Le capteur de rêve

Je débute une série d’articles sur des sujets différents (amour, couple, célibat, famille, réflexions sur la vie…) que j’ai décidé d’intituler « Capteur de rêve ».

Selon les croyances amérindiennes, le capteur de rêve empêche les mauvais rêves d’envahir notre sommeil. Il agit tel qu’un filtre pour capter les songes envoyés par les esprits et garde les belles images de la nuit. Le capteur de rêve brûle les mauvaises visions lorsque les premières lumières du jour apparaissent.

Pourquoi « Capteur de rêve »?

C’est simple. Il est temps de passer au positif et de laisser tout ce qui est négatif et triste derrière moi. La saison des pluies ne peut durer toute une vie. Il est temps de regarder dans le bon côté, du côté où le soleil se lève et où ses premières lueurs brûlent mes peurs et mes angoisses.

Certainement, il y en aura encore car c’est ça la vie mais je ne resterai plus accrocher aux souvenirs douleureux du passé.

Je l’espère une série enrichissante et inspirante et si vous avez le goût d’y contribuer (en conservant vos droits d’auteur), faites-moi signe et ça me fera plaisir de vous publier sur mon blog.

J’en profite pour vous souhaiter à toutes et à tous, une joyeuse fête de l’amour car l’Amour avec un grand A mérite d’être souligné mais aussi fêté à tous les jours.

« Vous êtes devenu, en un instant, le battement de mon Coeur. » Eric Reinhardt

https://youtu.be/71GlbSX_t60

Accepter la vie

À un moment donné, il faut cesser de voir que du négatif dans toute situation et de se lamenter sur son sort. Moi, la première, j’ai plongé, sans nécessairement le vouloir, dans une période de noirceur qui a grugé ma batterie et m’as mise à plat. Une période où je ne voyais plus la lumière au bout du tunnel et où je pensais sérieusement que j’étais vouée à la damnation éternelle. Que je n’allais plus jamais connaitre le bonheur ou simplement sourire à nouveau!

Ça n’a pas duré longtemps. Mon cœur de saumon s’est rebellé à nouveau pour me sortir de ce cercle vicieux capable de rendre fous. Comment pourrais-je accepter de vivre ainsi après s’être battue férocement pour retrouver ce que j’avais perdu au fil des années? Se résigner à ça, à cette étape? NON. Ça n’avait aucun bon sens!

Grâce à ma force intérieure et ma passion pour la vie, j’ai réussi à me remettre debout et à repartir à neuf sur de nouvelles bases établies par personne d’autre que moi. Mes lignes directrices à moi. Mes règles à moi. Mes conditions à moi.

Reprendre le contrôle de sa vie n’est pas une mince affaire. Au début, il y a toujours le risque de tout foirer et de s’enfarger dans les fleurs du tapis. D’échouer à trouver l’équilibre nécessaire sans perdre les pédales et la tête avec.

L’espoir d’une meilleure vie assure notre survie et nous protège de nous-même, de nos idées, de nos angoisses, de nos peurs. C’est ce qui nous aide à nous réveiller le matin et qui rend nos journées meilleures.

L’amour aussi, tout comme l’espoir, change notre façon de percevoir le monde qui nous entoure, nous pousse à offrir le meilleur de nous-même, à devenir une meilleure version de ce que nous sommes. L’amour au sens large du mot.

Mon amour pour mes enfants était la raison pour laquelle j’ai brisé l’emprise de ce cercle sombre sur ma propre vie et de poursuivre ma quête du bonheur. Je leur devais ce bonheur. En retour, leur amour m’a donné la force nécessaire à surmonter tout obstacle entravant ce processus.

Aujourd’hui, je suis une femme épanouie, joyeuse et surtout en contrôle de tous les aspects de sa vie. Je suis fière de ce que j’ai pu réaliser. Mais ce n’est pas fini. Il y a beaucoup de place encore pour l’amélioration.

« Je ne suis pas une femme heureuse, je suis joyeuse. Il y a une différence. Une femme heureuse n’a pas de soucis. Une femme joyeuse a des soucis, mais elle a appris à les gérer. » B.Sills

L’épanouissement et le cheminement personnels n’ont pas de date de fin sur un axe de temps. C’est continuel, jour après jour, défi après défi, jusqu’au dernier souffle. Avec l’âge et la maturité, les épreuves de la vie et les traits de caractère et personnalité, on apprend la résilience. On lâche prise et on choisit nos batailles.

Les personnes résilientes atteignent plus facilement leurs objectifs et sont capables de retrouver le bonheur plus rapidement. C’est la capacité de s’adapter aux grands changements de la vie et de les accepter en conservant une attitude positive.

Vivre des difficultés et des déceptions fait partie de la vie mais il faut aussi accepter et assumer de les vivre et de ressentir la douleur qui y est associée. Résister à cette douleur ne fait qu’aggraver la situation. Le deuil est une étape incontournable de la guérison émotionnelle. Exprimer ces émotions nous aide à évacuer cette charge qui pèse lourd à l’intérieur de notre être.

Revenons à l’amour. S’aimer avant tout est la pierre de base de toute relation. À partir de là, nous serons prêts à aimer convenablement une autre personne.

J’ai appris à m’aimer et être bien avec moi-même et dans ma peau. Ça n’arrive pas du jour au lendemain surtout si notre estime de soi et notre confiance en nous ont été ébranlés pour n’importe quelle raison.

Par contre, trouver LA personne qui nous mérite n’est pas toujours évident. J’ai vécu plusieurs déceptions à ce niveau et je ne suis plus prête à compromettre mon cœur encore une fois.

Je crois toujours à l’amour qu’il soit à un pas ou outre-mer et au-delà des frontières. L’amour me donne des ailes et des étoiles. Il me procure cette douceur réconfortante et ce sentiment d’être “at home”. La connexion spirituelle entre deux êtres est un fait réel, vrai et très puissant.

Ce parfait inconnu, au charme fou, de l’autre côté de l’océan est capable de vous faire vibrer à la puissance 220 plus que cette personne qui peut vous toucher sans qu’elle vous fasse battre des cils même. C’est la connexion dont je parle. C’est une sorte de communion des âmes. De l’amour désintéressé et inconditionnel.

Khalil Gibran s’est épris de l’écrivaine libanaise May Ziadeh pendant 19 ans de temps, sans même la voir et la toucher. Ils se sont écrits des lettres d’amour sur une base régulière. Ce n’était pas illusoire. C’était un VRAI amour qui a duré jusqu’à son dernier souffle. Un amour qui nous a légué un héritage littéraire d’une grande valeur.

Est-ce mon destin aussi? Est-ce pourquoi ça ne fonctionne avec personne? Le temps a la réponse à toute interrogation. Pour le moment, je respire cet air frais à pleins poumons et je rêve d’un inconnu qui m’aimerait un jour comme dans les contes de fées.

 » Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion. Embrasser la vie et la vivre avec passion. Perdre avec classe et vivre en osant… Parce que le monde appartient à celui qui ose. La vie est beaucoup trop belle pour être insignifiante …  » Charlie Chaplin

https://youtu.be/LHYoq44pmO4

Un amour mort né

img_7651

Peut-on parler d’amour si né du virtuel?
Ou encore après cette première rencontre un peu formelle?

Peut-on ressentir son cœur battre, après que nos deux mains se soient effleurées le temps d’un éclair?
Après un baiser déposé tendrement ds le cou, tout proche de la veine jugulaire?

Après le passage d’une main dans les cheveux?
Sinon un regard profond dans nos yeux?

Une première acollade, un premier frisson?
Nous voilà, les deux, qui décollons, vibrant au diapason!

Un murmure, un soupir?
Non, c’est son sourire désarmant qui essaie de m’affaiblir.

Le timbre de sa voix qui me galvanise,
Pour m’entrainer dans son monde qui, par sa douceur sensuelle, me grise.

Peut-on parler d’amour après tant de blessures?
Et permettre à notre cœur de s’ouvrir sans armures?

Et si ce doux moment s’éternise et s’étire,
Pour effacer le mirage immanent qui semble, au loin, se définir?

Mon cœur était prêt à t’offrir mille et une étincelles,
À faire flamber tes belles prunelles.

Mais ta chance, par peur, tu ne l’as pas saisie
Et le message, tu ne l’as pas malheureusement compris!

Là, est-ce que c’est vraiment fini?

Délires de nuit

img_7610

L’envie de me vider le cerveau et le cœur de tout ce qui y trotte est toujours omniprésente en force.
De déverser sur un bout de papier mon fiel ou ma joie.
Un besoin primordial dans ma vie.
Cependant, je souffre d’un blocage émotionnel frustrant depuis quelques jours. Les mots sont prisoniers de ma gorge et me pèsent sur la poitrine.
Même dans les temps les plus durs, ce n’était pas pareil. Une coquille est entrain de se construire.
Mon besoin de survie a décidé d’embarquer afin de protéger ce qui reste fonctionnel de mon cœur.
Cette idée me trouble profondément. Je commence à réaliser que je m’endurcis : une célibataire endurcie!!!
Ça me fiche ROYALEMENT la trouille.

Je le vois clairement. Je peux désormais tourner la page aussi rapidement que l’ouvrir.
Ces derniers jours, j’ai tenté de prendre du recul pour sonder mon cœur. Pour essayer de comprendre cette nouvelle attitude de ‘nonchalance’ à la puissance 110 ou 220 et de lâcher prise à la vitesse de la lumière.
Le mot d’ordre est « DÉCEPTIONS » avec le ‘s’ du pluriel. Les déceptions nous gèlent les émotions et nous rendent indifférents, plus froids, plus refermés sur nous-mêmes.

Dire au revoir devient aussi banal que n’importe quoi.
On se regarde dans le miroir et on se demande où est passé l’étincelle qui illuminait notre regard devenu terne et fade avec le temps…et les déceptions.

Non et mille fois non!!!
Je ne pourrai jamais permettre à cette froideur de pénétrer dans l’intimité de mon être au point de me rendre amère et presque métallique.

Je prêche l’amour sur les tous les autels. Je m’abreuve d’amour au quotidien.
Comment pourrais-je alors devenir un être aigri de la vie? Déçue, oui et beaucoup, aigrie, non jamais!!!

Ça m’arrive de perdre les pédales à cause de tous ces visages oubliés qui ont laissé leurs empreintes profondément incrustées dans mon âme.
Lorsqu’on tombe en amour, on abat les barrières et on dépose nos défenses. ‘Nous laissons entrer, au coeur de ce que nous avons de plus vulnérable en nous, l’imprévisible de l’autre’.

« Il n’y a rien de plus important en Amour que d’accepter la fragilité de l’autre : c’est ce que j’appelle la Douceur. Et rien de plus important dans la Sagesse, que d’accepter sa propre fragilité, c’est ce qu’on appelle l’Humilité. »
André Comte-Sponville

Je ne vivrais plus dans la revendication du bonheur. Je le laisse venir à moi tout en cheminant dans la vie.
En s’ouvrant à tout ce que la vie a à m’offrir. Tout sert de leçon. On apprend à se connaitre et à savoir ce qu’on veut.
J’ai longtemps eu des attentes, d’où mes déceptions. Désormais, je ne veux plus être victime de mes attentes. Simplement accueillir l’inattendu comme un cadeau, tout en étant reconnaissante.
Bon, fiou, là je peux m’endormir en paix après avoir fait le point avec moi-même.

Écrire pour ranger le bordel

img_7514

L’envie d’écrire m’attrape à chaque soir, aussitôt que mon corps m’envoie le signal qu’il est temps de me diriger tranquilement vers le lit.

La journée étant dans le corps, je ressens un besoin urgent de ranger ce bordel mental avant de me livrer aux bras de Morphée.
Et c’est l’écriture qui m’aide à faire ce ménage des idées.

De plus, écrire m’aide à retrouver mon calme et ma zénitude lorsqu’un orage émotionnel fait rage à l’intérieur de mon être.

Ça canalise mes émotions en les nommant pour me débarasser après de leur effet négatif sur moi.

Écrire c’est mon outil d’expression. Plus que ça! C’est mon moyen de communication avec le monde extérieur qui m’entoure.
C’est une invitation à rentrer dans ma bulle sans m’envahir.
C’est ma façon d’échanger, d’apprendre, de partager, de grandir et de cheminer.
Et c’est moins cher qu’un psy!

Lorsque j’écris, je plonge dans un monde parallèle dépourvu de pollution auditive et de nuisance de toute sorte. Je décroche de mon entourage et je m’oublie litérallement dans le monde magique du mot. J’entre en transe, c’est pourquoi je dois établir des balises toujours et ce, avant de commencer, pour pouvoir mettre mon point final et revenir à la réalité.

Mon retour se fait dans le calme absolu, le calme après le passage de la tempête.
Sauf que cette tempête ne provoque pas de dégât.

Au contraire!

Elle me fait tanguer sur mes vagues internes pour me ramener aussitôt sur la terre ferme, en me laissant dans un état de bien-être paisible.

Quelque soit le tourbillon qui tramait en moi, et après avoir accouché de mon texte, une sensation délicieuse m’envahit. On y devient accro!
Ça devient une nécessité avant de fermer les yeux.
Un ménage dans tous les sens du mot!

“Ecrire, c’est comme être amoureux, on est nouveau, libre – et porté par un désir formidable.” Francis Dannemark

Merveilleuse mais…

img_7500

Avertissement :

Ce texte n’est pas un texte féministe, ni rédigé contre vous, chers messieurs. C’est simplement une inspiration spontanée de mon cru en cette soirée froide, dépourvue de chaleur humaine!

Tu es cette fille aux beaux traits et au charme à faire damner un saint (d’après eux!).
Tu es intelligente, sympa, serviable et sensible.
Tu as un sens de l’humour facile mais sophistiqué.
Tu as une attitude positive malgré les bas qui te mettent KO et les mauvaises surprises de la vie.
Tu traites le monde autour de toi avec respect et courtoisie.
Tu es indépendante, autonome et ambitieuse.
Tu gères tes finances comme une championne.
Tu as le sens de l’orientation géographique (eh oui malgré que tu sois une femme!).
Tu es gaie et souriante.
Tu es une bonne cuisinière et une pâtissière créative. Une hôtesse hors pair.
Tu es sexy en jeans et t’shirt, et encore plus avec tes cheveux ébouriffés à ton réveil le matin.
Tu t’en foues de ce que les autres pensent de toi.
Tu es sûre de toi et remplie de fierté.
Tu es une bonne communicatrice et tu as de l’écoute.
Tu es faite forte.
Tu es transparente et tu n’as pas peur de nommer les choses et encore plus de dire ce que tu ressens, tu penses, tu crois, tu veux, tu désires…
Tu as un maudit caractère malgré ta douceur.
Tu inspires la confiance et la fiabilité..
Tu as beaucoup à offrir en amour et en amitié.
Tu es simplement merveilleuse!

Mais….

Ce petit mot de 4 lettres…MAIS!!!!

On te dit que tu es “TROP”.
Que tu fais “PEUR”.
Que ton intensité “DÉRANGE”!

Malgré tout ce que tu es, tu es ENCORE célibataire…

Tu fais fuir les hommes par ton indépendance ainsi que ton caractère de femme capable de s’occuper d’elle-même et des autres.
Ils sont partants pour s’amuser avec toi mais ont la trouille quand il s’agit de tomber en amour avec toi.

Tu fais peur à cause de la barre que tu as placée haut mais ça ne veut pas nécesairement dire que tu es inaccessible.
C’est juste que tu connais ta valeur!
Tu n’as pas à renoncer à ta féminité qu’ils considérent excessive pour les rassurer. L’homme, le vrai, lui s’en délectera!

Tu es célibataire et battante, ce qui fait de toi une célibattante ….Tu préfères être seule que dans une « presque-relation ». Tu veux TOUT ou RiEN.

Par contre, tu as la “recette” (sarcastiquement bien sûr) pour prendre dans tes filets l’homme que tu veux!

On t’a inculqué que pour trouver un “mari”, il faut que tu ne te dévoiles pas trop.
Que tu gardes tes idées et tes émotions pour toi. Que tu prétendes être le contraire de ce que tu es.
Que tu n’aies pas trop d’ambitions.
Que tu lui montres ta reconnaissance quand il te choisit comme épouse et “accepte” de subvenir à tes besoins.

On t’a répété à maintes reprises que tu es une quadrégénaire et tes chances deviennent de plus en plus minces pour qu’un homme veuille de toi!

Qu’il faut que tu cesses de jouer à la capricieuse et que tu acceptes ce qui est offert dans les buffets car là où tu es rendue, tu as moins de chance de savourer de la cuisine fine et des mets raffinés!

On te l’a inculqué mais ce n’est pas comment tu perçois les relations homme-femme. Tu es célibataire car tu t’assumes.

Tu t’acceptes.

Tu t’aimes.

Et ce n’est pas contre vous, chers messieurs.
Elle croit en votre partenariat.
Elle croit en vous.
Elle vous respecte et vous considère comme ses alliés.
Par contre, pour la sortir de son célibat délibéré, il suffit que l’un de vous, à son tour, s’assume.

S’accepte.

S’aime.

Alors il pourra s’ouvrir à elle et cessera d’avoir peur de la FEMME qu’elle est.

Sinon, célibataire et fière, elle restera…

“Je t’ai cherchée partout, même ailleurs. Je t’ai trouvée, où que tu sois, je m’endors dans tes regards. Ta chair était ma chair. De nos moitiés, nous avions inventé des promesses ; ensemble nous étions nos demains. Je sais désormais que les rêves les plus fous s’écrivent à l’encre du cœur. J’ai vécu là où les souvenirs se forment à deux,à l’abri des regards, dans le secret d’une seule confidence où tu règnes encore… Même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.”
Marc Levy

Former plus intelligemment un couple

img_7350

On est des êtres faits compliqués. C’est une indéniable réalité qu’il faut considérer dans tout rapport inter-humain. Notamment, dans les relations de couple.

Un couple, selon la définition du Larousse, est « Deux personnes animées d’un même sentiment, d’une même volonté, ou que des intérêts, des affinités, des caractères rapprochent. ». Donc, à priori, pour qu’un couple se forme, il faut qu’il y ait un minimum requis.

Ça peut débuter par une simple attirance physique, par des intérêts communs envers une activité, un sport ou autre, comme ça peut être le fruit d’un sentiment assez fort liant les deux personnes en question.

Dans un monde idéal, et quelque soit la raison pour laquelle on se met en couple , il faut qu’il y ait une volonté commune d’embarquer dans cette nouvelle expérience.
Aussi, de bonnes intentions de progresser en parallèle sentimentalement.
Et finalement, une conviction qu’il faut s’investir sincèrement de tout son être pour que son couple réussisse et s’épanouisse.

Maintenant, dans la vraie vie, ça se passe différemment. La constitution psychologique, émotionnelle et intellectuelle est différente d’une personne à l’autre ce qui a un impact sur la perception des choses et la compréhension du fonctionnement du couple. Il ne faut surtout pas faire abstraction des expériences de vie et de l’historique des personnes.

On est le fruit de tout ce qu’on a vécu, ressenti, expérimenté depuis notre naissance. On est fait de toutes nos déceptions, nos joies, nos réussites, nos échecs. De ce qui nous a fait pleurer et rire.
Du modèle de vie auquel on a été exposé dans notre tendre jeunesse et plus tard dans notre adolescence. De comment notre personnalité a été forgée au cours de notre vie.

On arrive à développer une certaine intelligence que nous nouons avec la vie. Et cette intelligence (émotionnelle) nous permet d’avancer dans nos relations avec le monde autour de nous.

Ceci dit, on arrive avec notre bagage dans ce projet de couple et il faut dealer avec. Idéalement, il faut évoluer sur la même cadence pour ne pas se perdre de vue.
Mais ce n’est presque jamais le cas pour toutes les raisons citées plus haut. Donc, il faut respectivement respecter le rythme du partenaire et favoriser en tout temps une ambiance saine pour la communication.
C’est la clé! On ne cesse de lire partout et avec raison que la communication est la clé de la réussite.

C’est en se parlant qu’on se comprenne. Qu’on règle les petits bobos du couple. Qu’on fasse savoir à l’autre qu’on est là pour lui tendre la main dans ce parcours. Pour l’aider avec douceur à avancer pour nous atteindre ou au contraire pour ralentir afin qu’on parvienne à se rejoindre.

Ça prend également de la patience et de la confiance. Lorsqu’on sait pertinemment que l’autre veut s’investir (et le fait) mais qu’il ne progresse pas émotionnellement à la même vitesse que nous, notre cœur serait en paix et ça calme nos insécurités.
Il suffit d’un peu de patience pour attendre le moment où son cœur sera prêt à s’ouvrir sans peur et sans doute. Et chose est certaine, la patience paie toujours.

La confiance est de la même importance que la patience et la communication parce qu’elle calme les âmes insécures des deux personnes. L’une saura qu’elle sera attendue pour s’ouvrir et l’autre que ce n’est qu’une question de temps avant que ça arrivera et il n’y a aucune raison de s’inquiéter.

Tout est dans les débuts parce que c’est la pierre de base de la relation. Il ne faut surtout pas avoir peur de s’engager à la première entrave rencontrée. Il va y avoir beaucoup. On ne peut pas se le cacher.

Cependant, lorsque nous avons toutes les bonnes intentions du monde et que nous tenons l’un à l’autre, on devient une équipe, des alliés prêts à faire face aux obstacles dans le but de construire un couple solide où chacun trouve son compte. En étant une équipe soudée, on veille l’un sur l’autre et on lui permet de s’épanouir et d’être lui-même. Encore plus, on l’aide à devenir une meilleure version de lui-même!

« Les relations sont sûrement le miroir dans lequel on se découvre soi-même. »
Jiddu Krishnamurti

La vie ainsi que mes expériences personnelles et l’échec d’une relation de 14 ans avec le père de mes enfants m’ont appris qu’il faut choisir ses batailles. Des fois, se battre ne sert à rien. Ça absorbe toute l’énérgie qui peut servir à d’autres batailles plus pertinentes d’être, ailleurs.

Avec le temps, on devient capable de faire la part des choses et de savoir si ça vaut la peine de s’investir ou non. Si le potentiel dans la relation est omniprésent ou non.
À partir de là, on choisit de s’engager ou pas. C’est ainsi qu’on s’évite une déception amoureuse qui peut laisser un goût amer au fond de la gorge et une carapace impénétrable autour de notre petit cœur.

 » Ne laisse entrer dans le jardin de ta vie que ceux qui ont des fleurs à planter. » Mazouz Hacène

Article apparu sur le site de Huffpost Québec :

http://quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/comment-former-un-couple-plus-intelligemment_a_23339462/