Temps et patience…

img_7332

Après 41 années de vécu, je déclare solennellement que la vie est plus compliquée que je ne le pensais. J’ai tendance par ma nature optimiste de voir positif. De trouver des solutions aux situations problématiques que je rencontre au quotidien et ça fonctionne dans la grande majorité du temps. Mon cerveau est axé sur la résolution de problèmes. En fait, si je prétends me connaitre plus profondément, je me permets d’affirmer que mon cerveau s’est trouvé une banque de solutions de toutes sortes à d’éventuelles problématiques. C’est fou mais c’est ainsi.

Je ne connaissais pas cette force en moi dans mon ancienne vie. Est-ce qu’elle était déjà pré-existente mais à l’état latent ou est-ce que je l’ai développée pour assurer ma survie? Je ne puis le confirmer. Elle est là et c’est génial.

Par contre, elle bogue aussitôt qu’il y ait questions de cœur et de sentiments. Elle cède le contrôle à l’intuition et se lave de toute responsabilité. Ça peut être déboussolant vu que je suis un être fait d’émotions. Aussitôt que la valve cardiaque est ouverte, appliquer des freins aux vagues de sentiments devient une mission impossible. Je suis faite ainsi. Je me donne à fond et intensement. Et si ce n’est réciproque? Le résultat? Je vous laisse deviner….c’est un peu à la façon de “Great expectations”!

Assurément, il y a encore du chemin à faire car vivre tout le temps dans l’ombre d’une déception ou par peur d’une déception, ce n’est pas le fun et non plus ce que je veux dans ma nouvelle vie.

Bon, peut-être que j’exagère là mais ça ressemble un peu à ça.

Ce matin, mon cœur n’arrive pas à suivre mon cerveau. Mille et une questions sans réponses défilent à grande vitesse dans ma tête. J’aimerais tant que ça s’arrête et de laisser le temps faire son œuvre. Le temps! Ce couteau à double tranchant qui peut nous jouer de méchants tours. Il a la réponse à ces questions mais en revanche, il exige de nous la patience. Est-elle toujours au rendez-vous? Bonne question.
Temps et patience…le cocktail molotov des impatients!!!

Si je me fie à mon intuition aux antennes sophistiquées, je devrais m’armer de patience parce que je vois une douce lumière qui m’invite à la suivre. Elle dégage aussi une douce chaleur réconfortante. Je voudrais la sentir. La toucher. M’imprégner d’elle…Impatience quand tu nous tiens!

On dit que “l’attente est une forme extrême d’esclavage” et si l’investissement valait la peine?

Je vous partage un texte qui me ressemble et qui vient taquiner l’amoureuse éternelle en moi :

“Aimer c’est ne plus pouvoir vivre sans l’autre,
ressentir son absence comme un vide immense, comme une amputation.

Aimer c’est pouvoir supporter son absence,
ayant fait le plein d’elle jusqu’au moment des retrouvailles,
qu’ importe le temps et la distance.

Aimer c’est savoir atténuer la douleur de la séparation
par le souvenirs des moments partagés, des émotions ressenties.

Aimer c’est savoir patienter jusqu’au jour où enfin on pourra la toucher à nouveau, plonger son regard dans le sien et l’enlacer, l’embrasser encore et encore.

Aimer c’est se sentir chaviré, transporté, transcendé dès que l’autre réapparaît.

Aimer c’est au simple son de sa voix avoir le coeur qui bat la chamade à l’idée de la revoir et avoir les pensées qui s’enflamment et le reste aussi.

Aimer c’est aussi n’avoir pas toujours besoin de mots pour échanger.
Certains moments sont si forts que la présence, le regard, les gestes suffisent…

Aimer c’est se donner sans compter et ne jamais se sentir vidé, se remplir de l’autre tout en lui donnant.

Aimer c’est se sentir prêt à tout pour l’autre,
traverser les montagnes, avaler les kilomètres qui nous séparent, oublier les contingences matérielles, les tracas en sa présence.

Aimer c’est se sentir fort pour affronter la vie quelle qu’elle soit avec ses hauts et ses bas et ne plus avoir peur.

Aimer c’est partager, échanger, apporter, nourrir l’autre de ce que l’on est et s’abreuver d’elle dans une quête d’équilibre harmonieux et satisfaisant pour chacun.

Aimer c’est respecter l’autre dans sa différence,
l’aimer pour ce qu’il est tout simplement.

Aimer c’est savoir dépasser les conflits, les tensions, les désaccords.
C’est se réajuster en permanence.

Aimer c’est avoir envie de partager ses passions,
follement, intelligemment aussi amoureusement.

Aimer, c’est tout simplement ça!”
Auteur anonyme

La magie de Noël

img_7063

On est à un dodo de la veille de Noël et la magie de cette merveilleuse période se fait ressentir partout. Même au bureau.

On dirait que tout le monde est atteint du syndrôme « temps des fêtes » dont les symptômes sont la bonne humeur, l’excitation, les yeux brillants, l’échange frénétique de souhaits…
Même les personnes moins enclines à être sociables en temps normal le deviennent maintenant.

Personnellement, je trouve cela génial!!!
Que les canaux de communication soient ainsi ouverts et que l’ambiance soit propice pour apprendre à connaître ces personnes qu’on côtoie quotidiennment sans avoir la chance de les jaser dans d’autres circonstances.

Les fêtes de fin d’année doivent être un appel à sortir de notre bulle à accès restreint pour revivre notre humanité avec notre entourage. Pour être plus empathique envers les moins fortunés.
Pour témoigner de notre appréciation envers nos collègues.
Pour démontrer notre amour envers nos amis et proches.
Mais surtout pour renouer avec notre vraie essence qu’on oublie à cause de nos occupations et nos obligations de chaque jour.

C’est le TEMPS pour donner du ‘temps’ à nos enfants, à ceux qui nous sont chers. Donner de son temps à quelqu’un est le meilleur cadeau qu’on puisse lui offrir. C’est une denrée rendue rare de nos jours et pourtant aussi importante (et plus même) que tout le reste.

C’est aussi le moment de faire une introspection sur l’année qui est sur le point de finir et établir ses priorités pour celle à venir.

Dresser un bilan d’accomplissements réalisés au cours de l’année et ce, quels qu’ils soient petits et des choses qu’on aurait pu mieux faire. Puis partir de là pour établir ses objectifs à atteindre dans l’année à venir.

J’ai décidé de faire cet excercice avec mes enfants et en le leur suggérant, ils m’ont démontré une belle ouverture vis-à-vis l’idée. Ce sera pour nous des objectifs de famille sur un court terme (mois par mois). Dans notre plan d’action, il y aura un retour sur ce qui sera fait dans un but d’évaluation.
On poursuivra ou on ajustera le tir dépendamment du résultat.

Sur le plan personnel, les astres commencent à s’aligner pour m’offrir une belle année en perspective. En changeant ma façon de voir la vie, j’ai réalisé qu’auparavant, je ne me faisais pas justice. Je m’infligeais de la douleur inutilement alors que le bonheur est à la portée de la main. Que j’étais trop exigeante avec moi-même.

D’après Albert Einstein, « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».
À un moment donné, il faut briser le pattern qui nous mène au même résultat s’il ne nous convient pas ou plus. Donc, depuis quelques semaines, je suis en mode « pattern breaker » et je vois déjà de nouveaux résultats.

Mes enfants l’ont souligné, à ma plus grande surprise, lors de notre dernière rencontre avec la travailleuse sociale.
Elle avait demandé à chacune des filles, tour à tour, d’énumérer tout ce qui a été positif ou différent depuis la dernière rencontre vla 3 semaines. Les deux ont mentionné la joie de vivre de leur maman, la lueur dans ses yeux, comment elle a retrouvé son mood « tannant » et joyeux d’avant.

Oui, la chaîne du bad luck a été brisée. Je suis reconnaissante à la vie. L’harmonie qui règne dans mon petit foyer est le meilleur cadeau que je puisse recevoir à la fin de cette année. La sérénité qui remplit tout mon être est indescriptible.

Le ciel vient de m’envoyer un clin d’œil pour me faire savoir que je suis sur le bon chemin, que je ne suis pas seule, qu’il est là pour moi.

Mon étoile filante à moi a finalement fait apparition pour me conduire à destination.

J’entame 2018 avec beaucoup de confiance, d’ouverture et de positivisme. Surtout avec plein d’amour à offrir à celui qui saura vibrer au même diapason que moi et fera chavirer tout mon être au son des battements de son cœur.

Celui qui saura m’attirer dans son orbite pour y graviter sans peur et sans doutes.
J’ai habillé mon coeur pour l’accueillir comme il se doit, tel un visiteur tant attendu. Un visiteur qui vient pour y rester toujours.

Paix, Amour, Sérénité et Santé à vous tous.

Joyeux Noël et bonne année!

Tu es où tu devrais être

img_6892-2

Ce blog a vu le jour il y a quelques mois dans le but de raconter un vécu, mon vécu à moi mais qui n’est pas différent de celui du commun des mortels.
La seule différence c’est dans la façon dont chaque personne exprime ses sentiments et ses émotions.

Certains dessinent, d’autres sculptent, d’autres encore chantent…moi, j’écris.

J’écris en laissant mon cœur parler. J’écris en toute transparence. J’écris ma joie comme ma tristesse, ma paix comme ma tourmente, mes forces comme mes faiblesses. Sans aucun filtre.

Je ne me cache pas derrière un mur d’apparences superficielles ou de prétentions dans le but de montrer une vie parfaite. Ma vie ne l’est pas en tout cas mais elle est juste ‘parfaite’ à mes yeux et je vais vous dire pourquoi.

Ceux qui m’ont côtoyée réellement ou virtuellement, connaissent mon parcours. D’ailleurs, j’en ai parlé aussi dans plusieurs de mes articles. J’ai mené des combats féroces pour être où je suis en ce moment.
Je me suis battue pour pouvoir m’exprimer librement, sentir et ressentir librement…pour pouvoir vivre selon mes valeurs et en cohérence avec qui je suis.

Après tout ce que j’ai traversé, je ne peux plus et ne pourrai plus me contenter de peu. D’une vie ordinaire, de relations amoureuses médiocres, d’amitiés fades, de personnes incapables de brasser mon intérieur à la puissance 20 ou de conversations superficielles.
D’où mon incohérence des fois : ne pas vivre selon qui je suis et me convaincre du contraire!

J’ai appris à me connaitre mieux au fil du temps. Je suis parvenue à un constat incroyablement intéressant qui explique mes montagnes russes dans certaines situations.

Aussitôt que je m’oblige à me « conformer » à l’une de ces situations et à essayer de me « normaliser » avec, mon système se rebelle.

Désormais, ce sera mon fidèle indicateur.

Il me parle et me demande de rectifier le tir lorsque ce qui se présente n’est pas en harmonie avec mes convictions. Tout moi se met en mode combat pour chasser l’intrus.

Ces émotions contradictoires (vouloir et refuser) créent une instabilité qui se réflète sur mon comportement et mon attitude envers le monde externe. Mon coeur et ma tête n’arrivant pas à s’entendre, les émotions prennent le bord et c’est la pagaille totale.

Je sais désormais que lorsqu’une situation pareille se présente, il faut que j’écoute mon intuition qui ne m’a jamais trompée à date. Elle me permet de retourner à la source et de retrouver mes repères.

Je voulais cesser temporairement d’écrire après m’avoir mentionné que mes textes étaient remplis de lourdeur et ça dérangeait de voir défiler « la négativité de mes émotions » sous les yeux.
J’ai pris alors du recul pour essayer de comprendre le sens et la pertinence de ces mots. Et après avoir discuté avec un ami très proche, j’ai réalisé que rien, ni personne ne m’arrêtera d’écrire et de m’exprimer.

L’argument de mon ami était que la raison pour laquelle les blogs sont populaires c’est parce qu’ils sont faits par de vraies personnes avec de vraies histoires. Contrairement à ce qu’on retrouve sur internet.
Plusieurs lecteurs s’identifient à eux et s’y reconnaissent dans ce qu’on vit. Le blogueur met des mots sur des pensées ou des émotions que les autres ne sont pas capables d’exprimer, de verbaliser ou même définir!!!

Ma colère contre moi-même aurait pu détruire une partie du cheminement que je fais. La colère dont je parle, c’est d’avoir permis à un commentaire négatif de m’influencer et m’envoyer drette dans ma bulle isolée. Cependant, du moment où l’on comprend cette émotion, la contrôler devient moins compliqué. Un processus que j’apprends à chaque jour. La colère n’est pas toujours négative. Tout réside dans la façon dont elle est canalisée et dans le but visé pour son utilisation.

Sur ce, j’ai pris la décision de reprendre l’écriture qui est en soi, une thérapie et un moyen de connection avec mon monde intérieur.
Si l’intensité de mes émotions dérangent, je n’y peux rien malheureusement. Ça fait partie du « 50% que je ne contrôle pas! ».

Donc, au prochain article…

Mon coeur à nu

FFEEC8FA-F147-456D-816E-9ECA98978DA5

C’est le dernier mois de 2017 et que j’ai bien hâte que cette année finisse, en espérant qu’elle va emporter avec elle tout ce qui a fait saigner mon cœur et couler mes larmes.
Ce sera injuste de dire que toute l’année a été difficile. Une grande partie, oui. Il y a eu quand même quelques beaux moments dont je suis reconnaissante.

Et puis mes enfants d’amour sont proches de mon cœur malgré leur semaine dans l’autre maison. Ils sont en santé. Ils vivent mieux la séparation entre leur père et moi. Ils sont maintenant un peu plus résilients vis-à-vis le voyagement entre deux maisons à toutes les semaines.

En plus de ce qu’ils ont eu à surmonter, il y a eu des épisodes d’intimidation intenses à l’école ainsi que de la cyberintimidation à un haut niveau. Mais on a composé avec la situation du mieux qu’on peut, avec de l’aide de différentes personnes ressources. Ce n’est pas fini mais j’ai confiance en ces ressources.
Je remuerai ciel et terre s’il le faut pour que ça se règle et que le tout rentre dans l’ordre.

La vie continue à me mettre à l’épreuve, jour après jour. Je prie pour une accalmie le temps de recharger mes batteries et de reprendre mon souffle. J’ai le droit à ça. On a tous le droit à ça.

Hier, j’ai vécu une épreuve d’une grande difficulté. Dans le fond, tout est relatif dans la vie. Ce qui est pour moi extrême, est probablement pas si pire pour une autre personne.

Bref, je ne me suis jamais sentie aussi seule et délaissée. Tout au long du chemin de retour d’où j’ai été, je chantais à tue-tête avec la chanson que je faisais jouer en boucle, à chaque fois que je sentais monter mes larmes. Je ne voulais pas pleurer. Je ne voulais pas laisser la colère gâcher le restant de ma soirée. En arrivant chez moi, j’ai réalisé que j’avais perdu ma voix.

La nuit était longue, les idées se succédaient sans répit dans ma tête de libanaise. Finalement, quand j’ai réussi à m’endormir à 7 h le matin, j’ai fait un cauchemar. J’étais perdue dans un endroit que je ne connaissais pas, au milieu d’étrangers. Je cherchais en vain une porte de sortie.
Mais je tournais en rond, comme dans un labyrinthe. J’essayais d’appeler quelqu’un mais mes doigts ne parvenaient pas à pitonner le numéro sur mon téléphone. J’ai essayé de crier à l’aide mais ma voix ne sortait pas!!!

Finalement, un visage familier, plus que familier, surgit de nulle part. Il me fixa, fit demi-tour puis s’évanouit dans la foule. Je me suis réveillée en pleurs. Je faisais une crise d’angoisse…

Il y a quelque mois, je pensais vivre un bonheur qui promettait d’être de long terme. Une partie de l’été et une autre de l’automne étaient remplies d’un nouvel espoir. J’y avais cru. Je voulais y croire. Finalement, je n’aurais pas dû y croire.

“Il est des déceptions inconsolables qu’aucun coeur ne pourra consoler.”

Lorsque l’amour prend la tangeante du conditionnel, il perd ses caractéristiques. Son chemin devient pavé de déceptions. L’amour c’est l’acceptation, la compréhension, le don de soi, le bonheur. L’amour c’est l’amour. Rien ne peut le définir mieux!

J’ai cumulé tant de deuils qu’il me faut une vie entière pour les vivre. Je crois que j’ai pris du retard. Pour une fois, je lève le flag et je dis que c’est le moment. Je vais vivre tous mes deuils une fois pour toute. Je vais pleurer mes déceptions pour me libérer le cœur de ses multiples peines et lui permettre de se cicatriser dans le sens du monde.

J’ai décidé de prendre une pause de l’écriture pour prendre soin de mon petit cœur et pouvoir, un jour, écrire mes joies. Ce sera mon dernier texte aussi imprégné de douleur. Je reviendrai quand la paix aura trouver chemin jusqu’à mon cœur et âme.

Que cette période des fêtes vous porte bonheur et paix à toutes et à tous.

L’echo des souvenirs

img_6607

J’avais fini ma journée de travail et je revenais chez moi. Je roulais sur l’autoroute en écoutant une toune de Noël, ‘Driving home for Christmas’ de Chris Rea et comme à chaque fois, le cœur me leva.

En route, je pensais à tous ces moments où la famille se réunissait autour de la table le soir pour souper. Tout le monde se parlait en même temps, les rires s’entremêlaient, chacun avait quelque chose à partager de sa journée. Une famille typiquement méditerranéenne…

Des fois, le ton montait pour faire valoir son droit à la parole mais le tout se faisait dans l’amour. On s’acceptait tel qu’on était, avec nos défauts, nos traits de caractère et nos personnalités respectives.

Une famille colorée, c’est ce qu’on était. Cette brève pensée me fît sourire mais je me ravisai aussitôt que ce n’était plus que l’ombre d’un souvenir. J’arrivai à peine à voir devant moi.
Tant de souvenirs qui embrouillèrent mes yeux, particulièrement en cette période des fêtes.

Du revers de la main, j’essuyai une larme restée accrocher au coin de l’œil et je montai le volume de la radio. Ce soir, c’est lourd sur la route. Beaucoup de trafic. Donc, j’ai amplement le temps de retourner dans ma boîte à souvenirs mentale. Ça me fait palpiter le cœur de bonheur malgré le risque élevé de devenir nostalgique, même très nostalgique. J’entendis à nouveau l’echo des rires d’enfants insouciants. Je réussis même à percevoir l’odeur de ma soupe préférée.

Un feu brûlait dans la cheminée. Ce soir, on faisait griller des marrons en regardant pour la centième fois « Home Alone ». À chaque fois, ça nous faisait rire comme la première fois.

On me klaxonna…il faudrait avancer. Ça me sortit de mes rêveries pour quelques instants seulement…

Mes aiguilles de tricot et mes boules de laine étaient encore là sur la table basse de mon petit salon campagnard. Je passais de longs moments à tricoter devant le feu, avec juste les lumières du sapin et les chansons de Michael Bublé pour m’accompagner. C’était des moments de bonheur.

C’était réconfortant d’être au chaud, au fond de mon beau divan jaune pâle aux motifs blancs.

J’aurais tellement souhaité être assise ainsi, collée à quelqu’un qui m’aimait pour vrai et facilement. Qui ne laissait aucune trace de doute dans mon cœur.

“Les bras de l’amour vous contiennent avec votre présent, votre passé, votre avenir, les bras de l’amour vous rassemblent.” ~ Antoine de Saint Exupéry

L’amour est à la base de notre existence. On est prêt à tout donner pour l’avoir, pour le sentir, pour le vivre, pour vibrer au même diapason avec l’être cher.

Dans quelques minutes, j’arrive chez moi. Ça va être froid et vide. Je vais être seule autour de la table, à manger un repas décongelé. Mon sapin me tiendra sûrement compagnie, encore ce soir.
Probablement que j’écouterais en boucle ‘Last Christmas’ de Wham.

J’aurais voulu que tu sois là. Que cette famille qui me rendait heureuse puisse se reconstituer différemment pour devenir la nôtre. Qu’elle porte nos couleurs respectives. Notre touche à nous. Que les rires résonnent à nouveau dans tous les recoins de la maison, notre maison.

Le doux crépitement du feu me manque. L’odeur des châtaignes grillées aussi. Nos sourires complices. Nos ‘je t’aime’ silencieux. Ta main dans mes cheveux.

Un jour…qui que tu sois…

Sous l’emprise de “l’amour”…

img_6508

Les plus « belles » des histoires d’amour débutent par un conte de fées et en un rien de temps, la magie s’estompe et laisse place à la frustration.

Le début donne des papillons dans le ventre. Le mâle se met en mode séduction pour conquérir la fille qui lui plait. Il est prêt à aller loin pour mettre son plan à exécution. Et si ça adonne qu’elle soit prise et non disponible, il serait prêt à la prendre d’un autre pour combler son besoin de marquer son territoire!

Dans ce cas, le but justifie les moyens. La formule à la Machiavel. Aussitôt qu’elle devienne la sienne, les petits jeux de manipulation commencent : le chantage émotionnel.

Au début, il l’appelait et la textait une centaine de fois par jour. Il s’inquiétait pour elle et exigeait de la voir fréquemment.
Aussitôt qu’elle se rende disponible pour lui, toujours prête à satisfaire ses besoins affectifs, il prend du recul et prétend d’être occupé. Monsieur joue au capricieux. Il la blame pour un manque de compréhension et d’empathie . Il veut être écouté en permanence mais ne lui laisse pas la chance de s’exprimer, elle. Il l’accuse de vouloir prendre toujours la parole et d’être incapable d’écouter. Il applique le principe de « la carotte et du bâton » pour la manipuler. De plus, il la fait vivre dans la culpabilité en pensant qu’elle est la cause de tous les malentendus. Qu’elle souffre d’une instabilité émotive alors que le contraire est vrai.

Sa « force » de caractère visible cache un être instable émotionnellement qui souffre d’un certain complexe d’infériorité, et ce pour des raisons que Dieu seul connait.

L’homme vrai est capable de l’accepter comme elle est et ne voit que ses atouts. Il est émerveillé par sa personnalité. Alors que son semblable faible va attribuer sa personnalité à une mauvaise attitude. Ceci n’a rien à voir avec elle. C’est lui!

Malheureusement, son ego masculin le rend aveugle. Son désir maladif du pouvoir mène le jeu.
Qu’il soit oriental ou occidental, ce type d’homme agit de la même façon. Il a les mêmes patterns de comportement. La relation va de pire en pire. L’ambiance devient lourde et pénible à supporter. Le conte de fées prend fin officiellement. Il est remplacé par un sentiment d’étouffement. La frustration devient le mot d’ordre. Elle l’aime mais est incapable de le comprendre!

Par contre, le jour où elle réalise qu’elle est sous l’emprise d’un manipulateur narcissique avide de contrôle, qui trouve du plaisir dans ce jeu pervers, elle sera prête à renverser la table pour revenir à la vie. Sa seule porte de sortie est de prendre la fuite. Inutile d’essayer de le changer ou du moins espérer qu’il pourra changer.

La femme ne demande qu’à être aimée, écoutée des fois et surtout de se sentir importante à ses yeux. C’est simple. Il suffit de lui rappeler qu’elle est belle. De lui tenir la main en public. D’être attentif à ses besoins. La texter pour lui dire qu’il pense à elle, même s’il est débordé de dossiers ou qu’il est occupé avec ses amis. De respecter ses moments de silence et lui permettre de venir d’elle-même à lui. De l’appeler juste pour lui dire que sa voix lui manque.

C’est une recette gagnante. Elle va lui retourner ses attentions par tonnes. Elle va être son amie, sa complice et sa partenaire.
Elle va le soutenir dans tous ses projets. Elle va rendre sa vie meilleure, plus légère, plus le fun. Elle va être en humeur lorsqu’il arrive chez eux le soir. Elle va rire avec lui, le jaser et lui donner plein d’amour.
Elle ne manquera pas une occasion sans lui dire qu’elle l’aime et qu’elle le trouve beau.
Elle ne sera plus jalouse de ses sorties en solo car il la rassure en permanence.

Ce n’est pas difficile à réaliser mais ça prend un minimum d’intelligence émotionnelle et une personnalité ouverte et souple pour rendre cette formule gagnante. Il suffit de transcender son ego masculin s’il veut vivre heureux.

Pourquoi permettre à la tristesse de prendre le bord?
S’il n’est pas capable de mettre en exécution ces simples actions pour pérpetuer la paix et l’amour dans le couple, il vaut mieux rester célibataire et laisser un autre prendre soin d’elle et la rendre heureuse.

Elle positiva et vécut heureuse

img_6421

Au cours des dernières semaines, rien ne va. J’ai beau avoir toutes les bonnes intentions du monde pour voir la vie en « rose » mais ce n’est pas le cas. Je broie du noir et ça n’a plus aucun bon sens. Je vois des embûches partout. Je ne vois que du négatif dans chaque situation. Et pourtant, dans beaucoup de cas, la situation peut regorger de belles choses positives.

Mon parcours dans la vie n’était pas facile et malgré que je ne sois plus en mode survie, que je vienne de loin, je porte encore en moi d’anciennes appréhensions. Mais je ne blâmerai pas ça seulement.

«Le bonheur est une décision que nous prenons d’être heureux quoiqu’il arrive.» André Maurois

Sans nécessairement être superstitieuse, j’ai développé une peur insensée d’un bonheur qui peut s’évaporer, d’un bonheur fragile, prêt à s’envoler très loin. Je sais que ce n’est pas réaliste. On dit en anglais « too good to be true », aussitôt que je me retrouve face à face avec une bouffée de bonheur ou de douceur, je commence à chercher les bibittes pour prouver que c’est du non-réel. Juste un simulé! Est-ce que je me base sur du tactile, sur des preuves pour prouver mon hypothèse? Oh que non! Je me base sur des peurs. Je me prive de ces moments agréables à cause de la peur.

Le pire est que j’entraine les personnes les plus proches de mon cœur dans ma chute vers l’enfer. Je n’ai pas le droit de voler leur joie de vivre juste parce que je remets la mienne en question. C’est égoïste de ma part d’agir ainsi. Je le reconnais et ça me rend encore plus triste.

Ce sentiment a l’effet d’une boule de neige qui se nourrit de négativité et a pour but de gâcher notre existence. C’est comme ouvrir une boîte de Pandore. On n’en finit plus!

J’ai bien hâte de retrouver la « moi » pétillante que j’étais. La fille remplie de fougue et qui avait une soif de vivre, avide d’aventures et de découvertes. On me disait avant que je répandais la joie autour de moi tel qu’un rayon de soleil. J’ai décidé de ramener cette fille-là, ici.

Depuis quelques mois, j’ai entrepris des démarches auprès du CLSC (centre local de services communautaires) de ma ville afin d’avoir l’aide d’une travailleuse sociale. La dynamique de ma famille a changé depuis que je me suis séparée du père de mes enfants. J’ai été dépassée par les évènements que j’ai fini par perdre quelques bouts ici et là donc j’ai jugé pertinent d’avoir de l’aide professionnel dans le but d’apprendre à vivre en harmonie en famille à un pôle.

Lors de notre dernière rencontre, je me suis ouverte sur mes préoccupations par rapport à ma négativité et mon cynisme vis-à-vis la vie. J’ai le désir ardent de mettre en place un mécanisme pour contrer les idées peu joyeuses. Un système qui serait capable de déceler l’infiltration de négativité et envoyer des alertes à mon cerveau afin d’agir immédiatement.

J’ai été abasourdie d’entendre mes filles me dire en plein séance qu’elle voudrait ravoir leur maman remplie de vie. C’était le seul et unique souhait qu’elles ont formulé. Je n’ai pas pu empêcher une montée de larmes qui m’a secouée pendant de longues minutes alors que mes deux trésors me serraient dans leur bras et me chuchotaient que ça va bien aller.

Là, pour les deux prochaines semaines, j’ai un devoir à faire. Je dois prendre du recul à chaque fois que je vois venir une situation qui me met en état de panique et que je commence à « négativer » pour ensuite adopter une attitude plus positive et essayer de voir le bon côté de la chose. Ce sera 15 minutes à la fois. Je suis très consciente de la difficulté de cette mission et de la possibilité de rechute mais je ne devrais pas avoir peur. Ça fait partie du cheminement.

J’ai droit au bonheur. Mes êtres chers ont droit au bonheur aussi. Et ensemble, on a droit au bonheur. Je suis entourée par de merveilleux enfants et soutenue par une gang de personnes qui croit en moi!

Il y a beaucoup d’amour autour de moi. On est tous en santé. On ne manque de rien. La vie est belle et doit le demeurer.

C’est en vain qu’on cherche au loin le bonheur quand on oublie de le cultiver soi-même.  Jean-Jacques Rousseau.