Le bilan d’une année passée trop vite

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Dans quelques jours, je célèbre mes 41 ans. Le cap de la quarantaine étant franchi, je suis officiellement une quadragénaire qui commence à se mélanger avec les noms de ses enfants et à oublier l’emplacement de ses cartes bancaires.
Bref, des détails qui n’ont sûrement aucun rapport avec le syndrôme des Quadras (sourire).

Bon, bon, bon…revenons à mon bilan de cette année. Avec un peu de recul, je réalise que cette année est comme les autres. 4 saisons (euh plutôt 2 : l’hiver et juillet vu qu’on est au Québec), 2 changements d’heure, beaucoup de travaux de construction et l’épouvantable trafic en ville.

Sérieusement, on ne se réveille pas le lendemain de notre 40 ans, plus vieux, plus ridé, moins beau ou plus beau (dépendamment du déroulement de la nuit!!!). C’est en grande partie, les choix qu’on fait et les décisions qu’on prend pour les années à venir. Comment on se projette dans le temps.

Mais c’est défini aussi par nos circonstances actuelles. Donc on finit par trouver un juste milieu qui convient à notre situation présente tout en ayant une vision raisonnable du futur (un peu de folie ne nuit pas des fois!!!).

Beaucoup parlent de la crise de la quarantaine. Personnellement, je n’y crois pas. Tu ne peux pas avoir une vie harmonieuse avec ton conjoint ou ta conjointe puis à 40 ans, tu décides de tourner la table et balancer tout dans l’air.

Il faut qu’il y ait un certain fond pour agir ainsi. Des malentendus graves, des chicanes continuelles, de la frustration accumulée etc. C’est juste que rendu à cet âge, on devient plus audacieux. On a plus de guts pour nommer les choses et surtout pour exprimer nos sentiments.

Pour moi, ça a adonné de me séparer à 40 ans! Un pur hasard? Peut-être. Chose est sûre, j’étais prête pour le faire à ce moment précis de ma vie suite à un concours de circonstances.

Si on me demande de qualifier cette année, je répondrais sans hésitation “AUTONOMIE”. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit car j’ai développé une autonomie à tous les niveaux. J’avais peur de dépendre d’un homme pour survivre. Ce n’était pas et ce n’est pas le cas. En aucun temps, je n’essaie de minimiser l’importance de la place et du rôle de l’homme dans la vie d’une femme. Je le dis avec tout le respect que j’ai pour ce partenaire de vie. Si je choisis d’être avec quelqu’un, c’est parce que je le veux et non parce que j’en ai besoin. C’est la nuance.

Dans le passé, on m’a souvent répété que “tu ne survivras jamais sans moi, tu es incapable de rien faire sans moi!”. Je tenais à prouver le contraire, surtout à me prouver que ce n’était que de la manipulation pour m’écraser et me dévaloriser.

Poursuivons donc avec ce bilan.

Changer de carrière était sur ma “to-do list” de la quarantaine. Les circonstances et la volonté étaient au rendez-vous, ce qui m’a permis de prendre un différent tournant de carrière. Une promotion! De nouvelles fonctions dans un nouveau ministère qui est proche de ma résidence. Ceci me permet de rentrer plus tôt chez moi et de m’éviter de parcourir la ville de long en large. Une meilleure qualité de vie, quoi!

Malgré ce changement tant désiré, la période d’adaptation demande beaucoup d’énérgie. Mes batteries sont à plat et je suis au ralenti. Revenir chez moi et m’émmitoufler dans une couette sur mon divan pour lire ou écrire est mon activité préférée, ces temps-ci. Tranquillement, je regagnerai mon énérgie et je retournerai à l’activité physique. Pour le moment, je m’écoute et c’est juste parfait.

Côté cœur, c’est les montagnes russes mais aussi la passion et le vrai sens de l’intimité épanouie. Par contre, la formule est claire. Je n’ai plus d’illusions quant au prince charmant. On est bien d’accord qu’il n’arriverait jamais sur son cheval blanc. Peut-être en Benz, en Hunday, en bus ou à vélo . Peu importe le moyen qu’il prendra, il sera bien accueilli à condition qu’il ait beaucoup d’amour pour moi et qu’il soit prêt à m’accepter comme je suis : une femme remplie de blessures et de peurs mais avec beaucoup d’amour à donner aussi..

“Il est des plaisirs en amour pour tous les âges, et des sentiments pour toutes les saisons.”

Le meilleur de cette année c’est la nonchalance par rapport à l’avis des autres à notre égard. Malgré qu’on apprend aussi à se connaitre par le biais des autres, ce qu’ils pensent de nous devient banal, rien qu’un détail qui nous laisse indifférent.
Plus jeune, on avait besoin de l’acceptation des autres. On tenait à leur plaire. À vouloir faire partie d’un cercle auquel on voudrait s’identifier pour faire face à la société. Leur jugement à notre égard nous fichait la trouille.
À 40 ans, ça ne pose plus ce problème. Nos expériences de vie nous ont procuré assez de confiance en soi que faire partie d’un groupe n’a plus sa raison d’être. C’est toujours plaisant de faire partie d’un groupe. Par contre, ce n’est plus une nécessité mais plutôt un choix, un plaisir.
Notre personnalité est déjà assez forgée pour faire face au monde avec notre individualité, notre personne.

“La qualité de notre relation aux autres dépend intrinsèquement de la relation que nous avons avec nous-mêmes” Frédéric Lenoir

On est même en mesure de se retirer volontairement de certaines relations d’amitié si elles ne contribuent plus à notre épanouissement ou si elles créent en nous des appréhensions et des doutes par rapport à son authenticité.

En gros, j’étais en période de rodage et là on passe au sérieux de la quarantaine pour aller chercher plus de sérenité, plus de bonheur et surtout plus de douceur. Je le dis avec le sourire.

“Vous devez accepter la vie comme elle se présente, mais vous devriez essayer de faire en sorte qu’elle se présente comme vous aimeriez qu’elle soit.” (Ancien proverbe allemand)

Réapprendre à vivre en douceur

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Réapprendre à vivre en douceur est le souhait de quiconque ayant vécu un chamboulement majeur dans sa vie. En fait, c’est mon souhait le plus cher.

Toutefois, je ne cesse de trébucher et de manquer mon coup à cause de la colère qui continue à me démanger de l’intérieur.
À certains moments, je me répétais, sans répit, comme un mantra, « je ne mérite pas ce qui m’est arrivé »! Je me laissais aller à la rage au point de m’auto-infliger cette maudite douleur au cœur. De pleurer toutes les larmes de mon âme, assise sur le plancher froid de ma cuisine.

L’expérience n’est pas ce qui nous arrive. C’est ce que nous faisons de ce qui nous arrive.
— Aldous Huxley

Ce n’est pas du remords. Le remords d’avoir pris la décision de partir, de changer de vie. C’est plutôt les résidus d’un deuil mouvementé à tous les niveaux.
Perdre ses repères du jour au lendemain n’est simplement pas une mince affaire!

Cette période d’adaptation demandait beaucoup d’énérgie. Il fallait en plus apprendre à m’occuper de tous les sphères de ma vie. Acquérir certaines compétences qui m’étaient étrangères.
Changer une lampe brûlée par-ci, trouver le réservoir du lave-vitre dans mon auto par-là. Visser une vis défaite, gérer mes comptes au sous près….sans mentionner mon double rôle de père et de mère durant ma semaine de garde.

Il y a eu des moments où j’étais en manque de ressources. Sans aide, absolument seule. Sans personne à qui parler ou demander réconfort et conseil.

Tu as beau avoir 300 amis virtuels mais en vrai vie, tu te retrouves seul et isolé sans une présence physique pour te rassurer ou te donner un petit coup de pouce ou encore une tape amicale dans le dos.

Les amis considérés jadis comme « amis de la famille » prennent leur distance ou choisissent leur camp. La dynamique des relations change et finit par s’estomper pour laisser place aux souvenirs des moments partagés un jour.

Au début, le comportement de certains d’eux me blessait. L’ami qui a partagé ta dinde de l’action de grâce, qui a trinqué avec toi à la santé de cette amitié devient un « perfect stranger ». Il cesse de t’appeler pour prendre de tes nouvelles, il ne t’invite plus à l’anniversaire de son enfant et s’il te croise dans un lieu fréquenté jadis ensemble, un inconfort prend toute la place.

Il faut composer aussi avec cette nouvelle réalité et faire aussi le deuil de ce qui était une source de joie pour toi. Faire le deuil consiste aussi à passer à autre chose. 

De toute évidence, cette réalité nécéssite la formation de nouvelles amitiés et la fréquentation de nouveaux endroits. C’est aussi, en grande partie, adopter de nouvelles habitutes ainsi qu’une routine propre à vous et à votre style de vie.

Dans le fond, il n’y a que du positif dans tout ce chamboulement. Nous sommes offerts une opportunité pour recommencer à neuf telle qu’une naissance. C’est la naissance d’un « je » ou d’un « nous » qui répond mieux à ce que nous sommes devenus.
Les habitudes qui nous tapaient sur les nerfs, ces relations « forcées », ces lieux ennuyeux…ben c’est le moment de les remplacer. Ça permet à de l’air frais de s’infiltrer dans notre vie.

Tout changement est dérangeant dans ses débuts. Il nous brasse si fort qu’il nous sort de notre zone de confort. Après tout, « on ne changera jamais de vie en restant dans notre zone de confort. »

Réapprendre à vivre en douceur c’est en grande partie devenir résilient et accepter ce qu’on ne peut pas changer. C’est aussi pardonner à ceux qui nous ont causé du tort et vivre en paix dans l’âme et de l’amour dans le cœur.

« La résilience est l’art de naviguer dans les torrents. » Boris Cyrulnik

Serait-il possible d’y arriver? Définitivement. J’y crois sincèrement.
Ai-je la volonté pour le faire? Absolument.

La prise de conscience est très importante à ce niveau. Ce qui contribuera à me défaire graduellement de cette colère malsaine, avec chaque nouveau jour.

Avec de la détermination, atteindre un stade de félicité serait possible. Ça me permettrait de savourer les douceurs de la vie et retrouver ma joie de vivre…

http://huffp.st/ZfPjrTY

Apprendre à choisir

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Les débuts sont toujours flamboyants et encore plus quand il s’agit du début d’une relation (d’amitié ou d’amour). Les papillons, les découvertes, les nouvelles promesses font en sorte qu’on flotte sur un nuage de bonheur mais attendez de voir la fin pour que ce nuage se dégonfle et la brume qui aveuglait les yeux disparaisse en laissant place à une réalité crue, sans filtre et décevante.

Vous voyez l’autre, qui était l’objet de votre adulation, la réflexion de vos rêves les plus fous, en chute libre du haut de votre nuage. Cette révélation vous ébahit et vous laisse sans mot.
Comment ai-je pu ne pas le voir venir? Et pourtant, il y avait des signes précoureurs!

Ce n’est pas la fin du monde!

L’important c’est d’apprendre à déceler ces signes et à être plus rationnel. À ne pas se laisser entraîner par les apparences trompeuses, un peu trop pétillantes qui finissent par gruger toute notre énergie afin de continuer à pétiller!

J’ai appris à la dure à me méfier et à tracer une ligne claire dans ma tête entre ce que j’accepte de laisser rentrer dans ma vie et ce qui doit rester de l’autre bord de cette ligne.

Depuis que j’ai appris à choisir mes batailles, je vis mieux avec ce que ces relations peuvent amener (ou pas) au quotidien. Malheureusement, avec notre exposition continue aux réseaux sociaux, on est moins en contrôle de ce qui peut s’infiltrer dans notre cercle, même en choisissant d’établir des limites.
Ceci étant dit, en sachant d’avance ce qu’on accepte ou pas, on peut s’abriter sous notre coquille quand ça ne fait pas notre affaire ou filtrer et laisser pénétrer à l’intérieur de notre bulle ce qui nous convient.

Je ne veux plus de semblant de relation. Je veux uniquement ce qui me ressemble. Mon énergie, je la garde pour ceux qui la méritent et pour ceux qui gardent la leur pour moi.

 » Ne laisse entrer dans le jardin de ta vie que ceux qui ont des fleurs à planter. » Mazouz Hacène

Les dernières semaines, j’ai appris sur moi plus que j’ai appris dans les dernières années. Pour la première fois, je me vois différemment. Je vois la vraie moi qui sait ce qu’elle veut et qui est prête à avancer sans peur, sans hésitation et avec un cœur net. Une conscience tranquille, un rationnel hors de tout doute raisonnable!

En laissant entrer dans ma vie la personne qui a vu en moi ce que je voulais toujours voir en moi, j’ai compris à quel point le rôle que les autres peuvent jouer est primordial : soit constructif ou destructif. Cette personne est prête à se battre pour moi, à investir dans cette relation, à foncer sans peur. Elle ne s’est jamais demandée si je méritais son énergie ou pas. Mon cœur s’est ouvert à tout cet amour et tout cet intérêt sans recul.

Dans un moment de confusion, j’ai eu une révélation soudaine : mes tripes, mon cœur et ma tête sont en harmonie. C’est LUI! Tout en moi criait son nom. J’ai consulté mon cerveau, il approuvait. J’ai consulté mon cœur, même réponse. J’ai consulté mes tripes, oh que oui aussi!

Le début n’était pas flamboyant comme ce que j’ai déjà connu!

C’est rassurant…
À la veille de mes 41 ans, je ne veux plus de flamboyance vide et superficielle. Je veux de l’authentique, du profond, du diversifié, du coloré, du polyvalent, du drôle, du fou….surtout du solide sur qui m’appuyer quand je boîterais!

Mon cœur et ma tête ont si bien conspiré pour une fois et l’ont choisi, LUI! Oui Lui!

« Une illumination soudaine semble parfois faire bifurquer une destinée. Mais l’illumination n’est que la vision soudaine, par l’Esprit, d’une route lentement préparée… »
Antoine de Saint-Exupéry

J’aimerais et je souhaiterais…

Pourquoi ai-je changé? Pourquoi mon cœur se retient-il alors qu’il se laissait aller avec les vagues des sentiments?

Est-ce à force d’être déçue? Ou est-ce à cause de la peur d’être délaissé à nouveau? Dans mon ancienne vie, je n’étais pas une fille jalouse. La jalousie n’est pas un sentiment inné.

Elle s’apprend et se développe avec les expériences de la vie. Présentement, la fille jalouse en moi gâche de beaux moments, de belles opportunités qui s’ouvrent à elle mais c’est plus fort qu’elle.

J’ai été tellement maganée qu’un simple regard dans la direction d’une autre ou qu’une photo trouvée sur un téléphone peut réveiller en moi des incertitudes et des insécurités.

J’ai envie de ne plus l’être. J’ai envie d’être rassurée, pas juste par des paroles mais par des actions concrètes. J’ai simplement envie d’être LA fille, la seule qui comble son cœur et son âme à tel point qu’il n’ait plus besoin des autres. C’est impossible et je le sais. C’est même égoïste, dirais-je! Mais c’est ainsi…

Je voudrais qu’il ne voie que moi. Qu’il me répète que je suis la femme de sa vie. Celle qui le ferait faire ce dont il n’a jamais fait avant elle.

J’aimerais qu’il réalise à quel point je suis vulnérable et qu’il tienne mon cœur aussi délicatement qu’un vase de cristal ou d’une fleur de lotus d’orient.

Je voudrais voir tout l’amour du monde dans ses yeux quand il me regarde discrètement.

Je voudrais qu’il s’ennuie de moi, qu’il me texte pour me dire que mon absence laisse un vide que moi seule peut combler.

J’aimerais qu’il m’aime comme il n’a jamais aimé avant et qu’il me le fasse sentir souvent.

Qu’il m’aime d’un amour aussi fou que réflechi, d’un amour rassasiant, euphorique, frais et vivifiant…Qu’il comprenne mes silences, qu’il vénère mes larmes, qu’il respire mes fous rires, qu’il accepte mes sauts d’humeur, qu’il apprécie ma douceur, qu’il savoure ma voix, qu’il accepte mes différences, qu’il se délecte de mes lèvres, qu’il rende hommage à mon corps…

Je voudrais tant qu’on puisse former une équipe, lui et moi. Qu’on puisse être autant amis qu’amoureux, qu’on forme le noyau solide d’une famille où amour, respect, compréhension, intimité, épanouissement sont au rendez-vous!

Je souhaiterais ne plus avoir peur en amour, ne plus avoir mal, ne plus vouloir prendre la fuite, ne plus douter de ce que je représente à ses yeux, ne plus me sentir menacée par une autre, ne plus avoir peur de le perdre, de nous perdre, de perdre ce que nous formons ensemble.

Je voudrais que mon cœur guérisse et cesse de saigner à la moindre éraflure.

Je voudrais vieillir auprès de lui et pouvoir évoquer nos souvenirs avec une paix au cœur et un sourire au visage en se regardant dans les yeux avec le même amour qui nous mènerait à ce beau moment de notre existence.

Serait-il trop demander à la vie?

Mon cœur de saumon est fatigué de nager à contre courant. Il a besoin de répit, il a besoin d’être balancé tout doucement et a besoin surtout d’être rassuré. Il voudrait croire encore à l’amour et aux contes de fées malgré tout…

 » Rien n’est jamais fini. Il suffit d’un peu de bonheur pour que tout recommence. » Emile Zola

http://m.quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/je-netais-pas-une-fille-jalouse_a_23214160/

Je me suis choisie et je suis fière d’avoir eu le courage de le faire!

Depuis mon plus jeune âge, j’aimais la vie et j’appréciais sa beauté.
Je m’émervaillais devant la moindre scène qui passait devant mes yeux.
Un soleil qui se couche, une abeille qui butine, un bourgeon de fleur qui s’apprête à clore…sont capables de me tirer un soupir du fond de la poitrine. Un soupir de reconnaissance d’être en vie, d’être capable de voir tant de beauté, de sentir l’air frais me caresser la face, d’entendre, de toucher, de sentir, de goûter…
On prend pour acquis nos sens, la fonction de nos sens et la perception qu’ils font de tout ce qui nous entoure.
La vie est un cadeau, un privilège et c’est notre devoir de bien la vivre . J’ai passé plusieurs longues années inconsciente du temps qui défilait sous mes yeux à une vitesse vertigineuse.

En un clin d’oeil, mes vingtaines et puis mes trentaines sont finies. Je n’étais pas heureuse. Je n’ai pas pu en profiter comme j’y avais toujours rêvé pendant mon adolescence.

Oui, j’ai fondé une famille, j’ai eu de merveilleux enfants que j’adore plus que tout au monde mais à part ça, la femme en moi pleurait les années de sa jeunesse qui disparaissaient sans aucun sens.
Dans son âme, elle vibrait à la puissance 250 mais la réalité était tout autre chose. Elle se sentait prisonnière d’une réalité plate. Cette réalité ne l’aidait pas à s’épanouir. Bien au contraire.
Elle fânait jour après jour et se disait qu’il y aurait une fin un jour HEUREUSEMENT. Nous ne sommes pas éternels…UNE CHANCE!

Mais la vie est bien faite! Elle ne nous laissera pas tomber si on tient fort à elle. Un événement malheureux a eu lieu au sein de mon couple et ce miracle que j’attendais désespérément depuis des années s’est produit! Il ne fallait pas manquer mon train. C’était là ou jamais!

J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai sauté dans le vide.
J’ai choisi de vivre, de savourer même le goût de l’air.

Je savais au fond de moi que mon coeur de saumon finirait par refuser d’obtempérer à cette réalité. Que mon âme voulait s’enivrait de chaque jour passé.
J’ai fait ma valise et je suis partie sans regarder derrière moi. Sans aucun regret.

Quatorze mois se sont écoulés depuis ce moment. Je respire mieux, je vois mieux, j’entends mieux, je sens plus.
J’ai sauté en parachute pour souligner mes 40 ans. J’ai fait mon premier roadtrip à New York et le jour de ma fête, j’étais en haut du Rockfeller center à respirer à plein poumons l’air glacial de la ville.
J’ai fait d’autres roadtrips. Je suis descendue en tyrolienne du plus haut mont au Vermont et j’ai vécu ma première expérience de Montgolfière. J’ai d’autres plans à exécuter sur ma liste « Retour à la vie ».

Je me suis réveillée d’un long sommeil et mon coeur est en voie de guérison, prêt à s’essayer à nouveau. J’ai retrouvé le goût de vivre encore plus qu’avant.

Comment ai-je osé penser un jour de vouloir partir plus rapidement?

Je joue même mieux mon rôle de mère et je suis devenue une femme épanouie, bien dans sa peau, qui s’aime et s’assume. C’est exactement l’image que je veux transmettre à mes filles.

Se choisir est une décision qu’on fait mais c’est aussi un devoir à accomplir. Quand je pensais à la peine de mes parents de me voir malheureuse, ça me rendait plus malheureuse encore. Je me mettais à leur place et l’idée de savoir que ma fille souffrait, me tuait. Je me suis choisie et fière d’avoir eu le courage de le faire.

Je vis un jour à la fois mais ça ne m’empêche pas de rêver loin, de faire des plans futurs et d’avoir des ambitions.

Il suffit d’écouter son coeur et ses tripes pour que tout le reste déboule après…

« L’important est d’être troublé, d’aimer, d’espérer, de trembler, de vivre! » (Auguste Rodin).

http://m.quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/je-me-suis-choisie-et-je-suis-fiere-davoir-eu-le-courage-de-le-faire_a_23199267/

Cher journal…

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Je n’étais pas décidée si je publie ou non ce texte qui rentre dans la catégorie de journal intime à cause que ce fut mon état d’âme actuel en « noir sur blanc ».
Donc si je me résigne à le publier, ça se peut qu’il manque de « cohérence littéraire » mais soyez-en sûr qu’il est très cohérent avec ce que je ressens au moment où ça était composé.

C’est ma façon de mettre mes idées chamboulées en ordre et calmer les incertitudes de mon coeur. Je vis plusieurs changements simultanés actuellement et je me demande bien si la vie ne prend pas les grandes mesures pour me tester en me lançant plus qu’un défi en même temps. Je me suis toujours bien sortie et je suis confiante que je vais m’en sortir encore une fois.

Lorsque j’ouvre mon coeur pour aimer à nouveau après avoir été déçue, je me donne à fond, je donne le 100% de moi, sans aucune retenue. Mes expériences du passé sont par contre toujours alertes et tentent de me rappeler que je devrais me garder au minimum un 5% en réserve afin de me protéger d’une éventuelle blessure. Les plus proches de moi me martèlent souvent avec ça aussi. Mais que veux-tu? Quand l’amour cogne à ma porte, c’est la totalité que je donne. Tout ou rien!

Autrement dit, j’en tire soit une leçon ou un cadeau…

Dans ma vie, je ne regrette pas l’amour que j’ai donné parce qu’au moment où je l’ai donné, il était authentique et sincère. Il portait mon 100%. Il était teinté de mes couleurs et portait mon histoire, mes succès, mes défaites, mes forces, mes faiblesses, mes blessures, mes joies, mes réalisations, mes rêves, mes ambitions, mes défis, mes rires, mes larmes, mes déceptions et mes satisfactions. C’était simplement de l’amour à la Dina…
Si cet amour ne suffisait pas à la personne qui l’a reçu, ça ne relève pas dans ce cas de ma « juridiction » sentimentale. Donc je n’ai rien à me reprocher. On ne peut pas, malheureusement, satisfaire à tout le monde sur cette planète!

Ce soir, en tâtant mon pouls comme mon papa, qui est médecin, me l’a appris quand j’étais petite, j’ai réalisé qu’il était plus rapide que d’habitude. Un bon signe (j’aurais été inquiète si je ne l’avais pas sentie!!!)! Mon coeur est en santé et redémarre à neuf après avoir trouvé son « point mort » au cours des derniers jours.
Ça me fait sourire. Je perçois une belle lumière à l’horizon.

« Il n’y a pas de période rapide ou lente, on vit comme on le décide »…j’ai lu ça ce soir. Je vais oser rêver, rêvasser, espérer et ambitionner…je ne veux plus tenir compte du temps. Ce n’est qu’un détail. Je vais m’occuper de mon petit coeur qui semble avoir retrouvé l’harmonie avec mon cerveau mais encore une fois je n’appliquerai aucune retenue dessus. Je n’écouterai pas non plus Nelly, Laura, Maria et maman qui vont me dire d’aller en douceur et de me garder un pont pour le retour au cas où (je vous aime pareil les filles!)….

Ce soir, je finis de lire « Mon carnet antinaufrage » de ma muse Mademoiselle Mymy tout en remerciant Dieu, la vie, le ciel et mes anges de me permettre de me relever après chaque défaite, plus persévérante et plus forte que le jour précédent.

« Il faut un coeur solide pour aimer, mais il fait un coeur encore plus fort pour continuer à aimer après avoir été blessé! »

À la quête du St-Bonheur…

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À 19 ans, elle vécut sa première déception amoureuse lorsque le garçon qu’elle aimait depuis le primaire, donc son premier amour, a pris la décision de quitter vers les États Unis pour y faire ses études universitaires.
C’était dévastateur pour elle. Elle se rappelle encore, avec un pincement au coeur, le moment où il tourna le dos et prit le couloir vers la salle d’attente à l’aéroport. C’était juste un moment avant qu’il ne se morfonde dans la foule des voyageurs qui laissaient à leur tour, derrière eux, une mère en pleurs, un père déçu, un ami triste, une amoureuse en désespoir…mais ce moment était des plus longs de sa vie, elle sentit la terre cesser de tourner…comme si on a mis sur pause toute une vie!

L’image l’a hantée longtemps. Elle s’était sentie trahie dans ses rêves de jeunesse, dans ses ambitions de construire une vie avec lui. Lui qui lui a souvent dit que rien ne les séparerait. Leur histoire d’amour innocent était digne d’un roman.
Il s’était trompé!

La nuit où il a quitté le bled, elle est allée chez eux, s’est réfugiée dans les bras de sa mère, qui aussi, avait le coeur en lambeaux de voir partir sa progéniture vers l’inconnu, pour ensuite aller se coucher dans son lit avec des larmes chaudes qui brûlaient ses joues et une sensation de suffocation dans la gorge et la poitrine.

Bref, de longues années se sont écoulées depuis cet adieu douleureux et la vie a repris son cours normal pour chacun des deux. Ils ont fait leur vie avec différentes personnes, se sont mariés, eurent trois enfants chaque et se sont séparés tous les deux.

L’ironie de la vie!

Mais cette histoire d’amour dont parlaient tous les élèves et professeurs de leur école et qui était l’objet de jalousie et d’envie de tous s’est transformée en une belle amitié complice. Il était devenu son confident et elle, sa confidente. Il l’a soutenue moralement lors de sa séparation. Il lui répétait sans cesse comment elle était forte, qu’elle était une vraie battante et qu’il était fier de ce qu’elle représentait, qu’elle était toujours « the top one girl »…

Là, avec tout ce qu’elle vit, ses hauts et ses bas sans relâche, elle pense à ses mots, redresse alors la tête, ajuste sa couronne et avance.
Peu importe sa destination finale, elle veut avancer, elle veut être heureuse….Elle sait bien que pour être heureux, ça devrait venir de l’intérieur. Personne n’est responsable de notre bonheur sauf nous. On a cette clé et on devrait la conserver précieusement proche de notre coeur. Jamais la confier à qui que ce soit!

« Le bonheur vient de l’intérieur et non de l’extérieur, car il ne dépend pas de ce que tu possèdes; Il dépend de ce que tu es! »

Du moment où l’on trouve ce bonheur interne, on le trouvera par la suite en compagnie des autres. Elle est consciente de cette vérité et elle est en quête de ce bonheur et de l’harmonie entre son coeur et sa tête.

Des fois, elle bute douleureusement contre les coins de la vie quotidienne, se fait et fait mal, pleure, essuie ses larmes et poursuit son chemin.

Beaucoup l’ont déçue et elle a déçu beaucoup aussi. Mais, elle ne perd pas espoir qu’un jour la vie la compensera ou récompensera pour toutes les pertes qu’elle a eues.

Pour le moment, il y a du chemin à faire et ça risque d’être long. À force de déception, on devient plus sournois, moins ouvert au niveau des ressentis et plus facile à laisser tomber. On ne veut simplement plus de cette douleur à l’âme. La définition du bonheur change et devient un « moment » où l’on est bien. Rien de plus, rien de moins.
« Le bonheur est un moment! » Voilà!

C’est certain que le chemin se fait mieux à deux. Le poids est supporté par les deux! Mais des fois, il faut faire ce bout tout seul pour le comprendre mieux et apprendre à se connaître mieux.

Hier, elle planait dans les airs (littéralement et métaphoriquement), aujourd’hui elle touche au bas fond du désespoir et de la déception. Ça fait partie de son cheminement et elle l’accepte.

Peut-être planerait-elle à nouveau prochainement, qui sait? Pour le moment, une bonne sieste lui fera un bien fou. À son réveil, elle repart à neuf!