Mois : avril 2018

Mon journal de gratitudes #11

Toujours assidue et fidèle à ce rendez-vous avec moi-même à tous les dimanches, et ce depuis 11 semaines sans interruption. En passant, ça m’a fait plaisir de voir de plus en plus de personnes se livrer à cet exercice. Ça permet de créer des ondes de positivité autour de nous.

Malgré la semaine éprouvante émotionellement que j’ai eue, il y a toujours place à la gratitude. Depuis que j’ai pris l’habitude (et le goût) de faire cet exercice d’introspection, je passe plus facilement à travers les moments les moins évidents vécus dans la semaine. Je le dis souvent, le bonheur est un travail au quotidien. C’est autant un privilège qu’un devoir qu’il faut mériter. Donc ce n’est pas à prendre pour acquis lorsqu’il se présente. Il faut l’entretenir et remercier la vie de pouvoir y goûter.

Cette semaine a été riche en émotions. Encore une fois, j’essaie de déchiffrer le message que la vie m’envoie et comprendre le pourquoi de certains événements qui ont eu lieu. Mais chose est certaine, j’ai grandi et j’ai appris. Aujourd’hui, je me renouvelle et je deviens une nouvelle version de moi. J’assume finalement le fait d’être une femme indépendante. Je comprends les implications sur ma vie (amoureuse surtout) mais je me dis que ça ne fera pas peur à la bonne personne, en temps et lieu.

Sans plus tarder, je remercie la vie pour :

  • La présence de mon trio d’amour dans ma vie. Vous êtes la raison de mon bonheur à tous les jours et ma plus grande richesse. Je nous aime à l’étroit!
  • La journée de lundi en retrait, passé au spa au bord du fleuve. Je me suis prélassée au soleil. J’ai écrit. Je me suis offerte un massage suédois et j’ai beaucoup médité. Une vraie journée à off du train-train de la vie.
  • La publication de deux de mes textes, la même journée sur Huffpost Québec et L’Orient le Jour. Un franc succès vu le nombre de vues et de partages qu’il y a eus. Je n’en reviens toujours pas. Ça me donne encore et encore le goût de poursuivre ce que je fais.
  • Les témoignages et les commentaires que j’ai reçus de beaucoup d’entre vous. Ça fait toujours chaud au coeur de les lire et d’échanger sur différents sujets.
  • Le retour à l’entrainement et à la salsa. Ça fait un bien fou. Hâte de sortir dans un club avec mes collègues pour mettre en pratique les pas déjà appris.

Sur ce, je vous souhaite une belle journée de dimanche et un bon début de semaine.

Qu’est-ce qu’une femme indépendante?

Suis-je finalement une femme indépendante? Oui. Est-ce que ça déstabilise certains hommes (notamment les dépendants affectifs)? Oui. Est-ce que le mot « indépendance » veut dire la même chose que « s’enfoutisme »? NON. On prend souvent l’indépendance pour du désintérêt et ce n’est absolument pas pareil. Malheureusement, lorsqu’un homme traite une femme « d’indépendante », ce n’est pas souvent pour la complimenter. Et pourtant l’indépendance chez une femme est un trait de caractère très positif. Donc voici ce que ça implique :

C’est une femme débrouillarde, autonome, accomplie et capable de faire ses choses toute seule. Elle aime avoir du temps pour elle des fois et respecte aussi que son partenaire ait du temps pour lui. C’est très sain pour les deux et ça ne fait que les rapprocher après et faire ravivre la flamme au moment des retrouvailles.

C’est une femme qui aime avoir de l’attention et recevoir de l’affection. Les petits textos « je pense à toi » que son partenaire lui envoie, lui font plaisir. Mais elle ne tombe pas en manque si les textos tardent à arriver ou panique. Elle comprend qu’il soit occupé, fatigué ou simplement pas dispo. Elle aime aussi qu’on comprenne quand elle est trop occupée pour en envoyer à son tour ou pour y répondre.

C’est une femme qui a du caractère ainsi qu’une grande force intérieure mais ça n’enlève pas nécessairement de sa douceur ni de sa féminité, et surtout pas de la masculinité de son partenaire.

C’est une femme sur qui il peut compter car elle sera là toujours à ses côtés pour l’épauler comme elle aimerait être épaulée.

C’est une femme qui choisit ses batailles. Si elle te choisit, c’est parce qu’elle tient beaucoup à toi donc arrête d’être insécure.

C’est une femme sûre d’elle, qui dégage de la confiance et ne laisse rien l’ébranler. Elle ne se laisse pas intimidée par les jaloux, les hypocrites et les méchants. Le regard des autres est son dernier souci. Elle n’a pas peur de ce qu’ils pensent d’elle.

C’est une femme qui lui arrive de prendre des risques « calculés » car elle fait confiance à la vie et à ses propres capacités.

C’est une femme qui est capable de gérer ses émotions et ménager ses humeurs. À mon humble avis, juste à ça, son partenaire devrait l’apprécier davantage et se réjouir d’être avec une telle femme.

C’est une femme qui n’aime pas qu’on lui dicte ce qu’elle devrait faire et comment s’y prendre. Ça ne l’empêche pas de demander conseil à son partenaire et d’échanger avec lui d’égal à égal comme deux personnes à part entière, et ce dans le respect et l’ouverture envers l’autre.

C’est une femme qui sait gérer ses finances et demande rarement un soutien financier. Ça allège les responsabilités de son partenaire. Accepter un cadeau ou une invitation la rend inconfo, d’où la nécessité de rendre l’invitation à son tour.

C’est simplement une femme qui a besoin d’air pour s’épanouir et être bien dans son assiette. Lorsqu’elle est bien à l’intérieur d’elle-même, elle serait bien avec l’autre.

C’est une femme qui n’a pas besoin de l’autre pour combler un vide en elle. Son bonheur dépend d’elle mais elle aimerait le partager avec son partenaire. Elle veut l’autre car à deux c’est plus agréable. Se partager la douceur et la tendresse en couple est important dans sa vie. Elle aime donner autant que recevoir.

C’est une femme qui apprécie avoir le soutien de son partenaire pour réaliser ses rêves les plus chers. Elle le soutiendrait aussi dans la réalisation de ses rêves car elle comprend à quel point c’est important et valorisant.

C’est une femme, malgré tout ce qui est mentionné plus haut, qui se tourne toujours vers son partenaire pour être réconfortée et rassurée dans les moments de doute qui s’emparent de son coeur. Elle a confiance qu’il serait là pour l’accueillir dans ses bras solides.

C’est une femme qui a besoin d’être apprivoisée tout doucement. Elle vaut le coup car lorsqu’elle serait apprivoisée, elle saurait te rendre heureux et mettrait du soleil dans ton quotidien. Elle t’aimerait tout simplement inconditionnellement!!!

“Peu m’importe que tu m’aimes “beaucoup”, ce que je veux, c’est que tu m’aimes bien, et toujours mieux. L’amour, ce n’est pas une question de quantité”.-Walter Riso-

Aujourd’hui, je me choisis!

Penser à soi n’est pas égoïste. Dire STOP de temps en temps, mettre tout en pause pour se reposer et pour recharger ses batteries est un devoir envers nous-mêmes.

Le rythme trop accéléré de la vie nous enlève des moments précieux de notre court passage sur terre. C’est à nous de les lui voler pour les vivre pleinement et comme bon nous semble à l’abri de ce courant fou qui emporte tout à son passage qu’est le temps. Je ne veux pas me rendre compte trop tard que je n’ai pas « vécu ». Et ce n’est pas vrai que j’accepterai une vie « ordinaire » ou « médiocre » tant qu’à y être.

J’ai passé de longues années dans l’oubli de moi-même. Je me suis donnée à fond pour voir évoluer ceux autour de moi. Comme mentionné à maintes reprises, je ne regrette pas avoir fait ce que j’ai fait pour les autres car c’était fait avec amour et en plein conscience. Par contre, mon dévelopment personnel n’a pas suivi les années qui s’égrenaient à la vitesse de la lumière. J’ai fait du sur place par rapport à moi-même. Là, j’ai beaucoup à récupérer, beaucoup à réaliser mais la journée est faite d’un nombre limité d’heures. Physiquement parlant aussi, et il ne faut pas se le cacher, c’est le déclin 40 ans dépassés. En plus de mes tâches régulières et de mon devoir de maman d’un trio, j’aimerais pouvoir écrire plus, m’entrainer régulièrement, lire davantage, voir mes amis, m’évader, visiter des musées et des expos, prendre des cours de peinture, méditer, faire du snowboard, voyager….J’ai beaucoup de rêves et d’ambitions. Trop même. Ça me fatigue car je suis limitée. Je suis prisonnière du temps. Il me faut plusieurs vies pour réaliser tout ce que je veux atteindre. Ma tête est remplie de rêves. Mon coeur déborde de passion pour la vie et mon âme est assoiffée de nouvelles expériences. Je veux les partager avec celui qui me ressemble, qui vibre aux mêmes choses que moi et qui pulse au même rythme que moi.

Oui, désormais, je pense plus à moi et à ma paix intérieure. Je l’assume. Je m’assume. Je ne mâche pas mes mots. Je me respecte et je sais formuler clairement un vrai OUI et manifester un vrai NON. Je laisse aller ce qui ne me ressemble plus et j’accueille ce qui contribue à mon épanouissement et à mon cheminement dans la vie.

Je veux être capable toujours de prendre du recul face à une situation qui sème la zizanie et le doute dans mon coeur. Je ne veux plus embarquer dans un flot de pensées décousues qui n’a pour but que de perturber ma sainte paix.

Je veux me connaitre et m’aimer mieux. Me valoriser plus. Aller au bout de mes appréhensions et peurs afin de les surmonter. Je veux simplement briller de mes propres lumières. Et avoir le choix de décider de ma destinée…

Il y a eu un temps où je n’étais pas bien dans ma peau. Ça se reflétait au niveau relationnel et ça impactait mon couple. Dans mon cheminement, j’ai apprivoisé mon corps et appris à aimer mes courbes. Aujourd’hui, je suis bien dans ma peau. J’ai développé ma propre capacité de bienveillance, de tolérance et de non-jugement vis-à-vis moi-même. Je suis moins sévère avec moi-même. Je mets le focus sur mes atouts au lieu de mes défauts.

Il n’y a pas longtemps, quelqu’un m’a dit que ce que je suis a chamboulé sa liste de critères qu’il a établie pour son choix de femmes. Me l’avoir dit vlà 1 an, je ne l’aurais pas cru à cause du faible estime de soi dont je souffrais. Mais j’ai cheminé depuis, heureusement. Et oui, j’aime maintenant mes parfaites imperfections. Quand on s’aime soi-même, on dégage une certaine (belle) énergie que les autres ressentent. J’y crois car je l’ai expérimentée. Cette énérgie attire quand elle est positive et repousse lorsque négative. Quand on s’aime aussi, on aime mieux l’autre/les autres.

On a le choix d’en décider et de se positionner face aux autres. En fin de compte, nous attirons ce que nous dégageons, il ne faut jamais l’oublier!

« C’est toi qui sais ce qui est bon pour toi, ne te laisse pas dévier de ton chemin, avance vers tes propres objectifs. » Jacques Salomé

Mon journal de gratitude #10

Un autre dimanche. Une autre journée pour être reconnaissant à la vie. Les jours se succèdent mais ne se ressemblent pas. Beaucoup peut arriver en un jour au point de changer une vie entière. L’important est de rester, le plus possible, proche et fidèle à ses valeurs et que les actions qu’on pose soient cohérentes avec ce qu’on croit. Que ce soit la ligne directrice qui gère notre vie même au risque de se trouver seul contre le courant.

Les dernières semaines ont été teintées de douceur extrême que j’ai rarement connue d’une façon continue. Une certaine stabilité s’établit tranquillement pas vite au niveau du coeur et me fait du bien.

Par contre, je vis le moment présent pleinement sans nécessairement me tracasser avec le lendemain. Carpe Diem! Un jour à la fois.

« Les sots parlent beaucoup du passé, les sages du présent et les fous de l’avenir. » Félicité de Genlis

En ce dimanche du 22 avril 2018, je dis merci à la vie pour :

  • Le magnifique ciel bleu azur, le gazouillis des oiseaux, le beau soleil chaud, la brise fraiche qui donne des frissons. Notre printemps québécois s’est fait longtemps désiré et là il décide de nous saouler de bien-être et de bonheur. Pour mes 5 sens qui me permettent de savourer toute cette beauté.
  • La semaine PARFAITE avec mes flos. J’ai de merveilleux enfants dont je suis très fière. Ils deviennent de plus en plus autonomes, organisés et responsables. L’harmonie et la complicité ont leur place dans notre vie. Mon coeur de maman est comblé de voir des enfants qui débordent de joie de vivre. Ma mission est atteinte à ce niveau.
  • Ta douceur, ton affection, ta bonne humeur, la facilité avec toi, ta générosité et ton coeur d’enfant…
  • Me permettre de planifier des vacances pour voir et serrer mes parents dans mes bras cet été.
  • Ma paix intérieure.
  • Les commentaires et interactions avec mes publications ainsi que vos beaux partages aussi.

Je vous souhaite un bon début de semaine à toutes et à tous. N’oubliez pas d’être reconnaissants pour tous les petits cadeaux au quotidien!

Qui suis-je?

Ce texte n’est pas le résultat d’une crise d’identité comme certains pourraient y croire et penser. Bien au contraire. Je sais très bien qui je suis devenue et très fière de l’être.

Je suis née au Liban, de parents libanais « pure laine » portant un héritage familial riche en valeurs humaines et en patriotisme. J’ai grandi au sein d’une famille aimante et ouverte d’esprit. Mon père a investi tout ce qu’il a gagné au cours des années en nos études. C’était prioritaire pour lui et pour ma mère. Ils peuvent être (et le sont) fiers de leurs cinq enfants car chacun a réussi à sa manière et dans son domaine. J’ai toujours arboré l’idée d’immigrer au Canada et précisement au Québec à cause de la langue française. Vivre en Amérique du Nord mais en français, une langue qui me représente et traduit tout ce qui est à l’intérieur de moi était une idée tentante et délicieuse. Vivre le rêve américain mais…en français!

Après la naissance de notre première fille, mon ex-conjoint et moi avons décidé de concrétiser ce projet. En effet, trois ans plus tard, le Québec décide de nous adopter, on plie bagages et on quitte tout ce qui nous est cher, tous nos souvenirs d’enfance, tout ce que nous avons connu à date. Une grosse partie de nous demeure au pays des cèdres, pays du lait et du miel comme vanté dans la Bible.

Quitter tout pour partir à zéro dans un nouveau pays demande beaucoup de force intérieure et de résilience. Notre parcours n’a pas été, heureusement, difficile. L’adaptation s’est faite assez rapidement et notre nouvelle vie a débuté.

Comme tout nouvel arrivant, nous vécûmes des moments difficiles surtout à l’approche des différentes fêtes ou lors des événements auquels on ne pouvait pas y participer (mariage des frères et soeurs, naissance des neveux et nièces…).

J’ai également perdu des êtres chers, mon grand-père et mes deux grands-mères alors que j’étais loin. Faire le deuil, seule, à des milliers de km est l’expérience la plus dure qu’on peut imaginer. J’avais l’impression que je faisais en même temps le deuil de l’enfant qui restait encore en moi.

Une crise d’identité commença à émerger. D’un côté, je suis tombée en amour avec mon nouveau pays adoptif mais d’un autre côté, je me sentais coupable de le faire. J’avais l’impression que je trahissais mon pays de naissance avec mon pays d’adoption. J’étais tiraillée entre les deux. Incapable de lâcher full prise pour bien m’établir ici. Ça était vraiment difficile et éprouvant. Je m’ennuyais de mon ancienne vie parmi les miens au bléd mais faire marche arrière était hors de question.

J’étais sous l’emprise de crises nostalgiques. Eh oui, j’ai vécu une crise identitaire majeure! Je n’étais plus la même personne qui vivait au Liban. J’ai cheminé, vécu de nouvelles expériences au Québec, appris à vivre et me débrouiller seule. De nouvelles valeurs commencèrent à trouver chemin vers moi. Je pris goût de ce que je découvrais.

J’ai fini par réaliser que je suis devenue une nouvelle personne. Une femme qui portait deux cultures. Deux pays. J’avais la chance de choisir mes propres valeurs sans qu’on me les impose. En effet, j’ai gardé le meilleur de ce que j’ai hérité et j’ai délaissé ce qui ne me convenait plus. Et j’ai adopté ici le meilleur des valeurs québécoises. Donc je suis porteuse du meilleur des deux mondes.

Je ne peux plus trouver ma place à 100% dans mon pays d’origine mais je ne suis pas non plus une québécoise à 100%. Je suis une bi-citoyenne dont le coeur et l’esprit sont ici et là-bas. Un coeur divisé entre le Liban et le Québec. Je suis une libano-québécoise maintenant.

« Home is where the heart is! »

Je savoure la tourtière du Lac St-Jean autant que le kebbé neyé (tartare libanais) de Baalbeck (ma ville natale). J’aime les bières artisanales du Québec autant que la bière locale du Liban. Je fais avec brio le pouding chômeur comme le baklava. Je raffole du sirop d’érable et je connais ses différentes classes comme n’importe quel québécois de souche autant que je raffole du sirop de mûres que ma grand-mère et ma mère faisaient.

Je ne me considère pas comme une expatriée. Ici, c’est chez moi. Et là-bas, c’est chez moi aussi. J’inculque ces valeurs à mes enfants aussi.

J’ai appris à connaitre le Québec comme je connais mon Liban. Je me suis promenée dans beaucoup de ses régions et je connais presque par coeur sa carte géographique. J’ai lu Félix Leclerc et je me passionne pour Fred Pellerin. J’écoute le hockey et je crie Go HABS Go! La voix de Ginette Reno me fait vibrer autant que ma Feyrouz libanaise.

Je me suis émerveillée par les femmes d’ici qui sont capables de jongler entre famille et carrière. Des femmes qui s’assument! Mais aussi de la douceur et de l’intelligence des femmes libanaises porteuses d’amour. Des mamans poules! J’ai maintenant des deux!

Les hommes ont leur quote aussi. L’homme québécois par sa sensibilité et son respect pour la femme. L’homme libanais pour sa bravoure et son sens de protection et de débrouillardise.

Impensable de faire marche arrière. Mais retourner au Liban pour me ressourcer de l’amour de ma famille, des voisins, de l’épicier, du mécanicien, du boucher, du vendeur de lait est primordial pour mes gènes phéniciens-libanais.

Voici ce que je suis…une fière libano-québécoise!

Mon journal de gratitude #9

Et voilà pour la 9ème semaine, j’enchaine avec mon journal de gratitudes. Un excercice que j’attends impatiemment et je le fais d’une façon assidue pour le bien fou que ça me procure. Je ne pensais pas que dire simplement merci pour des moments que je prenais pour acquis avait cet impact sur ma vie et sur ma paix intérieure. On dirait que je suis plus satisfaite, plus heureuse et plus légère. Un changement intérieur s’est opéré en moi et ceux autour de moi, qui me côtoient, l’ont ressenti. Ça se ressent aussi à travers mes mots, ça je sais car on me l’a souligné.

Je n’ai jamais été aussi bien dans ma vie qu’en ce moment présent. J’ai beaucoup de soucis comme tout le monde mais je deal avec différemment maintenant. Je suis en mode solution plus qu’en mode « lamentation ». Et quand je suis submergée d’émotions, je me dis STOP, je prends du recul et je fais REWIND pour me reprendre et changer de perspective.

Dans une ancienne vie, j’étais soit NOIR ou BLANC. Trop « by the book« . Le temps et les expériences (difficiles) de la vie ont forgé mon caractère et ont adouci mon tempérament. Je me surprends moi-même entrain d’analyser les situations avec plus de latitude et je me rends compte de ma flexibilité. Ça m’a enlevé tout un poids. Je ne résiste plus. Je suis devenue comme l’eau qui coule facilement et contourne, au besoin, les obstacles au lieu de s’obstiner pour les tasser de son chemin.

Donc, pour ce dimanche (encore gris et froid), je suis reconnaissante pour :

  • Les merveilleuses personnes que je côtoie que ce soit au travail ou à l’extérieur. Chacune, à sa façon, rajoute son grain de sel dans ma vie.
  • Tous les commentaires que je reçois par rapport à mes textes. Savoir que je peux influencer positivement et diffuser de l’espoir, ça me fait chaud au coeur. C’est ça l’idée derrière mon blog et je suis contente de rester cohérente et en harmonie avec mon message qui est : « La lumière est au bout du tunnel!« . C’est facile de déraper en écriture mais j’essaie de maintenir l’essentiel que je veux faire parvenir à ceux qui me lisent. Merci!
  • Chéri, qui me fait sentir, continuellement, belle, aimée, désirée et importante.
  • La superbe soirée d’hier en famille (et chéri). On a beaucoup ri, jusqu’aux larmes. Il y avait beaucoup de complicité et de la joie de vivre. Ça m’a fait tellement du bien!
  • Du temps de qualité que j’ai passé avec mon fils en faisant un essai de soccer. Je me suis sentie comme une gamine de 10 ans, entrain de courir après le ballon sur le terrain de foot. Il n’a cessé de me répéter qu’il était content et qu’il m’aimait.

La moitié du mois d’avril est faite, on s’en va de plus en plus vers l’été et la planification des vacances. Malgré le froid que nous vivons encore au Québec, ces pensées réchauffent le coeur.

Vivons le moment présent et soyons heureux et reconnaissants!

Les vagues de l’âme…

Il y a des jours où tout parait facile et évident puis d’autres où on a l’impression de faire du sur place ou c’est plus fragile. C’est ça les vagues de l’âme. On est des humains, n’est-ce pas? Ça ne veut pas nécessairement dire qu’on n’est pas bien. Ça fait partie de notre composition complexe. On est des êtres faits d’émotions.

Il faut simplement l’accepter et apprendre à s’ajuster avec. Apprendre “à danser sous la pluie” et s’incliner tout doucement au passage de l’orage pour éviter de se briser.

Au fil des jours, j’ai compris que rien n’est acquis. Le bonheur, la santé, l’amour c’est fragile et versatile. Il faut profiter du moment où on les a, les apprécier et en savourer le goût.

Tsé, comprendre cette réalité, c’est l’accepter. Lorsque tout va bien, ben on est heureux. On vogue tout doucement et on se laisse bercer par la vague. Et lorsque ça va moins bien (pour ne pas dire mal, un mot négatif que je n’aime pas!), on s’accroche à l’espoir que c’est passager. Ce n’est qu’une vague plus élevée et c’est là qu’il faut surfer pour ne pas se noyer.

Chaque jour et chaque événement nous rendent un meilleur surfeur. Il faut simplement accepter que ce n’est pas toujours rose. C’est la beauté de la vie. Ça nous prend de la pluie et du soleil pour pouvoir contempler la magie de l’arc-en-ciel. Et c’est après les moments orageux de notre âme qu’on apprend à apprécier les moments les plus calmes et les plus heureux.

Je ne prétends pas avoir trouvé la recette magique du bonheur car il n’y en pas. Par contre, j’ai trouvé les moyens pour passer, plus facilement, à travers les moments de doute qui envahissent mon cœur. Je me suis trouvée des outils et c’est toujours gagnant! J’écris, je tricote, je médite, je fais de l’introspection et je prends du recul en sortant prendre de l’air…je me raisonne surtout en me disant que c’est éphémère, c’est passager…un moment difficile ne veut pas dire que ma vie est difficile. Adopter une attitude positive ne nuit pas quand c’est moins facile. Ça fait toute la différence.

Quand on se connait bien, on est moins susceptible de sombrer au fond de l’eau car on est proactif, on est dans l’action!

Chacune de ses vagues est une opportunité de grandir, une possibilité de se transformer et de devenir une meilleure version de soi. On gagne en maturité et en maitrise de soi. Et c’est tout en notre honneur…

«Tu ne sais jamais à quel point tu es fort, jusqu’au jour où être fort reste la seule option.» Bob Marley

https://youtu.be/IX7RkhUydO4