À toi, que j’aime!

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Ton amour a envahi mon coeur sans crier gare.
Tel qu’un repère, tel qu’un phare
Qui guide les bateaux perdus dans la noirceur des nuits
Un repère qui s’est infiltré sans bruit
M’aidant à retrouver une âme désesperée
Rongée par la solitude et l’oubli
Perdue dans des abîmes profonds
Que seul toi connaissait l’issu de sortie
Un beau printemps s’installa en moi
Et tout apparaît, désormais, d’une beauté sublime
Ton sourire est mon ancre et ma foi
Ton regard, si doux, que mon bonheur ranime
Ta voix, que dirais-je de ta voix?
Sinon la plus douce des mélodies
Qui m’enveloppe d’une chaleur inouie
Je t’aime d’un amour oublié
Qui appartient à une époque abandonnée
Mon amour pour toi est né le jour où j’ai existé
Et m’accompagnerait jusqu’au jour où je partirai
Tu es ma raison d’être
Tu es ma raison de sourire
Et si tu ouvres mon coeur, tu t’y trouveras fleurir!

Pourquoi « Mon coeur de saumon? »

On me demande depuis le lancement de ce blog, pourquoi j’ai choisi « Mon coeur de saumon » comme titre. Le saumon est un poisson connu pour nager à contre courant. Il risque sa vie et défie la loi de la gravité. Depuis ma tendre enfance, j’étais un petit saumon sauvage. Je suis née avec des gènes de rebelle. Je ne suis pas une « hors-la-loi », bien au contraire. Je démontre beaucoup de rigueur par rapport au respect de la loi et à son application. Mais dans ma vie de tous les jours, je vis selon mes convictions et mes principes, guidée par l’amour, la compassion et l’ouverture à l’autre.
Les injustices de toute sorte et couleur dans le monde me font rager.

Issue d’une culture assez conservatrice par rapport au rôle de la femme dans la société mais élevée dans une famille ouverte : un père médecin ayant fait ses études en médecine en France et une mère détentrice d’un bac en philosophie et en psychologie, donc j’ai été encouragée à aller toujours plus loin, à m’affirmer et À devenir ce que je suis aujourd’hui.

J’ai eu le choix depuis ma jeunesse d’aller dans le domaine d’études que je voulais, de voler de mes propres ailes sans contrainte, d’être moi-même. J’étais chanceuse par rapport à d’autres jeunes filles de mon âge qui n’ont pas eu la même ouverture du côté de leur famille.

Dans mon parcours, j’ai réalisé que la femme n’est pas juste une épouse et une mère. C’est un rôle important et essentiel mais elle a d’autres à jouer.

Au fil des années, j’ai réprimé le saumon en moi pour « me conformer » à la nouvelle famille, conservatrice et traditionnelle, dont j’ai fait partie par alliance. Ça ne m’a donné que de la frustration car je n’étais pas fidèle à mes principes. D’autre part, la famille n’était pas assez satisfaite de ma « performance ». Je n’étais pas assez compétente à leurs yeux en tant qu’épouse, ni digne du nom de leur fils.

Sans rentrer dans les détails ici, mon saumon a décidé de se réveiller et de retourner à la source, à sa vraie nature.

Depuis, j’ai repris les rennes de ma vie et c’est moi qui la dirige désormais. J’ai gardé dans mon cercle ceux qui me ressemblent et j’ai laissé aller ceux qui ne me ressemblent pas et plus!

Pour faire partie de mon cercle, c’est simple : ma devise est l’AMOUR. L’accepter et le donner c’est dans les conditions d’adhésion à mon « club ».

« Moi, je ne « tourne pas les pages », je déteste cette expression simpliste, je n’oublie rien, je ne zappe pas, je ne renouvelle pas ma vie comme si rien avant n’avait existé. Elle est un fil continu que je tisse, je ne gomme personne, je suis faite de tous mes souvenirs, de mes amours, je suis un patchwork vivant de moments de vie, je suis faite des autres, pour les autres, et chacun m’a construite ou meurtrie. Je ne tourne pas les pages, je les écris. »

Charlotte Valandrey

Une nouvelle réalité

Le mot « séparation » rime toujours avec l’expression « nouvelle réalité » mais ça ne veut pas nécessairement dire que c’est négatif, destructif et infranchissable. Tout dépend de comment on perçoit cet événement, comment on réagit avec ses conséquences et de quelle façon on établit nos attentes ainsi que nos priorités par rapport à cette nouvelle réalité.

La personnalité, la constitution psychologique, le bagage génétique et les expériences de la vie que l’on a jouent un rôle primordial dans le cheminement et le passage à travers les cinq étapes de la rupture :

  1. la dévastation;
  2. le sevrage;
  3. l’intériorisation;
  4. la rage;
  5. le relèvement.

Dans mon article, je ne parlerai pas de ces étapes mais chose est certaine, je suis à la dernière et c’est ce qui compte.
Pour beaucoup, dont moi personnellement, la séparation m’a permis de renaitre à nouveau. C’est l’équivalent d’une résurrection, d’une seconde chance où l’on fait les choses différemment, où l’on apprend de nos erreurs et de nos manquements des fois. Une deuxième chance pour vivre heureux selon de nouveaux standards.

Le plus difficile dans cette nouvelle réalité c’est notre séparation de nos propres enfants. Les deux parents ont le droit de vivre avec leur progéniture. Donc les couples qui optent pour la garde partagée ou exclusive doivent ré-apprendre à jouer leur nouveau rôle.
Après bientôt un an de séparation, je trouve encore très difficile de voir mes trois enfants partir avec leurs sacs pour leur semaine avec leur père. Au cours des 6 premiers mois, je restais près d’un quart d’heure devant chez leur deuxième « chez eux » à pleurer toutes les larmes de mon corps. J’évitais de retourner chez moi pendant quelques heures car tout me rappelle leur passage. J’errais dans les rues avec mon auto, j’allais faire mon épicerie pendant de longues heures de peur de me retrouver dans un appartement vide sans eux.
Les premières fins de semaine étaient pénibles, voir douleureuses. Le silence total! Pas de chamailles entre les filles, pas de bruits de pas qui couraient partout, pas de Mélodilous sur Télé-Québec, pas d’enfant qui se pointait à ma porte de chambre pour réclamer les crêpes du samedi….

Je suis passée d’une maman à temps plein à une maman à temps partiel. J’ai perdu mes repères de maman poule. La nuit, je me réveillais pour aller faire un tour dans la chambre des filles que je laissais telle qu’elles l’ont quittée pour sentir leur présence. Je me couchais avec la doudou de mon fils, encore imprégnée de son odeur.
Est-ce qu’ils sont bien couverts la nuit? Ont-ils bien mangé? Est-ce qu’ils s’ennuient de moi? Ont-ils leur collation dans leur boîte à lunch? Ont-ils fait leurs devoirs? Leurs présentations orales se sont bien passées? Est-ce que quelqu’un les agace à l’école? Tout genre de questions qui me préoccupaient sans cesse. J’étais incapable de manger un plat que eux aimaient. J’étais dans la période de culpabilisation envers eux.

C’était le plus dur dans mon année. Ce l’était pour eux aussi. Leurs notes ont chuté. Leur tempérament a changé. Ils ne riaient plus comme avant. Je ne reconnaissais plus mes propres enfants. Une partie de leur vie ne m’était plus accessible.

Heureusement, tout se replace. Je vois plus souvent de la joie dans leurs yeux. Ils me partagent plus souvent et volontairement leur vécu pendant la semaine chez leur père. Donc je me sens à nouveau plus impliquée dans leur vie.

Le plus important c’est que j’ai appris à être femme à nouveau et non juste mère. Je commence à apprécier les semaines où je suis seule. Je prends le temps de me reposer et faire le plein d’énérgie pour recevoir mon trio en pleine forme. Je reconstitue mon cercle d’amis que je vois plus souvent. Je sors plus. J’apprends à connaître plus mon amoureux. Je reprends l’écriture et dans la mesure du possible la lecture. Bref, ma nouvelle vie m’a permis de me reprendre.
Pendant presque 14 ans, j’étais une épouse, une mère, une psy, une juge, une chauffeur, une policière, une femme de ménage, une cuisinière, une prof. mais pas une « femme »!

Là, je suis une mère mais avant tout une FEMME épanouie qui continue à cheminer et à devenir une meilleure version d’elle-même.

Je ne suis plus en mode survie mais plutôt en mode « vie »!

Je me suis choisie et je suis fière d’avoir fait ce choix. Ainsi, je peux être une meilleure maman et donner l’exemple à mes enfants car il faut qu’ils apprennent que le bonheur est un devoir. Le bonheur se cultive au fil du temps et ne diminue pas quand on le partage!

Le bonheur, on se le doit!

La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter. Mère Teresa

Le conte de fée

Un beau jour, un coup de foudre nous tombe dessus alors on décide de se marier, fonder une famille et s’aimer jusqu’à nos derniers jours puis mourir un matin de printemps, main dans la main. Probablement que la vie de Cendrillon avec son prince chéri finit ainsi. Un conte de fée. Mais est-ce que les contes de fée qu’on nous lisait avant le dodo existent pour vrai?

Dans la vraie vie, c’est toute une autre histoire. Le conte de fée que je vais vous conter débuta un bel après-midi d’été.

Un homme séduisant fit son entrée dans le bureau où elle travaillait. C’était le coup de foudre fatal. Il avait tout ce qu’une jeune fille de 24 ans pouvait rêver d’avoir dans un gars. Il lui addressa le plus beau des sourires et lui tendit la main. Son coeur battant la chamade, ses joues rougissant de gêne, elle réussit à lui demander comment elle pouvait l’aider.

Quelques minutes plus tard, la magie fît son effet, ils s’échangèrent leurs numéros de téléphone respectifs et le bel inconnu disparut aussi vite qu’il avait apparu.

Les jours se succédèrent et les textos aussi. Ils devinrent accros l’un de l’autre.

Un jour, ils décidèrent de se rencontrer dans un café. Il voulait lui faire goûter à la limonade à la menthe. Cette rencontre eut lieu et depuis ils ne parlèrent que d’être ensemble pour le restant de leur vie.

Huit mois plus tard, ils se marièrent…

Il venait à peine de finir ses études supérieures et de commencer à travailler alors elle décida de le soutenir, de l’aider et d’être à ses côtés avec tous les moyens possibles. Ce qui est tout à fait normal dans un couple.

Ils eurent deux magnifiques filles et leur situation financière alla de mieux en mieux.

Suite à une attaque militaire meurtrière contre leur pays, ils prirent une décision qui changea leur vie complètement. Ils décidèrent d’immigrer au Canada pour pouvoir offrir à leurs filles la sécurité et une meilleure qualité de vie.

Leur nouveau pays adoptif leur ouvra de nouveaux horizons et malgré le mal du pays, ils réussissèrent leur nouvelle vie.

Elle le soutena encore, l’encouragea à prendre de nouveaux cours et à devenir membre d’un ordre professionnel. Elle l’aida à se perfectionner en français et en anglais, rédigea même ses rapports pour sa job, corrigea ceux qu’il écrit lui-même.

Elle garda la même job pour assurer la stabilité financière de la famille et pouvoir concilier travail et famille. Elle mit de côté sa carrière pendant qu’il gravait les marches vers plus hauts postes.

Elle prenait soin des enfants pendant ses voyages d’affaires multiples. Il élargit ses horizons ainsi que son cercle de connaissances. Lui, l’homme charismatique, ne trouvait pas de misère à trouver sa place parmi ses collègues de la gente féminine….

Le conte de fée alla moins bien.

Le prince charmant recevait de plus en plus de textos et de courriels. Il flirtait impudemment avec toute femme qu’il rencontrait.

Elle le confronta mais il répondait souvent qu’elle avait une imagination fertile. Elle finit par se taire. Elle commença à croire qu’elle était folle, que son imagination lui jouait des tours. Après tout, il l’aimait elle. C’est la mère de ses enfants. Elle lui donna même un fils pour porter son nom et perpétuer sa lignée!

Le silence s’installa. Elle n’avait plus l’énérgie pour le questionner sur ses « flirts ». Elle commença à penser à la séparation. Elle n’osa pas en parler au début car issue d’une culture qui voit mal le divorce où les femmes prennent leur mal en patience pour ne pas briser la famille et pour ne pas être étiquetée comme « femme divorcée ». Quelle honte à la famille!

Après avoir découvert les plans de son prince charmant et sa relation amoureuse avec sa cousine au bléd, elle fit son saut dans le vide. Elle quitta sa maison et demanda le divorce. Un saut qui lui a coûté beaucoup à tous les niveaux.

Malgré les difficultés et les soucis qui pertubent son sommeil, elle est fière d’avoir été courageuse. Elle a sauté dans l’inconnu sans savoir comment elle allait attérrir.

Son conte de fée à elle s’est terminé 14 ans plus tard. Son nouveau conte de fée à lui commence sous peu.

Son coeur de saumon a choisi un chemin plus difficile, celui d’être seule, même sans famille proche pour la soutenir mais un chemin où elle peut vivre en dignité, en liberté et surtout reprendre confiance en elle et réapprendre à reconnaitre sa vraie valeur et qu’elle est digne d’amour et de respect.

Elle a voulu donner l’exemple aux femmes malheureuses dans leur mariage mais qui n’osent pas quitter une relation malsaine pour plein de raisons. Elles acceptent de rester malgré l’humiliation, la peur, l’insécurité, la violence physique et psychologique.

Rester pour ses enfants est la pire des décisions. Les enfants vivant au sein d’une famille où les parents s’entre-déchirent souffrent d’insécurité, d’anxiété et de manque de confiance.

De plus, on leur donne une image déformée de l’amour et de la vie de couple.

Après tout ce qu’elle a vécu, le combat qu’elle a dû mener et la peur qu’elle a éprouvée, elle n’acceptera plus jamais d’être mal traitée ou mal respectée. Elle connait sa valeur et dira NON, assez c’est assez. Après tout, mieux être seul, que mal accompagné!

Elle ne croit plus aux contes de fée mais elle continuera à croire en l’amour!

Résister à l’amour

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En cet après-midi gris et maussade, l’inspiration me tombe dessus comme un éclair. L’orage qui est supposé être à l’extérieur, en ce juin bizarroïde, gronde plutôt en moi. Depuis quelques jours, une boule de « stress » a trouvé refuge dans mon estomac. On dirait que l’année difficile que je viens de vivre a soudain décidé de se venger de moi. De nature optimiste et positive, cet état second vient ébranler mon existence. Est-ce la colère? La dernière étape du deuil de la séparation d’un mari de 14 ans de vie commune? La mère à temps partielle que je suis devenue? Mes soucis financiers? Le manque de support de mes proches? Mes attentes d’une vie de couple que je vis avec mon amoureux?
Je sais et je sens que quelque chose se manigance en moi. Mais ce quelque chose ne s’est pas encore dévoilu. Je suis en mode survie. Mon pilote automatique est en contrôle. Je suis consciente que je devrais reprendre le contrôle à un moment donné. Mais pas encore. Je suis en tentative d’écoute de cette petite voix en moi. Suis-je devenue sourde ou est-elle encore silencieuse?
Pour revenir un peu en arrière afin de donner sens à ce que je vis, il y a un an j’ai fait mon saut dans le vide. J’ai quitté ma maison, mon foyer, ma vie familiale. J’ai quitté tout ce que je connaissais à ce jour. Je suis sortie de ma zone de confort, qui, disons les vraies choses, n’était pas vraiment ma zone de confort vu qu’il n’y avait aucun confort.
Je me suis lancée dans une nouvelle vie : un nouveau statut de femme séparée et de mère célibataire. J’ai tout laissé derrière moi. Je n’ai pris aucun des meubles par peur ou par superstition que la malédiction allait me poursuivre dans mon nouveau chez moi. Je ne voulais aucun souvenir accroché à ses meubles. Je partais de zéro. Légère. Soulagée. Libre.
L’année est passée vite. J’ai appris à gérer ma vie du mieux que je peux avec tout ce que ça implique.
J’ai eu mon (gros) lot de hauts et de bas et j’étais sur des montagnes russes en permanence.
Dans ce chaos sucré-salé, j’ai rencontré un homme qui a chamboulé mon coeur encore meurtri.
Je peux officiellement dire que c’est la première fois en 40 ans que je connais l’amour. Je ne ferai pas son éloge, là mais je me suis sentie humaine, en vie, heureuse, épanouie….simplement amoureuse.
Ma vie, en ce moment, n’est pas simple. Mais lui, c’est mon cadeau de la vie, le baume sur mes blessures du coeur.
Une leçon apprise durant ma première année de vie solitaire est que l’amour est le remède à tous nos maux.
Ouvrez votre coeur et votre âme à la vie et acceptez ce qu’elle vous offre. Ne refusez pas sa générosité juste parce que vous avez été déçus, blessés, trompés. Permettez à votre coeur de guérir et n’ayez pas peur d’une nouvelle chance.
Mes derniers jours vécus avec cette boule à l’estomac m’ont démontré à quel point j’étais fragile et vulnérable. C’est la cloche qui m’a fait réaliser que je résiste à l’amour que l’univers m’envoie, que ma mission est d’être heureuse et rendre les gens que j’aime heureux.