Catégorie : Expérience personnelle

Pause du guerrier


Il y a des moments où j’ai l’impression de reculer au lieu d’avancer malgré tous les efforts que je fais pour garder le cap. Même dans ces moments, j’essaie de trouver les moyens pour dénicher le positif et comprendre ce que je dois apprendre de la situation. Ces jours où la force me manque pour poursuivre le combat quotidien. Où j’ai juste le goût de m’assoir et crier « Repos! ». D’être la spectatrice au lieu d’être l’actrice. Je veux déposer mes armes et prendre la pause du guerrier, une pause physique et mentale. Faire le vide et laisser l’univers s’occuper du reste. Fatiguée de la cruauté de ce monde. Fatiguée d’obtenir ce que je veux à la dure. Jamais sur un plateau d’argent. Il y a toujours un prix élevé à payer. Mais ce n’est pas tout. Il y a aussi un prix pour conserver ce qui est obtenu qui est loin d’être un acquis.

Dans ces moments de fatigue, le doute et l’incertitude s’infiltrent en moi. Une sensation de brûlure qui s’empare de mon petit coeur encore fragile de toutes les guerres qu’il a dû faire pour survivre. Mon besoin de prendre mes distances avec le monde entier se fait primordial, insistant. Un retrait qui me permet de retrouver ma paix intérieure et le contrôle de mes émotions chamboulées. Être dans ma bulle sécuritaire et rassurante, c’est dont il me faut pour atteindre à nouveau mon bien-être et retrouver ma lumière. Ça me ramène en douceur au moment présent.

Il est temps de prendre une pause du rythme effréné de la vie même le temps de quelques jours. Mettre ma switch à off. Penser juste à moi, m’accorder du temps pour vivre pleinement, respirer à pleins poumons, méditer, refaire le plein d’énergie et d’amour, me laisser bercer par les bras de ma mère afin d’oublier tous les soucis d’une vie devenue lourde à porter.

J’ai été forte et positive longtemps. Aujourd’hui, je veux être plus indulgente envers moi-même et accepter que c’est correct de ne pas être forte à tous les jours, c’est correct aussi de ne pas tenter à tout prix d’être positive. J’accepte aujourd’hui de vivre mes émotions comme elles sont. Demain, ce sera demain et je le gèrerai…demain!

Être heureux et rester positif, c’est des choix aussi

Est-ce qu’être heureux est un choix aussi? Absolument. Ça pourrait paraitre farfelue ou irréaliste comme affirmation mais ça ne l’est pas. On a la clé de notre propre bonheur. On choisit notre propre destination et on dessine notre propre destin à travers chacun des gestes posés et chacune des décisions prises au cours de la vie de tous les jours. Je ne nie pas que la vie peut mettre et met des bâtons dans nos roues, mais notre attitude envers les difficultés rencontrées détermine la suite. Je peux, soit me soumettre aux complications et vivre malheureux, soit y faire face et trouver ce qui peut me rendre heureux malgré tout.

Il faudrait aussi faire la liste de ce que je peux changer dans telle ou telle situation et ce que je n’y peux rien. Par la suite, j’établis mon plan d’action en conséquence. L’important c’est de trouver ce qui nous rend relativement heureux même lorsque tout va mal. Que ce soit une pensée positive, une activité qui nous fait du bien, voir un ami, prendre une marche…en d’autres termes, il faut être indulgent et doux avec soi en étant positif et en trouvant des outils pour s’auto-aider.

Les dernières semaines n’étaient pas très faciles et reposantes pour moi. En plus de la pression vécue au travail, j’avais à dealer avec les conséquences de certaines décisions prises par le père de mes enfants par rapport aux enfants notamment. La plus importante des décisions était de les retirer de leur école privée (ça lui coûtait trop cher!!!). Aussi, de ne pas respecter les termes de la garde partagée en allant en vacances pour se marier à l’extérieur du pays pour une période de plus d’un mois et ce, sans donner une date de retour comme l’entente l’exige, sans s’assurer que les enfants aient une place dans une autre école (publique). J’ai eu bien entendu à gérer la frustration et la déception de mes enfants qui ont perdu leur école et leurs amis sans préavis.

Je vivais avec le stress de ne pas avoir des places à l’école du quartier étant donné que c’était une décision de dernière minute. Également le stress de tout préparer, pas pour un ni pour deux mais bien pour trois enfants. J’ai réussi, aujourd’hui même, à les inscrire tous les trois et à les rassurer que tout allait bien se passer. J’ai gardé une attitude positive et je suis restée dans l’action. J’ai partagé mes inquiétudes avec des personnes susceptibles de me fournir les bonnes informations et les bonnes démarches à suivre. J’avais aussi le soutien d’une personne très importante dans ma vie qui a été là pour m’écouter, me rassurer et m’aider.

Chaque étape de faite dans ce dossier était pour moi comme une petite réussite. Une mini fierté. Un exploit à mon effectif. Oui j’ai été en colère à cause de son attitude mais je n’ai pas permis à cette colère de prendre le dessus et de brouiller mes idées et ma tête. J’ai opté pour la positivité et je l’ai prise comme un défi à relever. J’ai eu droit à un élan de joie de mon fils de 6 ans qui, après la visite de la nouvelle école, m’a lancé « You’re the best, mama! Tu penses à tout! » C’était ma récompense. C’est dans ces mots dits sans prétention et avec beaucoup de sincerité et d’amour que je puise ma force et mon bonheur. J’ai profité une grande partie de l’été de leur présence chez moi pour récupérer le temps perdu lorsque je ne les ai pas au lieu d’être fâchée du manque de respect de l’entente par rapport à la garde partagée. C’est une question d’attitude. On arrive à cette attitude par la pratique et l’introspection. J’ai beaucoup cheminé pour être une femme positive et facilement heureuse aujourd’hui. Je choisis d’être heureuse en me créant des situations, des raisons pour l’être.

La vie me récompense souvent et m’offre en double et en triple le bonheur. Comment ne pas lui être reconnaissante?

Nul n’est autant capable de gratitude que celui qui a émergé du royaume des ténèbres. Votre liberté commence avec la gratitude pour les petites choses, gagner ainsi du courage et de la force pour atteindre les grandes choses. ~ Elie Wiesel

Aller au bout de mes rêves

Je suis une rêveuse. Je l’ai toujours été. Depuis mon plus jeune âge, je m’évadais loin dans ma tête. Je rêvais de grandes villes, de gratte-ciels, d’édifices aux grandes colonnes sculptées, de limousines, de tailleurs chics et de talons hauts.

Je rêvais en parallèle d’aller faire le tour du monde en sac à dos, coucher dans les hôtels de jeunesse, faire le pouce pour voyager d’une ville à l’autre. Découvrir de nouveaux pays, apprendre sur de nouvelles cultures, échanger dans la rue avec les habitants de chacune des villes, goûter à leur cuisine, vivre leur mode de vie le temps de mon séjour parmi eux.

Je rêvais de devenir guide dans les Himalayas et vivre parmi les sherpas pour pouvoir m’abreuver au quotidien de la beauté sauvage de cette montagne et du silence absolu dont mon âme a besoin pour se ressourcer.

Je rêvais de mers à l’eau turquoise, de plages aux coquillages nacrés, de forêts et de clairières, de lacs, de champs de fleurs à perte de vue, d’horizons bleu marine, de couchers de soleil à la couleur des fleurs de grenadiers.

J’ai l’âme d’une gitane et le coeur d’un saumon sauvage. Jeune, la lecture me permettait de m’évader à ma guise et l’écriture d’écrire mes évasions mentales au bout du monde. À la fin de mes études secondaires, je savais déjà dans quel domaine je voulais étudier. Et en rencontrant une conseillère en orientation, j’ai eu la confirmation que j’étais bel et bien sur le bon chemin : Science politique et administration publique avec une mineure en relations internationales. J’avais le profile pour ça. Je rêvais de devenir ambassadrice!!! Un très grand rêve pour une fille de 17 ans.

J’ai passé avec succès l’examen d’entrée pour l’Université Américaine de Beyrouth. Une des plus prestigieuses universités de la région, une « chef de file » des établissements éducatifs. De plus, j’ai obtenu une bourse qui couvrait 50% de mes frais de scolarité pendant toute la durée des études. À ma deuxième année, j’ai obtenu une deuxième bourse qui couvrait les 50% qui restaient. J’ai pu donner un répit de paiement d’un an à mon père.

Au moment où j’ai obtenu mon BAC, un concours de la fonction publique libanaise s’était ouvert pour engager des employés au ministère des affaires étrangères et notamment dans les ambassades et consultats libanais autour du monde. C’était la carrière dont je rêvais. Ma chance enfin arrivée! Je postule. On accepte ma candidature pour passer le concours. L’examen psychologique (oral) à faire passer aux candidats, par un jury de 20 personnes, était la première étape du processus. À ma grande surprise et joie, je l’ai réussi. Je m’approchais un pas de plus de mon but. Le deuxième examen, c’était l’écrit. Au moment où je commençais à me préparer, j’ai rencontré (ou recroisé) un homme (qui était un camarade d’école perdu de vue). Le courant est passé assez vite entre nous, les papillons et tout le kit. J’ai perdu ma concentration et mon intérêt s’est retrouvé ailleurs que sur mon examen. Je l’ai coulé naturellement mais j’ai réussi à avoir le coeur de ce beau gars qui faisait battre des coeurs autour de lui.

Mon choix était fait : j’ai accepté de fonder une famille avec lui. Mon rêve était tassé. Il revenait de temps en temps mais je le retournais dans sa tanière. Ma famille était ma priorité. Au fond de moi, j’étais insatisfaite. Il y avait une graine qui essayait de germer. Une chrysalide qui voulait sortir et se faire des ailes. J’étouffais silencieusement. Je n’ai pas pu obtenir la carrière de ma vie et ma vie familiale se dégringolait. 14 ans plus tard, plus de famille unie, plus de rêves. Mon mariage était officiellement fini. Impossible de ressusciter un mort. J’ai quitté ma maison, mon mari et tout ce que j’ai bâti pendant de longues années. Du jour au lendemain, je me suis retrouvée seule avec trois enfants à raison d’une semaine sur deux. Je suis devenue une maman à temps partiel ou encore une maman monoparentale. C’était le 1er juillet 2016. La journée du déménagement dans notre belle province. C’était aussi la fête du Canada. Un jour assez mémorable dans ma vie!

Plus d’excuse, le rêve n’attendait qu’à fleurir. Un concours de la fonction publique m’a menée dans un nouveau ministère et m’a permis d’obtenir une promotion. Ce qui m’a aidée à améliorer ma situation financière de femme célibataire ayant la garde partagée de ses trois enfants.

Ce n’était pas assez pour satisfaire mes ambitions. J’étais encore loin de ce qui correspondait à mes aspirations professionnelles. J’ai vu de nouveaux concours qui m’intéressaient. J’ai soumis ma candidature, je les ai passés et…les trois concours RÉUSSIS!!! Mais ce n’était pas tout. Un de ces trois concours était celui de mon ancien rêve. Celui que j’ai laissé tomber au Liban il y a 16 ans. J’ai réussi le concours de « Conseillère en affaires internationales ». Le volcan latent en moi s’est réveillé. Ma chrysalide s’est métamorphosée en papillon aux ailes fortes, capable de voler haut. Mon saumon sauvage est retourné à la source, contre vents et marées, et à contre courant.

J’ai toujours su qu’à l’intérieur de moi, il y avait un feu qui ne dormait jamais. Des fois, il me brûlait et d’autres fois, il me réchauffait. Avec le temps et les expériences de la vie, j’ai appris à le dompter et à le doser. C’est grâce à ce feu-là que je vis à la puissance 220, que je vibre aux rythmes de la vie et que je rêve sans limite. On dit que si « tu peux le rêver, tu peux le faire ». Je l’ai rêvé et je suis sur le point de récolter les graines que j’ai semées au cours de ma vie. Il n’y a rien qui m’arrêtera, rien qui me fera peur. J’ai surmonté les pires des peurs. Je me suis battue pour des acquis que je devais avoir naturellement. Je me suis battue pour être là, aujourd’hui : une femme forte, heureuse, épanouie et en contrôle de sa vie.

C’est le modèle que j’offre à mes enfants. Mes valeurs aussi. Il ne faut jamais rien prendre pour acquis. Notre bonheur, on le fait nous-mêmes. On trace notre destin à travers chaque geste qu’on pose au quotidien. On doit être visionnaire, rêveur mais aussi proactif. On doit faire confiance à la vie et à nos propres moyens aussi.

Les morceaux du puzzle tombent à leur exacte place. Mon chemin se pave pour me conduire vers une belle destination. Je retire les entraves et les bâtons qui bloquaient mes roues et avec toutes les pierres qu’on m’a mis en cours de route, je suis entrain de bâtir une passerelle, drette vers mon rêve….

L’amour au temps du numérique (Temps imparti entre copines #3)

Voici mon troisième texte avec mon amie Maud. Nous avons choisi comme thème l’amour à l’ère du numérique et chacune de son côté s’est lancée dans la rédaction de son texte pour le plaisir de découvrir après ce que elle et moi avons respectivement écrit.

Au cours de cette dernière décennie, la révolution technologique a laissé son empreinte sur notre vie au grand complet et les relations amoureuses n’ont pas été épargnées non plus. La dynamique entre les différentes personnes a changé. Je ne peux pas dire, par contre, que c’est changé vers le meilleur.

Étant moi-même de la génération de la radio cassette, du walkman, des jeux dans la rue avec les enfants du voisinage, des lettres d’amour secrètes écrites à la main à l’insu de maman ou du prof., j’ai de la misère à concevoir les relations amoureuses réduites à un magasinage en ligne. On défile les profiles sur nos applications mobile comme on feuillette un catalogue Sears ou un circulaire Walmart afin de trouver l’homme ou la femme « parfaite ». On établit des critères presque impossible à atteindre en oubliant le détail le plus important : on est scruté à notre tour….et on n’est pas parfait!

On accumule des rencontres, et par la bande, des déceptions. Ce qui est entre les oreilles n’est plus un critère important. Au contraire. Plus la personne est du style intellecto, moins ses chances de « pogner ». Après tout, qui a besoin d’une femme (ou d’homme) qui parle de politique, d’histoire, de culture, de plantes, de musique, sur un site de rencontres? Il faut qu’elle soit belle, sexy, grande, fine et « willing« . Excusez-moi le terme mais je ne vous conte pas de menteries! J’ai été moi-même une consommatrice de sites de rencontres et j’ai décidé d’abandonner l’idée la plus stupide que j’ai pu avoir de ma vie. En fait, tout dépend de ce qu’on cherche. Si le but est de s’amuser et d’avoir des plans B, C…et Q, c’est le bon endroit pour ça. Si le but est de rencontrer l’amour de sa vie et bâtir une relation sérieuse à long terme, c’est plutôt rare. Bonne chance. Je n’ai pas dit que ça n’arrive pas. La perle rare existe n’importe où et n’importe quand. Il suffit d’arriver à la dénicher. Personnellement, je n’ai pas trouvé mon compte là. Je ne réponds pas aux critères. Je suis du genre à trop « philosopher »!!!

Par contre, un fait important à souligner afin d’être juste et objective (ouais quand même!), j’ai pu construire de belles amitiés qui durent depuis des mois. De belles personnes avec qui j’ai des affinités et des discussions philosophiques qui m’apportent un plus à ma vie. Ces relations sont bien restées à l’étape de l’amitié et ça me convient parfaitement. Une d’elles se démarque par un « quelque chose » de plus. Je ne peux dire c’est quoi à l’instant car je ne le sais pas. Je vais laisser le temps (et les circonstances de la vie) me le dire!

Beaucoup de ces habitués des relations numériques ne prennent pas le temps de découvrir les personnes qu’ils croisent. Après le premier échange, ils veulent te rencontrer. Si tu refuses car tu juges que c’est encore tôt de passer à cette étape, on te « flush« . Oui oui aussi simple que ça. C’est le petit piton « DELETE » sur le clavier qui décidera de ton « destin ». Allez NEXT. La personne disparait du jour au lendemain d’où le mot « ghosting« . D’ailleurs, c’est facile à le faire, la personne est cachée derrière son écran. Après tout, on est juste un nombre. Un nickname.

On te choisit selon ta photo. Même si tu écris une épopée sur toi-même dans ta fiche de présentation, personne ne prend le temps de la lire. On se fiche de ce que tu es, de ce que tu aimes, de ce que tu cherches, de ce que tu veux. Le body language et les émotions n’y sont pas. Ta photo « photoshopée » te fera passer le test de la pré-séléction ou pas. Si par malheur, cette journée où tu as pris la photo, tu as mal dormi et/ou c’est ta journée « bad hair day« , tu es foutu. Tu seras condamné à l’oubli éternel! Au pire, tu seras abordé par un autre être condamné tout comme toi…

L’amour au temps du numérique, c’est un amour de consommation rapide et non durable. Il sert à satisfaire tes besoins urgents. On veut te faire l’amour en ligne. On t’envoie des sextos et on te le dit clairement que c’est important pour savoir si la maudite « chimie » est là. De quelle chimie parle-t-on si tu n’as jamais vu la personne en vrai?

Il est du genre « périssable » avec une date d’expiration de quelques semaines tout au plus. Il ne te permet pas de rêver. Il ne te donne pas la chance de goûter à la félicité. Tu n’auras pas le temps de toute façon!

Je crois encore à l’amour galant. L’amour du temps de nos parents et de leurs parents. Pour moi, c’est l’amour au temps des chevaliers, des ladies et des gentlemen que je veux. Point, c’est tout!

Ce que je veux

On m’a posé une question récemment qui m’a fait brasser les méninges plus que je ne m’y attendais par rapport à ce que je voulais sur le plan personnel. J’ai eu, sur le champ, un moment de blanc. Un doute. Une hésitation. Ça a duré l’espace d’un éclair. Je pensais que ce que je voulais était clair et évident. Pas juste pour moi évidemment mais pour les autres aussi. Je me suis trompée sur toute la ligne.

Il « semblerait » pour certains (qui pensent me connaitre) que je donne l’impression de ne pas savoir ce que je voulais. Pourtant c’est si clair : la moi actuelle est une femme indépendante qui veut être en amour mais qui ne veut pas être étouffée. Et aussitôt que ça commence à l’étouffer, un turn-off instantané. Ciao bye. Pas de négo sur ce plan. Je tiens trop à mon oxygène pour vouloir négocier ces termes-là. Ça me repousse et me pousse loin. Je crois que je l’ai toujours été sans le savoir. Ou je ne l’assumais simplement pas.

Bien sûr que je veux aussi m’engager mais je veux que chacun ait son espace pour s’épanouir en solo afin de pouvoir s’épanouir après, en duo. J’aimerais également bâtir une belle relation basée sur la confiance, la complicité, la légèreté, les beaux moments, l’écoute, le partage, la douceur, l’affection, le soutien mutuel, la compréhension, l’acceptation de la liberté de l’autre. Je veux la chaleur d’une étreinte avant le dodo aussi.

Si moi ou mon partenaire avons le goût de partir chacun de son bord, sans l’autre, en voyage, à l’aventure, en vacance ou peu importe où et pourquoi, que ce soit possible, en toute LIBERTÉ et CONFIANCE sans avoir à justifier à l’autre sa décision. Après tout, se laisser pour mieux se retrouver. Par contre, ça ne veut pas dire que faire des choses à deux ne m’est pas important!

Je veux une relation où l’autre est capable de continuer de vivre sa vie en mon absence sans que la terre ne cesse de tourner. C’est réciproque pour moi.

Une relation qui se renouvelle à tous les jours, qui me sort de ma zone de confort, qui m’apprend de nouvelles choses. Une relation qui résiste à la routine même si cette dernière est réconfortante. Simplement une relation qui ressemble à une aventure où le petit « humph » est là. Tsé ce brin de folie qui fait briller les yeux, où le plaisir et l’excitation de la découverte sont au rendez-vous tout au long?

J’ai fini par comprendre pourquoi mes anciennes relations étaient vouées à l’échec. À vouloir trop me contenir dans un cadre m’a juste repoussée. À vouloir trop m’entourer, j’ai fini par dériver au loin. J’ai une âme de gitan. Une âme libre comme l’air. Pourquoi est-il si difficile à le comprendre? Je veux que ma bulle soit respectée. Ça peut faire peur à certains. Mais je le dis souvent, le bon n’aura pas peur.

J’ai souvent donné la recette secrète : m’apprivoiser à la manière du renard du Petit Prince. Un jour à la fois. S’approcher d’un pas. Se regarder dans les yeux. Apprendre à se connaitre par étape, sans brûler les étapes.

« L’Autre n’est pas là pour combler un vide, un manque ou corriger un quelconque distorsion inhérente à notre histoire personnelle que nous n’avons pas entrepris de traiter, de guérir. L’Autre n’est là qu’en tant que relais de transmission des énergies d’Amour que vous voudriez bien donner à l’Univers. C’est en donnant à l’Autre que l’Amour au sein du couple s’accroit et participe à l’expansion de la Conscience. » Meri Kama

Mon Coeur de Saumon a un an

Il y a un an, je ne savais pas trop encore dans quoi je m’embarquais. Je me posais mille et une questions si j’allais réussir à écrire d’une façon régulière et constante. Si j’allais trouver des sujets, des idées, des mots. Si j’allais être lue. Si j’allais surtout garder l’enthousiasme des débuts.

Créér un blog est facile. En deux clics, il est mis en ligne et prêt à être garni de textes et de billets. Le plus dur c’est de l’entretenir et de continuer à l’alimenter afin de maintenir l’intérêt des lecteurs et surtout des autres blogueurs pour qu’ils poursuivent à lire et à interagir avec les textes.

Lorsque j’ai décidé de me jeter à l’eau, je n’avais aucun plan, aucune vision. Je voulais simplement traduire mes ressentis par des mots. J’avais ce besoin profond de creuser dans mon âme afin de faire jaillir tout ce qui m’étouffait, ce qui m’empêchait de respirer. De me libérer et de libérer ces mots restés coincés dans ma gorge pendant longtemps. On dit (et je l’ai souvent répété) que les mots guérissent les maux. Écrire a guéri beaucoup de mes maux. Écrire m’a redonné ma liberté. La liberté d’être moi-même à nouveau. La Liberté de m’accepter comme je suis avec toutes mes imperfections, de m’aimer et d’être fière de moi-même.

Avec chaque nouveau texte, je retrouvais un morceau de moi que je recollais aux autres. Un texte à la fois. Un an plus tard, j’ai retrouvé tous mes morceaux perdus. Aujourd’hui, je suis complète plus que jamais. Ce blog m’a permis de me réapproprier ma voix. De faire souvent des introspections, de sonder mon coeur, d’être simplement reconnaissante d’être en vie et moi-même.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est une tranche de vie. Une vie que j’ai recréée à ma façon. Ce blog m’a vue vibrer, pleurer, rire, rêver, se défouler, rager, aimer, oublier, décevoir et se décevoir.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est moi. Tout moi. sans filtre, passionnée, intense, vraie, sensible, imparfaite. C’est mon reflet. Et il est à mon image. Il me suit dans tous mes états d’âme.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est un moyen de communication qui m’a permis de tisser des liens avec d’autres blogueuses et blogueurs de partout dans le monde. Une fenêtre qui s’est ouverte sur de nouveaux horizons, sur de nouvelles amitiés, sur la vie des personnes qui vivent ou ont vécu des expériences similaires aux miennes ou non.

En un an, j’ai grandi et cheminé. J’ai appris à ne plus attendre demain, ni vendredi, ni l’été et ni les vacances. J’ai assumé que sortir des sentiers battus est correct. J’ai compris que vivre le moment présent enlève beaucoup d’inquiétude et d’angoisse. J’ai pratiqué le lâcher-prise et j’ai…lâché prise sur tout ce que je ne peux pas contrôler. Enfin de compte, c’est un acte de confiance en la vie. Ai-je réussi? À 85% du temps, OUI.

Mon coeur de Saumon a eu un an hier et j’en suis fière de ce que j’ai pu réaliser. Je vous remercie de me lire et de croire en mon talent en écriture, d’échanger avec moi sur les différents sujets et de me partager également une tranche de votre vie.

« Tout ce qui est écrit continue de vivre; tout ce qui n’est que parler meurt! » Citation orientale

Les choix qu’on fait

On me demande souvent si je regrette mon choix d’être partie, si j’aurais dû rester, continuer à jouer mon rôle d’épouse heureuse et prétendre qu’on est la famille parfaite que beaucoup de notre entourage jalousait. Je répondais pratiquement et systématiquement tout le temps par un NON sûr. À vrai dire, je le regrette. J’aurais dû le faire plutôt.

Je me suis battue pour une cause perdue d’avance et j’ai fini par lâcher prise. En fin de compte, c’était déjà fini depuis quelques années. On ne peut pas réssusciter un mort. Mais, on restait pour sauver les meubles. Parce qu’on a honte de dire qu’on a échoué. Et parce qu’une rupture coûte cher. Surtout, on reste pour les enfants. C’est cliché, non?

On s’habitue à vivre « à peu près ». Après tout, c’est notre zone de confort pas trop confortable. Mais au moins, on sait à quoi s’attendre à chaque matin. Il n’y a rien de nébuleux ou d’ambigu. Attendre trop longtemps empire la situation et envenime la vie de toute la famille. Attendre trop longtemps appronfondit les blessures et fait en sorte que la récupération après devienne plus difficile, plus longue aussi.

Je ne dis pas qu’il faut baisser les bras facilement. Qu’il faut plier bagage au moindre désaccord. Qu’il ne faut pas se battre pour sauver son couple et par la bande sa famille.

Quand tu décides de partager la vie d’une autre personne, tu ne penses pas qu’un jour, peut-être, il y aura une fin. Tu t’investis et tu te permets de rêver au coucher du soleil qu’on va observer, main dans la main, sur la terrasse de la maison familiale où les cris joyeux des petits-enfants résonneront dans ses recoins. On aimerait vieillir ensemble et se soutenir dans les adversités et les bobos de la vieillesse. Qui ne pense pas à ça? Qui ne le souhaite pas?

Est-ce qu’on choisit exprès de ne plus s’aimer et de partir? De briser la famille? Non. Quand l’amour s’évapore et le bonheur se transforme en illusion, tout s’effondre. On vit en parallèle. On continue à avancer mais sans se rejoindre. En géométrie, les parallèles ne se rencontrent jamais. C’est le cas de pas mal de couples de nos jours. C’est malheureux. Mais c’est une réalité. La plupart des camarades de classe de mon gars ont « deux maisons ». C’est révélateur.

On s’oublie et on oublie l’autre à cause de nos responsabilités au quotidien. Comme toute autre chose, il faut entretenir son couple pour qu’il continue à l’être. Il se nourrit de chaque effort entrepris à son égard. Et lorsqu’on le tasse de côté, il se fâne, faiblit et finit par ne plus exister.

L’amour, c’est la base. Et la base doit être entretenue régulièrement pour continuer à supporter la charpente. Par contre, il faut que les deux partenaires de vie le veuillent et le désirent. Si l’un des deux décide de débarquer, plus rien à faire. Personne ne peut être forcé de rester et d’essayer.

Ce n’était pas aussi simple comme choix. Je l’ai fait et je ne le regrette pas. Comme je l’ai mentionné plus haut, mon regret c’est d’avoir attendu longtemps en espérant qu’un miracle nous tombe dessus. Ce n’est pas arrivé. À la place, nos coeurs ont dérivé, nos chemins ont divergé.

Aujourd’hui, je suis une femme heureuse. Épanouie. Libérée. J’ai reconstitué une famille avec mes trois enfants. Il y a des jours où c’est plus difficile que d’autres. Comme dans n’importe quelle autre famille. Mais nous avons réussi grâce à notre résilience et à notre joie de vivre innée. J’aimerais être en couple, un jour. Ré-avoir la maison familiale dont je rêve. Mais je ne forcerai pas les choses. Ça arrivera quand ça arrivera. Entre temps, je savoure ma nouvelle vie. Je suis bien et comblée. Je m’épanouis au fil des jours. Je dis non à ce que je ne veux plus. Et je reçois à bras ouverts ce que je veux. Être bien avec soi est la première condition pour être bien avec une autre personne. Je ne prends plus rien pour acquis. Je suis consciente que le bonheur est fragile. Donc je vis à fond les petits moments de bonheur que la vie m’offre en cadeau.

C’est le choix que j’ai fait : me choisir. J’ai choisi aussi d’être heureuse en adoptant une attitude de gratitude. C’est reconnu que les personnes reconnaissantes sont des personnes plus heureuses.

« Quand je suis inquiet et que je n’arrive pas à dormir, je compte mes bénédictions au lieu de compter les moutons, et je m’endors en comptant mes bénédictions. » Irvin Berlin

https://youtu.be/n43T56Z01Mk