer, rire, rêver, se défouler, rager, aimer, oublier, décevoir et se décevoir.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est moi. Tout moi. sans filtre, passionnée, intense, vraie, sensible, imparfaite. C’est mon reflet. Et il est à mon image. Il me suit dans tous mes états d’âme.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est un moyen de communication qui m’a permis de tisser des liens avec d’autres blogueuses et blogueurs de partout dans le monde. Une fenêtre qui s’est ouverte sur de nouveaux horizons, sur de nouvelles amitiés, sur la vie des personnes qui vivent ou ont vécu des expériences similaires aux miennes ou non.

En un an, j’ai grandi et cheminé. J’ai appris à ne plus attendre demain, ni vendredi, ni l’été et ni les vacances. J’ai assumé que sortir des sentiers battus est correct. J’ai compris que vivre le moment présent enlève beaucoup d’inquiétude et d’angoisse. J’ai pratiqué le lâcher-prise et j’ai…lâché prise sur tout ce que je ne peux pas contrôler. Enfin de compte, c’est un acte de confiance en la vie. Ai-je réussi? À 85% du temps, OUI.

Mon coeur de Saumon a eu un an hier et j’en suis fière de ce que j’ai pu réaliser. Je vous remercie de me lire et de croire en mon talent en écriture, d’échanger avec moi sur les différents sujets et de me partager également une tranche de votre vie.

« Tout ce qui est écrit continue de vivre; tout ce qui n’est que parler meurt! » Citation orientale

Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez vous…

Le hasard, je n’y crois pas. Il n’y a rien qui arrive pour rien dans la vie. Toutes ces personnes qui croisent ton chemin, à chaque moment de ton existence sur cette planète, sont là pour une raison, pour un but. Des fois, pour t’apprendre une leçon et d’autres fois, pour embellir ta vie et agrémenter ton quotidien.

Il y a un plan pour chacun et chacune d’entre nous. Les personnes qu’on rencontre sont là pour mettre ce plan à exécution. Elles ne s’y trouvent pas par coincidence. Elles ont été destinées à surgir à tel ou tel moment. La question existentielle est de savoir « Pourquoi elle et maintenant? ».

Sur le coup, on n’y pense pas. On se s’y rend même pas compte. Avec le temps, les pièces du casse-tête, une par une, tombent au bon endroit et il commence à prendre forme, à avoir plus d’allure. On réalise que la présence de cette personne dans notre vie avait un rôle précis à jouer. Un rôle qui peut être positif ou négatif mais qui n’est absolument pas le fruit du hasard.

Dans ma vie, depuis 41 ans, j’ai rencontré du monde. Des fois, je comprenais le pourquoi assez rapidement. Je me rappelle encore de ce matin, je prenais l’ascenseur pour me rendre au 30ème étage où se trouvait mon bureau. Je n’étais pas dans mon assiette ce matin. J’avais passé une mauvaise nuit et j’étais à fleur de peau, le coeur lourd. J’ai embarqué dans l’ascenceur et avant que les portes ne se ferment, j’ai vu un jeune homme se presser pour embarquer aussi. J’ai bloqué la porte pour lui permettre d’y entrer. Il m’a adressé le plus beau des sourires et m’a dit merci. Il a débarqué avant moi et a pris le temps de me souhaiter de passer une « magnifique journée ». Cet homme n’était pas dans cet ascenseur par hasard. Son rôle était d’égayer ma journée. En effet, il a fait ma journée. Depuis, j’ai pris l’habitude de dire bonjour et bonne journée dans l’ascenceur, du coup quelqu’un aurait besoin d’un rayon pour changer le cours de sa journée.

Je crois en la connection spirituelle entre les personnes. Cette connection fait en sorte qu’elles se rencontrent, qu’elles se croisent. Pourquoi ça clique avec telle personne mais pas avec l’autre? Pourquoi la télépathie existe-t-elle? Dans mon cheminement spirituel, j’ai appris à détecter ces signaux et à leur accorder une grande importance dans ma vie. Je décortique et j’analyse ce qui me lie aux personnes autour de moi pour comprendre le message envoyé à travers leur présence, le rôle pour lequel elles sont là. Le rôle que moi je joue ou dois jouer dans leur vie. Car c’est réciproque.

Chaque rencontre est un rendez-vous planifié. On est destiné l’un à l’autre d’une façon quelconque. Il reste à le déplier comme on déplie un Papyrus pour déchiffrer le message écrit.

Cette sensation étrange qu’on a des fois en rencontrant pour la toute première fois quelqu’un. On a l’impression de l’avoir connu. Mais on est incapable de mettre le doigt dessus. Nos âmes se reconnaissent et se parlent. Et ça ce n’est pas le hasard! C’est le destin car « ce qui nous est destiné, finit par nous rejoindre. » On est du pour se retrouver. C’est un rendez-vous et tout l’univers s’accorde pour qu’il se réalise.