Catégorie : Hommage

Cette femme…c’est moi

Ce matin, en me regardant dans le miroir, je me suis rendue compte à quel point j’ai changé. D’habitude, à chaque matin, je me prépare en vitesse pour sortir. Je ne porte pas attention aux petits détails par manque de temps. Je me suis surprise entrain de sourire à mon reflet un peu fatigué. Je suis à la course depuis plusieurs semaines, entre deux villes, deux bureaux, deux maisons. Je prépare notre transition et notre nouvelle vie de famille. Je vous laisse deviner la charge mentale que ça me cause. La fatigue physique est venue me rattraper et ce matin, mon corps a refusé de coopérer. Je n’étais pas capable de sortir du lit. Une grande fatigue accompagnée d’une migraine m’a frappée et m’a obligée de rester dans le réconfort de chez nous pour récupérer. Mais malgré ça, cela ne m’inquiète pas. C’est passager. C’est normal dans les circonstances. Une journée de repos suivie d’une bonne nuit de sommeil me remettront sur pied. La fatigue est physique. Sinon mon petit coeur de saumon se porte à merveille. Il est en bonnes mains. En sécurité. Entouré de beaucoup d’amour et de tendresse comme il n’a jamais connu avant.

La femme que j’ai vue dans le miroir est la nouvelle moi que je suis devenue. Une lueur d’espoir brille dans ses yeux. Une fierté miroite sur ses traits. Elle a réussi à s’en sortir. Elle a réussi à accoster après de fortes tempêtes en haute mer. Elle a appris à maitriser son voilier face aux vents de la vie. Elle n’a pas baissé les bras même lorsque tout prédisait la défaite. Elle est faite forte mais douce. Entêtée mais réfléchie. Prudente mais courageuse. Vulnérable mais persévérante.

Cette femme qui a appris à s’aimer et à être heureuse alors qu’elle ne s’appréciait pas à sa pleine valeur, se doutait de ses capacités et s’autocritiquait sévèrement pour tout et pour rien. Elle qui a appris à être aimée et à accepter qu’elle le méritait pleinement, alors qu’avant, elle nourrissait son coeur de mensonges en lui disant qu’il n’était pas assez bon, qu’il n’était pas à la hauteur. Elle qui a accepté de le nourrir de miettes en pensant que c’était ça l’amour et que c’était assez pour calmer sa faim.

Cette femme qui a permis qu’on la brise, qu’on la déçoive, qu’on la maltraite en lui faisant croire que tout était de sa faute. Elle a appris à ne plus porter le fardeau des autres, leur mal-être et leur propre défaite aussi.

Cette femme qui a connu la tristesse de l’abandon, n’abandonnera jamais ceux qu’elle aime, ceux qui comptent le plus à ses yeux ni ceux qui viennent vers elle pour du réconfort.

Cette femme choisit désormais ses batailles, met son coeur à la bonne place et refuse de se faire marcher sur les pieds. Elle n’a plus peur de se frayer un chemin propre à elle. Elle n’a plus peur de laisser derrière elle ceux et celles qui ne rajoutent pas de valeur à sa vie. Ceux et celles qui ne font aucun effort pour mériter une place dans son coeur. Ceux et celles qui la prennent pour acquis.

Cette femme qui voulait avant plaire, qui cherchait l’approbation de son entourage, se moque maintenant de ce que les autres pensent de son chemin, de ses choix. Elle prend ses décisions en fonction de ses valeurs, de sa façon de voir le monde, la vie, l’univers. Elle vit dans la paix, l’amour et l’acceptation de ce qu’elle est devenue sans essayer de se faire accepter car elle n’a plus rien à prouver à quiconque.

Cette femme à part entière est aussi mère à part entière. Et c’est le rôle le plus précieux qu’elle joue et jouera jusqu’à son dernier souffle. L’amour pour ses enfants l’a gardée debout. Chacun d’eux a l’entièreté de son coeur et l’aura toujours. Elle s’est battue pour les voir heureux et ne cessera jamais de se battre pour qu’ils le restent toujours.

C’est cette femme que j’ai vue ce matin dans le miroir. C’est son histoire aussi. Cette femme, c’est moi…

La mélodie du coeur

Il y a eu de ces moments où je croyais que l’amour était un mythe, une belle légende urbaine qui permettait de rêver, d’espérer et de croire aux miracles mais qui reste une légende après tout! Mon coeur était rempli de doutes et je préférais me cacher derrière le masque de l’indépendance afin de le protéger d’une nouvelle déception. Je voyais des couples se faire et se défaire autour de moi à tous les jours. Je me disais que ma théorie était vraie. L’amour n’est autre que cette belle émotion qui enflamme le coeur et tous les sens de deux personnes qui viennent de se rencontrer. Tout nouveau est palpitant, excitant. Un incendie invisible carbure sur les émotions avant de finir par les consumer et les réduire un jour à la fois pour laisser place à une odeur de cendre au fond de la gorge.

J’ai collectionné des déceptions au goût cendré mais au fond de mes tripes, je ne pouvais croire que cette théorie est la seule, la bonne. Comment est-ce que mes parents ont réussi à rester ensemble depuis 44 ans? Ils s’aiment encore et se sont toujours soutenus dans le meilleur et dans le pire. Ils étaient et sont mon modèle de couple qui s’aime et s’affectionne.

Je ne pouvais accepter que l’amour ne soit qu’un mythe. Non. Impossible. Depuis des siècles, on vante l’amour et on s’en inspire pour écrire les plus belles histoires à l’eau de rose. J’ai fini par comprendre qu’il fallait cesser de courir après et le laisser venir à moi de son plein gré. Accepter que ce soit lui qui choisit le moment, le lieu et les coeurs à unir. Avec le temps et la maturité émotionnelle, j’ai appris la résilience et l’acceptation de ce que je ne pouvais pas changer. Je devais apprendre à m’aimer et accepter ma grande sensibilité. En fait, je devais, en premier, trouver le bonheur en moi. C’est cliché mais c’est totalement vrai.

L’amour est venu sonner à ma porte au moment où j’ai lâché prise. Il a mis mon coeur sens dessus dessous avant de le replacer différemment. L’homme qui a chamboulé mon existence depuis bientôt un an est l’amour incarné en personne. Quand tu es toi-même amour, tu ne peux donner que de l’amour. On me demande des fois si je suis toujours en amour et si l’homme avec qui je suis en amour « m’aime moins » qu’au début. Ça me fait sourire. J’avais la même façon de penser avant de l’avoir rencontré.

Il a fallu nous deux à un moment précis de nos vies respectives, avec chacun sa valise remplie de son bagage, ses expériences, ses joies, ses déceptions. À ce moment précis de notre existence, les battements de nos coeurs se sont harmonisés pour jouer la plus belle des mélodies. Je découvre en lui, à tous les jours, les morceaux nécessaires qui manquaient à mon existence. Je peux mourir aujourd’hui en disant « j’ai aimé et j’ai été aimée! »…

Home

They said home is where love is.
I’d say home is Him.
Home is in his arms,
In the way he looks tenderly at me,
In the way he adjusts my scarf around my neck on a cold day.
His love is the home I looked for in my darkest nightmares.
He’s my shore after a long struggle not to drown.
On his chest, I find peace and warmth.
On his lips, I taste his softness.
He holds my hand so I walk steadier.
He walks beside me so I go farer.
He awoke a kind of love I didn’t know it existed inside of me.
He helped me polish my fade colored wings.
He added shine to my tired smile.
And now, nothing can stop me from reaching high,
Coz he promised to be there with open arms to welcome me home after each fly…

J’aime t’aimer…

Dans le silence de la nuit, ta respiration régulière à mes côtés me rassure. Je dors mieux quand tu es là. La chaleur de ton corps empêche mes cauchemars habituels de venir perturber mon sommeil, en érigeant un fort de douceur et de réconfort autour de mon coeur. Tu peuples la solitude de mes nuits et tu chasses le silence assourdissant de mes peurs.

Dans ton sommeil, ta main me cherche, caresse mon bras, touche légèrement ma cuisse nue collée à la tienne. Je retiens mon souffle et je ferme les yeux pour savourer la sensation que ta paume chaude me fait. Je repasse les images de la soirée et un frisson me parcourt l’échine. Ce soir, voir la couleur de ton regard changer pendant l’amour m’a fait perdre le fil. Ta respiration haletante rehaussa mon désir et me coupa du monde réel. Il n’y avait que toi et moi dans cet univers. On était les seuls artisans d’amour et du plaisir…C’était un rituel amoureux alternant douceur et désir intense. Et lorsque la vague de volupté nous a emportés loin de la rive, tes mots remplis d’amour étaient tout ce dont je me rappellais quand j’ai accosté dans tes bras.

J’aime t’aimer et j’aime que tu m’aimes. J’aime comment tu m’aimes et comment tu me le fais sentir. Tes mots sont rares, d’où leur préciosité. Mais tes gestes expriment l’amour mieux que toutes les langues du monde réunies. J’aime comment tu m’appelles « ma princesse » et encore plus comment tu me traites comme une.

Dans le silence de la nuit, je me réfugie dans le creux de tes bras et je me laisse bercer par le rythme de ton coeur jusqu’aux premières lueurs du jour…Coeur, corps et âme comblés par tant d’amour, de plaisir et de bonheur!

Quand amour rime avec tendresse…

Tu penses avoir été en amour jusqu’à temps que tu rencontres quelqu’un qui contredit ta théorie et prouve le contraire de tes connaissances en la matière. Soudain, l’amour prend tout un nouveau sens, une tangente différente et va au delà de tout ce que tu as espéré vivre un jour avec une autre personne. Tu réalises pourquoi ta ou tes relations précédentes n’ont pas duré. Pourquoi ton coeur doutait et tu t’empêchais de le donner à fond à l’autre. Pourquoi tu restais indifférente et distante, prête à lever l’ancre et tanguait loin aussitôt que tes tripes te sonnent l’alarme. Tu comprends que rares sont ceux qui sont capables de te faire vibrer de joie à un point jamais atteint avant.

La simplicité et la facilité qui teintent ta relation, t’émerveillent. Sa tendresse se fraie un chemin dans tes anciennes blessures comme l’eau qui fait son chemin dans les fissures. Sa douceur met du baume à ton coeur meurtri par les déceptions du passé. Il t’enveloppe de sa chaleur jusqu’à te faire oublier le froid qui a engourdi tout ton être, un jour.

Ses bras deviennent ton hâvre de paix et son épaule l’appui-tête le plus confortable qui pourrait exister. Dormir au rythme apaisant de son coeur est le plus beau des cadeaux que la vie peut t’offrir pour te faire oublier le silence et la solitude des nuits passées.

Après une journée remplie, être avec lui est tout ce que tu en as envie. Cette tendresse avec laquelle il pose son regard sur toi est assez intense pour faire chavirer ton âme et battre ton coeur la chamade. Ses douces caresses font frémir la moindre cellule de ton corps et hypnotisent tes sens. Ses baisers ont un goût qui ne ressemble à aucun autre : Le goût du bonheur. Le goût de l’amour. Le goût de la douceur.

Ses fous rires te rappellent qu’être heureux n’est pas chose difficile. Il suffit de le voir rire pour réaliser à quel point tu es chanceuse d’avoir croisé son chemin. D’être avec lui.

Tu recommences à apprécier ton reflet dans le miroir car avec lui, tu te sens la plus belle des femmes. Tu aimes comment tu te vois à travers ses yeux brillants. Il te fait sentir facile à aimer, contrairement à ce que tu pensais, à ce qu’on t’a fait croire dans le passé.

Son amour te donne des ailes et des racines. Tu ne veux plus partir car tu as trouvé ton « chez toi » en lui. Tu n’as plus peur. Tu n’as plus froid. Il te permet de rêver et fait de ton quotidien, un monde rempli de possibilités, d’espoir et de projets. Désormais, tu sais que tu peux compter sur lui et qu’il ne te laissera pas tomber car malgré sa douceur incroyable, il est solide et confiant. Il est ton roc. Ta source d’apaisement dans un monde devenu un peu trop égoïste, individualiste et froid.

« T’aimer, c’est te porter en moi à chaque instant, nourrir un feu qui me réchauffe. » Paule Salmon

Fred…le magicien des mots

Depuis plusieurs années, l’envie d’aller voir un spectacle de Fred Pellerin me taquinait. J’ai appris à le connaitre par ses chansons, par ses contes et par ses écrits. Il a réussi à s’infiltrer dans mon âme tellement il est simple, authentique et humain. J’ai beaucoup lu sur son cheminement dans la vie et ça m’a toujours impressionné à chaque fois.

Fred Pellerin…un québécois originaire d’un village de la Mauricie : le fameux petit village de Saint-Elie-de-Caxton « où les lutins et les fées s’écrasent dans les pare-brises le soir ». Ce n’est pas un simple villageois. C’est un magicien. LE magicien des mots. Il est un conteur, un écrivain, un scénariste et un chanteur.

Son village et les gens de son village sont la source de son inspiration. Il raconte leurs histoires et nous les fait vivre : on dirait qu’on connait Riopel le forgeron et sa fille la belle Lurette, Méo le barbier, le curé, Toussaint Brodeur…

Ce qui est merveilleux dans ces contes c’est le mélange entre la réalité et l’imaginaire. Il jongle avec les mots avec une prouesse langagière sans équivalent. Ses improvisations sur scène sont simplement craquantes.

J’ai eu finalement la chance d’aller voir son spectacle « Un village en trois dés ». La naissance de son village ainsi que le comment et le pourquoi. L’histoire c’est que Fred est allé chercher dans les archives l’histoire de la naissance du village. Odette Villemure, la secrétaire et réceptioniste de St-Elie, est la seule qui possède la clé de la « voûte » où se trouvent les archives. Selon lui, « c’est la seule qui pourrait survivre à une attaque nucléaire dans ce bunker. » Il a expliqué lors du spectacle que lorsqu’on appelle au village, on doit faire le zéro, et c’est sur elle qu’on tombe. Il nous a invités même à lui téléphoner, « parce que c’est son genre d’humour ». Il parait que si on appelle pour vérifier, c’est Odette qui répond!!!

Fred m’a fait vivre beaucoup de belles émotions lors de la présentation. J’ai ri jusqu’à avoir mal aux mâchoires. J’ai pleuré aussi. Il y a eu des moments de silence aussi. Des chansons jouées à la guitare. C’est un vrai magicien qui ensorcelle par sa façon de conter. Il rit aussi à ses propres jokes!!! J’ai vibré tout au long du spectacle et je suis sortie émue, heureuse, émotive.

Il est un phénomène qui ne se répète plus jamais…

Lettre à mes trois amours

(De la série d’articles « Capteur de rêve« )

Mes chers enfants de mon coeur, encore une fois, un nouveau 14 février et toujours dans notre nouvelle réalité de famille monoparentale depuis que vous êtes venus au monde.

Vous célébrez cette année loin de moi et moi loin de vous. Un autre changement dans notre vie. Le prix à payer pour vous voir une semaine sur deux.

Toutefois, ce qui n’a jamais changé, c’est l’amour infini que votre mère (ou maman-chef comme m’appelle mon petit Noah 😁) a pour vous.

Permettez-moi de revenir sur ces deux années qui ont chamboulé notre vie pour parler de notre combat d’amour.

Ces dernières années m’ont démontré avant tout que je suis une mère chanceuse d’avoir trois magnifiques enfants qui l’aiment et qui voient en elle une femme forte.

Durant les moments les plus douteux, les plus remplis d’incertitude, de peur, vous m’avez donné le push pour me remettre debout et devenir plus solide. Oui c’est vous.

Je me suis battue pour vous quand tout me poussait à lâcher prise et baisser les bras. J’ai puisé ma force de vous. Oui de vous.

Des fois, vous étiez la mère et moi l’enfant. Vous me preniez dans vos bras pour me consoler, vous me chuchotiez des mots dont l’effet était magique, guérisseur. Vous le faites encore. Vous entendre dire que je suis la meilleure maman au monde alors que je me sentais nulle, incompétente me remplit de bonheur et de fierté.

Vous aviez votre propre combat à mener, vous deviez apprendre à vivre avec une nouvelle réalité, entre les valises, entre deux maisons, perdus entre deux façons de faire, deux mentalités, deux personnalités.

Vous deviez gérer vos déceptions, vos blessures, votre peur et votre insécurité. Vous avez réussi à s’en sortir avec brio malgré tout.

Votre combat n’est pas terminé. Les blessures ne sont pas encore guéries mais ce n’est qu’une question de temps.

J’ai manqué à mon devoir envers vous des fois à cause de mon propre combat. J’ai été égoïste des fois d’avoir pensé à ma propre douleur plus qu’à la vôtre. J’ai essayé du mieux que je pouvais de jouer mon nouveau rôle de mère mais je n’ai pas été parfaite. J’ai aussi mes faiblesses, mes propres peurs et mes angoisses comme tout autre humain.

Sachez que votre mère est ce qu’elle est devenue grâce à vous.

Vous et moi formons une belle équipe, une famille, notre famille à nous.

Rien ne changera cette relation, rien ne diminuera cet amour que j’ai pour vous depuis le premier moment où je vous ai sentis bouger dans mon ventre.

Je suis fière de vous et je vous remercie d’avoir été aussi patients, résilients et ouverts au changement que nous avons tous vécu.

Je vous remercie de croire en moi et de me faire confiance.

Comme dirait Céline Dion, « je nous aime à l’étroit ». Je vous souhaite une bonne St-Valentin.

https://youtu.be/dZ8zU1gvWeQ