À cœur ouvert…

Nous voilà rendus à notre dernière semaine de Décembre et du coup, de l’année. Je voulais rédiger une lettre au Père Noël mais je me rends compte que le temps a filé tellement vite que c’est déjà trop tard pour le faire. Je me disais à tous les matins que j’allais prendre du temps en soirée pour le faire. Et finalement, ce temps était utilisé pour faire autre chose. Peut-être, qu’inconsciemment, j’évitais ce moment où je devais aller fouiller dans mes tiroirs intérieurs pour écrire. Il y a des jours où c’est plus facile de le faire, d’autres non. Selon mon expérience, un blocage émotionnel quelconque au fond de nous peut engendrer un blocage d’écriture. Je devrais faire de l’introspection plus régulièrement et d’une façon plus disciplinée, comme avant, afin d’empêcher que ce genre de situation m’arrive.

Bref, j’avais envie de lui écrire pour le simple besoin de le faire. L’enfant en moi avait besoin de savoir qu’il est là, qu’il existe, qu’il me comprend, qu’il veille sur moi, qu’il me regarde de loin avec bienveillance….J’avais besoin de me confier à lui, sans m’attendre à des conseils ou à des « théories existentielles » desquelles je me fous royalement.

Je voulais lui raconter mon année. Cette fameuse année que je considère comme la pierre angulaire des prochaines à venir. c’était l’Année avec un grand A, intense, vibrante, fatigante, chamboulante et surtout riche en surprises. Je me demande comme j’ai fait (et je continue à le faire) pour survivre à toutes ces vagues de changement. J’aimerais juste préciser que la plus grande majorité de ces changements étaient d’ordre positif. Mais un changement reste un changement avec ce tout que ça implique au quotidien. Il vient avec son lot d’instabilité, d’insécurité, de doute, de questionnement et surtout de remise en question. C’est un passage obligatoire vers ce qui est meilleur, mais qui demande beaucoup de force intérieure et de persévérance. Laisser tomber est facile. Se cacher dans sa zone de confort l’est encore plus. Et c’est notamment ce qu’il faut éviter à tout prix si on tient à effectuer un virage important dans notre vie. Je me suis donc armée de volonté et de patience (à laquelle s’additionne la patience exemplaire de mon chum). Je savais que j’aurais encore une fois à livrer un combat ardu qui risquait de m’anéantir à tous les niveaux si je ne m’accrochais pas à mes valeurs et à mes croyances (non religieuses).

J’ai changé de vie. Je me suis encore choisie pour être en mesure de choisir ma famille, mes enfants, ce que j’ai de plus précieux. J’ai décidé de refaire ma vie avec un homme digne de ce nom, un homme de valeurs qui m’a offert son cœur, ses bras et son soutien. Pour être avec lui et pour recréer une famille à l’image de nos valeurs, j’ai déménagé dans sa ville. Il était prêt à tout pour moi. Il était prêt à déménager dans la mienne. Mais repartir à neuf dans une nouvelle ville permet de bâtir de nouveaux souvenirs, une mémoire neuve sans cicatrices et sans bleus. J’y tenais. Il m’a aidée à le réaliser. C’était une décision que je ne regrette aucunement.

Qui dit nouvelle ville, dit nouveau boulot. J’ai vécu deux changements de travail en six mois, et ce, pour de meilleures conditions. Je peux enfin dire que je fais une belle carrière qui répond à mes aspirations professionnelles! Je l’ai préparée et planifiée d’avance, pierre sur pierre, avec patience, ténacité et beaucoup de visualisation. J’ai pris des risques que j’appelle calculés et bien pensés. Je suis sortie de ma zone de confort et j’ai fait confiance à la vie et surtout à mes compétences et à mes capacités. Il m’arrive encore de douter de ce que je peux réaliser mais ce n’est que passager. Il faut savoir se remettre en question pour repartir plus en confiance et plus solidement.

Quant au dossier « famille », je me suis soumise à un exercice d’une difficulté extrême. Pour mes enfants, j’ai accepté que mes compétences de mère soient disséquées sous la loupe d’une experte psycho légale pour aider le tribunal à décider de l’attribution de la garde (en changeant de ville, la garde partagée n’étant plus possible, il fallait que le tribunal tranche où les enfants allaient vivre!). Je me suis sentie analysée comme un lapin de labo. J’ai vécu des moments de doutes insupportables. Heureusement, j’aurais le privilège de vivre enfin avec eux à temps plein à la fin de l’année scolaire actuelle. Oui c’est un privilège, vivre avec ses enfants! Je reviendrai sur cette tranche de vie avec plus de détails lorsque ce dossier sera « affaire classée ».

Donc, j’ai dû jongler entre un déménagement dans une nouvelle ville, une nouvelle vie de couple, deux changements de job, la perte temporaire de la garde des enfants, et tout ça, dans la même année, tout en restant « saine d’esprit ». On s’entend que j’ai vécu des hauts et des bas interminables car chacun impliquait sa dose d’adaptation, de résilience et d’acceptation. Des fois, je ne voyais plus la lumière au bout du tunnel et d’autres fois, je flottais sur un nuage. Donc, c’est le topo de mon année qui se veut transitoire par excellence.

Ce que j’ai appris en ces 12 derniers mois, c’est qu’il ne faut rien prendre pour acquis. Et qu’atteindre un objectif ne doit pas être la finalité en soi. Ce n’est qu’une étape franchie qui prépare une autre à venir. Qu’il faut profiter de chaque moment avec ceux qu’on aime car la vie peut nous les enlever n’importe quand. J’ai appris aussi à me reconstruire différemment, à accepter que certaines choses ne restent plus pareil, à être plus résiliente et plus bienveillante envers moi-même. J’ai surtout compris que j’ai le pouvoir et la responsabilité de changer le déroulement des événements de ma vie.

Je suis tellement reconnaissante à la vie pour cette année différente car grâce à toutes les épreuves que j’ai surmontées, je peux et je sais mieux apprécier ce que j’ai. Je suis chanceuse de ne pas être seule dans mes batailles et d’avoir beaucoup d’amour dans ma vie. Une douce trêve qui me permet de rassembler mes forces pour le prochain combat….

Voilà ce que je voulais dire au Père Noël….
Sur ce, joyeux Noël à vous tous….

15 réflexions sur “À cœur ouvert…

    1. Merci Bcp Roberte. Ton dernier texte avant ta pause de fin d’année m’a touchée au plus profond de moi. Je pense à mes enfants et à moi-même des fois et ça me fait mal. Je te souhaite de la douceur en cette période. Joyeuses fêtes avec ceux que tu aimes💕

      Aimé par 1 personne

      1. Cette période est toujours si difficile et parfois j’ose le dire . Merci Dina d’avoir su lire mon ressenti avec affection.
        Mon Noël cette année fut très familiale en douceur entouré de mon mari, et d’un de mes fils.
        Amitié Dina

        Aimé par 1 personne

  1. Coucou Dina. Je reviens un peu parmi vous. je me reconnais beaucoup dans ton année. moi aussi j’ai trouvé l’amour avec un A avec son lot de destabilisation comme tu le dis si bien mais comme on le sait sortir de sa zone de confort est la seule option valable. je suis contente pour toi. je te souhaite une bonne fin d’année. Bisous

    Aimé par 2 personnes

    1. Allô Cathou. Joyeux Noël🎄 contente d’avoir de tes belles nouvelles. J’espère que 2020 te portera bcp de belles choses et surtout plus d’amour. Je suis très contente pour toi. Je t’embrasse et au plaisir de te lire bientôt.

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