Mois : avril 2018

Être heureuse…

Au fil des jours, je suis de plus en plus convaincue que l’attitude que nous adoptons vis-à-vis la vie et les autres fait toute la différence par rapport au cours des événements.

Pendant une certaine période de ma vie, j’ai été prisonnière d’un cercle vicieux de négativité. Plusieurs facteurs y ont contribué mais mon rôle était important. Je broyais du noir en permanence. Je ne voyais aucune issue de sortie de toute situation dans laquelle j’étais.
Je me faisais du tort avant tout car je m’accrochais à tout ce qui me permettait de m’apitoyer sur mon sort. Et là, je n’en finissais plus. Pourtant, je savais très bien que ce n’était pas ma vraie nature (heureusement).

Dans mon quotidien, je suis une fille de nature joyeuse et positive avec un côté coloré, givré même. Je cherche le positif dans tout ce qui peut s’avérer négatif. Je chiale peu ou presque pas. Je suis en contrôle de mes émotions et c’est plutôt rare que je pète ma coche.

Donc, génétiquement parlant, je n’ai pas de dispositions pour la morosité. Il ne faut pas se le cacher, on est soit porteur de ce gène ou pas. Ça compte pour un certain pourcentage (je n’ai pas les chiffres). Ce n’est pas moi qui le dis. Il y a même des recherches sur l’héritabilité de la dépression.

Les conditions dans lesquelles je vivais, les conflits continus à la maison, mon insatisfaction vis-à-vis mon ancienne job, ma crainte de l’inconnu si je me séparerais, ont fait en sorte que je ne sois plus cette fille de nature enjouée.

J’ai sombré dans la dépression et par la suite, j’ai été aspirée par ce tourbillon négatif qui a continué post-dépression.

En faisant souvent de l’introspection et des retours sur les événements, j’ai découvert mon attitude négative envers tout et rien. Je ne m’en rendais pas compte. Ça m’a frappée en plein gueule. Donc, je me suis mise à surveiller de très près mes réactions, à les noter et à les analyser. J’ai vraiment détesté ce que j’ai vu. J’ai décidé de me chercher et j’ai réussi à me retrouver.

Pour contrer les effets nocifs de l’environnement qui m’entourait, je devais prendre des décisions importantes par rapport à ma vie et surtout à mon bien-être mental et psychologique.
C’est là où j’ai commencé à faire des choix et à prioriser. Parmi les choix adoptés, s’éloigner de ceux qui dégagent une énérgie négative m’était très important pour atteindre la paix intérieure.

Ensuite, c’était mon fameux “lâcher-prise”.

Petit à petit, j’ai retrouvé en moi la fille joyeuse et positive. Mon côté “fofolle” doux. Il fallait maintenir cet état d’esprit en s’entourant de tout ce qui est évidemment positif.
J’ai débarqué du tourbillon et là, je m’y tiens loin. Je me plais où je suis et ça me fait chaud au cœur qu’on me dise souvent que je dégage de la joie de vivre. Je crois qu’on attire nos semblables contrairement au principe de l’aimant. Je ne me vois PLUS dans une relation avec quelqu’un de pessimiste, de nature triste qui s’apitoie sans cesse sur lui-même.

J’ai travaillé fort pour me défaire de cet état et j’ai cheminé assez loin pour mettre ma paix intérieure et ma joie de vivre en danger. Suis-je égoïste? Un peu. À 41 ans, je sais ce que je veux mais surtout ce que JE NE VEUX PLUS….être heureuse et le demeurer est le choix que j’ai fait. Je me suis simplement choisie…

« Soyez d’abord heureux, soyez joyeux, célébrez et ensuite vous trouverez une autre Âme qui célèbre tout autant, il y aura alors une rencontre de deux Âmes dansantes et une grande danse en émergera. » OSHO

Mon journal de gratitudes #8

Deux mois déjà depuis le début de cet excercice et je vois la différence que ça a amenée dans ma vie. Le fait de parler uniquement de ce qui est positif est en soi un aimant qui attire le positif. Je suis dans un état de paix intérieure qui me fait grandement de bien et me rend heureuse sans raison particulière. Je ne prétends pas avoir une vie parfaite et facile. Je suis en décalage horaire en permanence sur ce que je devrai faire au quotidien. Je manque gravement de temps pour faire tout ce que j’ai à faire. Auparavant, c’était une grande source de stress pour moi. Maintenant, je priorise et je fais mes choix selon l’important. Le reste peut attendre!

La semaine était riche en émotions plus que d’habitude et j’avais la tête dans les nuages. Sans plus tarder, je suis reconnaissante pour :

  • Comme toujours, le soutien de mes merveilleux co-équipiers au travail. Ça allège les tâches et fait en sorte que nos objectifs soient atteints selon les échéances à respecter. Ça m’enlève un gros stress.
  • Le soutien de Heidi, notre travailleuse sociale, qui est toujours apprécié. Pour tous ses precieux conseils et ses astuces pour une meilleure vie familiale harmonieuse.
  • Les échanges que j’ai avec plusieurs personnes qui m’amènent un air frais au quotidien.
  • Les diners, le souper, le spectacle d’humour, la rose, les attentions, l’affection et toute la douceur que je reçois depuis vendredi. Je me sens priviligiée et aimée. Tu es MAGNIFIQUE, est-ce que je te l’ai dit? 😉❤️
  • Les moments passés avec mon trio d’amour cette semaine.
  • Ceux qui lisent mes textes et me disent que ça leur fait du bien de me lire. Ça me fait chaud au coeur!
  • Les partages avec Marie-Claude. Tu es une femme forte et résiliente. Malgré ton deuil de ta fille unique partie trop rapidement, il y a même pas 2 mois, tu trouves les moyens pour garder le moral et d’être présente pour tous ceux qui sont autour de toi, incluant moi. Je te souhaite de l’amour tout plein!

Je vous souhaite une bonne semaine à tous. Soyons reconnaissants toujours!

https://youtu.be/w-0cECaCOow

Confidence de l’aube…

La vie est très bien faite. Tout fonctionne selon un plan bien défini qu’on ne connait nécessairement pas. Elle t’ôte quelqu’un mais t’offre un autre, qui est meilleur pour toi. Elle te prive de quelque chose pour te donner autre chose, de mieux.

Lorsque nous ne comprenons pas le pourquoi, nous avons tendance à la maudir pour nos pertes. À nous rebeller contre elle. Alors que, dans le fond, elle nous enlève ce qui ne nous convient pas. Ce qui n’est pas dans notre intérêt ou pour notre bien.

Après quelque temps, lorsque la poussière aurait tombé, nous sentons un soulagement, un fardeau qui a été retiré de nos épaules. Telle ou telle personne qu’on a pleuré sa perte nous alourdissait la vie et nous rendait malheureux (des fois sans le savoir). Telle chose que nous n’avons pas pu obtenir allait peut-être nous endetter plus (à titre d’exemple) ou n’allait pas nous servir à ce qui nous est utile. Même chose pour la job.

En amour, j’ai fait toutes les guerres possibles pour être là où je suis aujourd’hui. J’ai perdu plus que j’ai gagné. La perte était toujours douleureuse mais reste surmontable. Rien qui ne peut empêcher de vivre et continuer d’apprendre. Je me questionnais souvent sur ce que chacune des pertes devait m’apprendre sur moi. Là après tant, je réalise pourquoi. Aucune de ces personnes n’a été faite pour moi.

À un moment donné, j’étais en état de colère suivie de peine. Je me répétais “pourquoi je ne peux vivre ce que les autres vivent”. Ça devenait comme une mantra.

La vie me préparait pour ce qui est de meilleur pour moi. Elle me préparait pour être une meilleure femme pour l’homme de ma vie. Tous ceux passés dans mon petit monde ont ajouté un petit quelque chose, chacun à sa manière pour faire de moi ce “patchwork vivant”(un terme que je trouve rempli de sens), la femme que je suis aujourd’hui.

L’homme de ma vie…. Il a l’air de quoi? Comment est-il différent? Comment peut-on savoir d’avance que c’est LUI?

Lorsque cette petite voix au fond du ventre ne déclenche pas l’état d’urgence. Lorsqu’elle ne sème pas le trouble dans ta tête et le doute dans ton coeur au point que tu veuilles prendre la fuite. Lorsqu’elle te dit, pour la toute première fois, de ne pas foirer cette fois-ci et de bien agir. Et finalement, lorsqu’elle te chuchote doucement “enfin il est là!”.

Ceux qui ne croient pas à la voix ou qui ne sont pas habitués à l’écouter assez attentivement pour détecter ce qui cloche (ou pas) diront que je délire. Que je vais trop vite. Que je suis intense (ben oui je le suis!!!). Leur problème!

En effet, cet homme-là existe bel et bien mais lui aussi, avait son cheminement à faire. Ses expériences à vivre. Ses leçons à apprendre. Il est tout ce qu’il est à cause de ça. Chaque femme qui a croisé son chemin a rajouté son grain de sel et lui a appris quelque chose sur lui. Elles l’ont préparé pour devenir l’homme de ma vie.

Comment pourrai-je en être aussi certaine? Je ne sais pas mais je le ressens. Il me dit que je suis la version féminine de lui! Ben j’ai ressenti la même chose. Il est la version masculine de moi.

Il sort du lot. Il se démarque. Il a compris assez tôt que pour accéder à mon monde, il faut commencer par me rassurer. Il faut gagner ma confiance. Il ne faut laisser AUCUN doute planer dans mon cœur par rapport à ses intentions envers moi.

Lui, contrairement aux autres, il l’a compris! Ma petite voix est satisfaite, voire heureuse. Elle veut prendre congé pour me donner un répit et me laisser explorer cet homme sans crainte. Lui donner la chance de m’apprivoiser à la façon du Petit Prince avec le renard. Un jour à la fois. Un peu à la fois.

Je n’énumèrerai pas les qualités de cet homme aujourd’hui. Par contre, je sais, au plus profond de moi, que je n’aurai plus jamais peur avec lui à mes côtés. Il sera ma famille, mon pays et mon Nord. C’est ça qu’être l’homme de la vie d’une femme…

« Quand tu aimes quelqu’un, tu le prends en entier, avec toutes ses attaches, toutes ses obligations. Tu prends son histoire, son passé et son présent. Tu prends tout, ou rien du tout. » R.J ELLORY

https://youtu.be/tYXWc2oBBcE

“La vie, ce n’est pas avoir et obtenir, mais être et devenir!”

On entend souvent l’expression « le gazon est plus vert chez le voisin ». On envie sa nouvelle auto, ses enfants parfaits qui pratiquent plusieurs sports, son couple encore en amour, ses photos publiées sur facebook du dernier voyage dans les Caraïbes. On aimerait avoir une vie qui ressemble à la sienne et on pense que si on obtient tout ce que les autres ont, on sera plus heureux et plus comblés. Ceux qui ont cette attitude vis à vis la vie risquent de ne jamais trouver la satisfaction dont ils souhaitent. À chaque fois qu’ils atteignent ce qui est préalablement désiré, ils en veulent plus et autre chose.

Leur sentiment d’insatifaction augmente au lieu de diminuer. C’est la preuve que le matériel ne comble pas l’âme et le coeur. Certains se contentent de peu, un minimum pour subvenir à leurs besoins. Par contre, ils ne se sentent pas en manque. Bien au contraire.

J’ai tout eu dans ma vie. Financièrement parlant, je n’ai manqué de rien. Issue d’une famille aisée dont le père est médecin, j’ai toujours obtenu ce que je voulais. J’ai fréquenté les meilleures écoles privées et j’ai gradué d’une des meilleures universités de la région avec un BAC en science po et administration publique. J’ai voyagé dans plusieurs pays. Plus tard, je me suis mariée avec un ingérieur et petit à petit, on a réussi à monter l’échelle jusqu’à atteindre un certain niveau. Sans mentionner la belle maison, la voiture allemande, les sacs de marque et tout le reste. Au fond de moi, je n’étais pas heureuse. L’amour avait quitté notre foyer depuis plusieurs années. La chaleur humaine n’y existait plus. On ne se touchait plus. Je fânais au fil des jours. Les sorties, les objets matériels, le magasinage…ne comblaient plus mon coeur. Je n’avais pas le plus important. J’ai renoncé à cette vie d’aisance pour ce qui est plus important. La liberté d’être moi. De pouvoir vivre mes valeurs.

Depuis, je m’épanouis et je chemine. Je n’ai plus les mêmes moyens financiers qu’avant mais je suis plus heureuse. Peu me rend heureuse. Un coucher de soleil qui fait vibrer mon âme. Une randonnée en montagne où je ressens une connection spirituelle avec l’univers. Une discussion philosophique avec un/une ami-e qui me fait plonger dans la profondeur de la vie. Une étreinte qui comble à tous les niveaux. L’amour inconditionnel de mes enfants. L’appréciation de mon entourage…

J’ai grandi en cheminant. Ce que j’ai atteint à ce moment de ma vie est le résultat d’un travail acharné sur moi-même. J’ai appris à sonder mon coeur. J’ai gratté la surface de mon âme, rouillée par le matériel et le superficiel de la vie afin de dévoiler son essence et sa brillance. Je ne me fie plus aux apparences du gazon vert chez le voisin. Je regarde plutôt ce que j’ai. Je l’apprécie davantage et je le développe par toutes les expériences que je vis, l’amour dont mon coeur est capable d’offrir et le bonheur d’en recevoir. C’est tous ses moments partagés avec les autres dans l’amour et l’empathie qui font de nous de meilleures personnes. De personnes plus heureuses…