Catégorie : Expérience personnelle

J’ai fait un souhait…

Depuis quelques mois, la vie berce mon coeur en douceur. Elle a décidé qu’il était grand temps que mes cicatrices guérissent, que le sourire retrouve son chemin vers moi et que mon âme gitane rêve à nouveau d’amour, de liberté et de poésie.

À la veille de mes 42, je suis une femme heureuse. C’est gros comme déclaration, non? Il ne faut pas mélanger combat quotidien et bonheur. Ce sont deux choses distinctes. Mes combats sont toujours là. Des fois trop lourds même à livrer. Mais ça ne m’empêche pas d’être heureuse. Je suis à nouveau née le jour où mon regard a croisé le plus affectueux des regards. À ce moment précis, je ne savais pas que ma vie allait prendre un tournant différent vers une destination inattendue, remplie de surprises et de nouvelles possibilités.

Certaines rencontres nous sont simplement réservées pour le bon moment. Rien ne sert de vouloir forcer les choses. Tout arrive à bon escient. Qui ne rêve pas de tendresse et d’affection, d’être en couple, d’aimer et d’être aimé? Même les contes qu’on lit à nos enfants, avant le dodo, se terminent par une belle histoire d’amour. Notre corps a besoin de nutriments pour bien fonctionner. Notre coeur, lui, a besoin d’amour pour s’épanouir et demeurer en santé.

Au cours des derniers mois, j’ai connu le vrai sens d’aimer et d’être aimée inconditionnellement, librement, facilement, intensément, tendrement, profondément, doucement et follement. J’ai découvert à quel point on peut être bien avec quelqu’un. À quel point, ses bras deviennent un pays, une maison, un refuge, un hâvre de paix, un cocon. À quel point, on peut être fait l’un pour l’autre. Je n’exagère pas, je vous l’jure. On peut vraiment, mais vraiment « fitter » dans les bras de quelqu’un. C’est presque irréel. Hallucinant. Mais c’est RÉEL et c’est merveilleux. Je me demande des fois si je ne le rêve pas. Ça m’est arrivé de paniquer car j’ai eu peur de découvrir que ce n’est qu’un rêve qui finit en me réveillant. Mais il était là pour me rassurer comme il le fait bien quand je suis prise d’angoisse pour divers raisons.

Lui, il n’a pas peur de mes cauchemars ni de mes anciennes blessures. Quand je pense à tous les idiots qui m’ont dit que je suis une femme non guérie de son passé et pas prête à l’amour, j’ai envie de les envoyer promener en leur disant à quel point ils ne méritaient pas en partant mon coeur et l’amour que j’aurais pu offrir. Mon coeur n’est digne que d’un roi. Je le préservais précieusement à celui qui le méritait, qui pouvait en prendre soin et surtout qui était capable de mettre du baume sur ses blessures. Que dire aussi de l’autre catégorie d’idiots qui ne voulaient qu’un plan B pour pas dire Q sans jamais m’offrir leur coeur afin de combler le manque qu’ils vivaient dans un couple médiocre qui ne tenait qu’à un fil mais qu’ils gardaient pour les apparences? Lui, il m’a offert son précieux coeur au complet et m’a nommée la reine de son amour. Voyez-vous donc, chers messieurs (mentionnés plus haut), pourquoi c’est lui et non vous? Mon roi à moi est galant, drôle, chic, généreux, intelligent, affectueux, tendre, sensuel, fou, beau, passionné et serviable. Toujours prêt à être à mes côtés, prendre soin de moi, réaliser même mes rêves les plus fous au lieu de me raisonner et me calmer. Il m’aime comme je suis et considère ma personnalité colorée et des fois flyée comme un coup de magie.

Il aime comment je l’aime et je m’occupe de son coeur. Il sait que son coeur qu’il a mis entre mes mains est en lieu sûr. Il n’a pas peur de mon amour, ni de son amour. Il ne me permet pas seulement de rêver mais il rêve aussi avec moi.

J’ai fait un souhait et la vie me l’a accordé. Il m’a été accordé. Il était mon souhait. Aujourd’hui et plus que jamais, je suis reconnaissante pour tout ce bonheur d’être aussi aimée, respectée, gâtée par cet homme merveilleux. Je l’aime comme je n’ai jamais aimé et pour lui, je suis prête à tout. Notre bonheur est tout ce qui compte. On s’est fait une promesse de ne jamais oublier de s’aimer et de se le dire.

J’ai fait un souhait…j’ai eu LUI.

La saison du bonheur

Avertissement : Âmes sensibles s’abstenir! Ce texte est rempli de termes qui font du bien au coeur et à l’âme : « amour » et « bonheur »! Si vous n’y croyez pas (ou plus), poursuivez votre chemin. Par contre, si vous décidez de vous arrêter ici, je vous souhaite d’être touchés par la bénédiction de l’amour. Bonne lecture!

Il y a une saison à tout. Des saisons qui ne respectent pas le même ordre d’alternance que les quatre officielles qu’on connait. Ce sont celles que nous vivons et expérimentons au cours de notre vie. Après un passage venteux, tumultueux, tourbillonneux d’une saison marquée par ses hauts et ses bas, la saison du bonheur s’est finalement installée dans ma vie et teinte mon quotidien de douceur et de couleurs pastel. J’ose rêver maintenant et en rose en plus. J’ose être heureuse sans craindre demain. Je veux crier haut et fort ce bonheur pour encourager ceux et celles qui se l’empêchent par crainte du « mauvais oeil » ou par superstition, pour « fuire le bonheur de peur qu’il se sauve ». Cette saison a débuté depuis que l’amour a commencé à imprégner ma vie. Un amour aussi bon, aussi délicieux que l’odeur de la tarte aux pommes parfumée à la cannelle et à la noix de muscade qui embaume l’intérieur de la maison de cet homme merveilleux qui a croisé mon chemin un beau jour d’été. Depuis, je savoure les petits bonheurs qu’il me procure et je respire l’arôme de cet amour qui goûte sa tarte.

J’ai toujours les petits soucis de la vie de tous les jours, de mes responsabilités de maman d’un trio, ainsi que tout ce qui vient avec le fait d’être cheffe de famille monoparentale. Par contre, affronter ce train-train devient plus facile quand on se sent aimée et soutenue.

L’attente pour se retrouver rend les jours plus heureux. Je trouve un plaisir inouï à préparer les retrouvailles. J’habille mon coeur de ses plus belles parures pour l’y recevoir. Le temps passé à deux nous permet de refaire le plein d’énérgie et de se ressourcer l’un de l’autre. Ce temps est notre hâvre de paix, protégé et intime, où l’on se réchauffe et l’on se retrouve, corps et âme. Il me permet de m’épanouir et d’être moi, sans voile et sans artifice. Tout simplement moi, avec toute ma vulnérabilité, mon coeur à nu, mes joies et mes tristesses, ma fatigue, mon espoir et mes rêves.

Chaque communion devient une célébration de la vie et de l’amour. Ou mieux encore, une célébration d’être en vie et en amour. C’est la première fois que j’expérimente un amour libérateur, un amour qui rend libre comme l’air. Un amour qui ne possède pas l’autre mais qui l’aide à planer haut dans le ciel. Qui lui permet de s’exprimer, de rêver et de réaliser ses rêves, d’atteindre ses ambitions et de partager sa liberté d’être soi.

La vie nous prépare à certaines rencontres. On mature avec les expériences et on comprend mieux ce qui est le plus important. Notre bonheur, quand on le trouve, on veut le défendre jalousement. On veut le protéger de nous-mêmes, de nos peurs, de nos coups de tête, de nos impulsions. Lorsqu’on rencontre celui ou celle qui comble notre entière personne, ce sera de la pure folie de ne pas en prendre soin à tous les jours.

Le rendre heureux me rend heureuse. Le voir sourire de bonheur et voir des flammèches dans son regard seraient ma récompense qui vaut plus cher que tout l’or du monde. Je n’échangerai contre rien, nos fous rires et tout ce qu’on a construit en quelques mois.

« Mon coeur est en repos quand il est auprès de toi, c’est son état naturel, et le seul qui lui plaise. » Madame de Sévigné

Un matin de pluie

Les gouttes de pluie s’empressent de frayer leur chemin sur la vitre de ma chambre. À partir de mon lit douillet, je les observe et m’amuse à leur créer une vie, une histoire. Elles ressemblent à de petits cristaux scintillants dans la pénombre. Il suffit qu’une gouttelette dévie pour changer la trajectoire de toutes les autres après. Ça me fait sourire. Une gouttelette rebelle qui ressemble à mon cœur de saumon. Elle sort des sentiers battus pour faire son propre chemin vers sa destinée et destination. Elle inspire ceux qui la succèdent à la suivre dans ses rêves et des fois, dans ses coups de tête. Il a plu toute la nuit. Le temps gris incite à la paresse. J’ai décidé de rester au lit. Je suis du pour un projet de relaxation. Depuis quelques mois, le rythme effréné du travail m’empêche de reprendre mon souffle. Aucun répit! L’été a été tumultueux aussi, il m’a vidée de toute mon énergie. Donc, là, je suis en mode récupération et le tout se replace tranquillement comme il se doit.

Je continue à suivre le trajet imaginaire des gouttelettes. Je suis bien dans mon lit. Je m’abandonne à mes rêveries.

Un fond de musique me parvient de la chambre de ma fille et me ramène au moment présent. Il y a quelques mois, je ne pensais pas pouvoir tomber en amour à nouveau, un jour. En fait, je me suis élevée en amour. Cet amour me rend une meilleure personne et fait ressortir mes plus belles qualités. Depuis la première rencontre, c’est son sourire vrai qui m’a charmée. Un sourire qui cache un grand cœur et une belle âme. Un sourire qui ressemble à une invitation pour découvrir l’homme merveilleux qu’il est. Il suffit de le déchiffrer pour comprendre le message qu’il porte. Je ne savais pas qu’on pouvait tomber en amour avec un sourire, aussi simple que ça…

Il pleut toujours. Les gouttes tambourinent sur ma vitre et me plongent dans un genre de méditation hypnotique. À ce moment, une chaleur réconfortante s’empara de moi et envahit mon être. Pour la première fois de ma vie, je me sens BIEN aimée par un homme. Cette idée passagère me secoua. J’ai été aimée, pas qu’une fois. Beaucoup même. Ça je ne le nie pas. Mais ainsi aimée? Jamais.
Lorsque “l’amour” sème des doutes dans ton cœur et te porte à te questionner souvent sur les sentiments de l’autre envers toi, sur ses intentions à ton égard, il faudrait mieux que tu te retires par respect à ton cœur, pour sauver ton bien-être. Je ne connais aucun moment de doute avec lui. Au contraire, son amour m’apaise, me donne des ailes, me rend aussi légère qu’un papillon. Le weekend dernier, on se promenait dans un parc, main dans la main. J’ai eu un éclair : c’est si facile de s’imaginer, ensemble, se promener ainsi à 60, à 70 et à 80. Je nous vois vieillir ensemble. L’idée me fait encore une fois sourire!!!

L’amour se construit au fil des jours. Des gestes posés et non juste des mots. Tu t’investis avec ton 100% pour cultiver le cœur de l’autre afin qu’il puisse fleurir et t’offrir le plus délicieux des fruits. C’est du temps et de la patience. De la bonne volonté aussi. Le désir de rendre une autre personne heureuse et de l’aider à s’épanouir. C’est aussi l’encourager à poursuivre ses rêves et la soutenir à le faire. Former une équipe et s’épauler en tout.

Lui et moi avons la même vision. Il fallait attendre presque 42 ans pour croiser cet homme qui partage ma vision et qui est prêt à s’investir tout comme moi dans ce couple. Nous avons tous les ingrédients nécessaires pour réussir notre délicieuse recette du bonheur. On la laissera mijoter à feu doux, très doux!

Je commence à m’assoupir en regardant ma vitre. Je la fixe sans vraiment la voir. Je suis toujours perdue ds mes rêveries. J’entends encore sa voix me chuchotant “j’t’aime” pour la première fois après trois mois remplis de beaux moments. Un “j’t’aime” différent, dit avec amour et conviction. Je savais qu’il m’aimait et je sentais son affection au quotidien mais l’entendre sans s’y attendre, être prise au dépourvu par son élan d’amour m’a rendue la plus heureuse. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour le rendre heureux à tous les jours? Il me rend heureuse, lui, de tant de douceur et d’attention.

Mes yeux se ferment doucement. Je ne veux plus résister à la tentation de Morphée. Dans moins de deux heures, il sera là avec son magnifique sourire et ses bras réconfortants. La pluie n’a pas cessé depuis ce matin. Il fera plus beau tantôt avec son arrivée. Mon rayon de soleil à moi….

« L’amour est la fusion de deux âmes en une seule : c’est une sympathie qui réunit tellement deux cœurs que l’un n’a pas un sentiment qui ne soit partagé par l’autre. Une fois que l’on aime, l’amour s’empare si bien de tout notre être, qu’il n’y a plus que lui en nous, comme lorsqu’on est sur l’Océan dans une barque, et qu’on n’aperçoit plus que le ciel et l’eau qui se confondent. » Honoré de Balzac

Quand amour rime avec tendresse…

Tu penses avoir été en amour jusqu’à temps que tu rencontres quelqu’un qui contredit ta théorie et prouve le contraire de tes connaissances en la matière. Soudain, l’amour prend tout un nouveau sens, une tangente différente et va au delà de tout ce que tu as espéré vivre un jour avec une autre personne. Tu réalises pourquoi ta ou tes relations précédentes n’ont pas duré. Pourquoi ton coeur doutait et tu t’empêchais de le donner à fond à l’autre. Pourquoi tu restais indifférente et distante, prête à lever l’ancre et tanguait loin aussitôt que tes tripes te sonnent l’alarme. Tu comprends que rares sont ceux qui sont capables de te faire vibrer de joie à un point jamais atteint avant.

La simplicité et la facilité qui teintent ta relation, t’émerveillent. Sa tendresse se fraie un chemin dans tes anciennes blessures comme l’eau qui fait son chemin dans les fissures. Sa douceur met du baume à ton coeur meurtri par les déceptions du passé. Il t’enveloppe de sa chaleur jusqu’à te faire oublier le froid qui a engourdi tout ton être, un jour.

Ses bras deviennent ton hâvre de paix et son épaule l’appui-tête le plus confortable qui pourrait exister. Dormir au rythme apaisant de son coeur est le plus beau des cadeaux que la vie peut t’offrir pour te faire oublier le silence et la solitude des nuits passées.

Après une journée remplie, être avec lui est tout ce que tu en as envie. Cette tendresse avec laquelle il pose son regard sur toi est assez intense pour faire chavirer ton âme et battre ton coeur la chamade. Ses douces caresses font frémir la moindre cellule de ton corps et hypnotisent tes sens. Ses baisers ont un goût qui ne ressemble à aucun autre : Le goût du bonheur. Le goût de l’amour. Le goût de la douceur.

Ses fous rires te rappellent qu’être heureux n’est pas chose difficile. Il suffit de le voir rire pour réaliser à quel point tu es chanceuse d’avoir croisé son chemin. D’être avec lui.

Tu recommences à apprécier ton reflet dans le miroir car avec lui, tu te sens la plus belle des femmes. Tu aimes comment tu te vois à travers ses yeux brillants. Il te fait sentir facile à aimer, contrairement à ce que tu pensais, à ce qu’on t’a fait croire dans le passé.

Son amour te donne des ailes et des racines. Tu ne veux plus partir car tu as trouvé ton « chez toi » en lui. Tu n’as plus peur. Tu n’as plus froid. Il te permet de rêver et fait de ton quotidien, un monde rempli de possibilités, d’espoir et de projets. Désormais, tu sais que tu peux compter sur lui et qu’il ne te laissera pas tomber car malgré sa douceur incroyable, il est solide et confiant. Il est ton roc. Ta source d’apaisement dans un monde devenu un peu trop égoïste, individualiste et froid.

« T’aimer, c’est te porter en moi à chaque instant, nourrir un feu qui me réchauffe. » Paule Salmon

Pendant des années j’ai attendu que ma vie change…

« Pendant des années, j’ai attendu que ma vie change, mais maintenant je sais que c’était elle qui attendait que je change. » Depuis ce moment, rien n’a plus été comme avant. La fille qui était en attente après sa vie n’existe plus. Elle a disparu pour laisser place à une nouvelle qui a compris que c’était elle-même qui devait changer afin que sa vie change et qu’elle puisse poursuivre son chemin. Je maudissais mon sort sans toute fois entreprendre des démarches me permettant d’être heureuse et épanouie. Je priais pour un miracle. Je patientais. J’avais peur aussi. J’ai fini par prendre mon courage à deux mains et renverser la situation afin de reprendre les rennes de ma vie en main. Pourque le changement puisse se faire, une période de chaos positif et transitoire est inévitable. C’est dans cette période où tout se passe. Tout se décide. Soit qu’on se décourage et qu’on lâche prise puis on finit par rester dans notre zone de simili-confort à se plaindre, soit qu’on se batte pour ce qu’on voudrait en établissant une feuille de route et un plan.

Pour ce faire, nous devons changer notre façon de faire, notre façon de voir la vie, notre attitude vis à vis tout ce qui nous entoure. On entend souvent dire que pour avoir des résultats différents, il faudrait adopter des moyens différents. Ça inclut changer ses habitudes, accepter de laisser derrière certains comportements et développer de nouveaux.

Par contre, il ne suffit pas seulement de changer ses habitudes, il faut être capable de maintenir ce qui a été mis en place et de l’entretenir au quotidien car c’est plus facile de faire marche arrière vers ce qui nous est familier que de travailler fort pour acquérir ce qui est nouveau. Ça m’arrive encore de choisir le chemin facile lorsque je me sens submergée par toute sorte d’émotions et par la fatigue. Je me ravise rapidement et je fais une introspection pour comprendre la raison qui me pousse vers mes anciens plis.

C’est important de s’encourager en se rappelant de tous les exploits réalisés et par la suite, éprouver de la fierté de ce qu’on est capable d’atteindre. Il ne faut pas minimiser l’impact de l’autovalorisation sur ce processus. On l’oublie souvent. On a même tendance, malheureusement, à s’autoflageller au lieu d’être notre premier allié. Il faudrait simplement être diligent avec nous-même et se donner la chance de bâtir, un jour à la fois, une charpente solide nous permettant d’avoir une vie différente et meilleure.

«  Ne compte sur personne pour créer ton bonheur, tu dois le construire toi-même. Trouve en toi la force d’avancer, la force d’y croire. Quelles que soient les difficultés rencontrées, ne baisse jamais les bras, persévère, donne-toi les moyens de vivre au lieu de survivre. » Alexandra Julien

Pause du guerrier


Il y a des moments où j’ai l’impression de reculer au lieu d’avancer malgré tous les efforts que je fais pour garder le cap. Même dans ces moments, j’essaie de trouver les moyens pour dénicher le positif et comprendre ce que je dois apprendre de la situation. Ces jours où la force me manque pour poursuivre le combat quotidien. Où j’ai juste le goût de m’assoir et crier « Repos! ». D’être la spectatrice au lieu d’être l’actrice. Je veux déposer mes armes et prendre la pause du guerrier, une pause physique et mentale. Faire le vide et laisser l’univers s’occuper du reste. Fatiguée de la cruauté de ce monde. Fatiguée d’obtenir ce que je veux à la dure. Jamais sur un plateau d’argent. Il y a toujours un prix élevé à payer. Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi un prix pour conserver ce qui est obtenu qui est loin d’être un acquis.

Dans ces moments de fatigue, le doute et l’incertitude s’infiltrent en moi. Une sensation de brûlure qui s’empare de mon petit coeur encore fragile de toutes les guerres qu’il a dû faire pour survivre. Mon besoin de prendre mes distances avec le monde entier se fait primordial, insistant. Un retrait qui me permet de retrouver ma paix intérieure et le contrôle de mes émotions chamboulées. Être dans ma bulle sécuritaire et rassurante, c’est dont il me faut pour atteindre à nouveau mon bien-être et retrouver ma lumière. Ça me ramène en douceur au moment présent.

Il est temps de prendre une pause du rythme effréné de la vie même le temps de quelques jours. Mettre ma switch à off. Penser juste à moi, m’accorder du temps pour vivre pleinement, respirer à pleins poumons, méditer, refaire le plein d’énergie et d’amour, me laisser bercer par les bras de ma mère afin d’oublier tous les soucis d’une vie devenue lourde à porter.

J’ai été forte et positive longtemps. Aujourd’hui, je veux être plus indulgente envers moi-même et accepter que c’est correct de ne pas être forte à tous les jours, c’est correct aussi de ne pas tenter à tout prix d’être positive. J’accepte aujourd’hui de vivre mes émotions comme elles sont. Demain, ce sera demain et je le gèrerai…demain!

Être heureux et rester positif, c’est des choix aussi

Est-ce qu’être heureux est un choix aussi? Absolument. Ça pourrait paraitre farfelue ou irréaliste comme affirmation mais ça ne l’est pas. On a la clé de notre propre bonheur. On choisit notre propre destination et on dessine notre propre destin à travers chacun des gestes posés et chacune des décisions prises au cours de la vie de tous les jours. Je ne nie pas que la vie peut mettre et met des bâtons dans nos roues, mais notre attitude envers les difficultés rencontrées détermine la suite. Je peux, soit me soumettre aux complications et vivre malheureux, soit y faire face et trouver ce qui peut me rendre heureux malgré tout.

Il faudrait aussi faire la liste de ce que je peux changer dans telle ou telle situation et ce que je n’y peux rien. Par la suite, j’établis mon plan d’action en conséquence. L’important c’est de trouver ce qui nous rend relativement heureux même lorsque tout va mal. Que ce soit une pensée positive, une activité qui nous fait du bien, voir un ami, prendre une marche…en d’autres termes, il faut être indulgent et doux avec soi en étant positif et en trouvant des outils pour s’auto-aider.

Les dernières semaines n’étaient pas très faciles et reposantes pour moi. En plus de la pression vécue au travail, j’avais à dealer avec les conséquences de certaines décisions prises par le père de mes enfants par rapport aux enfants notamment. La plus importante des décisions était de les retirer de leur école privée (ça lui coûtait trop cher!!!). Aussi, de ne pas respecter les termes de la garde partagée en allant en vacances pour se marier à l’extérieur du pays pour une période de plus d’un mois et ce, sans donner une date de retour comme l’entente l’exige, sans s’assurer que les enfants aient une place dans une autre école (publique). J’ai eu bien entendu à gérer la frustration et la déception de mes enfants qui ont perdu leur école et leurs amis sans préavis.

Je vivais avec le stress de ne pas avoir des places à l’école du quartier étant donné que c’était une décision de dernière minute. Également le stress de tout préparer, pas pour un ni pour deux mais bien pour trois enfants. J’ai réussi, aujourd’hui même, à les inscrire tous les trois et à les rassurer que tout allait bien se passer. J’ai gardé une attitude positive et je suis restée dans l’action. J’ai partagé mes inquiétudes avec des personnes susceptibles de me fournir les bonnes informations et les bonnes démarches à suivre. J’avais aussi le soutien d’une personne très importante dans ma vie qui a été là pour m’écouter, me rassurer et m’aider.

Chaque étape de faite dans ce dossier était pour moi comme une petite réussite. Une mini fierté. Un exploit à mon effectif. Oui j’ai été en colère à cause de son attitude mais je n’ai pas permis à cette colère de prendre le dessus et de brouiller mes idées et ma tête. J’ai opté pour la positivité et je l’ai prise comme un défi à relever. J’ai eu droit à un élan de joie de mon fils de 6 ans qui, après la visite de la nouvelle école, m’a lancé « You’re the best, mama! Tu penses à tout! » C’était ma récompense. C’est dans ces mots dits sans prétention et avec beaucoup de sincerité et d’amour que je puise ma force et mon bonheur. J’ai profité une grande partie de l’été de leur présence chez moi pour récupérer le temps perdu lorsque je ne les ai pas au lieu d’être fâchée du manque de respect de l’entente par rapport à la garde partagée. C’est une question d’attitude. On arrive à cette attitude par la pratique et l’introspection. J’ai beaucoup cheminé pour être une femme positive et facilement heureuse aujourd’hui. Je choisis d’être heureuse en me créant des situations, des raisons pour l’être.

La vie me récompense souvent et m’offre en double et en triple le bonheur. Comment ne pas lui être reconnaissante?

Nul n’est autant capable de gratitude que celui qui a émergé du royaume des ténèbres. Votre liberté commence avec la gratitude pour les petites choses, gagner ainsi du courage et de la force pour atteindre les grandes choses. ~ Elie Wiesel