“La vie, ce n’est pas avoir et obtenir, mais être et devenir!”… (Temps imparti entre copines #2)

Voici mon deuxième texte avec mon amie Maud. Cette semaine, c’était à mon tour de choisir le thème et chacune de son côté s’est lancée dans la rédaction de son texte pour le plaisir de découvrir après ce que elle et moi avons respectivement écrit.

On entend souvent l’expression « le gazon est plus vert chez le voisin ». On envie sa nouvelle auto, ses enfants parfaits qui pratiquent plusieurs sports, son couple encore en amour, ses photos publiées sur facebook du dernier voyage dans les Caraïbes. On aimerait avoir une vie qui ressemble à la sienne et on pense que si on obtient tout ce que les autres ont, on sera plus heureux et plus comblés. Ceux qui ont cette attitude vis à vis la vie risquent de ne jamais trouver la satisfaction dont ils souhaitent. À chaque fois qu’ils atteignent ce qui est préalablement désiré, ils en veulent plus et autre chose.

Leur sentiment d’insatifaction augmente au lieu de diminuer. C’est la preuve que le matériel ne comble pas l’âme et le coeur. Certains se contentent de peu, un minimum pour subvenir à leurs besoins. Par contre, ils ne se sentent pas en manque. Bien au contraire.

J’ai tout eu dans ma vie. Financièrement parlant, je n’ai manqué de rien. Issue d’une famille aisée dont le père est médecin, j’ai toujours obtenu ce que je voulais. J’ai fréquenté les meilleures écoles privées et j’ai gradué d’une des meilleures universités de la région avec un BAC en science po et administration publique. J’ai voyagé dans plusieurs pays. Plus tard, je me suis mariée avec un ingérieur et petit à petit, on a réussi à monter l’échelle jusqu’à atteindre un certain niveau. Sans mentionner la belle maison, la voiture allemande, les sacs de marque et tout le reste. Au fond de moi, je n’étais pas heureuse. L’amour avait quitté notre foyer depuis plusieurs années. La chaleur humaine n’y existait plus. On ne se touchait plus. Je fânais au fil des jours. Les sorties, les objets matériels, le magasinage…ne comblaient plus mon coeur. Je n’avais pas le plus important. J’ai renoncé à cette vie d’aisance pour ce qui est plus important. La liberté d’être moi. De pouvoir vivre mes valeurs.

Depuis, je m’épanouis et je chemine. Je n’ai plus les mêmes moyens financiers qu’avant mais je suis plus heureuse. Peu me rend heureuse. Un coucher de soleil qui fait vibrer mon âme. Une randonnée en montagne où je ressens une connection spirituelle avec l’univers. Une discussion philosophique avec un/une ami-e qui me fait plonger dans la profondeur de la vie. Une étreinte qui comble à tous les niveaux. L’amour inconditionnel de mes enfants. L’appréciation de mon entourage…

J’ai grandi en cheminant. Ce que j’ai atteint à ce moment de ma vie est le résultat d’un travail acharné sur moi-même. J’ai appris à sonder mon coeur. J’ai gratté la surface de mon âme, rouillée par le matériel et le superficiel de la vie afin de dévoiler son essence et sa brillance. Je ne me fie plus aux apparences du gazon vert chez le voisin. Je regarde plutôt ce que j’ai. Je l’apprécie davantage et je le développe par toutes les expériences que je vis, l’amour dont mon coeur est capable d’offrir et le bonheur d’en recevoir. C’est tous ses moments partagés avec les autres dans l’amour et l’empathie qui font de nous de meilleures personnes. De personnes plus heureuses…

Mon journal de gratitudes #7

Pour la 7ème semaine consécutive, j’enchaine avec le journal de gratitudes qui est un excercice important dans mon processus de cheminement.

C’est aussi un moment d’arrêt et d’introspection. Un moment d’ouverture à la vie et à toutes les vibrations positives qui s’y trouvent. Ce n’est pas une simple rédaction d’un journal. C’est comme être en transe. J’entre en communion spirituelle avec l’univers et je le ressens dans tout mon être.

Ça me remplit de bonheur. J’avoue que les premières fois où j’ai commencé cet excercice, c’était plus comme un simple retour sur ma semaine. Mais depuis les deux dernières semaines, il ressemble à la méditation avec tous les effets que ça a sur le corps et sur le mental. Il m’apprend un peu plus sur moi et approfondit mes réflexions spirituelles.

Être reconnaissant (puis le montrer) pour tous les cadeaux de la vie n’est pas un geste banal. C’est un appel à l’abondance, au bonheur et à l’acceptation. Vivre dans la gratitude a un effet positif sur notre vie, sur tout notre être et aussi sur ceux qui nous entourent. Ça élimine les émotions négatives (frustration, colère, jalousie, ressentiment…) et renforce l’acceptation de ce que nous avons au lieu de focuser sur ce que nous n’avons pas.

Lorsqu’on exprime notre gratitude, on est plus ouverts aux émotions positives. On devient plus heureux et plus serein. Ça nous permet également d’établir des relations avec les autres. En manifestant notre gratitude envers telle personne, nous reconnaissons son importance dans notre vie et apprécions ce qu’elle nous offre. Ceci a, sans dire, un impact positif sur la relation entre les deux et donc, sur l’estime de soi et le bien-être émotionnel et mental.

En ce dimanche de Pâques (et de poisson d’avril), je suis reconnaissante à la vie pour :

  • Le spectacle de mon conteur préféré Fred Pellerin. C’était un moment de pur bonheur. Il a touché à mon âme et m’a fait vivre de belles émotions. Par la même occasion, je remercie encore ma collègue et amie Isa qui, grâce à elle, à sa magnifique maman et à son gentil frère, j’ai passé une merveilleuse soirée. Je l’ai beaucoup appréciée.
  • Les belles discussions profondes que j’ai avec JR. Les personnes vraies, authentiques et simples sont de plus en plus rares et toi, tu en es une.
  • Après plusieurs semaines de questionnement, la vie m’a envoyé une réponse. Je suis en paix finalement. Mes doutes ont été confirmées. Encore une fois, ma petite voix avait raison.
  • Le temps de qualité avec mes flos. Les partages et les témoignages d’amour. La résilience de mes amours vis à vis la présence d’une nouvelle personne dans leur vie et dans leur maison (l’autre maison). Je lance une prière dans l’univers pour que cette personne soit un bon modèle pour eux et une source de réconfort lorsque leur propre mère est loin d’eux. Pas facile pour le coeur d’une mère d’accepter qu’une autre soit dans la vie de ses enfants mais j’ai appris à cheminer et la résilience a trouvé place dans mon coeur aussi. Mille fois merci à la vie!
  • Malgré ma semaine éprouvante sur plusieurs niveaux, j’ai gardé le moral haut et la bonne humeur.
  • La soirée passée hier avec Maria (et sa maman), Justine et Iris. Ma deuxième famille. Les rires aux larmes, les partages et tout l’amour qui y régnait. Ce temps en leur compagnie me permet de recharger mes batteries à plat et me fait un bien fou : Maria avec sa générosité et son coeur grand comme la Terre, Justine avec sa douceur et sa sensibilité et Iris avec son sens de l’humour et ses conseils de fille. Merci les filles!

Je profite pour vous souhaiter de JOYEUSES PÂQUES et une bonne chasse aux oeufs!

Éviter le tapage mental : lâcher prise

À force de vouloir se retrouver, on finit par s’égarer. À force de vouloir forcer les choses, on les perd. C’est pareil à l’amour. Plus on lui court après et plus il s’éloigne. Le vrai secret du bonheur est simple : lâcher prise et faire confiance…à la vie!

C’est un apprentissage à faire. En fait, c’est un des plus importants. Vouloir tout contrôler est épuisant et ne garantit aucun retour. Par contre, il garantit une vie assujettie au stress et à la pression! C’est totalement démoralisant à la longue et l’effet néfaste du stress n’est pas juste psychologique mais mental et physique également. Vous le savez et je ne vous apprends rien de nouveau.

Qui ne voudrait pas avoir du contrôle sur le moindre détail de sa vie? La bonne nouvelle, on n’a pas besoin de le faire car la vie s’en charge. Laisse-la alors agir en chef d’orchestre. La moins bonne nouvelle, on ne peut pas contrôler « avoir le contrôle » tout le temps. C’est ben correct!

Comme je l’ai dit dans un texte précédent, il y a un plan pré-établi et tout s’exécute en fonction. Ce qui est du pour arriver, arrivera quoi qu’on fasse (ou pas).

« Lâcher prise, c’est accepter ses limites, c’est arrêter de se battre au détriment de son équilibre, de son intégrité et de sa liberté. » Nathalie Dinh

À cause de ma nature de perfectionniste, j’avais tendance à vouloir trop creuser, trop planifier et trop contrôler le cours des événements. Heureusement, j’ai laissé tomber 50% de mon perfectionnisme « stressant, qui ne mène pas loin ». L’autre 50% est gérable.

Par conséquence, j’ai renoncé à ce qui entrave mon cheminement et j’ai conservé ce qui contribue à mon avancement tout en me laissant le plaisir de « perfectionner sans stress ».

Mon ménage n’est pas fait à la perfection? pas grave, personne n’en mourra. Mon gâteau est un peu dégonflé? Il est bon pareil. Je n’ai pas eu le temps d’appeler pour prendre un RDV pour changer la couleur de mon vernis? J’appelerai demain. Entre temps, si je trouverais mon prince charmant, je ne croirais pas qu’il prendrait la fuite à cause de mon vernis du pour être changer. C’est des exemples simples de ma vie personnelle.

À une certaine époque, c’était des sources de stress incroyable. J’ai appris à gérer ce genre de situation mais aussi des situations plus décisives dans ma vie en…lâchant prise.

Ne plus vouloir forcer les choses, c’est un apprentissage en cours… L’impatiente en moi veut avoir des résultats rapides et finit par se planter ben solide. On revient à la théorie du lâcher prise et de faire confiance à la vie. Et que forcer les choses ne fait que s’efforcer à vivre avec des émotions négatives et de la frustration.

Gérons ce qu’on peut gérer et pour le reste : lâchons prise…de toute façon, il n’y a rien à faire. S’inquiéter n’enlèvera pas les problèmes futurs, il fait juste t’enlever ta paix intérieure au moment présent. C’est l’ennemi du bonheur!

Et pour terminer, il est toujours bénéfique de se rappeler de la prière de la sérénité afin d’avoir la sagesse de reconnaitre ce qu’on peut changer et ce qu’on ne peut pas!

« Mon Dieu,
Donnez-moi la sérénité
D’accepter
Les choses que je ne peux changer,
Le courage
De changer les choses que je peux,
Et la sagesse
D’en connaître la différence. »

Fred…le magicien des mots

Depuis plusieurs années, l’envie d’aller voir un spectacle de Fred Pellerin me taquinait. J’ai appris à le connaitre par ses chansons, par ses contes et par ses écrits. Il a réussi à s’infiltrer dans mon âme tellement il est simple, authentique et humain. J’ai beaucoup lu sur son cheminement dans la vie et ça m’a toujours impressionné à chaque fois.

Fred Pellerin…un québécois originaire d’un village de la Mauricie : le fameux petit village de Saint-Elie-de-Caxton « où les lutins et les fées s’écrasent dans les pare-brises le soir ». Ce n’est pas un simple villageois. C’est un magicien. LE magicien des mots. Il est un conteur, un écrivain, un scénariste et un chanteur.

Son village et les gens de son village sont la source de son inspiration. Il raconte leurs histoires et nous les fait vivre : on dirait qu’on connait Riopel le forgeron et sa fille la belle Lurette, Méo le barbier, le curé, Toussaint Brodeur…

Ce qui est merveilleux dans ces contes c’est le mélange entre la réalité et l’imaginaire. Il jongle avec les mots avec une prouesse langagière sans équivalent. Ses improvisations sur scène sont simplement craquantes.

J’ai eu finalement la chance d’aller voir son spectacle « Un village en trois dés ». La naissance de son village ainsi que le comment et le pourquoi. L’histoire c’est que Fred est allé chercher dans les archives l’histoire de la naissance du village. Odette Villemure, la secrétaire et réceptioniste de St-Elie, est la seule qui possède la clé de la « voûte » où se trouvent les archives. Selon lui, « c’est la seule qui pourrait survivre à une attaque nucléaire dans ce bunker. » Il a expliqué lors du spectacle que lorsqu’on appelle au village, on doit faire le zéro, et c’est sur elle qu’on tombe. Il nous a invités même à lui téléphoner, « parce que c’est son genre d’humour ». Il parait que si on appelle pour vérifier, c’est Odette qui répond!!!

Fred m’a fait vivre beaucoup de belles émotions lors de la présentation. J’ai ri jusqu’à avoir mal aux mâchoires. J’ai pleuré aussi. Il y a eu des moments de silence aussi. Des chansons jouées à la guitare. C’est un vrai magicien qui ensorcelle par sa façon de conter. Il rit aussi à ses propres jokes!!! J’ai vibré tout au long du spectacle et je suis sortie émue, heureuse, émotive.

Il est un phénomène qui ne se répète plus jamais…

Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez vous…(Temps imparti entre copines #1)

Voici le début d’une série de textes que je vais écrire en synchro avec mon amie d’outre-mer Maud. C’était son idée de partir avec le même titre, une fois par semaine, en le choisissant à tour de rôle. Le challenge est d’écrire le texte en 30 minutes en laissant libre cours à son imagination. Le choix du titre pour cette semaine est juste parfait. Bloguer m’a permis de croiser le chemin de Maud. Malgré la distance et le décalage horaire, une amitié complice est née entre nous deux. Est-ce le jeu du hasard? Non…

Le hasard, je n’y crois pas. Il n’y a rien qui arrive pour rien dans la vie. Toutes ces personnes qui croisent ton chemin, à chaque moment de ton existence sur cette planète, sont là pour une raison, pour un but. Des fois, pour t’apprendre une leçon et d’autres fois, pour embellir ta vie et agrémenter ton quotidien.

Il y a un plan pour chacun et chacune d’entre nous. Les personnes qu’on rencontre sont là pour mettre ce plan à exécution. Elles ne s’y trouvent pas par coincidence. Elles ont été destinées à surgir à tel ou tel moment. La question existentielle est de savoir « Pourquoi elle et maintenant? ».

Sur le coup, on n’y pense pas. On se s’y rend même pas compte. Avec le temps, les pièces du casse-tête, une par une, tombent au bon endroit et il commence à prendre forme, à avoir plus d’allure. On réalise que la présence de cette personne dans notre vie avait un rôle précis à jouer. Un rôle qui peut être positif ou négatif mais qui n’est absolument pas le fruit du hasard.

Dans ma vie, depuis 41 ans, j’ai rencontré du monde. Des fois, je comprenais le pourquoi assez rapidement. Je me rappelle encore de ce matin, je prenais l’ascenseur pour me rendre au 30ème étage où se trouvait mon bureau. Je n’étais pas dans mon assiette ce matin. J’avais passé une mauvaise nuit et j’étais à fleur de peau, le coeur lourd. J’ai embarqué dans l’ascenceur et avant que les portes ne se ferment, j’ai vu un jeune homme se presser pour embarquer aussi. J’ai bloqué la porte pour lui permettre d’y entrer. Il m’a adressé le plus beau des sourires et m’a dit merci. Il a débarqué avant moi et a pris le temps de me souhaiter de passer une « magnifique journée ». Cet homme n’était pas dans cet ascenseur par hasard. Son rôle était d’égayer ma journée. En effet, il a fait ma journée. Depuis, j’ai pris l’habitude de dire bonjour et bonne journée dans l’ascenceur, du coup quelqu’un aurait besoin d’un rayon pour changer le cours de sa journée.

Je crois en la connection spirituelle entre les personnes. Cette connection fait en sorte qu’elles se rencontrent, qu’elles se croisent. Pourquoi ça clique avec telle personne mais pas avec l’autre? Pourquoi la télépathie existe-t-elle? Dans mon cheminement spirituel, j’ai appris à détecter ces signaux et à leur accorder une grande importance dans ma vie. Je décortique et j’analyse ce qui me lie aux personnes autour de moi pour comprendre le message envoyé à travers leur présence, le rôle pour lequel elles sont là. Le rôle que moi je joue ou dois jouer dans leur vie. Car c’est réciproque.

Chaque rencontre est un rendez-vous planifié. On est destiné l’un à l’autre d’une façon quelconque. Il reste à le déplier comme on déplie un Papyrus pour déchiffrer le message écrit.

Cette sensation étrange qu’on a des fois en rencontrant pour la toute première fois quelqu’un. On a l’impression de l’avoir connu. Mais on est incapable de mettre le doigt dessus. Nos âmes se reconnaissent et se parlent. Et ça ce n’est pas le hasard! C’est le destin car « ce qui nous est destiné, finit par nous rejoindre. » On est du pour se retrouver. C’est un rendez-vous et tout l’univers s’accorde pour qu’il se réalise.

Notre histoire

Chacun de nous a une histoire à raconter. Une histoire faite de tout ce que nous avons vécu depuis que nous avons commencé à prendre conscience du monde qui nous entoure. Le moindre événement nous a marqués. Positivement ou négativement.

Nous portons en nous la marque du temps. Chaque ride, chaque pli a quelque chose à conter. Ce que chacun de nous est aujourd’hui, en ce moment précis, n’est pas le même qu’il a été hier et n’est pas le même que celui qu’il sera demain.
Chaque moment nous enrichit en expériences, en ressentis, en sagesse, en maturité. On apprend, on évolue, on chemine.

Ceux qui se plaisent dans leur zone de confort, qui ont peur de franchir ses limites pour expérimenter du nouveau sont ceux qui évolue à un rythme plus lent. On ne grandit qu’en sortant de notre zone de confort pour apprendre du nouveau, pour développer de nouvelles compétences et pour acquérir de différents savoir-faire et savoir-être.

Je ne connais presque pas deux jours pareils depuis le début de ma nouvelle vie. Elle ne cesse de me sortir de cette zone qui n’arrive pas à devenir « confortable ». J’ai eu l’opportunité de pratiquer et peaufiner ma capacité d’adaptation à des situations qui m’étaient jusqu’à lors méconnues. Désormais, rien ne me fait peur. Je sais que je serai en mesure de trouver des solutions instantanément. Ma nature calme m’aide à garder le focus afin de me concentrer sur la résolution d’éventuelles problématiques ou simplement pour vivre mon quotidien et ma routine. Ce qui m’a le plus marquée dans mon ancienne vie, c’est la célèbre phrase de mon ex « tu ne pourras jamais rien faire sans moi ». En partie, c’était la raison pourquoi je suis restée un plus longtemps que prévu dans une vie qui ne me ressemble pas. J’avais peur de ne pas être capable de faire quelque chose « sans lui ». Quand j’ai fait mon saut dans le vide (littéralement en sautant en parachute et au sens figuré en me séparant), j’ai découvert en moi une source de force inestimable. J’ai géré le tout comme une deuxième nature. Je réglais les surprises de la vie comme une pro. Je suis devenue « maman-chef » comme mon fils m’appelle. Lui, à 5 ans, l’a vu et ressenti.

Comme j’avais le goût des fois de dire à son père qu’il s’est trompé dans ses pronostics. Qu’il a sous-estimé la femme que je suis. Que moi, je me suis occupée de tout, absolument tout SEULE. Lui, par contre, a du demander l’aide de ses parents, qui sont venus s’installer chez lui pendant plusieurs mois.

En tout cas, bref, la même femme « incapable de rien faire » est fière de ce qu’elle est au moment présent. De ce qu’elle a trouvé en elle. On se le cache pas, cette force vient de l’intérieur. Elle a toujours été là. Sortir de mon confort était la cause et la raison de la sortir et d’investir en elle pour ma survie au début et pour ma vie maintenant.

On peut choisir de baisser les bras et se laisser aller au désespoir ou de se relever, de se battre, d’apprendre et de réussir. Je suis génétiquement préparée à la vie. L’histoire familiale depuis des générations prouve qu’on est faits forts et battants. De plus, mes parents ont investi tout leur temps, vie, travail et argent au fil des ans pour me donner la meilleure éducation possible. Ma mère me disait souvent, on veut vous équiper pour la vie, qui sait ce qu’elle vous réserve? On veut que vous soyez indépendants et automnes le jour où la roue tourne et les circonstances vont à l’encontre du courant, du prévu. Que vous soyez capables de vous remettre debout. Que l’éducation soit votre arme de défense.

Si je n’avais pas eu ce bagage qu’ils m’ont donné, j’aurais réussi moins bien à me remettre debout. J’aurais réussi mais moins facilement. Et au lieu de deux ans, ça m’aurait pris plus de temps. J’étais équipée pour refaire ma vie de zéro sans qu’il y ait un impact drastique sur notre qualité de vie. J’ai du faire des choix, oui. J’ai du renoncer à certaines choses et à les remplacer par d’autres, ça oui aussi. Mais c’est passé presque inaperçu pour ma petite tribu qui a été compréhensive par rapport à certains changements.

Certains ne seront pas d’accord peut-être avec mon point de vue. Certains n’ont rien eu de leur famille et ont réussi pareil. Ils ont toute mon admiration.
Par contre, dans mes circonstances de vie à moi, c’est différent. Je raconte mon histoire à moi et je ne généralise pas.

Pour finir comme j’ai débuté, chacun a son histoire à raconter…

« J’ai souvent pensé que ma capacité à souffrir était égale à ma capacité d’aimer. Que chacune de mes larmes répondait à chacun de mes rires. Que chacun de mes tourments répondait à chacune de mes convictions. Que chacune de mes craintes répondait à chacune de mes certitudes. Que ma peine glorifiait ma joie. Que ma défaite honorait ma victoire passée. En perdant, j’ai appris à reconquérir, non l’autre, mais toutes les parts de mon coeur pulvérisé.  » Nina Bouraoui, Beaux Rivages

https://youtu.be/I4FTAJ34H6w

Mon journal des gratitudes #6

La vie ne cesse de nous surprendre et de nous apprendre de nouvelles leçons à chaque jour. On est dans un processus d’évolution continuelle que j’appelle affectueusement « cheminement« . C’est grâce à ce cheminement qu’on est capables de laisser derrière nous ce qui ne nous est plus utile et qui encombre notre avancement. D’accepter ce qu’on ne peut pas changer. De devenir « résilient« . Cheminement et résilience vont de pair ensemble. Des inséparables.
Au fil des jours, on continue à avancer de plus en plus léger, tout en prenant conscience de ce dont on se débarrasse. Par pur choix et parfaite conscience, on laisse telle ou telle chose derrière nous. Mais aussi, telle ou telle personne qui ne contribue pas et/ou plus à notre épanouissement. Qui nous ralentit dans notre quête du bonheur et qui dérange notre paix intérieure.

Dans mon processus personnel, j’ai appris à lâcher prise, à exprimer mes ressentis, à nommer les choses, à dire NON, à m’écouter et….à dire, de plus en plus, MERCI. Merci à la vie pour ce que je suis devenue et pour tout ce que j’ai aujourd’hui.

Sur une échelle plus petite, sur le court terme, semaine par semaine, je continue à remercier la vie pour ce qui me rend heureuse. Cette semaine (encore pour la 6ème fois), je suis reconnaissante pour :

  • La bénédiction d’être en santé, mes enfants et moi.
  • La merveilleuse semaine passée avec les flos. On a beaucoup ri et échangé ensemble. Ils m’ouvrent leur coeur et me partagent tout ce qui s’y trame. Je suis fière et honorée de cette confiance qu’ils m’accordent. Ça me rassure que je suis sur le bon chemin avec ce que je fais en tant que mère célibataire.
  • La soirée aux chandelles à distance en bonne compagnie avec une belle conversation.
  • On a eu droit à une semaine de soleil malgré le froid. Ça fait du bien de voir de moins en moins du blanc partout. De ne plus devoir pelleter mes marches, devant chez moi et déblayer mon auto.
  • La belle ambiance au travail.
  • La complicité que j’ai avec plusieurs personnes et surtout avec ma Maud. Toujours un plaisir de se parler au téléphone et par textos. De se lire et se commenter. De dire sincèrement ce qu’on pense. Ça n’a pas de valeur.
  • L’assurance que mes filles ont gagnée. Je me suis tue pendant de longues années, je n’ai pas défendu mes droits et j’ai perdu sur toute la ligne. J’apprends à mes filles à ne pas avoir peur de s’exprimer, à s’assumer et à être elles-mêmes. Je ne fais que leur dire de s’exprimer librement.
  • Hier, nous avons passé une belle journée ensemble. J’ai brunché au resto avec ma plus grande, en tête à tête. Et par la suite, mes deux autres ont voulu se joindre à nous. Donc, on a fait un mini roadtrip et visité une cabane à sucre pour déguster de la tire d’érable sur la neige. Je vous partage quelques photos :

Photo 1 : La tire d’érable bouillante étalée sur de la neige qu’on amène de l’extérieur.

Photo 2 : À l’aide d’un bâton, on roule la tire gelée pour faire un suçon à l’érable.

Photo 3 : j’en mangerai une dizaine sans le moindre sens de culpabilité😁

Photo 4 : L’évaporateur. Il sert à réduire la sève récupérée des troncs des érables🍁 en teneur d’eau et concentrer le sucre dans celle-ci. Il faut 40 litres de sève pour faire un litre de sirop. La sève coule à flot au moins de mars de chaque année. Si le sirop continue à bouillir, on obtient la tire et le sucre dur.

©️Photos prises à la cabane à sucre « La Goudrelle » située à Mont-Saint-Grégoire.