Catégorie : Réflexion personnelle

Cher journal…

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Je n’étais pas décidée si je publie ou non ce texte qui rentre dans la catégorie de journal intime à cause que ce fut mon état d’âme actuel en « noir sur blanc ».
Donc si je me résigne à le publier, ça se peut qu’il manque de « cohérence littéraire » mais soyez-en sûr qu’il est très cohérent avec ce que je ressens au moment où ça était composé.

C’est ma façon de mettre mes idées chamboulées en ordre et calmer les incertitudes de mon coeur. Je vis plusieurs changements simultanés actuellement et je me demande bien si la vie ne prend pas les grandes mesures pour me tester en me lançant plus qu’un défi en même temps. Je me suis toujours bien sortie et je suis confiante que je vais m’en sortir encore une fois.

Lorsque j’ouvre mon coeur pour aimer à nouveau après avoir été déçue, je me donne à fond, je donne le 100% de moi, sans aucune retenue. Mes expériences du passé sont par contre toujours alertes et tentent de me rappeler que je devrais me garder au minimum un 5% en réserve afin de me protéger d’une éventuelle blessure. Les plus proches de moi me martèlent souvent avec ça aussi. Mais que veux-tu? Quand l’amour cogne à ma porte, c’est la totalité que je donne. Tout ou rien!

Autrement dit, j’en tire soit une leçon ou un cadeau…

Dans ma vie, je ne regrette pas l’amour que j’ai donné parce qu’au moment où je l’ai donné, il était authentique et sincère. Il portait mon 100%. Il était teinté de mes couleurs et portait mon histoire, mes succès, mes défaites, mes forces, mes faiblesses, mes blessures, mes joies, mes réalisations, mes rêves, mes ambitions, mes défis, mes rires, mes larmes, mes déceptions et mes satisfactions. C’était simplement de l’amour à la Dina…
Si cet amour ne suffisait pas à la personne qui l’a reçu, ça ne relève pas dans ce cas de ma « juridiction » sentimentale. Donc je n’ai rien à me reprocher. On ne peut pas, malheureusement, satisfaire à tout le monde sur cette planète!

Ce soir, en tâtant mon pouls comme mon papa, qui est médecin, me l’a appris quand j’étais petite, j’ai réalisé qu’il était plus rapide que d’habitude. Un bon signe (j’aurais été inquiète si je ne l’avais pas sentie!!!)! Mon coeur est en santé et redémarre à neuf après avoir trouvé son « point mort » au cours des derniers jours.
Ça me fait sourire. Je perçois une belle lumière à l’horizon.

« Il n’y a pas de période rapide ou lente, on vit comme on le décide »…j’ai lu ça ce soir. Je vais oser rêver, rêvasser, espérer et ambitionner…je ne veux plus tenir compte du temps. Ce n’est qu’un détail. Je vais m’occuper de mon petit coeur qui semble avoir retrouvé l’harmonie avec mon cerveau mais encore une fois je n’appliquerai aucune retenue dessus. Je n’écouterai pas non plus Nelly, Laura, Maria et maman qui vont me dire d’aller en douceur et de me garder un pont pour le retour au cas où (je vous aime pareil les filles!)….

Ce soir, je finis de lire « Mon carnet antinaufrage » de ma muse Mademoiselle Mymy tout en remerciant Dieu, la vie, le ciel et mes anges de me permettre de me relever après chaque défaite, plus persévérante et plus forte que le jour précédent.

« Il faut un coeur solide pour aimer, mais il fait un coeur encore plus fort pour continuer à aimer après avoir été blessé! »

À la quête du St-Bonheur…

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À 19 ans, elle vécut sa première déception amoureuse lorsque le garçon qu’elle aimait depuis le primaire, donc son premier amour, a pris la décision de quitter vers les États Unis pour y faire ses études universitaires.
C’était dévastateur pour elle. Elle se rappelle encore, avec un pincement au coeur, le moment où il tourna le dos et prit le couloir vers la salle d’attente à l’aéroport. C’était juste un moment avant qu’il ne se morfonde dans la foule des voyageurs qui laissaient à leur tour, derrière eux, une mère en pleurs, un père déçu, un ami triste, une amoureuse en désespoir…mais ce moment était des plus longs de sa vie, elle sentit la terre cesser de tourner…comme si on a mis sur pause toute une vie!

L’image l’a hantée longtemps. Elle s’était sentie trahie dans ses rêves de jeunesse, dans ses ambitions de construire une vie avec lui. Lui qui lui a souvent dit que rien ne les séparerait. Leur histoire d’amour innocent était digne d’un roman.
Il s’était trompé!

La nuit où il a quitté le bled, elle est allée chez eux, s’est réfugiée dans les bras de sa mère, qui aussi, avait le coeur en lambeaux de voir partir sa progéniture vers l’inconnu, pour ensuite aller se coucher dans son lit avec des larmes chaudes qui brûlaient ses joues et une sensation de suffocation dans la gorge et la poitrine.

Bref, de longues années se sont écoulées depuis cet adieu douleureux et la vie a repris son cours normal pour chacun des deux. Ils ont fait leur vie avec différentes personnes, se sont mariés, eurent trois enfants chaque et se sont séparés tous les deux.

L’ironie de la vie!

Mais cette histoire d’amour dont parlaient tous les élèves et professeurs de leur école et qui était l’objet de jalousie et d’envie de tous s’est transformée en une belle amitié complice. Il était devenu son confident et elle, sa confidente. Il l’a soutenue moralement lors de sa séparation. Il lui répétait sans cesse comment elle était forte, qu’elle était une vraie battante et qu’il était fier de ce qu’elle représentait, qu’elle était toujours « the top one girl »…

Là, avec tout ce qu’elle vit, ses hauts et ses bas sans relâche, elle pense à ses mots, redresse alors la tête, ajuste sa couronne et avance.
Peu importe sa destination finale, elle veut avancer, elle veut être heureuse….Elle sait bien que pour être heureux, ça devrait venir de l’intérieur. Personne n’est responsable de notre bonheur sauf nous. On a cette clé et on devrait la conserver précieusement proche de notre coeur. Jamais la confier à qui que ce soit!

« Le bonheur vient de l’intérieur et non de l’extérieur, car il ne dépend pas de ce que tu possèdes; Il dépend de ce que tu es! »

Du moment où l’on trouve ce bonheur interne, on le trouvera par la suite en compagnie des autres. Elle est consciente de cette vérité et elle est en quête de ce bonheur et de l’harmonie entre son coeur et sa tête.

Des fois, elle bute douleureusement contre les coins de la vie quotidienne, se fait et fait mal, pleure, essuie ses larmes et poursuit son chemin.

Beaucoup l’ont déçue et elle a déçu beaucoup aussi. Mais, elle ne perd pas espoir qu’un jour la vie la compensera ou récompensera pour toutes les pertes qu’elle a eues.

Pour le moment, il y a du chemin à faire et ça risque d’être long. À force de déception, on devient plus sournois, moins ouvert au niveau des ressentis et plus facile à laisser tomber. On ne veut simplement plus de cette douleur à l’âme. La définition du bonheur change et devient un « moment » où l’on est bien. Rien de plus, rien de moins.
« Le bonheur est un moment! » Voilà!

C’est certain que le chemin se fait mieux à deux. Le poids est supporté par les deux! Mais des fois, il faut faire ce bout tout seul pour le comprendre mieux et apprendre à se connaître mieux.

Hier, elle planait dans les airs (littéralement et métaphoriquement), aujourd’hui elle touche au bas fond du désespoir et de la déception. Ça fait partie de son cheminement et elle l’accepte.

Peut-être planerait-elle à nouveau prochainement, qui sait? Pour le moment, une bonne sieste lui fera un bien fou. À son réveil, elle repart à neuf!

Écrire….

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Écrire a toujours été pour moi une activité thérapeutique, un besoin, une soupape de décompression.

Jeune, je tenais un journal intime dans lequel je déversais tous mes états d’âme, mes secrets et le fond de mes pensées sans avoir peur d’être jugée ou mal comprise.

Les pages vierges de mon journal recueillaient mes larmes des fois et mes excès de bien-être et de joie d’autres fois. À chaque soir, je lui parlais des heures et des heures, je remplissais des pages et des pages avant de me livrer aux bras de Morphée. Et que ça me faisait du bien!

J’ai gardé cette habitude longtemps, puis avec mes résponsabilités de mère et d’épouse (d’ex-épouse maintenant!), j’ai abandonné.

Mais le besoin d’écrire était toujours fort présent tel qu’un appel à la prière, difficile d’ignorer sans se sentir coupable d’un manquement au devoir.

Écrire me permet de mettre de l’ordre dans ma tête, de démêler mes idées, de décompresser et de m’aider à me sentir plus légère une fois que le classement de mes idées et mes émotions dans les différents compartiments de mon cerveau et de mon coeur est terminé.

Partager à travers mes textes ce que je vis et ce que je ressens m’a permis de créer de nouveaux liens d’amitié avec des personnes qui vivent des choses plus ou moins similaires et qui pensaient être seules à les vivre. Ça nous permet de s’ouvrir aux autres avec toute notre vulnérabilité et notre sensibilité, ce qui les pousse à s’ouvrir de la même manière et à nous partager leur vécu.

Écrire m’a permis de reconquérir les morceaux de mon coeur pulvérisés en cours de route.

Mes textes honoraient toutes les larmes de mon corps que j’ai versées dans les dernières années, glorifiaient mes défaites, transformaient mes peurs et mes incertitudes en capacité d’aimer…

Écrire est thérapeutique, magique, transcendant….

La pointe du iceberg

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Un beau matin, tu te réveilles avec un mal-en-point qui te déstabilise et soudain, tu commences à remettre en question tout dans ta vie. Il suffit qu’un événement survienne pour ébranler les bases sur lesquelles tu penses être entrain de bâtir solidement. Tu perds ton sens de l’orientation et ton Nord avec.

Tu te demandes sérieusement si c’est juste le résultat d’une mauvaise nuit de sommeil, les hormones du début de la quarantaine qui te jouent des tours, l’influence des événements de la semaine ou si c’est vraiment plus sérieux, plus profond que ça, tel qu’un iceberg qui ne montre que sa pointe!

Un ami m’a rappelé récemment que le temps passe vite, ben trop vite et arrivé à un certain âge, tu ne niaises plus, tu prends des décisions, tu choisis de vivre. On s’entend que le terme vivre veut dire « bien vivre » dans ce contexte. Vivre heureux, se choisir, s’aimer, se mettre en haut de la liste.

Quand on est habitués à faire des compromis tout le temps, on s’oublie, on habitue les autres à ce mode de fonctionnement de notre part. Et le jour où on dit non au lieu de faire un nouveau compromis, on est accusés de vouloir semer le trouble, d’être insensible, d’avoir une mauvaise attitude.

C’est ce qui pousse beaucoup de femmes à encaisser au lieu de s’affirmer. Elles ont peur d’être accusées d’être celles qui dérangent la quiétude au sein du couple ou dans la famille. Je l’ai vécu et malgré tout ce que j’ai encaissé pour faire fonctionner le couple et sauver la famille, j’ai été la « méchante » car j’ai quitté la maison. J’en ai été blessée jusqu’à mon âme. Ma coquille n’est pas assez dure encore pour me protéger d’une autre écorche.

Bon, revenons à nos moutons ou plutôt à notre iceberg!
La remise en question est un processus continuel et grâce à lui, on chemine et on progresse. Mais il faut que ça aboutisse à quelque chose. Il faut réussir à cibler ce qui l’a causé, à essayer d’y remédier ou à prendre des décisions en fonction. Ce n’est pas aussi simple que je le décris. Ça implique des émotions, des insécurités, des instabilités, de l’angoisse et de l’anxiété avant de voir le résultat et commencer à retrouver l’équilibre et sa nouvelle zone de confort.

La pointe de l’iceberg c’est peut-être simplement une mauvaise attitude, de la fatigue ou du stress. Il y a un élément déclenchant qui vient montrer ce qui est caché. Mais en plongeant au-dessous de la surface et en allant au-delà des apparences, on comprend que c’est plus ancré qu’on ne le pensait! L’expression non-verbale est aussi révélatrice que la verbale!
Une personne qui choisit de se retirer au lieu de communiquer ce qu’elle ressent, nous démontre une vulnérabilité, une volonté de se protéger, une peur d’être rejetée. Elle prend l’initiative de quitter, de partir avant qu’elle ne soit « quittée » pour s’épargner la douleur du rejet. C’est révélateur. Si on creuse plus loin, on découvre une ancienne blessure du passé. Si on se fie aux apparences, on croirait bien que cette personne est immature et arrogante.
Je ne vous cache rien en vous disant que c’est de moi que je parle.

En me remettant en question, j’essaie de plonger loin jusqu’à la base pour apprendre à me connaître mieux et comprendre la confusion qui m’habite. Dévoiler mes motifs cachés et trouver des solutions. À cause de mon bagage, mon expression non-verbale en dit plus long que la verbale. Je suis facilement submergée par un éventail d’émotions aux 7 couleurs de l’arc-en-ciel et plus ce qui bloque le verbal et crée un problème de communication avec le monde extérieur.
C’est pourquoi je me retire pour prendre le temps de mettre chacune des émotions à sa propre place avant de reprendre les canaux de communication verbaux.

Je ne peux dire que je ne travaille pas fort sur ce point dans le but de l’améliorer. Mais disons que les événements vécus constamment n’aident pas à avancer à pas de lièvre mais plutôt à pas de tortue.

« Il existe des sentiments qui échappent au langage, des émotions qu’une phrase ne peut traduire sans les vider de leur sens! »
Aurélien Molas

Les attentes vs les déceptions


Nous avons tous des attentes à chaque moment de notre vie, qu’on le veuille ou pas, et ce malgré que nous savons que ces attentes nous décevront.
Chaque jour m’apprend une nouvelle leçon de lâcher prise et que j’ai aucun contrôle sur le futur. Nous devrions planifier de notre mieux sans nous attendre à des miracles. Tout positif qui découle après est un cadeau qu’on acceuille avec reconnaissance.

 » On n’est jamais mieux déçu que par soi-même. » Jean-Marie Poupart

Je m’explique par un exemple concret de ma vie quotidienne et qui est un exemple de la vie de monsieur et madame tout le monde : je planifie une sortie de A à Z avec les enfants. Je n’oublie rien. Je prépare tout d’avance. Je projette de faire telle ou telle activité qui fait plaisir à chacun d’eux. Je vis le pré-jour J avec beaucoup d’enthousiasme en sachant que cela fera leur plaisir. J’anticipe leur excitation, leurs cris de joie…est-ce que cela se déroulera comme prévu?

Le jour J est là, la préparation pour sortir ne va pas comme je prévoyais. Faire en sorte que trois enfants soient prêts en même temps n’est pas toujours une mince tâche. Nous voilà, enfin, prêts!
Dans l’auto, à 500 mètres de la maison, mon ado se rappelle qu’elle a oublié sa tablette qu’elle ne peut « survivre » sans! Pas question de partir sans l’avoir entre ses bras! Après tout, c’est son bébé (ça c’est ses propres mots!). Comment peut-on partir sans son propre bébé? Elle joue sur mes fibres de maman poule! Je reviens sur mes pas, je lui file les clés et elle part comme une flèche récupérer son « bébé »!!!!

Quelques minutes plus tard, elle réapparaît avec son beau sourire vainqueur et sa tablette chérie serrée contre elle. À ce moment précis, mon « bébé » à moi de presque 5 ans me dit qu’il veut aller à la salle de bain. La tension monte, je commence à avoir chaud. Je respire par le nez comme me dit souvent chéri et je descends avec mon gars pour qu’il puisse soulager son besoin biologique avant la deuxième tentative de départ.

Dans l’auto, et avant de partir le moteur, je lance un dernier appel à ma troupe pour savoir si tous leurs besoins sont satisfaits! Un OUI sûr retentit et nous voilà partis.

Arrivés à destination, ma pré-ado me dit sans aucune gêne « T’es pas sérieuse maman, tu nous amènes ici? C’est vraiment plate! ».

Et voilà, ma première déception de la journée! J’avale avec amertume sa remarque et j’affiche un beau sourire en lui répondant « tu vas voir, on va s’amuser pareil! »!

Entre temps, les yeux de mon ado scrutent les lieux à la recherche d’une prise électrique et d’une affiche de « Wifi gratuit »! Elle sera heureuse dans la mesure où cet endroit répond à ces deux critères primordiaux : la prise et le wifi!

On demande au personnel si on peut avoir le mot de passe de l’internet. On nous répond que malheureusement cet établissement n’offre pas ce service aux clients. Aucune surprise de ma part car c’est un endroit où les « clients » viennent S’AMUSER donc s’ils veulent « surfer le web », vaut mieux rester à la maison! Mon ado elle, est en humeur massacrante! Elle se demande pourquoi elle a accepté de nous accompagner!

Ma deuxième déception de la journée! Et dire que je voulais leur faire plaisir….

On s’amuse donc comme on peut malgré mes deux premières déceptions et les commentaires désobligeants de mes 2 vieilles.

Vient le temps de manger! La commande que j’ai passée quelques jours plus tôt auprès de cet établissement n’a pas été « reçue » pour une raison quelconque. Mon fils qui est de nature capricieuse par rapport à la bouffe ne trouve rien à manger sur le menu qui soit à son goût (il ne mange ni viande ni poulet, seulement des croquettes)! Il commence à pleurer! Il veut aller au « Mcdono » (Mcdo) pour ses croquettes et jouer dans l’aire de jeu du Mcdono car « it’s more fun » (ses propres mots). Donc pas question de rester icitte!

Ma troisième déception de la journée! Ah non, je ne permettrai plus aucune de plus!

Je décide de retourner chez nous, déçue tel qu’un commandant d’une armée défaite, mon drapeau en berne. Ma troupe est contente. C’est plus le fun à la maison! Il y a l’internet, la PS4, les croquettes!!!

Une leçon de plus apprise : je ne fais plus aucune attente d’avance. Je ne projette plus le cours d’action. Je laisse les choses venir comme elles viennent pour éviter toute éventuelle déception et en conséquent, un coup à mon petit coeur de maman-poule-qui-veut-faire-plaisir-à-ses-petits-poussins-difficiles-mais-faciles-à-satisfaire!
S’attendre à beaucoup des autres, c’est garantir une blessure. C’est comme tout dans la vie, « Trop espérer, c’est se préparer des déceptions. » On s’attend à être traité de la même façon dont on traite les autres. On s’attend à être aimé, comme on aime les autres. Le jour où on cesse de s’attendre à quelque chose, c’est le jour où l’on commence à vivre en paix, en amour et en reconnaissance.
Je n’ai pas encore atteint à 100 % cet état de transcendance mais ça fait partie de mon cheminement personnel dans la vie de tous les jours.

 » Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu. » Jean d’Ormesson

Pourquoi « Mon coeur de saumon? »

On me demande depuis le lancement de ce blog, pourquoi j’ai choisi « Mon coeur de saumon » comme titre. Le saumon est un poisson connu pour nager à contre courant. Il risque sa vie et défie la loi de la gravité. Depuis ma tendre enfance, j’étais un petit saumon sauvage. Je suis née avec des gènes de rebelle. Je ne suis pas une « hors-la-loi », bien au contraire. Je démontre beaucoup de rigueur par rapport au respect de la loi et à son application. Mais dans ma vie de tous les jours, je vis selon mes convictions et mes principes, guidée par l’amour, la compassion et l’ouverture à l’autre.
Les injustices de toute sorte et couleur dans le monde me font rager.

Issue d’une culture assez conservatrice par rapport au rôle de la femme dans la société mais élevée dans une famille ouverte : un père médecin ayant fait ses études en médecine en France et une mère détentrice d’un bac en philosophie et en psychologie, donc j’ai été encouragée à aller toujours plus loin, à m’affirmer et À devenir ce que je suis aujourd’hui.

J’ai eu le choix depuis ma jeunesse d’aller dans le domaine d’études que je voulais, de voler de mes propres ailes sans contrainte, d’être moi-même. J’étais chanceuse par rapport à d’autres jeunes filles de mon âge qui n’ont pas eu la même ouverture du côté de leur famille.

Dans mon parcours, j’ai réalisé que la femme n’est pas juste une épouse et une mère. C’est un rôle important et essentiel mais elle a d’autres à jouer.

Au fil des années, j’ai réprimé le saumon en moi pour « me conformer » à la nouvelle famille, conservatrice et traditionnelle, dont j’ai fait partie par alliance. Ça ne m’a donné que de la frustration car je n’étais pas fidèle à mes principes. D’autre part, la famille n’était pas assez satisfaite de ma « performance ». Je n’étais pas assez compétente à leurs yeux en tant qu’épouse, ni digne du nom de leur fils.

Sans rentrer dans les détails ici, mon saumon a décidé de se réveiller et de retourner à la source, à sa vraie nature.

Depuis, j’ai repris les rennes de ma vie et c’est moi qui la dirige désormais. J’ai gardé dans mon cercle ceux qui me ressemblent et j’ai laissé aller ceux qui ne me ressemblent pas et plus!

Pour faire partie de mon cercle, c’est simple : ma devise est l’AMOUR. L’accepter et le donner c’est dans les conditions d’adhésion à mon « club ».

« Moi, je ne « tourne pas les pages », je déteste cette expression simpliste, je n’oublie rien, je ne zappe pas, je ne renouvelle pas ma vie comme si rien avant n’avait existé. Elle est un fil continu que je tisse, je ne gomme personne, je suis faite de tous mes souvenirs, de mes amours, je suis un patchwork vivant de moments de vie, je suis faite des autres, pour les autres, et chacun m’a construite ou meurtrie. Je ne tourne pas les pages, je les écris. »

Charlotte Valandrey