Catégorie : Histoire

Se reconnecter avec soi…

Nos obligations et nos responsabilités quotidiennes prennent beaucoup de place dans notre vie et nous déconnectent souvent de son essence. Nous perdons ce fil connecteur important qui nous relie à notre for intérieur et qui nous permet d’écouter nos besoins émotionnels, mentaux et spirituels.

Dans le vif de l’action de tous les jours, nous avons tendance à ignorer l’appel du « petit moi » en nous. Nous sommes fatigués et débordés, nous manquons de temps et nous accordons plus d’importance à ce qui nous entoure, à notre travail et surtout aux autres. Pourtant, se donner du temps pour s’écouter ne devrait pas être si compliqué et si long même dans un horaire surchargé. C’est du temps que nous nous devons. Il suffit de fermer les yeux pour quelques minutes, prendre une bonne respiration profonde et se questionner sur nos besoins du moment : Comment je me sens? Pourquoi je me sens ainsi? J’ai besoin de quoi en ce moment? La réponse surgira d’elle-même, je vous le garantis!!! Tentez l’expérience et vous verrez par vous-mêmes!

Je me suis très peu accordé du temps au cours des vingt dernières années. Le train-train de la vie me détournait de mes besoins essentiels au point où j’ai perdu le « moi » et le « je » de la mappe. Je répondais aux besoins de tout le monde aux détriments des miens. Le résultat est simple : de la frustration en permanence. Il n’y a personne qui va venir vous dire d’écouter vos besoins et de les prioriser. C’est à vous de le faire. Heureusement, ça a fait partie de mon cheminement et le fait toujours d’ailleurs. C’est un apprentissage à faire en continu car c’est facile de se perdre de vue en cours de route.

Lorsque je me sens loin de moi-même, je prends les moyens de me retrouver et me reconnecter à mon intérieur. Je prends du temps pour moi aussi. Je peux être encore maladroite des fois dans l’expression de mes émotions et de mes besoins car je n’avais pas la bonne personne à mes côtés pour m’encourager à le faire. Bien au contraire. À des moments, je me suis égarée. J’ai étouffé mes besoins. Je me suis chosifiée pour ne plus souffrir car en se chosifiant, on se « déshumanise » pour avoir moins mal. J’ai omis d’entendre cette voix intérieure qui appelait à l’aide, qui lançait des signaux d’alarme.

Mais, des fois, il faut s’égarer pour mieux se retrouver, dit-on. En se retrouvant, on découvre le vrai nous au-delà des illusions qu’on s’est faites de nous-mêmes. On apprend mieux et à se connaitre et à se connecter à notre « petit nous » réfugié dans les profondeurs de notre âme. Un « nous » qui peut avoir peur, qui peut être triste ou heureux, qui veut s’exprimer de toutes les façons possibles, qui veut se faire aimer, respecter et accepter.

Rares sont les personnes qui n’ont pas peur de découvrir ce qu’ils sont vraiment en se connectant à leur essence. D’où leur volonté, consciente ou inconsciente, de faire taire leur voix intérieure et leurs besoins. C’est pourquoi lorsqu’on parle de peur, un autre terme émerge : oser. On ose parce qu’on a peur. On ose parce qu’on veut surmonter notre peur. On ose parce qu’on veut un résultat différent. On ose parce qu’on veut franchir les limites de l’ordinaire. On ose parce qu’on est tanné de négliger nos besoins pour répondre aux besoins de l’autre. On ose le jour où l’on dit OUI alors que tout notre être crie NON et que ça nous rend extrêmement triste et frustré.

Au début de l’année courante, je me suis fixé comme objectif/défi d’oser être moi-même. Je peux fièrement dire que j’ai réussi à y adhérer. Le nombre de fois, cette année, où je suis sortie de ma zone de confort, où j’ai pris des décisions de taille qui ont changé toute mon existence, où j’ai réalisé des projets personnels et professionnels comme jamais avant. Tout ça parce que j’ai osé, parce que je me suis écoutée et j’ai répondu à des besoins que j’ai enterrés pendant longtemps. Je me suis reconnectée avec ma petite « moi » qui avait désespérément besoin que j’en prenne soin. Je ne regrette pas ce choix.

À tous les matins, je me dis que je suis chanceuse d’être où je suis rendue dans ma vie. Je suis fière de mon parcours et du courage d’avoir osé…Mon chemin était parsemé d’embûches et teinté de peur mais mes besoins de liberté, d’indépendance, et d’autonomie étaient plus forts que toute peur. Le déclic s’est fait lorsque j’ai rétabli la connexion avec moi-même. J’ai retrouvé la petite « moi » confiante et sûre. La « moi » qui attendait ce moment pour sortir à la lumière du jour, pour s’épanouir et pour s’affirmer.

Lorsque la vengeance aveugle…

Violenter le coeur d’une femme de la pire façon qui peut exister…mais l’amour qui remplissait son coeur avait des pouvoirs magiques qui guérissent.

Tuer son âme à petit feu…mais son âme avait le pouvoir de se ressusciter de ses cendres.

Tout faire pour lui interdire l’accès au bonheur…mais son bonheur résidait dans tout son être.

Lui en vouloir et le lui montrer à toute occasion car elle avait opté de vivre en toute Liberté…..mais la liberté, elle en avait plein la tête, avant même de sortir à la lumière du jour.

La critiquer, la juger, la condamner pour avoir fait des choix différents, qui vont à l’encontre de ses croyances religieuses et traditionnelles, mais ces choix l’avaient sauvée de son emprise et de l’emprise de tout ce qu’il prône.

La détruire pour se sentir fort et invincible…mais elle ne fait que se remettre debout, plus droite à chaque fois, la tête haute et fière.

Et parce que toute cette colère et cette haine étaient peine perdue, il ne pouvait pas l’atteindre, la priver de ce qui est le plus important à ses yeux, le plus cher pour son âme était son dernier recours….ses enfants. Lorsque ces êtres précieux deviennent l’arme de la vengeance utilisés pour atteindre celle qui leur a donné la vie, qui s’est consacrée pour les voir grandir, qui s’est privée de sommeil nuit après nuit pour calmer leurs pleurs et combler leurs besoins de réconfort, qui a passé leur bien-être physique avant le sien, qui a accepté, encaissé et avalé pendant de longues années, qui a fermé les yeux et joué à l’ignorante pour ne pas déstabiliser leur quotidien, embrumer leur petit coeur fragile, ébranler leur confiance en la vie et leur faire douter du bonheur familial…tout ce qu’une mère fait sans compter ou y penser car elle le fait par instinct! L’instinct maternel qui est plus fort que tout apprentissage! Plus fort que tout ce qui peut exister. Cet instinct interchangeable avec amour qui persiste même après la mort et qui ne s’oublie jamais.

Lui-même qui reconnait être incapable de vivre sans l’amour maternel mais se donne le droit de décider que ces enfants n’en avaient besoin, qu’il n’était pas nécessaire à leur bien-être. Il ferme les yeux sur l’angoisse de perte dont ils souffrent. Il ferme les yeux sur leurs cauchemars, sur leur insomnie, sur leur anxiété de vivre au quotidien sans leur mère, leur peur que leur source de réconfort disparaisse ou soit remplacée. Car au fond de lui, c’est un de ses souhaits. Même si eux souffrent, ce qui compte c’est que, Elle, leur mère, souffre de les voir souffrir. C’est sa formule gagnante, sa devise pour persister avec la violence psychologique, avec le contrôle et la manipulation purement maladive, machiavélique, narcissique….

Lui qui la sous-estime, comme il l’a toujours fait, ne réalise pas à quel point elle est forte. Son instinct maternel et son amour inconditionnel pour ses enfants lui procurent une force intérieure inépuisable et inestimable. Il l’a transformée sans le savoir, sans le vouloir, en battante inlassable. Ce n’est pas elle qui abandonnerait le champ de bataille avant de retrouver ses droits de vivre avec ceux qui sont la raison de sa vie et de sa survie. Elle s’est battue pour ses valeurs de mère et de femme à part entière, libre de choix, de décision, d’expression, de croyance et se battra jusqu’au dernier souffle pour leur liberté et leur humanité, pour leur donner des racines et des ailes, pour leur offrir le choix de dire oui ou de dire non.

Elle prend son mal en patience car elle sait que la vie s’en occupera d’elle…et de lui aussi!

Écouter ses tripes

Nous avons tous un sixième sens qui ne demande qu’être écouté. Une petite voix dans le ventre qui sent, qui ressent et qui préssent. Une voix qui essaie en vain de nous prévenir ou de nous inviter à entreprendre un projet, un chemin et d’aller de l’avant. Nous l’ignorons par méconnaissance ou par obstinance. Peut-être par méfiance mais sûrement par peur de se tromper. Une chose est sûre c’est que cette voix intérieure ne se trompe jamais. Du moins dans mon cas. Elle a toujours été mon guide infaillible même dans les moments les plus incertains où rien n’avait du sens.

Les quelques dernières années de ma vie ont été souvent marquées par des décisions draconiennes mais réfléchies. Les résultats que je récolte maintenant démontrent que chacune de ces décisions était bien prise en fonction des circonstances et des moyens mis à ma disposition. J’ai appris à écouter ma petite voix et à lui faire confiance pour avancer et changer le cours des événements. Si j’ai continué à l’ignorer, je ne serai pas la personne que je suis devenue aujourd’hui. Je serai encore à la même place entrain de pleurer mon sort et maudir secrétement ma vie.

Cette voix est aussi une force intérieure qui nous permet de nous sentir vivant, qui nous fait rêver, espérer, tripper, réussir. Elle nous apprend à donner le meilleur en nous et à nous ouvrir à de nouveaux horizons.

Je ne nie pas l’importance d’écouter notre tête mais le mental seul garantit des décisions pour notre meilleur intérêt mais ne garantit pas par contre notre bonheur tout le temps. L’équilibre, c’est lorsque la tête et le coeur sont en harmonie. Le mental et l’intuition vibrant au même diapason. Je sonde mon coeur à chaque fois que mes tripes trépignent dans le creux de mon ventre. Cette belle émotion excitante m’invitant à la suivre. Lorsqu’elle se répand délicieusement dans notre fort intérieur pour nous rassurer et nous chuchoter que c’est bon, qu’on peut avancer sans hésitation, que tout va bien ou lorsqu’elle nous alerte de changer de trajectoire.

Comprendre les messages de notre intuition ou sixième sens est un apprentissage qui s’acquiert à tous les jours de notre vie. Ça demande une bonne connaissance de soi. Nous devrons se livrer souvent à une introspection, se questionner et se remettre en question. Les personnes qui vivent dans la résilience sont plus en mesure d’entendre leur voix intérieure et déchiffrer ses codes transmis. Ils vivent dans la paix intérieure ce qui leur permet d’être plus sensible et à l’écoute.

Tout le travail que j’ai fait sur moi commence à payer. Les choix que j’ai faits, les décisions que j’ai prises à un moment ou un autre en écoutant ma voix intérieure donnent les résultats souhaités au niveau de la satisfaction personnelle, de la concrétisation de certains projets qui me tiennent à coeur et de l’épanouissement au sens large du terme. Je peux me féliciter d’avoir eu raison d’agir de telle ou telle manière à tel ou tel moment précis. Je peux être fière de mon parcours. J’ai réussi à traverser des vallées profondes et des monts vertigineux en continuant d’avancer. Des fois je pouvais courir et d’autres fois, ramper était tout ce que je pouvais faire. Mais je n’ai pas fait marche arrière, je ne me suis pas découragée. J’ai arrêté à quelques reprises pour reprendre mon haleine et rassembler mes forces afin de poursuivre vers l’avant, vers mon but que je n’ai pas perdu de vue. Ma petite voix me guidait à travers la brume. Mes tripes me donnaient le courage de persévérer. Ils me donnaient des ailes.

Aujourd’hui, je regarde devant moi. Le chemin est encore long mais c’est le bon chemin. C’est mon chemin. Mon parcours. J’ai brisé le contrôle de ceux qui ont ébranlé cette confiance, ceux qui m’ont faite sentir un jour incapable, inutile, petite, faible, ceux de qui ma survie dépendait. Aujourd’hui, je m’en moque. Je tiens les rennes de ma vie avec confiance, force et sûreté….

Rêver, espérer, croire, s’accrocher…

Rêver, c’est espérer
Espérer, c’est s’accrocher à ses rêves
S’accrocher à chaque espoir
Croire que le bonheur nous arrive à nous aussi
Espérer qu’il nous arrive, même s’il est fragile
Rêver qu’il nous emporte, qu’on a le droit d’y toucher, d’y goûter
Attendre et patienter
Rêver, espérer, croire, s’accrocher…
Se réconforter de douces illusions
Accepter ses caprices
Se plier à ses volontés
Se brûler par son feu dangereux
Se saoûler de ses mots envoûtants
Se laisser mourir pour renaitre de ses cendres
Rêver, espérer, croire, s’accrocher…
Perdre, se perdre et y renoncer
©️Tout droit réservé

J’ai rêvé…

photo©️Sara Riches/peintre australienne

J’ai rêvé d’une vie où les couchers de soleil teintés de mille et une lueurs réconfortaient mon coeur et apaisaient mon âme.

J’ai rêvé que je pouvais rire aux larmes et pleurer de joie dans les bras d’un homme qui savait comment me rendre heureuse.

J’ai rêvé d’un amour aussi profond qu’un océan, aussi doux qu’une brise d’été.

J’ai rêvé d’entendre ma propre voix au lieu d’entendre juste mes pensées.

J’ai rêvé d’être courageuse face aux injustices et aux mensonges.

J’ai rêvé de crier, de m’indigner, de refuser et de me rebeller contre les idées préconçues et les préjugés qui bâillonnent la femme en moi.

J’ai rêvé d’être mes valeurs, d’être mes idées, d’être mes rêves, d’être simplement moi sans devoir me justifier ou culpabiliser.

J’ai rêvé de me réconcilier avec les choix que j’ai faits dans ma vie et que j’ai regrettés.

J’ai rêvé de me pardonner ma lâcheté, ma peur et ma faiblesse.

J’ai rêvé de pointer chaque regard de haine et de dégoût, de dénoncer chaque mot qui a violé ma paix et chamboulé ma quiétude.

J’ai rêvé d’être la reine du royaume, la seule.

J’ai rêvé de ne pas me cacher derrière un sourire vide et stupide pour dissimuler la douleur qui me consume.

J’ai rêvé d’un nouveau jour, d’un nouveau départ…

J’ai rêvé que j’étais forte et en me réveillant, j’ai trouvé cette force indomptable en moi qui ne demande que de se libérer, de briser les chaines et de rugir pour faire trembler les cieux!

J’aimerais être un pissenlit…

J’ai beau voulu lâcher prise mais les circonstances qui ne cessent de brasser mon coeur ne me permettent pas d’en faire un mode de vie. J’avais réussi à un moment donné à l’atteindre, j’étais remplie de bonnes intentions et ouverte à le pratiquer plus souvent, voire à l’adopter régulièrement mais les vents forts ne cessent de me ramener à la case Départ.

Je ne suis pas prête à abandonner…je ne suis pas prête non plus à laisser le travail à moitié fait. Ça ne me ressemble pas. Mais, ces temps-ci, lâcher prise est devenu aussi pesant que les armes et munitions que je transporte pour mon combat interminable. Je ne sais plus si je devrais simplement lâcher prise et laisser la vie se charger de tout à sa manière ou continuer à combattre pour atteindre ce qui m’est important!

Je veux bien me laisser au courant au lieu de me battre contre et épuiser ma réserve d’énérgie et ma paix intérieure avant d’atteindre le rivage mais c’est plus fort que moi. La vie teste ma patience et ma résilience sans arrêt, sans répit. Heureusement ou malheureusement, j’ai une patience infinie. Mais je n’en veux plus de ces maudits tests. Je ne veux plus devoir faire preuve de patience à tous les jours…Il me semble que j’ai réussi ce test il y a longtemps. Un répit est plus que souhaitable.

J’aimerais être un pissenlit qui laisse aller ses graines au gré du vent, sans résistance. Tout en douceur et légèreté. Il se libère pour pouvoir renaitre beau à nouveau, droit sous le soleil et face aux vents….Il se renouvelle après chaque cycle de vie et se multiplie contre vents et marées, insouciant de tout ce qui essaie de l’anéantir….certains le détestent pour sa persistance mais on ne s’empêche d’envoyer un voeu dans l’univers en soufflant sur sa boule délicate et regardant ses graines soyeuses virevolter comme de petites plumes d’oiseau avant de se laisser emporter loin….

Se laisser emporter…y a-t-il un mode d’emploi à ça? J’ai oublié ce que ça sent et ce que ça goûte. Lorsque notre âme est fatiguée, elle ralentit notre cheminement et alourdit nos pas. C’est là notamment qu’il faudrait se laisser emporter par le flot des évenements pour se ménager et se donner répit.

« Lâcher prise, c’est accepter ses limites, c’est arrêter de se battre au détriment de son équilibre, de son intégrité et de sa liberté ~ Nathalie Dinh »

Cette femme…c’est moi

@Photo crédit : French freelance Designer and Illustrator Florian Nicolle

Ce matin, en me regardant dans le miroir, je me suis rendue compte à quel point j’ai changé. D’habitude, à chaque matin, je me prépare en vitesse pour sortir. Je ne porte pas attention aux petits détails par manque de temps. Je me suis surprise entrain de sourire à mon reflet un peu fatigué. Je suis à la course depuis plusieurs semaines, entre deux villes, deux bureaux, deux maisons. Je prépare notre transition et notre nouvelle réalité de famille. Je vous laisse deviner la charge mentale que ça me cause. La fatigue physique est venue me rattraper et ce matin, mon corps a refusé de coopérer. Je n’étais pas capable de sortir du lit. Une grande fatigue accompagnée d’une migraine m’a frappée et m’a obligée de rester dans le réconfort de chez nous pour récupérer. Mais malgré ça, cela ne m’inquiète pas. C’est passager. C’est normal dans les circonstances. Une journée de repos suivie d’une bonne nuit de sommeil me remettront sur pied. La fatigue est physique. Sinon mon petit coeur de saumon se porte à merveille. Il est en bonnes mains. En sécurité. Entouré de beaucoup d’amour et de tendresse comme il n’a jamais connu avant.

La femme que j’ai vue dans le miroir est la nouvelle moi que je suis devenue. Une lueur d’espoir brille dans ses yeux. Une fierté miroite sur ses traits. Elle a réussi à s’en sortir. Elle a réussi à accoster après de fortes tempêtes en haute mer. Elle a appris à maitriser son voilier face aux vents de la vie. Elle n’a pas baissé les bras même lorsque tout prédisait la défaite. Elle est faite forte mais douce. Entêtée mais réfléchie. Prudente mais courageuse. Vulnérable mais persévérante.

Cette femme qui a appris à s’aimer et à être heureuse alors qu’elle ne s’appréciait pas à sa pleine valeur, se doutait de ses capacités et s’autocritiquait sévèrement pour tout et pour rien. Elle qui a appris à être aimée et à accepter qu’elle le méritait pleinement, alors qu’avant, elle nourrissait son coeur de mensonges en lui disant qu’il n’était pas assez bon, qu’il n’était pas à la hauteur. Elle qui a accepté de le nourrir de miettes en pensant que c’était ça l’amour et que c’était assez pour calmer sa faim.

Cette femme qui a permis qu’on la brise, qu’on la déçoive, qu’on la maltraite en lui faisant croire que tout était de sa faute. Elle a appris à ne plus porter le fardeau des autres, leur mal-être, leur noirceur intérieure et leur propre défaite aussi.

Cette femme qui a connu la tristesse de l’abandon, n’abandonnera jamais ceux qu’elle aime, ceux qui comptent le plus à ses yeux ni ceux qui viennent vers elle pour du réconfort.

Cette femme choisit désormais ses batailles, met son coeur à la bonne place et refuse de se faire marcher sur les pieds. Elle n’a plus peur de se frayer un chemin propre à elle. Elle n’a plus peur de laisser derrière elle ceux et celles qui ne rajoutent pas de valeur à sa vie. Ceux et celles qui ne font aucun effort pour mériter une place dans son coeur. Ceux et celles qui la prennent pour acquis.

Cette femme qui voulait avant plaire, qui cherchait l’approbation de son entourage, se moque maintenant de ce que les autres pensent de son chemin, de ses choix. Elle prend ses décisions en fonction de ses valeurs, de sa façon de voir le monde, la vie, l’univers. Elle vit dans la paix, l’amour et l’acceptation de ce qu’elle est devenue sans essayer de se faire accepter car elle n’a plus rien à prouver à quiconque.

Cette femme à part entière est aussi mère à part entière. Et c’est le rôle le plus précieux qu’elle joue et jouera jusqu’à son dernier souffle. L’amour pour ses enfants l’a gardée debout. Chacun d’eux a l’entièreté de son coeur et l’aura toujours. Elle s’est battue pour les voir heureux et ne cessera jamais de se battre pour qu’ils le restent toujours.

C’est cette femme que j’ai vue ce matin dans le miroir. C’est son histoire aussi. Cette femme, c’est moi…