Catégorie : Expérience personnelle

À la quête du St-Bonheur…

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À 19 ans, elle vécut sa première déception amoureuse lorsque le garçon qu’elle aimait depuis le primaire, donc son premier amour, a pris la décision de quitter vers les États Unis pour y faire ses études universitaires.
C’était dévastateur pour elle. Elle se rappelle encore, avec un pincement au coeur, le moment où il tourna le dos et prit le couloir vers la salle d’attente à l’aéroport. C’était juste un moment avant qu’il ne se morfonde dans la foule des voyageurs qui laissaient à leur tour, derrière eux, une mère en pleurs, un père déçu, un ami triste, une amoureuse en désespoir…mais ce moment était des plus longs de sa vie, elle sentit la terre cesser de tourner…comme si on a mis sur pause toute une vie!

L’image l’a hantée longtemps. Elle s’était sentie trahie dans ses rêves de jeunesse, dans ses ambitions de construire une vie avec lui. Lui qui lui a souvent dit que rien ne les séparerait. Leur histoire d’amour innocent était digne d’un roman.
Il s’était trompé!

La nuit où il a quitté le bled, elle est allée chez eux, s’est réfugiée dans les bras de sa mère, qui aussi, avait le coeur en lambeaux de voir partir sa progéniture vers l’inconnu, pour ensuite aller se coucher dans son lit avec des larmes chaudes qui brûlaient ses joues et une sensation de suffocation dans la gorge et la poitrine.

Bref, de longues années se sont écoulées depuis cet adieu douleureux et la vie a repris son cours normal pour chacun des deux. Ils ont fait leur vie avec différentes personnes, se sont mariés, eurent trois enfants chaque et se sont séparés tous les deux.

L’ironie de la vie!

Mais cette histoire d’amour dont parlaient tous les élèves et professeurs de leur école et qui était l’objet de jalousie et d’envie de tous s’est transformée en une belle amitié complice. Il était devenu son confident et elle, sa confidente. Il l’a soutenue moralement lors de sa séparation. Il lui répétait sans cesse comment elle était forte, qu’elle était une vraie battante et qu’il était fier de ce qu’elle représentait, qu’elle était toujours « the top one girl »…

Là, avec tout ce qu’elle vit, ses hauts et ses bas sans relâche, elle pense à ses mots, redresse alors la tête, ajuste sa couronne et avance.
Peu importe sa destination finale, elle veut avancer, elle veut être heureuse….Elle sait bien que pour être heureux, ça devrait venir de l’intérieur. Personne n’est responsable de notre bonheur sauf nous. On a cette clé et on devrait la conserver précieusement proche de notre coeur. Jamais la confier à qui que ce soit!

« Le bonheur vient de l’intérieur et non de l’extérieur, car il ne dépend pas de ce que tu possèdes; Il dépend de ce que tu es! »

Du moment où l’on trouve ce bonheur interne, on le trouvera par la suite en compagnie des autres. Elle est consciente de cette vérité et elle est en quête de ce bonheur et de l’harmonie entre son coeur et sa tête.

Des fois, elle bute douleureusement contre les coins de la vie quotidienne, se fait et fait mal, pleure, essuie ses larmes et poursuit son chemin.

Beaucoup l’ont déçue et elle a déçu beaucoup aussi. Mais, elle ne perd pas espoir qu’un jour la vie la compensera ou récompensera pour toutes les pertes qu’elle a eues.

Pour le moment, il y a du chemin à faire et ça risque d’être long. À force de déception, on devient plus sournois, moins ouvert au niveau des ressentis et plus facile à laisser tomber. On ne veut simplement plus de cette douleur à l’âme. La définition du bonheur change et devient un « moment » où l’on est bien. Rien de plus, rien de moins.
« Le bonheur est un moment! » Voilà!

C’est certain que le chemin se fait mieux à deux. Le poids est supporté par les deux! Mais des fois, il faut faire ce bout tout seul pour le comprendre mieux et apprendre à se connaître mieux.

Hier, elle planait dans les airs (littéralement et métaphoriquement), aujourd’hui elle touche au bas fond du désespoir et de la déception. Ça fait partie de son cheminement et elle l’accepte.

Peut-être planerait-elle à nouveau prochainement, qui sait? Pour le moment, une bonne sieste lui fera un bien fou. À son réveil, elle repart à neuf!

Écrire….

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Écrire a toujours été pour moi une activité thérapeutique, un besoin, une soupape de décompression.

Jeune, je tenais un journal intime dans lequel je déversais tous mes états d’âme, mes secrets et le fond de mes pensées sans avoir peur d’être jugée ou mal comprise.

Les pages vierges de mon journal recueillaient mes larmes des fois et mes excès de bien-être et de joie d’autres fois. À chaque soir, je lui parlais des heures et des heures, je remplissais des pages et des pages avant de me livrer aux bras de Morphée. Et que ça me faisait du bien!

J’ai gardé cette habitude longtemps, puis avec mes résponsabilités de mère et d’épouse (d’ex-épouse maintenant!), j’ai abandonné.

Mais le besoin d’écrire était toujours fort présent tel qu’un appel à la prière, difficile d’ignorer sans se sentir coupable d’un manquement au devoir.

Écrire me permet de mettre de l’ordre dans ma tête, de démêler mes idées, de décompresser et de m’aider à me sentir plus légère une fois que le classement de mes idées et mes émotions dans les différents compartiments de mon cerveau et de mon coeur est terminé.

Partager à travers mes textes ce que je vis et ce que je ressens m’a permis de créer de nouveaux liens d’amitié avec des personnes qui vivent des choses plus ou moins similaires et qui pensaient être seules à les vivre. Ça nous permet de s’ouvrir aux autres avec toute notre vulnérabilité et notre sensibilité, ce qui les pousse à s’ouvrir de la même manière et à nous partager leur vécu.

Écrire m’a permis de reconquérir les morceaux de mon coeur pulvérisés en cours de route.

Mes textes honoraient toutes les larmes de mon corps que j’ai versées dans les dernières années, glorifiaient mes défaites, transformaient mes peurs et mes incertitudes en capacité d’aimer…

Écrire est thérapeutique, magique, transcendant….

La pointe du iceberg

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Un beau matin, tu te réveilles avec un mal-en-point qui te déstabilise et soudain, tu commences à remettre en question tout dans ta vie. Il suffit qu’un événement survienne pour ébranler les bases sur lesquelles tu penses être entrain de bâtir solidement. Tu perds ton sens de l’orientation et ton Nord avec.

Tu te demandes sérieusement si c’est juste le résultat d’une mauvaise nuit de sommeil, les hormones du début de la quarantaine qui te jouent des tours, l’influence des événements de la semaine ou si c’est vraiment plus sérieux, plus profond que ça, tel qu’un iceberg qui ne montre que sa pointe!

Un ami m’a rappelé récemment que le temps passe vite, ben trop vite et arrivé à un certain âge, tu ne niaises plus, tu prends des décisions, tu choisis de vivre. On s’entend que le terme vivre veut dire « bien vivre » dans ce contexte. Vivre heureux, se choisir, s’aimer, se mettre en haut de la liste.

Quand on est habitués à faire des compromis tout le temps, on s’oublie, on habitue les autres à ce mode de fonctionnement de notre part. Et le jour où on dit non au lieu de faire un nouveau compromis, on est accusés de vouloir semer le trouble, d’être insensible, d’avoir une mauvaise attitude.

C’est ce qui pousse beaucoup de femmes à encaisser au lieu de s’affirmer. Elles ont peur d’être accusées d’être celles qui dérangent la quiétude au sein du couple ou dans la famille. Je l’ai vécu et malgré tout ce que j’ai encaissé pour faire fonctionner le couple et sauver la famille, j’ai été la « méchante » car j’ai quitté la maison. J’en ai été blessée jusqu’à mon âme. Ma coquille n’est pas assez dure encore pour me protéger d’une autre écorche.

Bon, revenons à nos moutons ou plutôt à notre iceberg!
La remise en question est un processus continuel et grâce à lui, on chemine et on progresse. Mais il faut que ça aboutisse à quelque chose. Il faut réussir à cibler ce qui l’a causé, à essayer d’y remédier ou à prendre des décisions en fonction. Ce n’est pas aussi simple que je le décris. Ça implique des émotions, des insécurités, des instabilités, de l’angoisse et de l’anxiété avant de voir le résultat et commencer à retrouver l’équilibre et sa nouvelle zone de confort.

La pointe de l’iceberg c’est peut-être simplement une mauvaise attitude, de la fatigue ou du stress. Il y a un élément déclenchant qui vient montrer ce qui est caché. Mais en plongeant au-dessous de la surface et en allant au-delà des apparences, on comprend que c’est plus ancré qu’on ne le pensait! L’expression non-verbale est aussi révélatrice que la verbale!
Une personne qui choisit de se retirer au lieu de communiquer ce qu’elle ressent, nous démontre une vulnérabilité, une volonté de se protéger, une peur d’être rejetée. Elle prend l’initiative de quitter, de partir avant qu’elle ne soit « quittée » pour s’épargner la douleur du rejet. C’est révélateur. Si on creuse plus loin, on découvre une ancienne blessure du passé. Si on se fie aux apparences, on croirait bien que cette personne est immature et arrogante.
Je ne vous cache rien en vous disant que c’est de moi que je parle.

En me remettant en question, j’essaie de plonger loin jusqu’à la base pour apprendre à me connaître mieux et comprendre la confusion qui m’habite. Dévoiler mes motifs cachés et trouver des solutions. À cause de mon bagage, mon expression non-verbale en dit plus long que la verbale. Je suis facilement submergée par un éventail d’émotions aux 7 couleurs de l’arc-en-ciel et plus ce qui bloque le verbal et crée un problème de communication avec le monde extérieur.
C’est pourquoi je me retire pour prendre le temps de mettre chacune des émotions à sa propre place avant de reprendre les canaux de communication verbaux.

Je ne peux dire que je ne travaille pas fort sur ce point dans le but de l’améliorer. Mais disons que les événements vécus constamment n’aident pas à avancer à pas de lièvre mais plutôt à pas de tortue.

« Il existe des sentiments qui échappent au langage, des émotions qu’une phrase ne peut traduire sans les vider de leur sens! »
Aurélien Molas

Qui sème, récolte!

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Le jour où je me suis présentée chez mon avocate pour signer mes papiers de divorce après une année de séparation physique, j’ai été offerte un nouveau poste dans un nouveau ministère. Une promotion!

Le ciel m’a fait un clin d’oeil!
Je me suis battue férocement au cours de cette année pour mes droits et ceux de mes enfants. J’ai tenu mon bout car j’y crois. Ça m’a coûté cher en frais judiciaires, en énérgie, en patience et j’ai réussi malgré tout. Je passais des nuits entières insomniaque car mon petit hamster courait et courait en essayant de trouver une solution à tous mes tracas.

Le jour où j’ai signé ces papiers, croyez-le ou pas, le mauvais sort s’est brisé. Les fleurs poussaient à nouveau dans mon jardin, les oiseaux lançaient leur plus beau gazouillement pareil à l’histoire de la « Belle au bois dormant » où le baiser du prince a brisé le sortilège et a ramené la vie dans la baraque.
Je sentais que la vie célébrait mon retour à elle. J’étais dans un état second. Je flottais sur un nuage de bonheur.

J’avais touché le bas fond du désespoir mais comme je savais que ça ne pourrait pas aller pire, je me disais que ce n’est qu’une question de temps avant que je commence à remonter la pente. En effet, une nouvelle vie, un homme merveilleux et une nouvelle job! J’ai aussi réussi à ramener mes enfants à moi après une sombre période pour eux et moi.
Cette année leur a appris à apprécier davantage la mère que je suis et à comprendre ce qu’une mère est capable de faire pour leur bien-être.

J’ai suivi l’exemple du roseau qui se penche au passage de l’orage et se redresse plus sûr et fier que le chêne qui malgré sa puissance évidente se déracine. La dernière année m’a appris la souplesse et la résilience et c’est le temps de récolter les fruits.

Deux leçons importantes à retenir après cette expérience :

1. Rien n’est garanti dans la vie. En un moment, notre vie bascule. On perd tout ce qu’on pensait éternel et avec, nos repères et notre identité. C’est la mauvaise nouvelle!
2. Cette situation n’est pas permanente. Par contre, il faut se battre avec toutes ses tripes pour ses principes, ses valeurs et ses croyances. La vie vous récompensera et vous compensera pour toutes les douleurs que vous avez ressenties, pour chacune des larmes que vous avez versées sur votre oreiller avant le sommeil.

Et là, après avoir goûté à la victoire, à la réussite, au vrai bonheur, à l’amour vrai qui ne vous mettra dans aucun doute de vous-même et de votre valeur, je suis prête à aller de l’avant et conquérir le monde. The sky is the limit!

Mes bras seront grand ouverts pour quiconque a besoin d’être soutenu, aimé et accompagné dans sa bataille, quelque soit sa bataille. Je ne vous fermerai jamais mes portes comme on me l’a fait, des fois! Je ne vous jugerai jamais comme on m’a jugée aussi, des fois! La vie m’a offert et c’est à mon tour d’offrir!

« C’est toujours la Passion qui dévoile à une femme son caractère, c’est toujours dans l’Amour et dans la douleur qu’elle atteint sa véritable mesure. »

Stefan Zweig

Le côté tranchant du silence

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Au fil des ans, j’ai développé mon propre mécanisme de défense comme tout le monde : Le silence! 

Ce n’est pas un outil que je choisis d’utiliser exprès dans différentes situations où l’émotionnel est présent. Mon système fait un « shut down » absolu. Même si j’essaie de dire quelque chose, je suis incapable. On dirait qu’une barrière apparaît comme par magie à l’intérieur de moi et isole mon monde émotionnel du reste de moi. Je n’entends plus rien du monde extérieur tellement ce tourbillon en moi est fort et son bruit est assourdissant!

J’ai essayé de remonter dans le temps pour comprendre le pourquoi et le quand ça a commencé. C’est sûr que la culture joue un rôle important ainsi que l’influence de certaines personnes dans notre vie.

À l’origine, je suis un être fait d’émotions et dans la plupart des cas, je les exprime avec facilité.
Mais aussitôt menacée, c’est le silence absolu! Plus que la personne devant moi insiste à avoir des réponses, plus que je me referme sur moi-même et devient impénétrable. Au cours des dernières années, je me suis réfugiée longtemps dans ce silence suffocant! Et ça n’aidait pas mes blessures à guérir. Je me pitoyais sur mon sort, je ruminais ma colère, je faisais taire ma voix intérieure qui me disait que ça ne pouvait continuer ainsi et je me cachais au fond de moi, derrière cette barrière plus résistante que le ciment.

« À l’intérieur de chacun de nous, il y a un silence. Un silence aussi vaste que l’univers. Et quand nous faisons l’expérience du silence, nous nous souvenons de qui nous sommes…» Gunilla Norris

L’étape suivante était les larmes. Je laissais libre cours aux larmes tel qu’un torrent qui emporte tout dans son passage. Comme si ces larmes allaient emporter la douleur loin de moi. Elles allaient purifier mon âme de tout ce qui l’encombre. Elles allaient calmer mon tourbillon. Je pleurais jusqu’à épuisement, jusqu’à ce que je retrouve cette sérénité temporaire.

Et là, je passais à la dernière étape, dormir. Ce mécanisme de « défense » extrayait toute mon énergie, me vidait de tout et dormir était nécessaire pour la récupération physique et émotionnelle.

Dans mon cheminement personnel, j’essaie de déconstruire cette barrière en évitant d’arriver au point où j’ai besoin de me cacher derrière elle. J’évite d’accumuler ce qui peut devenir des frustrations en moi en les extériorisant rapido presto.

J’amène le sujet sur la table, j’en discute avec la personne concernée et je me permets d’exprimer mon mécontentement vis à vis la situation (car avant je ne me donnais pas cette permission!).

Malgré mes compétences en communication, s’exprimer, discuter, échanger est un travail de tous les jours. Il y a toujours place à l’amélioration et je vois déjà les résultats. Je me réfugie de moins en moins dans le silence et je suis fière de ce que j’ai atteint jusqu’à ce moment. Je ne peux plus faire marche arrière.

Je ne veux plus me taire après  avoir retrouvé ma voix!

Je suis capable de détecter en une fraction de seconde l’énergie d’une personne aussitôt qu’elle entre là où je me trouve. Ce qui fait en sorte que mon système réagit vite à cette énergie détectée et je me prépare émotionnellement à interagir « positivement » au lieu de prendre du recul et me cacher au fond de moi.

« Ce que nous ne pouvons pas exprimer gouverne notre vie. »

Pourquoi « Mon coeur de saumon? »

On me demande depuis le lancement de ce blog, pourquoi j’ai choisi « Mon coeur de saumon » comme titre. Le saumon est un poisson connu pour nager à contre courant. Il risque sa vie et défie la loi de la gravité. Depuis ma tendre enfance, j’étais un petit saumon sauvage. Je suis née avec des gènes de rebelle. Je ne suis pas une « hors-la-loi », bien au contraire. Je démontre beaucoup de rigueur par rapport au respect de la loi et à son application. Mais dans ma vie de tous les jours, je vis selon mes convictions et mes principes, guidée par l’amour, la compassion et l’ouverture à l’autre.
Les injustices de toute sorte et couleur dans le monde me font rager.

Issue d’une culture assez conservatrice par rapport au rôle de la femme dans la société mais élevée dans une famille ouverte : un père médecin ayant fait ses études en médecine en France et une mère détentrice d’un bac en philosophie et en psychologie, donc j’ai été encouragée à aller toujours plus loin, à m’affirmer et À devenir ce que je suis aujourd’hui.

J’ai eu le choix depuis ma jeunesse d’aller dans le domaine d’études que je voulais, de voler de mes propres ailes sans contrainte, d’être moi-même. J’étais chanceuse par rapport à d’autres jeunes filles de mon âge qui n’ont pas eu la même ouverture du côté de leur famille.

Dans mon parcours, j’ai réalisé que la femme n’est pas juste une épouse et une mère. C’est un rôle important et essentiel mais elle a d’autres à jouer.

Au fil des années, j’ai réprimé le saumon en moi pour « me conformer » à la nouvelle famille, conservatrice et traditionnelle, dont j’ai fait partie par alliance. Ça ne m’a donné que de la frustration car je n’étais pas fidèle à mes principes. D’autre part, la famille n’était pas assez satisfaite de ma « performance ». Je n’étais pas assez compétente à leurs yeux en tant qu’épouse, ni digne du nom de leur fils.

Sans rentrer dans les détails ici, mon saumon a décidé de se réveiller et de retourner à la source, à sa vraie nature.

Depuis, j’ai repris les rennes de ma vie et c’est moi qui la dirige désormais. J’ai gardé dans mon cercle ceux qui me ressemblent et j’ai laissé aller ceux qui ne me ressemblent pas et plus!

Pour faire partie de mon cercle, c’est simple : ma devise est l’AMOUR. L’accepter et le donner c’est dans les conditions d’adhésion à mon « club ».

« Moi, je ne « tourne pas les pages », je déteste cette expression simpliste, je n’oublie rien, je ne zappe pas, je ne renouvelle pas ma vie comme si rien avant n’avait existé. Elle est un fil continu que je tisse, je ne gomme personne, je suis faite de tous mes souvenirs, de mes amours, je suis un patchwork vivant de moments de vie, je suis faite des autres, pour les autres, et chacun m’a construite ou meurtrie. Je ne tourne pas les pages, je les écris. »

Charlotte Valandrey