Insomnie quand tu nous prends…

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C’est 3 heures du matin. Une autre nuit d’insomnie. Après deux jours de maladie, je me sens épuisée à tous les niveaux et à fleur de peau.

De plus, j’ai beau essayé d’être positive mais je me rends compte que toutes les circonstances complotent pour m’enlever ce brin naissant de positivisme.

Une autre nuit dure mais cette fois ce n’est pas à cause de la maladie. Un autre genre de douleur. Le genre qui peut être tellement puissant qu’on est capable de sentir son cœur se broyer. J’ai permis encore une fois à mon cœur de battre. Je l’ai cherchée cette douleur. Malgré que je le sais, je ne peux empêcher mes larmes de couler à flot.
Je suis devenue une spécialiste des déceptions. Et pourtant, j’ai toutes les bonnes intentions du monde. Je me donne à fond, avec mes 100%.

Trouvez l’erreur! N’ai-je pas encore appris ma leçon?

Il y a 2 jours, quelqu’un m’avait dit que le mot « célibattante » a été inventé pour moi. Je crois qu’il a raison. Je le suis et je vais continuer de l’être pour au moins me protéger de la douleur. Je suis une fière célibattante qui se retire lorsqu’elle réalise qu’elle n’est pas dans la bonne bataille. Car nos batailles, il faut les choisir. Sinon les leçons du passé ne serviront à rien.

J’ai appris à la dure et je me suis battue pour être ce que je suis aujourd’hui.

Je n’ai plus le droit à l’erreur. Je me dois d’être heureuse et comblée. Par contre, je suis la seule qui est responsable de mon bonheur. Personne d’autre. Ça doit émaner de l’intérieur.

Je vais poursuivre mon cheminement intérieur et prendre soin de mon cœur qui a été meurtri, poignardé, violenté au fil des années mais qui continue à trouver le moyen de battre, d’aimer, de pardonner, de donner sans limites. Sans s’abriter surtout en-dessous d’une armature.
Et c’est le plus noble qu’un cœur puisse faire. J’en suis très fière!

Mais la vie continue….

« Tant pis si elle était naïve, mais elle aurait voulu s’imposer telle qu’elle était vraiment : naturelle, sensible et rêveuse! » Guillaume Musso

À ma fille, pour tes 14 ans…

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Il y a 14 ans, je t’attendais avec impatience.
Je t’aimais déjà à la folie, avant même de voir ta belle petite binette. J’avais hâte de te prendre dans mes bras, te bercer et te serrer contre mon cœur.
Je rêvais de sentir ton odeur de bébé et d’embrasser un à un tes petits doigts et orteils roses.

L’attente était longue. Tu jouais à la capricieuse. Tu étais bien au chaud, toi, dans ma bedaine parfaitement ronde. Après plus que 12 heures de travail, tu as pointé ton petit nez l’après-midi du 21 janvier 2004. C’était un jour froid, enneigé. Mais tu as été mon rayon de soleil et mon brin de bonheur, ce jour-là.

Tu étais jolie comme un cœur avec tes grands yeux bruns foncés et tes cheveux noirs abondants. J’ai trouvé que tu ressemblais à Roshan, le bébé dans le film « Ice Age » et ça m’a fait littéralement flippé de bonheur.

Tu étais ce bébé tant rêvé et tant désiré. Tu as été conçue dans l’amour, ne l’oublie JAMAIS ma belle Zoya.

Je suis devenue maman pour la première fois grâce à toi. Tu m’as appris le vrai sens de l’amour inconditionnel, du dévouement et de la patience.
J’ai connu le bonheur des premières fois avec toi : Premier sourire, premier mot, premier pas, première dent…Mon Dieu que j’ai versé des larmes de joie, d’inquiétude, de peur…Toutes sortes de larmes, j’en ai connues.

Je t’ai vue grandir et t’embellir au fil des jours.Tu es rendue une magnifique jeune fille autonome, intelligente, fière, sensible et très humaine. Ton sens de l’humour ne cesse de me surprendre. Ta grande débrouillardise m’émerveille.

Tu es parfaite à mes yeux. Ce que tu considères comme tes imperfections fait de toi ce que tu es. C’est ton unicité. Ça me fait tellement de la peine lorsque tu te doutes de tes forces et de ta beauté après tous les efforts que je déploie pour te faire sentir ton importance. Tu es naturellement sublime. Et ce n’est pas vrai que c’est les produits de beauté qui te rendent belle. Tu l’es déjà, ma puce d’amour.

Sache que je suis fière de la fille que tu es rendue et je le serai toujours, toujours. N’oublie jamais que je suis là pour toi, afin de te soutenir, te conseiller, te protéger et être surtout ton amie et ton alliée.

Jamais je ne jugerai tes choix. Bien au contraire, je t’appuierai jusqu’à mon dernier souffle.

Nous avons réussi tous les 4 ensemble à nous re-créer une nouvelle famille qui nous ressemble. Ta résilience ainsi que celle de ta sœur et ton frère, votre confiance en moi et votre croyance en nous ont contribué à cette belle réussite.

Mon cœur de maman déborde d’amour pour toi et souhaite que tu réalises tous tes rêves, même les plus fous. Que tu sois Heureuse et en santé surtout.

Joyeux 14 ans, fruit de mes entrailles!

 » Vos enfants ne sont pas vos enfants. ils sont fils et filles du désir de vie en lui-même. Ils viennent par vous mais non de vous, et bien qu’ils soient avec vous, ce n’est pas à vous qu’ils appartiennent. Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez loger leurs corps mais non leurs âmes, car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais n’essayez pas qu’ils vous ressemble. Car la vie ne retourne pas en arrière ni s’attarde à hier. Vous êtes les arcs qui projettent vos enfants telles des flèches vivantes. L’archer voit la cible sur le chemin de l’infini, et il vous courbe avec toute sa force pour ses flèches aillent vite et loin. Que cette courbure, dans les mains de l’archer, tende à la joie; car comme il aime la flèche qui vole, il aime aussi l’arc qui est stable. » Gibran Khalil Gibran (Le Prophète)

The language LOVE speaks…

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It’s been a while since the idea of writing in english is maturing slowly but surely in my mind. Today, I felt the call so I decided to let my guts guide me into this new adventure.
Actually, it’s not really new to me as I did my university studies in an American university affiliated with the University of New York.

However, it’s the first time since long but it definitely won’t be the last time either. Talking about feelings and expressing different emotions became easier for me in french than in either english or arabic. After all, french is the LOVE and the ROMANCE language. It has an undeniable poetic touch…

I think, write, feel, love, grieve, enjoy in french but still get angry and curse in arabic specially behind the wheel 😁. Instinctively, I turn to my mother tongue to express my frustration and it makes my trio laugh at me every time it happens. Bad me!

Lately, I’ve been living, heart-wise, some thing really special and different from every thing I knew before. I will let time figure it out and life show me the way.

Even though I know how impatient I could be at times for wanting things to happen quicker and on my way (which is not necessarily always the best!), I decided to go easy on me. And let the pieces of the puzzle fall naturally in their right places.

“Always go with the choice that scares you the most, because that’s the one that is going to require the most from you.” Caroline Myss

I always trusted life and it rarely disappointed me so I will let it, one more time, guide me through every thing that comes my way. My heart is confident, light and thankful for being functional at full intensity and power despite all the heartbreaks that it had to go through in the past years. My intuition is telling me to slow down the pace and enjoy it all the way to the big finale.

“The principles of living greatly include the capacity to face trouble with courage, disappointment with cheerfulness, and trial with humility.”

Temps et patience…

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Après 41 années de vécu, je déclare solennellement que la vie est plus compliquée que je ne le pensais. J’ai tendance par ma nature optimiste de voir positif. De trouver des solutions aux situations problématiques que je rencontre au quotidien et ça fonctionne dans la grande majorité du temps. Mon cerveau est axé sur la résolution de problèmes. En fait, si je prétends me connaitre plus profondément, je me permets d’affirmer que mon cerveau s’est trouvé une banque de solutions de toutes sortes à d’éventuelles problématiques. C’est fou mais c’est ainsi.

Je ne connaissais pas cette force en moi dans mon ancienne vie. Est-ce qu’elle était déjà pré-existente mais à l’état latent ou est-ce que je l’ai développée pour assurer ma survie? Je ne puis le confirmer. Elle est là et c’est génial.

Par contre, elle bogue aussitôt qu’il y ait questions de cœur et de sentiments. Elle cède le contrôle à l’intuition et se lave de toute responsabilité. Ça peut être déboussolant vu que je suis un être fait d’émotions. Aussitôt que la valve cardiaque est ouverte, appliquer des freins aux vagues de sentiments devient une mission impossible. Je suis faite ainsi. Je me donne à fond et intensement. Et si ce n’est réciproque? Le résultat? Je vous laisse deviner….c’est un peu à la façon de “Great expectations”!

Assurément, il y a encore du chemin à faire car vivre tout le temps dans l’ombre d’une déception ou par peur d’une déception, ce n’est pas le fun et non plus ce que je veux dans ma nouvelle vie.

Bon, peut-être que j’exagère là mais ça ressemble un peu à ça.

Ce matin, mon cœur n’arrive pas à suivre mon cerveau. Mille et une questions sans réponses défilent à grande vitesse dans ma tête. J’aimerais tant que ça s’arrête et de laisser le temps faire son œuvre. Le temps! Ce couteau à double tranchant qui peut nous jouer de méchants tours. Il a la réponse à ces questions mais en revanche, il exige de nous la patience. Est-elle toujours au rendez-vous? Bonne question.
Temps et patience…le cocktail molotov des impatients!!!

Si je me fie à mon intuition aux antennes sophistiquées, je devrais m’armer de patience parce que je vois une douce lumière qui m’invite à la suivre. Elle dégage aussi une douce chaleur réconfortante. Je voudrais la sentir. La toucher. M’imprégner d’elle…Impatience quand tu nous tiens!

On dit que “l’attente est une forme extrême d’esclavage” et si l’investissement valait la peine?

Je vous partage un texte qui me ressemble et qui vient taquiner l’amoureuse éternelle en moi :

“Aimer c’est ne plus pouvoir vivre sans l’autre,
ressentir son absence comme un vide immense, comme une amputation.

Aimer c’est pouvoir supporter son absence,
ayant fait le plein d’elle jusqu’au moment des retrouvailles,
qu’ importe le temps et la distance.

Aimer c’est savoir atténuer la douleur de la séparation
par le souvenirs des moments partagés, des émotions ressenties.

Aimer c’est savoir patienter jusqu’au jour où enfin on pourra la toucher à nouveau, plonger son regard dans le sien et l’enlacer, l’embrasser encore et encore.

Aimer c’est se sentir chaviré, transporté, transcendé dès que l’autre réapparaît.

Aimer c’est au simple son de sa voix avoir le coeur qui bat la chamade à l’idée de la revoir et avoir les pensées qui s’enflamment et le reste aussi.

Aimer c’est aussi n’avoir pas toujours besoin de mots pour échanger.
Certains moments sont si forts que la présence, le regard, les gestes suffisent…

Aimer c’est se donner sans compter et ne jamais se sentir vidé, se remplir de l’autre tout en lui donnant.

Aimer c’est se sentir prêt à tout pour l’autre,
traverser les montagnes, avaler les kilomètres qui nous séparent, oublier les contingences matérielles, les tracas en sa présence.

Aimer c’est se sentir fort pour affronter la vie quelle qu’elle soit avec ses hauts et ses bas et ne plus avoir peur.

Aimer c’est partager, échanger, apporter, nourrir l’autre de ce que l’on est et s’abreuver d’elle dans une quête d’équilibre harmonieux et satisfaisant pour chacun.

Aimer c’est respecter l’autre dans sa différence,
l’aimer pour ce qu’il est tout simplement.

Aimer c’est savoir dépasser les conflits, les tensions, les désaccords.
C’est se réajuster en permanence.

Aimer c’est avoir envie de partager ses passions,
follement, intelligemment aussi amoureusement.

Aimer, c’est tout simplement ça!”
Auteur anonyme

La magie de Noël

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On est à un dodo de la veille de Noël et la magie de cette merveilleuse période se fait ressentir partout. Même au bureau.

On dirait que tout le monde est atteint du syndrôme « temps des fêtes » dont les symptômes sont la bonne humeur, l’excitation, les yeux brillants, l’échange frénétique de souhaits…
Même les personnes moins enclines à être sociables en temps normal le deviennent maintenant.

Personnellement, je trouve cela génial!!!
Que les canaux de communication soient ainsi ouverts et que l’ambiance soit propice pour apprendre à connaître ces personnes qu’on côtoie quotidiennment sans avoir la chance de les jaser dans d’autres circonstances.

Les fêtes de fin d’année doivent être un appel à sortir de notre bulle à accès restreint pour revivre notre humanité avec notre entourage. Pour être plus empathique envers les moins fortunés.
Pour témoigner de notre appréciation envers nos collègues.
Pour démontrer notre amour envers nos amis et proches.
Mais surtout pour renouer avec notre vraie essence qu’on oublie à cause de nos occupations et nos obligations de chaque jour.

C’est le TEMPS pour donner du ‘temps’ à nos enfants, à ceux qui nous sont chers. Donner de son temps à quelqu’un est le meilleur cadeau qu’on puisse lui offrir. C’est une denrée rendue rare de nos jours et pourtant aussi importante (et plus même) que tout le reste.

C’est aussi le moment de faire une introspection sur l’année qui est sur le point de finir et établir ses priorités pour celle à venir.

Dresser un bilan d’accomplissements réalisés au cours de l’année et ce, quels qu’ils soient petits et des choses qu’on aurait pu mieux faire. Puis partir de là pour établir ses objectifs à atteindre dans l’année à venir.

J’ai décidé de faire cet excercice avec mes enfants et en le leur suggérant, ils m’ont démontré une belle ouverture vis-à-vis l’idée. Ce sera pour nous des objectifs de famille sur un court terme (mois par mois). Dans notre plan d’action, il y aura un retour sur ce qui sera fait dans un but d’évaluation.
On poursuivra ou on ajustera le tir dépendamment du résultat.

Sur le plan personnel, les astres commencent à s’aligner pour m’offrir une belle année en perspective. En changeant ma façon de voir la vie, j’ai réalisé qu’auparavant, je ne me faisais pas justice. Je m’infligeais de la douleur inutilement alors que le bonheur est à la portée de la main. Que j’étais trop exigeante avec moi-même.

D’après Albert Einstein, « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».
À un moment donné, il faut briser le pattern qui nous mène au même résultat s’il ne nous convient pas ou plus. Donc, depuis quelques semaines, je suis en mode « pattern breaker » et je vois déjà de nouveaux résultats.

Mes enfants l’ont souligné, à ma plus grande surprise, lors de notre dernière rencontre avec la travailleuse sociale.
Elle avait demandé à chacune des filles, tour à tour, d’énumérer tout ce qui a été positif ou différent depuis la dernière rencontre vla 3 semaines. Les deux ont mentionné la joie de vivre de leur maman, la lueur dans ses yeux, comment elle a retrouvé son mood « tannant » et joyeux d’avant.

Oui, la chaîne du bad luck a été brisée. Je suis reconnaissante à la vie. L’harmonie qui règne dans mon petit foyer est le meilleur cadeau que je puisse recevoir à la fin de cette année. La sérénité qui remplit tout mon être est indescriptible.

Le ciel vient de m’envoyer un clin d’œil pour me faire savoir que je suis sur le bon chemin, que je ne suis pas seule, qu’il est là pour moi.

Mon étoile filante à moi a finalement fait apparition pour me conduire à destination.

J’entame 2018 avec beaucoup de confiance, d’ouverture et de positivisme. Surtout avec plein d’amour à offrir à celui qui saura vibrer au même diapason que moi et fera chavirer tout mon être au son des battements de son cœur.

Celui qui saura m’attirer dans son orbite pour y graviter sans peur et sans doutes.
J’ai habillé mon coeur pour l’accueillir comme il se doit, tel un visiteur tant attendu. Un visiteur qui vient pour y rester toujours.

Paix, Amour, Sérénité et Santé à vous tous.

Joyeux Noël et bonne année!

Tu es où tu devrais être

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Ce blog a vu le jour il y a quelques mois dans le but de raconter un vécu, mon vécu à moi mais qui n’est pas différent de celui du commun des mortels.
La seule différence c’est dans la façon dont chaque personne exprime ses sentiments et ses émotions.

Certains dessinent, d’autres sculptent, d’autres encore chantent…moi, j’écris.

J’écris en laissant mon cœur parler. J’écris en toute transparence. J’écris ma joie comme ma tristesse, ma paix comme ma tourmente, mes forces comme mes faiblesses. Sans aucun filtre.

Je ne me cache pas derrière un mur d’apparences superficielles ou de prétentions dans le but de montrer une vie parfaite. Ma vie ne l’est pas en tout cas mais elle est juste ‘parfaite’ à mes yeux et je vais vous dire pourquoi.

Ceux qui m’ont côtoyée réellement ou virtuellement, connaissent mon parcours. D’ailleurs, j’en ai parlé aussi dans plusieurs de mes articles. J’ai mené des combats féroces pour être où je suis en ce moment.
Je me suis battue pour pouvoir m’exprimer librement, sentir et ressentir librement…pour pouvoir vivre selon mes valeurs et en cohérence avec qui je suis.

Après tout ce que j’ai traversé, je ne peux plus et ne pourrai plus me contenter de peu. D’une vie ordinaire, de relations amoureuses médiocres, d’amitiés fades, de personnes incapables de brasser mon intérieur à la puissance 20 ou de conversations superficielles.
D’où mon incohérence des fois : ne pas vivre selon qui je suis et me convaincre du contraire!

J’ai appris à me connaitre mieux au fil du temps. Je suis parvenue à un constat incroyablement intéressant qui explique mes montagnes russes dans certaines situations.

Aussitôt que je m’oblige à me « conformer » à l’une de ces situations et à essayer de me « normaliser » avec, mon système se rebelle.

Désormais, ce sera mon fidèle indicateur.

Il me parle et me demande de rectifier le tir lorsque ce qui se présente n’est pas en harmonie avec mes convictions. Tout moi se met en mode combat pour chasser l’intrus.

Ces émotions contradictoires (vouloir et refuser) créent une instabilité qui se réflète sur mon comportement et mon attitude envers le monde externe. Mon coeur et ma tête n’arrivant pas à s’entendre, les émotions prennent le bord et c’est la pagaille totale.

Je sais désormais que lorsqu’une situation pareille se présente, il faut que j’écoute mon intuition qui ne m’a jamais trompée à date. Elle me permet de retourner à la source et de retrouver mes repères.

Je voulais cesser temporairement d’écrire après m’avoir mentionné que mes textes étaient remplis de lourdeur et ça dérangeait de voir défiler « la négativité de mes émotions » sous les yeux.
J’ai pris alors du recul pour essayer de comprendre le sens et la pertinence de ces mots. Et après avoir discuté avec un ami très proche, j’ai réalisé que rien, ni personne ne m’arrêtera d’écrire et de m’exprimer.

L’argument de mon ami était que la raison pour laquelle les blogs sont populaires c’est parce qu’ils sont faits par de vraies personnes avec de vraies histoires. Contrairement à ce qu’on retrouve sur internet.
Plusieurs lecteurs s’identifient à eux et s’y reconnaissent dans ce qu’on vit. Le blogueur met des mots sur des pensées ou des émotions que les autres ne sont pas capables d’exprimer, de verbaliser ou même définir!!!

Ma colère contre moi-même aurait pu détruire une partie du cheminement que je fais. La colère dont je parle, c’est d’avoir permis à un commentaire négatif de m’influencer et m’envoyer drette dans ma bulle isolée. Cependant, du moment où l’on comprend cette émotion, la contrôler devient moins compliqué. Un processus que j’apprends à chaque jour. La colère n’est pas toujours négative. Tout réside dans la façon dont elle est canalisée et dans le but visé pour son utilisation.

Sur ce, j’ai pris la décision de reprendre l’écriture qui est en soi, une thérapie et un moyen de connection avec mon monde intérieur.
Si l’intensité de mes émotions dérangent, je n’y peux rien malheureusement. Ça fait partie du « 50% que je ne contrôle pas! ».

Donc, au prochain article…

Mon coeur à nu

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C’est le dernier mois de 2017 et que j’ai bien hâte que cette année finisse, en espérant qu’elle va emporter avec elle tout ce qui a fait saigner mon cœur et couler mes larmes.
Ce sera injuste de dire que toute l’année a été difficile. Une grande partie, oui. Il y a eu quand même quelques beaux moments dont je suis reconnaissante.

Et puis mes enfants d’amour sont proches de mon cœur malgré leur semaine dans l’autre maison. Ils sont en santé. Ils vivent mieux la séparation entre leur père et moi. Ils sont maintenant un peu plus résilients vis-à-vis le voyagement entre deux maisons à toutes les semaines.

En plus de ce qu’ils ont eu à surmonter, il y a eu des épisodes d’intimidation intenses à l’école ainsi que de la cyberintimidation à un haut niveau. Mais on a composé avec la situation du mieux qu’on peut, avec de l’aide de différentes personnes ressources. Ce n’est pas fini mais j’ai confiance en ces ressources.
Je remuerai ciel et terre s’il le faut pour que ça se règle et que le tout rentre dans l’ordre.

La vie continue à me mettre à l’épreuve, jour après jour. Je prie pour une accalmie le temps de recharger mes batteries et de reprendre mon souffle. J’ai le droit à ça. On a tous le droit à ça.

Hier, j’ai vécu une épreuve d’une grande difficulté. Dans le fond, tout est relatif dans la vie. Ce qui est pour moi extrême, est probablement pas si pire pour une autre personne.

Bref, je ne me suis jamais sentie aussi seule et délaissée. Tout au long du chemin de retour d’où j’ai été, je chantais à tue-tête avec la chanson que je faisais jouer en boucle, à chaque fois que je sentais monter mes larmes. Je ne voulais pas pleurer. Je ne voulais pas laisser la colère gâcher le restant de ma soirée. En arrivant chez moi, j’ai réalisé que j’avais perdu ma voix.

La nuit était longue, les idées se succédaient sans répit dans ma tête de libanaise. Finalement, quand j’ai réussi à m’endormir à 7 h le matin, j’ai fait un cauchemar. J’étais perdue dans un endroit que je ne connaissais pas, au milieu d’étrangers. Je cherchais en vain une porte de sortie.
Mais je tournais en rond, comme dans un labyrinthe. J’essayais d’appeler quelqu’un mais mes doigts ne parvenaient pas à pitonner le numéro sur mon téléphone. J’ai essayé de crier à l’aide mais ma voix ne sortait pas!!!

Finalement, un visage familier, plus que familier, surgit de nulle part. Il me fixa, fit demi-tour puis s’évanouit dans la foule. Je me suis réveillée en pleurs. Je faisais une crise d’angoisse…

Il y a quelque mois, je pensais vivre un bonheur qui promettait d’être de long terme. Une partie de l’été et une autre de l’automne étaient remplies d’un nouvel espoir. J’y avais cru. Je voulais y croire. Finalement, je n’aurais pas dû y croire.

“Il est des déceptions inconsolables qu’aucun coeur ne pourra consoler.”

Lorsque l’amour prend la tangeante du conditionnel, il perd ses caractéristiques. Son chemin devient pavé de déceptions. L’amour c’est l’acceptation, la compréhension, le don de soi, le bonheur. L’amour c’est l’amour. Rien ne peut le définir mieux!

J’ai cumulé tant de deuils qu’il me faut une vie entière pour les vivre. Je crois que j’ai pris du retard. Pour une fois, je lève le flag et je dis que c’est le moment. Je vais vivre tous mes deuils une fois pour toute. Je vais pleurer mes déceptions pour me libérer le cœur de ses multiples peines et lui permettre de se cicatriser dans le sens du monde.

J’ai décidé de prendre une pause de l’écriture pour prendre soin de mon petit cœur et pouvoir, un jour, écrire mes joies. Ce sera mon dernier texte aussi imprégné de douleur. Je reviendrai quand la paix aura trouver chemin jusqu’à mon cœur et âme.

Que cette période des fêtes vous porte bonheur et paix à toutes et à tous.