Catégorie : Expérience personnelle

Sous l’emprise de “l’amour”…

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Les plus « belles » des histoires d’amour débutent par un conte de fées et en un rien de temps, la magie s’estompe et laisse place à la frustration.

Le début donne des papillons dans le ventre. Le mâle se met en mode séduction pour conquérir la fille qui lui plait. Il est prêt à aller loin pour mettre son plan à exécution. Et si ça adonne qu’elle soit prise et non disponible, il serait prêt à la prendre d’un autre pour combler son besoin de marquer son territoire!

Dans ce cas, le but justifie les moyens. La formule à la Machiavel. Aussitôt qu’elle devienne la sienne, les petits jeux de manipulation commencent : le chantage émotionnel.

Au début, il l’appelait et la textait une centaine de fois par jour. Il s’inquiétait pour elle et exigeait de la voir fréquemment.
Aussitôt qu’elle se rende disponible pour lui, toujours prête à satisfaire ses besoins affectifs, il prend du recul et prétend d’être occupé. Monsieur joue au capricieux. Il la blame pour un manque de compréhension et d’empathie . Il veut être écouté en permanence mais ne lui laisse pas la chance de s’exprimer, elle. Il l’accuse de vouloir prendre toujours la parole et d’être incapable d’écouter. Il applique le principe de « la carotte et du bâton » pour la manipuler. De plus, il la fait vivre dans la culpabilité en pensant qu’elle est la cause de tous les malentendus. Qu’elle souffre d’une instabilité émotive alors que le contraire est vrai.

Sa « force » de caractère visible cache un être instable émotionnellement qui souffre d’un certain complexe d’infériorité, et ce pour des raisons que Dieu seul connait.

L’homme vrai est capable de l’accepter comme elle est et ne voit que ses atouts. Il est émerveillé par sa personnalité. Alors que son semblable faible va attribuer sa personnalité à une mauvaise attitude. Ceci n’a rien à voir avec elle. C’est lui!

Malheureusement, son ego masculin le rend aveugle. Son désir maladif du pouvoir mène le jeu.
Qu’il soit oriental ou occidental, ce type d’homme agit de la même façon. Il a les mêmes patterns de comportement. La relation va de pire en pire. L’ambiance devient lourde et pénible à supporter. Le conte de fées prend fin officiellement. Il est remplacé par un sentiment d’étouffement. La frustration devient le mot d’ordre. Elle l’aime mais est incapable de le comprendre!

Par contre, le jour où elle réalise qu’elle est sous l’emprise d’un manipulateur narcissique avide de contrôle, qui trouve du plaisir dans ce jeu pervers, elle sera prête à renverser la table pour revenir à la vie. Sa seule porte de sortie est de prendre la fuite. Inutile d’essayer de le changer ou du moins espérer qu’il pourra changer.

La femme ne demande qu’à être aimée, écoutée des fois et surtout de se sentir importante à ses yeux. C’est simple. Il suffit de lui rappeler qu’elle est belle. De lui tenir la main en public. D’être attentif à ses besoins. La texter pour lui dire qu’il pense à elle, même s’il est débordé de dossiers ou qu’il est occupé avec ses amis. De respecter ses moments de silence et lui permettre de venir d’elle-même à lui. De l’appeler juste pour lui dire que sa voix lui manque.

C’est une recette gagnante. Elle va lui retourner ses attentions par tonnes. Elle va être son amie, sa complice et sa partenaire.
Elle va le soutenir dans tous ses projets. Elle va rendre sa vie meilleure, plus légère, plus le fun. Elle va être en humeur lorsqu’il arrive chez eux le soir. Elle va rire avec lui, le jaser et lui donner plein d’amour.
Elle ne manquera pas une occasion sans lui dire qu’elle l’aime et qu’elle le trouve beau.
Elle ne sera plus jalouse de ses sorties en solo car il la rassure en permanence.

Ce n’est pas difficile à réaliser mais ça prend un minimum d’intelligence émotionnelle et une personnalité ouverte et souple pour rendre cette formule gagnante. Il suffit de transcender son ego masculin s’il veut vivre heureux.

Pourquoi permettre à la tristesse de prendre le bord?
S’il n’est pas capable de mettre en exécution ces simples actions pour pérpetuer la paix et l’amour dans le couple, il vaut mieux rester célibataire et laisser un autre prendre soin d’elle et la rendre heureuse.

Elle positiva et vécut heureuse

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Au cours des dernières semaines, rien ne va. J’ai beau avoir toutes les bonnes intentions du monde pour voir la vie en « rose » mais ce n’est pas le cas. Je broie du noir et ça n’a plus aucun bon sens. Je vois des embûches partout. Je ne vois que du négatif dans chaque situation. Et pourtant, dans beaucoup de cas, la situation peut regorger de belles choses positives.

Mon parcours dans la vie n’était pas facile et malgré que je ne sois plus en mode survie, que je vienne de loin, je porte encore en moi d’anciennes appréhensions. Mais je ne blâmerai pas ça seulement.

«Le bonheur est une décision que nous prenons d’être heureux quoiqu’il arrive.» André Maurois

Sans nécessairement être superstitieuse, j’ai développé une peur insensée d’un bonheur qui peut s’évaporer, d’un bonheur fragile, prêt à s’envoler très loin. Je sais que ce n’est pas réaliste. On dit en anglais « too good to be true », aussitôt que je me retrouve face à face avec une bouffée de bonheur ou de douceur, je commence à chercher les bibittes pour prouver que c’est du non-réel. Juste un simulé! Est-ce que je me base sur du tactile, sur des preuves pour prouver mon hypothèse? Oh que non! Je me base sur des peurs. Je me prive de ces moments agréables à cause de la peur.

Le pire est que j’entraine les personnes les plus proches de mon cœur dans ma chute vers l’enfer. Je n’ai pas le droit de voler leur joie de vivre juste parce que je remets la mienne en question. C’est égoïste de ma part d’agir ainsi. Je le reconnais et ça me rend encore plus triste.

Ce sentiment a l’effet d’une boule de neige qui se nourrit de négativité et a pour but de gâcher notre existence. C’est comme ouvrir une boîte de Pandore. On n’en finit plus!

J’ai bien hâte de retrouver la « moi » pétillante que j’étais. La fille remplie de fougue et qui avait une soif de vivre, avide d’aventures et de découvertes. On me disait avant que je répandais la joie autour de moi tel qu’un rayon de soleil. J’ai décidé de ramener cette fille-là, ici.

Depuis quelques mois, j’ai entrepris des démarches auprès du CLSC (centre local de services communautaires) de ma ville afin d’avoir l’aide d’une travailleuse sociale. La dynamique de ma famille a changé depuis que je me suis séparée du père de mes enfants. J’ai été dépassée par les évènements que j’ai fini par perdre quelques bouts ici et là donc j’ai jugé pertinent d’avoir de l’aide professionnel dans le but d’apprendre à vivre en harmonie en famille à un pôle.

Lors de notre dernière rencontre, je me suis ouverte sur mes préoccupations par rapport à ma négativité et mon cynisme vis-à-vis la vie. J’ai le désir ardent de mettre en place un mécanisme pour contrer les idées peu joyeuses. Un système qui serait capable de déceler l’infiltration de négativité et envoyer des alertes à mon cerveau afin d’agir immédiatement.

J’ai été abasourdie d’entendre mes filles me dire en plein séance qu’elle voudrait ravoir leur maman remplie de vie. C’était le seul et unique souhait qu’elles ont formulé. Je n’ai pas pu empêcher une montée de larmes qui m’a secouée pendant de longues minutes alors que mes deux trésors me serraient dans leur bras et me chuchotaient que ça va bien aller.

Là, pour les deux prochaines semaines, j’ai un devoir à faire. Je dois prendre du recul à chaque fois que je vois venir une situation qui me met en état de panique et que je commence à « négativer » pour ensuite adopter une attitude plus positive et essayer de voir le bon côté de la chose. Ce sera 15 minutes à la fois. Je suis très consciente de la difficulté de cette mission et de la possibilité de rechute mais je ne devrais pas avoir peur. Ça fait partie du cheminement.

J’ai droit au bonheur. Mes êtres chers ont droit au bonheur aussi. Et ensemble, on a droit au bonheur. Je suis entourée par de merveilleux enfants et soutenue par une gang de personnes qui croit en moi!

Il y a beaucoup d’amour autour de moi. On est tous en santé. On ne manque de rien. La vie est belle et doit le demeurer.

C’est en vain qu’on cherche au loin le bonheur quand on oublie de le cultiver soi-même.  Jean-Jacques Rousseau.

Le bilan d’une année passée trop vite

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Dans quelques jours, je célèbre mes 41 ans. Le cap de la quarantaine étant franchi, je suis officiellement une quadragénaire qui commence à se mélanger avec les noms de ses enfants et à oublier l’emplacement de ses cartes bancaires.
Bref, des détails qui n’ont sûrement aucun rapport avec le syndrôme des Quadras (sourire).

Bon, bon, bon…revenons à mon bilan de cette année. Avec un peu de recul, je réalise que cette année est comme les autres. 4 saisons (euh plutôt 2 : l’hiver et juillet vu qu’on est au Québec), 2 changements d’heure, beaucoup de travaux de construction et l’épouvantable trafic en ville.

Sérieusement, on ne se réveille pas le lendemain de notre 40 ans, plus vieux, plus ridé, moins beau ou plus beau (dépendamment du déroulement de la nuit!!!). C’est en grande partie, les choix qu’on fait et les décisions qu’on prend pour les années à venir. Comment on se projette dans le temps.

Mais c’est défini aussi par nos circonstances actuelles. Donc on finit par trouver un juste milieu qui convient à notre situation présente tout en ayant une vision raisonnable du futur (un peu de folie ne nuit pas des fois!!!).

Beaucoup parlent de la crise de la quarantaine. Personnellement, je n’y crois pas. Tu ne peux pas avoir une vie harmonieuse avec ton conjoint ou ta conjointe puis à 40 ans, tu décides de tourner la table et balancer tout dans l’air.

Il faut qu’il y ait un certain fond pour agir ainsi. Des malentendus graves, des chicanes continuelles, de la frustration accumulée etc. C’est juste que rendu à cet âge, on devient plus audacieux. On a plus de guts pour nommer les choses et surtout pour exprimer nos sentiments.

Pour moi, ça a adonné de me séparer à 40 ans! Un pur hasard? Peut-être. Chose est sûre, j’étais prête pour le faire à ce moment précis de ma vie suite à un concours de circonstances.

Si on me demande de qualifier cette année, je répondrais sans hésitation “AUTONOMIE”. C’est le premier mot qui me vient à l’esprit car j’ai développé une autonomie à tous les niveaux. J’avais peur de dépendre d’un homme pour survivre. Ce n’était pas et ce n’est pas le cas. En aucun temps, je n’essaie de minimiser l’importance de la place et du rôle de l’homme dans la vie d’une femme. Je le dis avec tout le respect que j’ai pour ce partenaire de vie. Si je choisis d’être avec quelqu’un, c’est parce que je le veux et non parce que j’en ai besoin. C’est la nuance.

Dans le passé, on m’a souvent répété que “tu ne survivras jamais sans moi, tu es incapable de rien faire sans moi!”. Je tenais à prouver le contraire, surtout à me prouver que ce n’était que de la manipulation pour m’écraser et me dévaloriser.

Poursuivons donc avec ce bilan.

Changer de carrière était sur ma “to-do list” de la quarantaine. Les circonstances et la volonté étaient au rendez-vous, ce qui m’a permis de prendre un différent tournant de carrière. Une promotion! De nouvelles fonctions dans un nouveau ministère qui est proche de ma résidence. Ceci me permet de rentrer plus tôt chez moi et de m’éviter de parcourir la ville de long en large. Une meilleure qualité de vie, quoi!

Malgré ce changement tant désiré, la période d’adaptation demande beaucoup d’énérgie. Mes batteries sont à plat et je suis au ralenti. Revenir chez moi et m’émmitoufler dans une couette sur mon divan pour lire ou écrire est mon activité préférée, ces temps-ci. Tranquillement, je regagnerai mon énérgie et je retournerai à l’activité physique. Pour le moment, je m’écoute et c’est juste parfait.

Côté cœur, c’est les montagnes russes mais aussi la passion et le vrai sens de l’intimité épanouie. Par contre, la formule est claire. Je n’ai plus d’illusions quant au prince charmant. On est bien d’accord qu’il n’arriverait jamais sur son cheval blanc. Peut-être en Benz, en Hunday, en bus ou à vélo . Peu importe le moyen qu’il prendra, il sera bien accueilli à condition qu’il ait beaucoup d’amour pour moi et qu’il soit prêt à m’accepter comme je suis : une femme remplie de blessures et de peurs mais avec beaucoup d’amour à donner aussi..

“Il est des plaisirs en amour pour tous les âges, et des sentiments pour toutes les saisons.”

Le meilleur de cette année c’est la nonchalance par rapport à l’avis des autres à notre égard. Malgré qu’on apprend aussi à se connaitre par le biais des autres, ce qu’ils pensent de nous devient banal, rien qu’un détail qui nous laisse indifférent.
Plus jeune, on avait besoin de l’acceptation des autres. On tenait à leur plaire. À vouloir faire partie d’un cercle auquel on voudrait s’identifier pour faire face à la société. Leur jugement à notre égard nous fichait la trouille.
À 40 ans, ça ne pose plus ce problème. Nos expériences de vie nous ont procuré assez de confiance en soi que faire partie d’un groupe n’a plus sa raison d’être. C’est toujours plaisant de faire partie d’un groupe. Par contre, ce n’est plus une nécessité mais plutôt un choix, un plaisir.
Notre personnalité est déjà assez forgée pour faire face au monde avec notre individualité, notre personne.

“La qualité de notre relation aux autres dépend intrinsèquement de la relation que nous avons avec nous-mêmes” Frédéric Lenoir

On est même en mesure de se retirer volontairement de certaines relations d’amitié si elles ne contribuent plus à notre épanouissement ou si elles créent en nous des appréhensions et des doutes par rapport à son authenticité.

En gros, j’étais en période de rodage et là on passe au sérieux de la quarantaine pour aller chercher plus de sérenité, plus de bonheur et surtout plus de douceur. Je le dis avec le sourire.

“Vous devez accepter la vie comme elle se présente, mais vous devriez essayer de faire en sorte qu’elle se présente comme vous aimeriez qu’elle soit.” (Ancien proverbe allemand)

Réapprendre à vivre en douceur

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Réapprendre à vivre en douceur est le souhait de quiconque ayant vécu un chamboulement majeur dans sa vie. En fait, c’est mon souhait le plus cher.

Toutefois, je ne cesse de trébucher et de manquer mon coup à cause de la colère qui continue à me démanger de l’intérieur.
À certains moments, je me répétais, sans répit, comme un mantra, « je ne mérite pas ce qui m’est arrivé »! Je me laissais aller à la rage au point de m’auto-infliger cette maudite douleur au cœur. De pleurer toutes les larmes de mon âme, assise sur le plancher froid de ma cuisine.

L’expérience n’est pas ce qui nous arrive. C’est ce que nous faisons de ce qui nous arrive.
— Aldous Huxley

Ce n’est pas du remords. Le remords d’avoir pris la décision de partir, de changer de vie. C’est plutôt les résidus d’un deuil mouvementé à tous les niveaux.
Perdre ses repères du jour au lendemain n’est simplement pas une mince affaire!

Cette période d’adaptation demandait beaucoup d’énérgie. Il fallait en plus apprendre à m’occuper de tous les sphères de ma vie. Acquérir certaines compétences qui m’étaient étrangères.
Changer une lampe brûlée par-ci, trouver le réservoir du lave-vitre dans mon auto par-là. Visser une vis défaite, gérer mes comptes au sous près….sans mentionner mon double rôle de père et de mère durant ma semaine de garde.

Il y a eu des moments où j’étais en manque de ressources. Sans aide, absolument seule. Sans personne à qui parler ou demander réconfort et conseil.

Tu as beau avoir 300 amis virtuels mais en vrai vie, tu te retrouves seul et isolé sans une présence physique pour te rassurer ou te donner un petit coup de pouce ou encore une tape amicale dans le dos.

Les amis considérés jadis comme « amis de la famille » prennent leur distance ou choisissent leur camp. La dynamique des relations change et finit par s’estomper pour laisser place aux souvenirs des moments partagés un jour.

Au début, le comportement de certains d’eux me blessait. L’ami qui a partagé ta dinde de l’action de grâce, qui a trinqué avec toi à la santé de cette amitié devient un « perfect stranger ». Il cesse de t’appeler pour prendre de tes nouvelles, il ne t’invite plus à l’anniversaire de son enfant et s’il te croise dans un lieu fréquenté jadis ensemble, un inconfort prend toute la place.

Il faut composer aussi avec cette nouvelle réalité et faire aussi le deuil de ce qui était une source de joie pour toi. Faire le deuil consiste aussi à passer à autre chose. 

De toute évidence, cette réalité nécéssite la formation de nouvelles amitiés et la fréquentation de nouveaux endroits. C’est aussi, en grande partie, adopter de nouvelles habitutes ainsi qu’une routine propre à vous et à votre style de vie.

Dans le fond, il n’y a que du positif dans tout ce chamboulement. Nous sommes offerts une opportunité pour recommencer à neuf telle qu’une naissance. C’est la naissance d’un « je » ou d’un « nous » qui répond mieux à ce que nous sommes devenus.
Les habitudes qui nous tapaient sur les nerfs, ces relations « forcées », ces lieux ennuyeux…ben c’est le moment de les remplacer. Ça permet à de l’air frais de s’infiltrer dans notre vie.

Tout changement est dérangeant dans ses débuts. Il nous brasse si fort qu’il nous sort de notre zone de confort. Après tout, « on ne changera jamais de vie en restant dans notre zone de confort. »

Réapprendre à vivre en douceur c’est en grande partie devenir résilient et accepter ce qu’on ne peut pas changer. C’est aussi pardonner à ceux qui nous ont causé du tort et vivre en paix dans l’âme et de l’amour dans le cœur.

« La résilience est l’art de naviguer dans les torrents. » Boris Cyrulnik

Serait-il possible d’y arriver? Définitivement. J’y crois sincèrement.
Ai-je la volonté pour le faire? Absolument.

La prise de conscience est très importante à ce niveau. Ce qui contribuera à me défaire graduellement de cette colère malsaine, avec chaque nouveau jour.

Avec de la détermination, atteindre un stade de félicité serait possible. Ça me permettrait de savourer les douceurs de la vie et retrouver ma joie de vivre…

http://huffp.st/ZfPjrTY

Apprendre à choisir

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Les débuts sont toujours flamboyants et encore plus quand il s’agit du début d’une relation (d’amitié ou d’amour). Les papillons, les découvertes, les nouvelles promesses font en sorte qu’on flotte sur un nuage de bonheur mais attendez de voir la fin pour que ce nuage se dégonfle et la brume qui aveuglait les yeux disparaisse en laissant place à une réalité crue, sans filtre et décevante.

Vous voyez l’autre, qui était l’objet de votre adulation, la réflexion de vos rêves les plus fous, en chute libre du haut de votre nuage. Cette révélation vous ébahit et vous laisse sans mot.
Comment ai-je pu ne pas le voir venir? Et pourtant, il y avait des signes précoureurs!

Ce n’est pas la fin du monde!

L’important c’est d’apprendre à déceler ces signes et à être plus rationnel. À ne pas se laisser entraîner par les apparences trompeuses, un peu trop pétillantes qui finissent par gruger toute notre énergie afin de continuer à pétiller!

J’ai appris à la dure à me méfier et à tracer une ligne claire dans ma tête entre ce que j’accepte de laisser rentrer dans ma vie et ce qui doit rester de l’autre bord de cette ligne.

Depuis que j’ai appris à choisir mes batailles, je vis mieux avec ce que ces relations peuvent amener (ou pas) au quotidien. Malheureusement, avec notre exposition continue aux réseaux sociaux, on est moins en contrôle de ce qui peut s’infiltrer dans notre cercle, même en choisissant d’établir des limites.
Ceci étant dit, en sachant d’avance ce qu’on accepte ou pas, on peut s’abriter sous notre coquille quand ça ne fait pas notre affaire ou filtrer et laisser pénétrer à l’intérieur de notre bulle ce qui nous convient.

Je ne veux plus de semblant de relation. Je veux uniquement ce qui me ressemble. Mon énergie, je la garde pour ceux qui la méritent et pour ceux qui gardent la leur pour moi.

 » Ne laisse entrer dans le jardin de ta vie que ceux qui ont des fleurs à planter. » Mazouz Hacène

Les dernières semaines, j’ai appris sur moi plus que j’ai appris dans les dernières années. Pour la première fois, je me vois différemment. Je vois la vraie moi qui sait ce qu’elle veut et qui est prête à avancer sans peur, sans hésitation et avec un cœur net. Une conscience tranquille, un rationnel hors de tout doute raisonnable!

En laissant entrer dans ma vie la personne qui a vu en moi ce que je voulais toujours voir en moi, j’ai compris à quel point le rôle que les autres peuvent jouer est primordial : soit constructif ou destructif. Cette personne est prête à se battre pour moi, à investir dans cette relation, à foncer sans peur. Elle ne s’est jamais demandée si je méritais son énergie ou pas. Mon cœur s’est ouvert à tout cet amour et tout cet intérêt sans recul.

Dans un moment de confusion, j’ai eu une révélation soudaine : mes tripes, mon cœur et ma tête sont en harmonie. C’est LUI! Tout en moi criait son nom. J’ai consulté mon cerveau, il approuvait. J’ai consulté mon cœur, même réponse. J’ai consulté mes tripes, oh que oui aussi!

Le début n’était pas flamboyant comme ce que j’ai déjà connu!

C’est rassurant…
À la veille de mes 41 ans, je ne veux plus de flamboyance vide et superficielle. Je veux de l’authentique, du profond, du diversifié, du coloré, du polyvalent, du drôle, du fou….surtout du solide sur qui m’appuyer quand je boîterais!

Mon cœur et ma tête ont si bien conspiré pour une fois et l’ont choisi, LUI! Oui Lui!

« Une illumination soudaine semble parfois faire bifurquer une destinée. Mais l’illumination n’est que la vision soudaine, par l’Esprit, d’une route lentement préparée… »
Antoine de Saint-Exupéry

Je me suis choisie et je suis fière d’avoir eu le courage de le faire!

Depuis mon plus jeune âge, j’aimais la vie et j’appréciais sa beauté.
Je m’émervaillais devant la moindre scène qui passait devant mes yeux.
Un soleil qui se couche, une abeille qui butine, un bourgeon de fleur qui s’apprête à clore…sont capables de me tirer un soupir du fond de la poitrine. Un soupir de reconnaissance d’être en vie, d’être capable de voir tant de beauté, de sentir l’air frais me caresser la face, d’entendre, de toucher, de sentir, de goûter…
On prend pour acquis nos sens, la fonction de nos sens et la perception qu’ils font de tout ce qui nous entoure.
La vie est un cadeau, un privilège et c’est notre devoir de bien la vivre . J’ai passé plusieurs longues années inconsciente du temps qui défilait sous mes yeux à une vitesse vertigineuse.

En un clin d’oeil, mes vingtaines et puis mes trentaines sont finies. Je n’étais pas heureuse. Je n’ai pas pu en profiter comme j’y avais toujours rêvé pendant mon adolescence.

Oui, j’ai fondé une famille, j’ai eu de merveilleux enfants que j’adore plus que tout au monde mais à part ça, la femme en moi pleurait les années de sa jeunesse qui disparaissaient sans aucun sens.
Dans son âme, elle vibrait à la puissance 250 mais la réalité était tout autre chose. Elle se sentait prisonnière d’une réalité plate. Cette réalité ne l’aidait pas à s’épanouir. Bien au contraire.
Elle fânait jour après jour et se disait qu’il y aurait une fin un jour HEUREUSEMENT. Nous ne sommes pas éternels…UNE CHANCE!

Mais la vie est bien faite! Elle ne nous laissera pas tomber si on tient fort à elle. Un événement malheureux a eu lieu au sein de mon couple et ce miracle que j’attendais désespérément depuis des années s’est produit! Il ne fallait pas manquer mon train. C’était là ou jamais!

J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai sauté dans le vide.
J’ai choisi de vivre, de savourer même le goût de l’air.

Je savais au fond de moi que mon coeur de saumon finirait par refuser d’obtempérer à cette réalité. Que mon âme voulait s’enivrait de chaque jour passé.
J’ai fait ma valise et je suis partie sans regarder derrière moi. Sans aucun regret.

Quatorze mois se sont écoulés depuis ce moment. Je respire mieux, je vois mieux, j’entends mieux, je sens plus.
J’ai sauté en parachute pour souligner mes 40 ans. J’ai fait mon premier roadtrip à New York et le jour de ma fête, j’étais en haut du Rockfeller center à respirer à plein poumons l’air glacial de la ville.
J’ai fait d’autres roadtrips. Je suis descendue en tyrolienne du plus haut mont au Vermont et j’ai vécu ma première expérience de Montgolfière. J’ai d’autres plans à exécuter sur ma liste « Retour à la vie ».

Je me suis réveillée d’un long sommeil et mon coeur est en voie de guérison, prêt à s’essayer à nouveau. J’ai retrouvé le goût de vivre encore plus qu’avant.

Comment ai-je osé penser un jour de vouloir partir plus rapidement?

Je joue même mieux mon rôle de mère et je suis devenue une femme épanouie, bien dans sa peau, qui s’aime et s’assume. C’est exactement l’image que je veux transmettre à mes filles.

Se choisir est une décision qu’on fait mais c’est aussi un devoir à accomplir. Quand je pensais à la peine de mes parents de me voir malheureuse, ça me rendait plus malheureuse encore. Je me mettais à leur place et l’idée de savoir que ma fille souffrait, me tuait. Je me suis choisie et fière d’avoir eu le courage de le faire.

Je vis un jour à la fois mais ça ne m’empêche pas de rêver loin, de faire des plans futurs et d’avoir des ambitions.

Il suffit d’écouter son coeur et ses tripes pour que tout le reste déboule après…

« L’important est d’être troublé, d’aimer, d’espérer, de trembler, de vivre! » (Auguste Rodin).

http://m.quebec.huffingtonpost.ca/dina-daher/je-me-suis-choisie-et-je-suis-fiere-davoir-eu-le-courage-de-le-faire_a_23199267/

Cher journal…

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Je n’étais pas décidée si je publie ou non ce texte qui rentre dans la catégorie de journal intime à cause que ce fut mon état d’âme actuel en « noir sur blanc ».
Donc si je me résigne à le publier, ça se peut qu’il manque de « cohérence littéraire » mais soyez-en sûr qu’il est très cohérent avec ce que je ressens au moment où ça était composé.

C’est ma façon de mettre mes idées chamboulées en ordre et calmer les incertitudes de mon coeur. Je vis plusieurs changements simultanés actuellement et je me demande bien si la vie ne prend pas les grandes mesures pour me tester en me lançant plus qu’un défi en même temps. Je me suis toujours bien sortie et je suis confiante que je vais m’en sortir encore une fois.

Lorsque j’ouvre mon coeur pour aimer à nouveau après avoir été déçue, je me donne à fond, je donne le 100% de moi, sans aucune retenue. Mes expériences du passé sont par contre toujours alertes et tentent de me rappeler que je devrais me garder au minimum un 5% en réserve afin de me protéger d’une éventuelle blessure. Les plus proches de moi me martèlent souvent avec ça aussi. Mais que veux-tu? Quand l’amour cogne à ma porte, c’est la totalité que je donne. Tout ou rien!

Autrement dit, j’en tire soit une leçon ou un cadeau…

Dans ma vie, je ne regrette pas l’amour que j’ai donné parce qu’au moment où je l’ai donné, il était authentique et sincère. Il portait mon 100%. Il était teinté de mes couleurs et portait mon histoire, mes succès, mes défaites, mes forces, mes faiblesses, mes blessures, mes joies, mes réalisations, mes rêves, mes ambitions, mes défis, mes rires, mes larmes, mes déceptions et mes satisfactions. C’était simplement de l’amour à la Dina…
Si cet amour ne suffisait pas à la personne qui l’a reçu, ça ne relève pas dans ce cas de ma « juridiction » sentimentale. Donc je n’ai rien à me reprocher. On ne peut pas, malheureusement, satisfaire à tout le monde sur cette planète!

Ce soir, en tâtant mon pouls comme mon papa, qui est médecin, me l’a appris quand j’étais petite, j’ai réalisé qu’il était plus rapide que d’habitude. Un bon signe (j’aurais été inquiète si je ne l’avais pas sentie!!!)! Mon coeur est en santé et redémarre à neuf après avoir trouvé son « point mort » au cours des derniers jours.
Ça me fait sourire. Je perçois une belle lumière à l’horizon.

« Il n’y a pas de période rapide ou lente, on vit comme on le décide »…j’ai lu ça ce soir. Je vais oser rêver, rêvasser, espérer et ambitionner…je ne veux plus tenir compte du temps. Ce n’est qu’un détail. Je vais m’occuper de mon petit coeur qui semble avoir retrouvé l’harmonie avec mon cerveau mais encore une fois je n’appliquerai aucune retenue dessus. Je n’écouterai pas non plus Nelly, Laura, Maria et maman qui vont me dire d’aller en douceur et de me garder un pont pour le retour au cas où (je vous aime pareil les filles!)….

Ce soir, je finis de lire « Mon carnet antinaufrage » de ma muse Mademoiselle Mymy tout en remerciant Dieu, la vie, le ciel et mes anges de me permettre de me relever après chaque défaite, plus persévérante et plus forte que le jour précédent.

« Il faut un coeur solide pour aimer, mais il fait un coeur encore plus fort pour continuer à aimer après avoir été blessé! »