Mois : juin 2018

L’amour au temps du numérique (Temps imparti entre copines #3)

Voici mon troisième texte avec mon amie Maud. Nous avons choisi comme thème l’amour à l’ère du numérique et chacune de son côté s’est lancée dans la rédaction de son texte pour le plaisir de découvrir après ce que elle et moi avons respectivement écrit.

Au cours de cette dernière décennie, la révolution technologique a laissé son empreinte sur notre vie au grand complet et les relations amoureuses n’ont pas été épargnées non plus. La dynamique entre les différentes personnes a changé. Je ne peux pas dire, par contre, que c’est changé vers le meilleur.

Étant moi-même de la génération de la radio cassette, du walkman, des jeux dans la rue avec les enfants du voisinage, des lettres d’amour secrètes écrites à la main à l’insu de maman ou du prof., j’ai de la misère à concevoir les relations amoureuses réduites à un magasinage en ligne. On défile les profiles sur nos applications mobile comme on feuillette un catalogue Sears ou un circulaire Walmart afin de trouver l’homme ou la femme « parfaite ». On établit des critères presque impossible à atteindre en oubliant le détail le plus important : on est scruté à notre tour….et on n’est pas parfait!

On accumule des rencontres, et par la bande, des déceptions. Ce qui est entre les oreilles n’est plus un critère important. Au contraire. Plus la personne est du style intellecto, moins ses chances de « pogner ». Après tout, qui a besoin d’une femme (ou d’homme) qui parle de politique, d’histoire, de culture, de plantes, de musique, sur un site de rencontres? Il faut qu’elle soit belle, sexy, grande, fine et « willing« . Excusez-moi le terme mais je ne vous conte pas de menteries! J’ai été moi-même une consommatrice de sites de rencontres et j’ai décidé d’abandonner l’idée la plus stupide que j’ai pu avoir de ma vie. En fait, tout dépend de ce qu’on cherche. Si le but est de s’amuser et d’avoir des plans B, C…et Q, c’est le bon endroit pour ça. Si le but est de rencontrer l’amour de sa vie et bâtir une relation sérieuse à long terme, c’est plutôt rare. Bonne chance. Je n’ai pas dit que ça n’arrive pas. La perle rare existe n’importe où et n’importe quand. Il suffit d’arriver à la dénicher. Personnellement, je n’ai pas trouvé mon compte là. Je ne réponds pas aux critères. Je suis du genre à trop « philosopher »!!!

Par contre, un fait important à souligner afin d’être juste et objective (ouais quand même!), j’ai pu construire de belles amitiés qui durent depuis des mois. De belles personnes avec qui j’ai des affinités et des discussions philosophiques qui m’apportent un plus à ma vie. Ces relations sont bien restées à l’étape de l’amitié et ça me convient parfaitement. Une d’elles se démarque par un « quelque chose » de plus. Je ne peux dire c’est quoi à l’instant car je ne le sais pas. Je vais laisser le temps (et les circonstances de la vie) me le dire!

Beaucoup de ces habitués des relations numériques ne prennent pas le temps de découvrir les personnes qu’ils croisent. Après le premier échange, ils veulent te rencontrer. Si tu refuses car tu juges que c’est encore tôt de passer à cette étape, on te « flush« . Oui oui aussi simple que ça. C’est le petit piton « DELETE » sur le clavier qui décidera de ton « destin ». Allez NEXT. La personne disparait du jour au lendemain d’où le mot « ghosting« . D’ailleurs, c’est facile à le faire, la personne est cachée derrière son écran. Après tout, on est juste un nombre. Un nickname.

On te choisit selon ta photo. Même si tu écris une épopée sur toi-même dans ta fiche de présentation, personne ne prend le temps de la lire. On se fiche de ce que tu es, de ce que tu aimes, de ce que tu cherches, de ce que tu veux. Le body language et les émotions n’y sont pas. Ta photo « photoshopée » te fera passer le test de la pré-séléction ou pas. Si par malheur, cette journée où tu as pris la photo, tu as mal dormi et/ou c’est ta journée « bad hair day« , tu es foutu. Tu seras condamné à l’oubli éternel! Au pire, tu seras abordé par un autre être condamné tout comme toi…

L’amour au temps du numérique, c’est un amour de consommation rapide et non durable. Il sert à satisfaire tes besoins urgents. On veut te faire l’amour en ligne. On t’envoie des sextos et on te le dit clairement que c’est important pour savoir si la maudite « chimie » est là. De quelle chimie parle-t-on si tu n’as jamais vu la personne en vrai?

Il est du genre « périssable » avec une date d’expiration de quelques semaines tout au plus. Il ne te permet pas de rêver. Il ne te donne pas la chance de goûter à la félicité. Tu n’auras pas le temps de toute façon!

Je crois encore à l’amour galant. L’amour du temps de nos parents et de leurs parents. Pour moi, c’est l’amour au temps des chevaliers, des ladies et des gentlemen que je veux. Point, c’est tout!

Mon journal de gratitudes #16

J’enchaine avec mon journal de gratitudes qui est une introspection ainsi qu’un moment de reconnaissance envers la vie pour tous les petits cadeaux qu’elle me fait au quotidien. Ma vie n’est pas parfaite. Loin de l’être. Elle n’est pas facile non plus. J’ai mes combats à livrer comme chacun d’entre nous.

Certains jours, je réussis à atteindre mes objectifs et à être heureuse. D’autres jours, je réussis à peine à y survivre. Se mettre de la pression sur les épaules ne sert à rien d’autre que de se rendre malade et malheureux. Les personnes réagissent différemment à toute sorte de situations. L’important c’est d’établir ses priorités et d’agir en conséquence.

En fait, l’important c’est d’être bien et heureux. C’est mon objectif principal de chaque jour. J’ai appris à tirer du positif de toute situation mais sans exagération. Je connais mes limites, je suis réaliste et terre à terre. Je ne me prends pas la tête non plus avec les complications de la vie. Dans mon cheminement, une chose que j’ai apprise également c’est de choisir mes batailles. Ça m’évite de me mettre les pieds dans un plat qui ne m’appartient pas. Qui n’ajoute rien de constructif à ma vie. Je préserve mon énérgie pour ce qui est plus important, ma famille en premier lieu et pour moi-même et mon bien-être. Par contre, je n’agis pas avec égoïsme. Je prends toujours en considération l’impact sur mon entourage.

Le simple fait d’être reconnaissant est une ouverture spirituelle vis-à-vis l’univers. Nous agissons en tant que relais de transmission de cette énérgie qu’on veut lui donner. En retour, nous recevons plus de cadeaux, plus de moments de satisfaction qui remplissent notre coeur de petits bonheurs. Nous rentrons dans un cycle d’énérgie positive et d’Amour avec un grand A, ce qui nous rend heureux et davantage reconnaissants.

Il est temps de remercier la vie pour:

  • Les moments de bonheur avec mes enfants. L’école qui vient de finir et finalement le début des vacances. Ma Layane vient de finir une importante étape et passe à une autre. Elle débute le secondaire. Mon Ti-loup s’en va en première année de primaire qui est le début d’un long parcours scolaire. Et ma Zoya qui s’approche de plus en plus du cégep.
  • Le fun qu’on a eu au bal des finissants de Layane.
  • Les anecdotes que mon gars me sort à chaque jour et qui mettent du soleil dans mes jours.
  • Chacune des personnes qui contribue à sa façon à m’apporter un plus dans ma vie, que ce soit par un simple échange virtuel ou réel.
  • Toute personne qui aide à rendre ma journée au travail plaisante et facile.
  • Le recul dont je suis capable de faire et qui m’évite des déceptions. Je ne prends plus personnellement le comportement de certains. Les gens agissent de comment ils sont et ça je ne peux pas contrôler, donc ça ne doit pas me toucher. J’offrai beaucoup de moi-même sans attendre de retour. Mais j’apprécie quand même une attention envers moi lorsque j’en ai besoin. Désormais, je choisis où je mettrai une portion de mon coeur et une partie de moi-même. Est-ce de l’égoïsme? Non. Je veux me protéger davantage.
  • Mon ami Yves qui est toujours à l’écoute et qui ne s’empêche de me rassurer dans certains moments de doute et de me donner de bons conseils.
  • Ma vie dans cette belle province qui ne cesse de m’émerveiller et de m’offrir le meilleur.

Aujourd’hui, le 25 juin, c’est la St-Jean au Québec, la fête nationale de notre beau coin de monde. Je souhaite une bonne fête à tous les Québécois et Québécoises et toute personne portant le Québec dans son coeur!

Sur ce, je vous souhaite à vous tous une belle dernière semaine de juin.

Ce que je veux

On m’a posé une question récemment qui m’a fait brasser les méninges plus que je ne m’y attendais par rapport à ce que je voulais sur le plan personnel. J’ai eu, sur le champ, un moment de blanc. Un doute. Une hésitation. Ça a duré l’espace d’un éclair. Je pensais que ce que je voulais était clair et évident. Pas juste pour moi évidemment mais pour les autres aussi. Je me suis trompée sur toute la ligne.

Il « semblerait » pour certains (qui pensent me connaitre) que je donne l’impression de ne pas savoir ce que je voulais. Pourtant c’est si clair : la moi actuelle est une femme indépendante qui veut être en amour mais qui ne veut pas être étouffée. Et aussitôt que ça commence à l’étouffer, un turn-off instantané. Ciao bye. Pas de négo sur ce plan. Je tiens trop à mon oxygène pour vouloir négocier ces termes-là. Ça me repousse et me pousse loin. Je crois que je l’ai toujours été sans le savoir. Ou je ne l’assumais simplement pas.

Bien sûr que je veux aussi m’engager mais je veux que chacun ait son espace pour s’épanouir en solo afin de pouvoir s’épanouir après, en duo. J’aimerais également bâtir une belle relation basée sur la confiance, la complicité, la légèreté, les beaux moments, l’écoute, le partage, la douceur, l’affection, le soutien mutuel, la compréhension, l’acceptation de la liberté de l’autre. Je veux la chaleur d’une étreinte avant le dodo aussi.

Si moi ou mon partenaire avons le goût de partir chacun de son bord, sans l’autre, en voyage, à l’aventure, en vacance ou peu importe où et pourquoi, que ce soit possible, en toute LIBERTÉ et CONFIANCE sans avoir à justifier à l’autre sa décision. Après tout, se laisser pour mieux se retrouver. Par contre, ça ne veut pas dire que faire des choses à deux ne m’est pas important!

Je veux une relation où l’autre est capable de continuer de vivre sa vie en mon absence sans que la terre ne cesse de tourner. C’est réciproque pour moi.

Une relation qui se renouvelle à tous les jours, qui me sort de ma zone de confort, qui m’apprend de nouvelles choses. Une relation qui résiste à la routine même si cette dernière est réconfortante. Simplement une relation qui ressemble à une aventure où le petit « humph » est là. Tsé ce brin de folie qui fait briller les yeux, où le plaisir et l’excitation de la découverte sont au rendez-vous tout au long?

J’ai fini par comprendre pourquoi mes anciennes relations étaient vouées à l’échec. À vouloir trop me contenir dans un cadre m’a juste repoussée. À vouloir trop m’entourer, j’ai fini par dériver au loin. J’ai une âme de gitan. Une âme libre comme l’air. Pourquoi est-il si difficile à le comprendre? Je veux que ma bulle soit respectée. Ça peut faire peur à certains. Mais je le dis souvent, le bon n’aura pas peur.

J’ai souvent donné la recette secrète : m’apprivoiser à la manière du renard du Petit Prince. Un jour à la fois. S’approcher d’un pas. Se regarder dans les yeux. Apprendre à se connaitre par étape, sans brûler les étapes.

« L’Autre n’est pas là pour combler un vide, un manque ou corriger un quelconque distorsion inhérente à notre histoire personnelle que nous n’avons pas entrepris de traiter, de guérir. L’Autre n’est là qu’en tant que relais de transmission des énergies d’Amour que vous voudriez bien donner à l’Univers. C’est en donnant à l’Autre que l’Amour au sein du couple s’accroit et participe à l’expansion de la Conscience. » Meri Kama

Mon journal de gratitudes #15

Bien que ce ne soit pas dimanche, je ne veux pas omettre de rédiger mon journal de gratitudes. Vaut mieux tard que jamais surtout lorsqu’il y a une dizaine de raisons pour se les rappeler.

Donc les jours se succèdent mais ne se ressemblent pas. Des jours moins évidents que d’autres. Par contre, il faut continuer à trouver des motifs pour être bien quand ça va moins bien. Tirer du positif même des situations qui peuvent nous frustrer. Et refuser de se laisser envahir par la négativité.

Chaque moment qui peut nous procurer du bonheur est à préserver précieusement. Si ces moments n’existent pas alors il faut les créer. C’est ma devise. Je n’attends plus après qui me rend heureuse. JE me rends heureuse en premier. Je l’ai compris il y a quelque temps et depuis, je crée des raisons pour être joyeuse.

Passons à l’important, j’aimerais dire merci à la vie pour :

  • Tous les points forts que j’ai qui me permettent d’être qui je suis et d’investir dans mes ambitions. La chance que j’ai eue de participer à un concours qui pourrait changer le cours de ma vie professionnelle, dans l’éventualité où je le réussisse. Je vais me croiser les doigts pour le reste.
  • La personne (qui va sûrement se reconnaitre s’il lit mon journal) qui m’a encouragée sans le savoir à vouloir réaliser mon rêve d’écrire des chansons. Merci de m’avoir offert de mettre de la musique sur mes mots. Ça me touche plus que tu ne le penses ☺️. Sache aussi que j’apprécie beaucoup nos échanges qui me font toujours sourire.
  • La complicité que j’ai développée au fil des jours avec certains et qui met du soleil dans mes journées.
  • La randonnée en montagne en bonne compagnie.
  • Le courage de refuser certains comportements ou certaines paroles blessantes puis le dire.
  • L’amour de mes enfants. Leur affection qui comble mon coeur de mère.
  • Et encore comme à chaque semaine, le toit qui m’abrite, la nourriture sur ma table, la santé et tout ce que la vie m’offre au quotidien.

Je vous souhaite une belle semaine remplie de beaux moments.

« Vous voulez rendre chaque jour votre vie plus riche et plus belle ? Remerciez la vie pour tout. » – Anonyme

Les moments de doute

Un jour sous le signe du doute, de la peur, de l’incompréhension. Cette fragilité qu’on pense surmonter avec le temps vient nous rappeler que le combat n’est pas fini. Le combat est omniprésent avec chaque nouvel aube. Il accompagne chacun de nos pas vers le bonheur.

Il y a des jours où tout semble parfait. Facile. Simple. Il y a d’autres où le simple fait de sortir de son lit est un effort, une corvée. Les vents tumultueux de la vie peuvent provoquer les pires des vagues dans notre âme et dans ce cas, surfer devient quasi impossible. On a l’impression de couler au fond de nous-mêmes. Mais aucun sauveteur n’y peut rien. On est notre propre sauveteur. Personne d’autre. À quel point peut-on nous tendre la main pour nous aider à refaire surface afin de prendre une bouffée d’oxygène? Ça dépend des jours.

On est des humains donc des êtres faits d’émotions. Avoir peur, être fatigué, vouloir se réfugier dans son petit monde réconfortant, s’ouvrir à l’autre, pleurer…toute une gamme de réactions parfaitement humaines. Nous avons toujours le choix de la réaction vis-à-vis les moments les moins faciles mais des fois, on n’a juste pas envie de choisir. On est tellement submergés par la marée haute qui saisit notre âme que tout ce qu’on veut c’est un rayon de soleil qui vient réchauffer notre coeur en bandoulière.

Je me mets souvent en question lorsque je vis ce tumulte dérangeant à l’intérieur de moi. Je me juge un peu trop sévèrement des fois, même si je sais que je n’ai pas le contrôle sur l’intensité et la direction des vents. Ma nature sensible est la cause de ce retrait émotionnel vers l’intérieur. Je me cache dans ma bulle sécure le temps que le bruit diminue. Ensuite je m’ouvre à nouveau. Avant, je refusais ce trait de ma personnalité. Aujourd’hui, je l’accepte, je le comprends mieux et je l’assume. Ce retrait me permet de maîtriser mes émotions et d’en faire abstraction dans le but de m’ouvrir à nouveau vers l’extérieur. Heureusement, ce n’est pas long avant de retourner dans le moment présent et être dans l’action.

La vie n’est pas rose tout le temps malgré ma joie de vivre. Par contre, je carbure sur l’espoir et l’optimisme. Je sais bien qu’il nous faut de la pluie et du soleil pour voir les couleurs pastels de l’arc-en-ciel. Je sais. Mais c’est un de ces soirs où l’on a besoin d’une étreinte affectueuse, d’un sourire réconfortant et de la chaleur d’un corps contre le notre. Une présence humaine quoi. On a beau être fort, indépendant, en contrôle, reste que notre besoin en amour (aimer et être aimé) est un besoin primaire. Je détiens un coeur rempli d’amour en attente d’être pris par un autre coeur rempli d’amour. Je sais que tout peut être forcé, sauf l’amour. Il débarque à l’improviste lorsqu’on s’y attend le moins. On ne peut diriger son cours. Il s’empare de tout notre être pour nous purifier, nous faire vibrer, frémir et nous ébranler sans qu’on puisse riposter. Un amour démesuré. Immodéré! Oui je sais.

Demain, ce sera un autre jour. Il ventera peut-être moins ou pas. Peut-être plus, qui sait!

 » L’important est d’Être Troublé, d’Aimer, d’Espérer, de Trembler, de Vivre.  » Auguste Rodin

Mon journal de gratitudes #14

Après un arrêt de 3 semaines, me voici de retour à mes anciens amours, à mes billets sur la gratitude. Cet arrêt m’a été imposé par mes propres limites. J’étais dispersée dans ma tête et je manquais de discipline. La fatigue des derniers mois m’a rattrapée plus que jamais et je dors peu. J’ai dû délaisser un peu le blog malgré qu’écrire me manque à mourir. C’est un exercice avant tout qui met de l’ordre dans ma vie et me rappelle « à l’ordre ». Ceux et celles qui me suivent depuis des mois savent qu’écrire c’est de l’introspection pour moi. Le journal des gratitudes est L’EXERCICE ultime pour ça. C’est un genre de méditation qui me permet de revenir dans le moment présent et de me concentrer sur ce qui est positif. Remercier la vie pour tout ce qu’elle m’offre au quotidien est devenu un mode de vie qui me fait du bien et qui me permet de voir tout ce que j’ai au lieu de ce que je n’ai pas. Dans mes moments d’inquiètude, il m’apaise et m’aide à accepter ce que je ne peux pas changer. Chacun sa façon!

En ce magnifique dimanche ensoleillé de Juin, je suis reconnaissante pour :

  • Notre santé, mes flos et moi.
  • La joie de vivre qui règne dans mon petit foyer.
  • Les belles personnes qui croisent mon chemin, de près ou de loin et qui choisissent de rester dans ma vie même quand je suis détestable (bon c’est rare mais ça arrive quand je suis fatiguée. P. S. je suis sûre que tu te reconnais ☺️!).
  • Tous les projets futurs qui me font battre le coeur (carrière et loisir).
  • Les trois plantes que j’ai réussi à maintenir en vie depuis deux mois et que je vois grandir au fil des jours. Merci à toi Maud de m’avoir donné la piqûre. Je ne suis pas aussi bonne que toi mais c’est un jour à la fois (faute d’avoir un chien, j’adopte des plantes).
  • Les nouvelles amitiés que je me suis faites au bureau et qui rendent mes journées plus le fun.
  • Les échanges et la complicité avec ma merveilleuse maman.
  • Le courage de dire non même au risque de perdre des personnes

Je vous souhaite un bon début de semaine et n’oubliez pas d’être heureux et reconnaissants.

« Quand vous vous levez le matin, remerciez pour la lumière matinale. Remerciez pour votre vie et votre force. Remerciez pour la nourriture et pour la joie de vivre. Et si vous ne voyez aucune raison de remercier, soyez assuré que la faute vient de vous. » – Tecumseh, chef des Indiens Shawnee

Mon Coeur de Saumon a un an

Il y a un an, je ne savais pas trop encore dans quoi je m’embarquais. Je me posais mille et une questions si j’allais réussir à écrire d’une façon régulière et constante. Si j’allais trouver des sujets, des idées, des mots. Si j’allais être lue. Si j’allais surtout garder l’enthousiasme des débuts.

Créér un blog est facile. En deux clics, il est mis en ligne et prêt à être garni de textes et de billets. Le plus dur c’est de l’entretenir et de continuer à l’alimenter afin de maintenir l’intérêt des lecteurs et surtout des autres blogueurs pour qu’ils poursuivent à lire et à interagir avec les textes.

Lorsque j’ai décidé de me jeter à l’eau, je n’avais aucun plan, aucune vision. Je voulais simplement traduire mes ressentis par des mots. J’avais ce besoin profond de creuser dans mon âme afin de faire jaillir tout ce qui m’étouffait, ce qui m’empêchait de respirer. De me libérer et de libérer ces mots restés coincés dans ma gorge pendant longtemps. On dit (et je l’ai souvent répété) que les mots guérissent les maux. Écrire a guéri beaucoup de mes maux. Écrire m’a redonné ma liberté. La liberté d’être moi-même à nouveau. La Liberté de m’accepter comme je suis avec toutes mes imperfections, de m’aimer et d’être fière de moi-même.

Avec chaque nouveau texte, je retrouvais un morceau de moi que je recollais aux autres. Un texte à la fois. Un an plus tard, j’ai retrouvé tous mes morceaux perdus. Aujourd’hui, je suis complète plus que jamais. Ce blog m’a permis de me réapproprier ma voix. De faire souvent des introspections, de sonder mon coeur, d’être simplement reconnaissante d’être en vie et moi-même.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est une tranche de vie. Une vie que j’ai recréée à ma façon. Ce blog m’a vue vibrer, pleurer, rire, rêver, se défouler, rager, aimer, oublier, décevoir et se décevoir.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est moi. Tout moi. sans filtre, passionnée, intense, vraie, sensible, imparfaite. C’est mon reflet. Et il est à mon image. Il me suit dans tous mes états d’âme.

Ce n’est pas qu’un blog. C’est un moyen de communication qui m’a permis de tisser des liens avec d’autres blogueuses et blogueurs de partout dans le monde. Une fenêtre qui s’est ouverte sur de nouveaux horizons, sur de nouvelles amitiés, sur la vie des personnes qui vivent ou ont vécu des expériences similaires aux miennes ou non.

En un an, j’ai grandi et cheminé. J’ai appris à ne plus attendre demain, ni vendredi, ni l’été et ni les vacances. J’ai assumé que sortir des sentiers battus est correct. J’ai compris que vivre le moment présent enlève beaucoup d’inquiétude et d’angoisse. J’ai pratiqué le lâcher-prise et j’ai…lâché prise sur tout ce que je ne peux pas contrôler. Enfin de compte, c’est un acte de confiance en la vie. Ai-je réussi? À 85% du temps, OUI.

Mon coeur de Saumon a eu un an hier et j’en suis fière de ce que j’ai pu réaliser. Je vous remercie de me lire et de croire en mon talent en écriture, d’échanger avec moi sur les différents sujets et de me partager également une tranche de votre vie.

« Tout ce qui est écrit continue de vivre; tout ce qui n’est que parler meurt! » Citation orientale