Une piqûre de rappel

Au cours des trois dernières années, ma vie a connu beaucoup de hauts et de bas. J’étais souvent prise dans des montagnes russes émotionnelles qui s’emparaient de ma paix intérieure et mettaient à dure épreuve ma fameuse résilience. Je me remettais jour après jour en question pour tenter de comprendre ce qui m’arrivait et surtout pour m’assurer d’avoir fait les bons choix et pris les bonnes décisions.

J’ai vécu des moments de doutes intenses. J’ai éprouvé une déception intenable envers la vie. J’ai ressenti beaucoup de colère et des fois de la honte. La honte d’avoir échoué de préserver mon couple et garder ma famille soudée, unie. J’avais ma part de la responsabilité car je me suis éloignée. J’ai décroché. Je ne pouvais faire autrement. L’amour n’y était plus. Je n’avais plus ma place dans un simili couple qui ne ressemblait plus à celui que j’ai tant rêvé étant jeune. Je voyais le désarroi dans les yeux de mes trois enfants à chaque fois qu’ils voyaient leur mère effondrée et pleurant en boule sur le plancher froid de la cuisine. Ça me déchirait et me poussait dans un cercle vicieux infernal où aucune lumière ne luisait au bout du tunnel. La douleur était physique, réelle. La douleur était psychologique, plus que réelle. Je souffrais. On souffrait ensemble tous les quatre. Chacun à sa façon. Leur souffrance me torturait. Un enfant ne doit pas vivre cette peine démesurée. Je devais être forte pour eux. J’étais la poutre qui soutenait ma petite famille. Je n’avais personne à mes côtés. Aucune famille. Les quelques amis avaient leur vie et leur propre combat à livrer. Je me suis ramassée à la petite cueiller. Je me suis remise debout en m’aggripant à tout espoir, à toute pensée positive. Je me suis accrochée tant bien que mal à tout ce qui pouvait me redonner goût et confiance en la vie. Au fil des jours, les moments difficiles étaient tranquillement remplacés par d’autres plus faciles. Le sourire retrouvait son chemin vers nos visages. Je me suis découvert une force insoupçonnée en moi qui m’a poussée vers l’avant, qui a ravivé mon âme.

Je me suis reconstruite. Aujourd’hui, je suis une femme épanouie, heureuse, plus forte et…plus sensible. Ces expériences de la vie m’ont rendue plus sensible que je ne l’étais. Mes larmes sont plus proches qu’avant. J’ai appris à exprimer mes émotions si je me sens en confiance de le faire. Je me suis débarrassée de la coquille qui me servait d’armature et de refuge pour permettre aux autres de m’approcher et de m’aimer. J’ai réussi à baisser ma garde pour recevoir l’amour dans ma vie.

J’ose croire que j’ai cheminé. J’ai appris aussi beaucoup sur moi-même en introspectant régulièrement. L’écriture a contribué énormément à ma guérison et à mon lâcher-prise. La méditation pendant de longues heures m’a appris à gérer mes émotions d’une façon plus efficace et canaliser mon stress à l’extérieur positivement. Quand j’entends résonner le rire de mes enfants dans les recoins de la maison et je vois briller leurs yeux à nouveau, je sais que j’ai emprunté la bonne voie. La voie de mon coeur de maman. La voie de mon coeur de femme qui connait sa juste valeur et vénère sa force intérieure. Je ne peux qu’être reconnaissante à la vie pour ce bonheur à ne prendre pour acquis!

Ce soir, je ressens ce besoin de faire un retour sur cette période de ma vie afin d’apprécier toutes les belles choses qui m’arrivent et de chasser les petits nuages passagers qui peuvent entraver la lumière du soleil de réchauffer mon petit coeur qui vibre au diapason de l’amour et de la vie….

13 réflexions sur “Une piqûre de rappel

  1. Une Mère et ses enfants, une Femme et ses enfants…. La réalisation de Soi, l’Entrée dans l’aboutissement se soi-même, de son humanité, c’est une démarche, une intention, et voir, savoir comprendre que l’on y parvient, c’est déjà la réalisation, l’atteindre est alors une Sagesse, notamment par le biais de l’Amour et des Corps apaisés (et aussi en fureurs parfois! (sic). Pour certain-e-s d’entre nous, il convient même parfois de parler de « Guérison » dans ces réalisations…L’Amour OUI, le couple, NON, effectivement sinon à perpétuer, reproduire, renouveler les enfermements stériles et mortifères… 3 enfants et cette situation! Quelle Synchronicité! La Femme-Mère-Déesse-Reine avec qui je partage et vis l’Amour est maman-femme de trois enfants!!!

    Hier un message en langue anglaise est apparu, que j’ai commenté, puis le billet a disparu, Glups!

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    1. Dsl je n’ai pas vu ton commentaire hier. J’ai publié ma version brouillon et je l’ai réalisé plus tard. Nous avons un point de vue différent par rapport au couple. Moi j’y crois. Je respecte ton point de vue. C’est la richesse d’échanger sur les textes et partager nos pensées.

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      1. De mon vécu, je ne vis de la vie commune dans le quotidien, et avec qui que ce soit (c’est le cas avec mes propres enfants) une intrusion permanente dans l’intime, Cette intrusion contribue à mettre en place de façon continue tout un système entre les personnes, un système de fonctionnement individuel propre à chacun qui fige certaines choses, en modifie d’autres, en matière de comportements et d’intégrité de soi… Au final on est adapté, on s’adapte à la situation C’est mon avis, on nomme cela par raccourci des « habitudes ». Affranchi quelque temps de celles-ci, on mesure l’aisance de se mouvoir soi-même, chacun pour soi, avec légèreté et liberté. Il est aisé ensuite de choisir le moment, les temps, les espaces pour partager ce qui n’est pas l’habitude et ce qui est le plus précieux, le plus authentique: soi-même….

        On peut ensuite jouer à des habitudes. Je n’ai jamais su ni pu jouer au couple, mais d’autres en ont parlé et/ou l’ont écrit bien mieux que moi, par la poésie par exemple.

        Merci pour ta compréhension.

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    1. Heureusement, c’est du passé. Le soleil brille dans mon ciel comme jamais. C’est ces souvenirs qui nous permettent de cheminer et qui nous dévoilent la force qui réside en nous qu’on ignorait la présence. Ça me sert de leçon pour le présent et le futur. Reconnaitre aussi les signes pré-coureurs, être capable de dire non et refuser ce qui ne ressemble plus à la nouvelle Dina forte et qui n’accepte plus le bullshit. Nos déboires nous laissent des cicatrices pour nous rappeler ce que c’est d’emprunter un chemin qui peut faire mal. Je t’embrasse Marie. Contente aussi que le soleil réchauffe ta vie.

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  2. Je viens de te lire et j’apprécie ton courage, la vie a été dure avec toi, mais ton courage et ainsi tu as su prendre la bonne décision. dis toi que la vie est belle et pour tes enfants et pour toi même continue à suivre la bonne route et tu retrouvera le bonheur et surtout la tranquillité du coeur et de l’esprit . je t’embrasse bien fort.

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