Notre histoire

Chacun de nous a une histoire à raconter. Une histoire faite de tout ce que nous avons vécu depuis que nous avons commencé à prendre conscience du monde qui nous entoure. Le moindre événement nous a marqués. Positivement ou négativement.

Nous portons en nous la marque du temps. Chaque ride, chaque pli a quelque chose à conter. Ce que chacun de nous est aujourd’hui, en ce moment précis, n’est pas le même qu’il a été hier et n’est pas le même que celui qu’il sera demain.
Chaque moment nous enrichit en expériences, en ressentis, en sagesse, en maturité. On apprend, on évolue, on chemine.

Ceux qui se plaisent dans leur zone de confort, qui ont peur de franchir ses limites pour expérimenter du nouveau sont ceux qui évolue à un rythme plus lent. On ne grandit qu’en sortant de notre zone de confort pour apprendre du nouveau, pour développer de nouvelles compétences et pour acquérir de différents savoir-faire et savoir-être.

Je ne connais presque pas deux jours pareils depuis le début de ma nouvelle vie. Elle ne cesse de me sortir de cette zone qui n’arrive pas à devenir « confortable ». J’ai eu l’opportunité de pratiquer et peaufiner ma capacité d’adaptation à des situations qui m’étaient jusqu’à lors méconnues. Désormais, rien ne me fait peur. Je sais que je serai en mesure de trouver des solutions instantanément. Ma nature calme m’aide à garder le focus afin de me concentrer sur la résolution d’éventuelles problématiques ou simplement pour vivre mon quotidien et ma routine. Ce qui m’a le plus marquée dans mon ancienne vie, c’est la célèbre phrase de mon ex « tu ne pourras jamais rien faire sans moi ». En partie, c’était la raison pourquoi je suis restée un plus longtemps que prévu dans une vie qui ne me ressemble pas. J’avais peur de ne pas être capable de faire quelque chose « sans lui ». Quand j’ai fait mon saut dans le vide (littéralement en sautant en parachute et au sens figuré en me séparant), j’ai découvert en moi une source de force inestimable. J’ai géré le tout comme une deuxième nature. Je réglais les surprises de la vie comme une pro. Je suis devenue « maman-chef » comme mon fils m’appelle. Lui, à 5 ans, l’a vu et ressenti.

Comme j’avais le goût des fois de dire à son père qu’il s’est trompé dans ses pronostics. Qu’il a sous-estimé la femme que je suis. Que moi, je me suis occupée de tout, absolument tout SEULE. Lui, par contre, a du demander l’aide de ses parents, qui sont venus s’installer chez lui pendant plusieurs mois.

En tout cas, bref, la même femme « incapable de rien faire » est fière de ce qu’elle est au moment présent. De ce qu’elle a trouvé en elle. On se le cache pas, cette force vient de l’intérieur. Elle a toujours été là. Sortir de mon confort était la cause et la raison de la sortir et d’investir en elle pour ma survie au début et pour ma vie maintenant.

On peut choisir de baisser les bras et se laisser aller au désespoir ou de se relever, de se battre, d’apprendre et de réussir. Je suis génétiquement préparée à la vie. L’histoire familiale depuis des générations prouve qu’on est faits forts et battants. De plus, mes parents ont investi tout leur temps, vie, travail et argent au fil des ans pour me donner la meilleure éducation possible. Ma mère me disait souvent, on veut vous équiper pour la vie, qui sait ce qu’elle vous réserve? On veut que vous soyez indépendants et automnes le jour où la roue tourne et les circonstances vont à l’encontre du courant, du prévu. Que vous soyez capables de vous remettre debout. Que l’éducation soit votre arme de défense.

Si je n’avais pas eu ce bagage qu’ils m’ont donné, j’aurais réussi moins bien à me remettre debout. J’aurais réussi mais moins facilement. Et au lieu de deux ans, ça m’aurait pris plus de temps. J’étais équipée pour refaire ma vie de zéro sans qu’il y ait un impact drastique sur notre qualité de vie. J’ai du faire des choix, oui. J’ai du renoncer à certaines choses et à les remplacer par d’autres, ça oui aussi. Mais c’est passé presque inaperçu pour ma petite tribu qui a été compréhensive par rapport à certains changements.

Certains ne seront pas d’accord peut-être avec mon point de vue. Certains n’ont rien eu de leur famille et ont réussi pareil. Ils ont toute mon admiration.
Par contre, dans mes circonstances de vie à moi, c’est différent. Je raconte mon histoire à moi et je ne généralise pas.

Pour finir comme j’ai débuté, chacun a son histoire à raconter…

« J’ai souvent pensé que ma capacité à souffrir était égale à ma capacité d’aimer. Que chacune de mes larmes répondait à chacun de mes rires. Que chacun de mes tourments répondait à chacune de mes convictions. Que chacune de mes craintes répondait à chacune de mes certitudes. Que ma peine glorifiait ma joie. Que ma défaite honorait ma victoire passée. En perdant, j’ai appris à reconquérir, non l’autre, mais toutes les parts de mon coeur pulvérisé.  » Nina Bouraoui, Beaux Rivages

https://youtu.be/I4FTAJ34H6w

Mon journal des gratitudes #6

La vie ne cesse de nous surprendre et de nous apprendre de nouvelles leçons à chaque jour. On est dans un processus d’évolution continuelle que j’appelle affectueusement « cheminement« . C’est grâce à ce cheminement qu’on est capables de laisser derrière nous ce qui ne nous est plus utile et qui encombre notre avancement. D’accepter ce qu’on ne peut pas changer. De devenir « résilient« . Cheminement et résilience vont de pair ensemble. Des inséparables.
Au fil des jours, on continue à avancer de plus en plus léger, tout en prenant conscience de ce dont on se débarrasse. Par pur choix et parfaite conscience, on laisse telle ou telle chose derrière nous. Mais aussi, telle ou telle personne qui ne contribue pas et/ou plus à notre épanouissement. Qui nous ralentit dans notre quête du bonheur et qui dérange notre paix intérieure.

Dans mon processus personnel, j’ai appris à lâcher prise, à exprimer mes ressentis, à nommer les choses, à dire NON, à m’écouter et….à dire, de plus en plus, MERCI. Merci à la vie pour ce que je suis devenue et pour tout ce que j’ai aujourd’hui.

Sur une échelle plus petite, sur le court terme, semaine par semaine, je continue à remercier la vie pour ce qui me rend heureuse. Cette semaine (encore pour la 6ème fois), je suis reconnaissante pour :

  • La bénédiction d’être en santé, mes enfants et moi.
  • La merveilleuse semaine passée avec les flos. On a beaucoup ri et échangé ensemble. Ils m’ouvrent leur coeur et me partagent tout ce qui s’y trame. Je suis fière et honorée de cette confiance qu’ils m’accordent. Ça me rassure que je suis sur le bon chemin avec ce que je fais en tant que mère célibataire.
  • La soirée aux chandelles à distance en bonne compagnie avec une belle conversation.
  • On a eu droit à une semaine de soleil malgré le froid. Ça fait du bien de voir de moins en moins du blanc partout. De ne plus devoir pelleter mes marches, devant chez moi et déblayer mon auto.
  • La belle ambiance au travail.
  • La complicité que j’ai avec plusieurs personnes et surtout avec ma Maud. Toujours un plaisir de se parler au téléphone et par textos. De se lire et se commenter. De dire sincèrement ce qu’on pense. Ça n’a pas de valeur.
  • L’assurance que mes filles ont gagnée. Je me suis tue pendant de longues années, je n’ai pas défendu mes droits et j’ai perdu sur toute la ligne. J’apprends à mes filles à ne pas avoir peur de s’exprimer, à s’assumer et à être elles-mêmes. Je ne fais que leur dire de s’exprimer librement.
  • Hier, nous avons passé une belle journée ensemble. J’ai brunché au resto avec ma plus grande, en tête à tête. Et par la suite, mes deux autres ont voulu se joindre à nous. Donc, on a fait un mini roadtrip et visité une cabane à sucre pour déguster de la tire d’érable sur la neige. Je vous partage quelques photos :

Photo 1 : La tire d’érable bouillante étalée sur de la neige qu’on amène de l’extérieur.

Photo 2 : À l’aide d’un bâton, on roule la tire gelée pour faire un suçon à l’érable.

Photo 3 : j’en mangerai une dizaine sans le moindre sens de culpabilité😁

Photo 4 : L’évaporateur. Il sert à réduire la sève récupérée des troncs des érables🍁 en teneur d’eau et concentrer le sucre dans celle-ci. Il faut 40 litres de sève pour faire un litre de sirop. La sève coule à flot au moins de mars de chaque année. Si le sirop continue à bouillir, on obtient la tire et le sucre dur.

©️Photos prises à la cabane à sucre « La Goudrelle » située à Mont-Saint-Grégoire.

La peur d’aimer…

Il était là un soir d’hiver,
Debout à m’attendre arriver
Un doux sourire, des yeux verts pers
C’était tout ce que j’ai remarqué,
Assez pour sentir mon cœur oublier
De battre le temps d’un éclair!
Il était là à me raconter,
Plein de petites histoires légères.
Je regardais ses lèvres et je languissais.
Tu étais où tout ce temps passé?
Il riait de joie, et moi je souriais,
Il emplissait mon âme, m’enflammait.
Un petit prince, il l’était,
Lilou, je l’ai baptisé.
Il était rempli de zest et de vivacité,
Un charme fou à subjuguer.
« Tu es sensuelle au boutte »,
Il m’a chuchoté…
Et moi, par sa douceur, j’étais renversée.
Son intensité m’a dérangée,
Et ses bras étaient ce que je voulais.
Tomber en son amour était inévitable et vrai!
J’ai eu peur, j’ai paniqué
À cause des émotions que je ressentais.
Mon cœur, je l’ai refermé à double clé,
C’était le pire que j’ai fait.
Depuis, des semaines sont passées,
Mon cœur en peine est divisé.
Il me manque mais j’ai foiré.
Le seul que je veux à mes côtés,
Je l’ai laissé partir et là je vis avec ce regret.

De retour…

À vrai dire, écrire m’a beaucoup manqué. Mais cette pause était nécessaire. J’avais besoin de m’éloigner pendant un certain temps pour retourner au neutre. Je me connais désormais et je m’écoute. Je capte les signaux envoyés par mon système et je m’ajuste. Ce recul m’a permis de voir plus clair, de comprendre certaines choses en lien avec les relations “virtuelles” ainsi que ce monde qui est un couteau à double tranchant.

Bref, ce n’était pas juste ça la raison pour laquelle je me suis éloignée. Il y a eu aussi la fameuse grippe du type Influenza qui m’a mise KO et qui s’est transformée en sinusite donc des migraines et de la congestion à ne plus en finir.

L’inspiration n’était plus au RDV non plus…par contre, elle revient tranquillement (pas vite!)…

J’ai beaucoup réfléchi au cours que ma vie avait pris récemment et j’ai réalisé que j’investissais mon énérgie dans les mauvais endroits et sur les mauvaises personnes qui sont incapables de rendre la moitié de ce que je donnais. Comme le commun des mortels, j’ai tendance (encore des fois) à m’oublier et à prioriser les autres. Surtout à traiter les autres comme j’aimerais être traitée mais ce n’est pas toujours évident avec ceux qui prennent sans retour. Ils nous vident tel qu’un aspirateur à énérgie. Un drain, quoi! C’est encore plus difficile si t’es, comme moi, quelqu’un qui se donne à fond, offre son 100%, ne fait jamais les choses à moitié!

Donc ces quelques jours de détox du blog ont été fort utiles pour remettre les pendules à l’heure, pour réfléchir à plusieurs aspects touchant à ma vie.

Au cours des derniers mois, je me suis permise d’avoir la tête dans les nuages, de rêver en rose de poésie et de prose, de croire en la magie des mots qui raccourcient les distances jusqu’à les abolir…

Je suis de retour sur terre, sur le blog et à l’écriture. J’ai hâte de pouvoir écrire à nouveau à tous les jours.

L’envie est omniprésente, insistante même mais les mots se rebellent contre moi et refusent de sortir. Ce phénomène m’arrive lorsque mon cœur et ma tête ne sont pas en harmonie, lorsque je ne suis pas cohérente par rapport à ce je ressens. Manquer de mots est le signal pour me dire “Eille ma grande, y a un problème là là, règle-moi ça tu’ssuite »

“Faire de l’interruption, un nouveau chemin,
faire de la chute, un pas de danse,
faire de la peur, un escalier,
du rêve, un pont,
de la recherche…une rencontre.”
Fernando Pessoa

Mon journal de gratitudes #5

Et voici le dimanche arrivé. Mon 5ème journal des gratitudes aussi. Malgré la pause que j’ai décidé de prendre, revenir sur les moments positifs de la semaine reste un exercice essentiel dans mon cheminement de chaque jour.

Faire une introspection sur une base régulière permet une meilleure compréhension de soi et de la vie. Ça change même notre perspective des choses et des événements. On essaie de décortiquer pour comprendre le pourquoi en tassant nos émotions de côté. Alors au lieu de réagir émotionnellement, « tout court », on entraine nos émotions à être plus « intelligents », à avoir un jugement plus détaché, une vue plus globale de la situation. À ce moment là seulement, on peut accepter ce que la vie nous offre. On peut extraire du positif dans les situations négatives. Finalement, on peut être reconnaissants et dire merci!

En ce dimanche frette de mars, je dis merci à la vie car :

  • Je me suis remise de la grippe que j’ai contractée vlà 2 semaines. L’énérgie revient tranquillement et le moral plus vite. Un fond de toux et de mal de tête reste mais c’est moins pire qu’avant!
  • J’ai passé une belle journée hier avec mes enfants. Nous avons joué aux quilles en bonne compagnie et tout le monde a eu du fun.
  • La vie met sur mon chemin de bonnes personnes et se charge d’y enlever les mauvaises, sans que j’ai à déployer le moindre effort. Je crois en la puissance de Karma! Une belle semaine dans ce sens-là…
  • Il y a 3 jours, j’ai trouvé sur mon perron, une boîte de chocolat artisanal avec un petit mot. Par contre, le destinateur est anonyme. Donc, je profite pour le/la remercier de ce beau geste et l’inviter à s’identifier s’il/elle me lit. Ce geste m’a beaucoup touchée et a fait ma journée. Merci🙏🏻❤️
  • J’ai mieux dormi cette semaine donc ça m’a permis de me lever plus facilement le matin malgré le changement d’heure.

À la fin de ce journal, je ne peux m’empêcher de penser au petit Ariel, âgé de 10 ans, qui est sorti pour aller chez son ami qui habite à 15 min de marche de sa maison, lundi à midi, mais n’est plus revenu chez lui depuis. Je ne peux imaginer la peur et l’angoisse des parents. Je prie de tout coeur qu’il soit retrouvé sain et sauf, qu’il puisse recoucher dans son lit chaud, qu’il puisse grandir et s’épanouir, réaliser ses rêves, avoir son diplôme, tomber en amour, avoir des enfants et les voir grandir à leur tour. Je l’espère du fond du coeur, ti Ariel❤️😢🙏🏻

Mon journal de gratitudes #4

Cela fait un mois que je fais cet exercice qui me permet de mettre sous les projecteurs tout ce qui est positif dans ma semaine et surtout de prendre le temps de dire merci pour ces moments.

La semaine n’a pas été facile. J’ai pogné une grosse grippe (d’homme! oui oui je sais maintenant c’est quoi!) qui m’a confinée dans le lit presque toute la semaine. J’ai manqué trois journées de travail et le pire, la semaine de relâche de mes amours a été scrappée. Je me suis sentie coupable qu’ils soient restés à l’intérieur mais je n’y pouvais rien. C’était ben plate pour eux!

De plus, mon moral a pas mal swingé et c’est probablement du au winter blues. Je suis due pour un changement de saison. Vivement le printemps!

Nous avons également changé l’heure au Québec, cette nuit même. Ce qui veut dire deux choses : je perds une heure de mes courtes nuits de sommeil! Mais je gagne une heure de clarté à la sortie du travail, à la fin de la journée, donc une fin d’après-midi plus longue. Bon, je vais devoir m’arranger pour me coucher plus tôt pour être en forme le matin.

Alors voilà pourquoi je suis reconnaissante à la vie :

  • Pour la semaine remplie d’amour avec mes flos. Ils ont été compréhensifs et présents pour moi sans chialage comme quoi ils veulent sortir. Je les adore. Ils me retournent en tonnes, l’amour que je leur donne. Comme Lilou (qui me manque vraiment beaucoup d’ailleurs) m’a dit, c’est la plus grande richesse!
  • Les bernaches sont de retour au Québec. Il y a deux jours, j’ai eu droit à un magnifique spectacle dans le ciel, au crépuscule. Il y avait tout plein de troupeaux survolant mon coin avec leurs cris annonçant leur retour. Un magnifique tableau naturel. Le printemps est à veille d’arriver. Ça m’a remplie de bonheur. C’était un peu comme retrouver un ami après une longue absence!
  • Hier en soirée, j’ai assisté au deuxième concert de mon amie d’enfance, Nelly. Elle a réussi encore une fois à me téléporter dans le passé et me faire vivre des émotions et beaucoup de nostalgie. J’ai pleuré, j’ai dansé, j’ai chanté, j’ai rêvé, j’ai ri, j’ai vécu son rêve rempli de jasmins….
  • Mon rêve de retourner au Népal et faire le base camp aux Himalayas est revenu me secouer de plus belle (j’ai l’intention de raconter ce rêve dans un billet à part). Donc mon objectif est set : automne 2019. Juste à y penser m’anime et me fait planer.
  • Encore une fois, un de mes billets a été publié sur le Huffington Post Québec, il s’agit de « Cet inconnu que j’attends. »
  • Pour tous les privilèges que la vie m’offre, pour toutes les belles personnes qui croisent mon chemin…

J’ai une pensée affectueuse pour une amie qui vit des moments difficiles. Je lance une prière dans l’univers à son égard et je lui envoie beaucoup d’amour et de paix dans son coeur.