Mois : avril 2018

Qui suis-je?

Ce texte n’est pas le résultat d’une crise d’identité comme certains pourraient y croire et penser. Bien au contraire. Je sais très bien qui je suis devenue et très fière de l’être.

Je suis née au Liban, de parents libanais « pure laine » portant un héritage familial riche en valeurs humaines et en patriotisme. J’ai grandi au sein d’une famille aimante et ouverte d’esprit. Mon père a investi tout ce qu’il a gagné au cours des années en nos études. C’était prioritaire pour lui et pour ma mère. Ils peuvent être (et le sont) fiers de leurs cinq enfants car chacun a réussi à sa manière et dans son domaine. J’ai toujours arboré l’idée d’immigrer au Canada et précisement au Québec à cause de la langue française. Vivre en Amérique du Nord mais en français, une langue qui me représente et traduit tout ce qui est à l’intérieur de moi était une idée tentante et délicieuse. Vivre le rêve américain mais…en français!

Après la naissance de notre première fille, mon ex-conjoint et moi avons décidé de concrétiser ce projet. En effet, trois ans plus tard, le Québec décide de nous adopter, on plie bagages et on quitte tout ce qui nous est cher, tous nos souvenirs d’enfance, tout ce que nous avons connu à date. Une grosse partie de nous demeure au pays des cèdres, pays du lait et du miel comme vanté dans la Bible.

Quitter tout pour partir à zéro dans un nouveau pays demande beaucoup de force intérieure et de résilience. Notre parcours n’a pas été, heureusement, difficile. L’adaptation s’est faite assez rapidement et notre nouvelle vie a débuté.

Comme tout nouvel arrivant, nous vécûmes des moments difficiles surtout à l’approche des différentes fêtes ou lors des événements auquels on ne pouvait pas y participer (mariage des frères et soeurs, naissance des neveux et nièces…).

J’ai également perdu des êtres chers, mon grand-père et mes deux grands-mères alors que j’étais loin. Faire le deuil, seule, à des milliers de km est l’expérience la plus dure qu’on peut imaginer. J’avais l’impression que je faisais en même temps le deuil de l’enfant qui restait encore en moi.

Une crise d’identité commença à émerger. D’un côté, je suis tombée en amour avec mon nouveau pays adoptif mais d’un autre côté, je me sentais coupable de le faire. J’avais l’impression que je trahissais mon pays de naissance avec mon pays d’adoption. J’étais tiraillée entre les deux. Incapable de lâcher full prise pour bien m’établir ici. Ça était vraiment difficile et éprouvant. Je m’ennuyais de mon ancienne vie parmi les miens au bléd mais faire marche arrière était hors de question.

J’étais sous l’emprise de crises nostalgiques. Eh oui, j’ai vécu une crise identitaire majeure! Je n’étais plus la même personne qui vivait au Liban. J’ai cheminé, vécu de nouvelles expériences au Québec, appris à vivre et me débrouiller seule. De nouvelles valeurs commencèrent à trouver chemin vers moi. Je pris goût de ce que je découvrais.

J’ai fini par réaliser que je suis devenue une nouvelle personne. Une femme qui portait deux cultures. Deux pays. J’avais la chance de choisir mes propres valeurs sans qu’on me les impose. En effet, j’ai gardé le meilleur de ce que j’ai hérité et j’ai délaissé ce qui ne me convenait plus. Et j’ai adopté ici le meilleur des valeurs québécoises. Donc je suis porteuse du meilleur des deux mondes.

Je ne peux plus trouver ma place à 100% dans mon pays d’origine mais je ne suis pas non plus une québécoise à 100%. Je suis une bi-citoyenne dont le coeur et l’esprit sont ici et là-bas. Un coeur divisé entre le Liban et le Québec. Je suis une libano-québécoise maintenant.

« Home is where the heart is! »

Je savoure la tourtière du Lac St-Jean autant que le kebbé neyé (tartare libanais) de Baalbeck (ma ville natale). J’aime les bières artisanales du Québec autant que la bière locale du Liban. Je fais avec brio le pouding chômeur comme le baklava. Je raffole du sirop d’érable et je connais ses différentes classes comme n’importe quel québécois de souche autant que je raffole du sirop de mûres que ma grand-mère et ma mère faisaient.

Je ne me considère pas comme une expatriée. Ici, c’est chez moi. Et là-bas, c’est chez moi aussi. J’inculque ces valeurs à mes enfants aussi.

J’ai appris à connaitre le Québec comme je connais mon Liban. Je me suis promenée dans beaucoup de ses régions et je connais presque par coeur sa carte géographique. J’ai lu Félix Leclerc et je me passionne pour Fred Pellerin. J’écoute le hockey et je crie Go HABS Go! La voix de Ginette Reno me fait vibrer autant que ma Feyrouz libanaise.

Je me suis émerveillée par les femmes d’ici qui sont capables de jongler entre famille et carrière. Des femmes qui s’assument! Mais aussi de la douceur et de l’intelligence des femmes libanaises porteuses d’amour. Des mamans poules! J’ai maintenant des deux!

Les hommes ont leur quote aussi. L’homme québécois par sa sensibilité et son respect pour la femme. L’homme libanais pour sa bravoure et son sens de protection et de débrouillardise.

Impensable de faire marche arrière. Mais retourner au Liban pour me ressourcer de l’amour de ma famille, des voisins, de l’épicier, du mécanicien, du boucher, du vendeur de lait est primordial pour mes gènes phéniciens-libanais.

Voici ce que je suis…une fière libano-québécoise!

Mon journal de gratitude #9

Et voilà pour la 9ème semaine, j’enchaine avec mon journal de gratitudes. Un excercice que j’attends impatiemment et je le fais d’une façon assidue pour le bien fou que ça me procure. Je ne pensais pas que dire simplement merci pour des moments que je prenais pour acquis avait cet impact sur ma vie et sur ma paix intérieure. On dirait que je suis plus satisfaite, plus heureuse et plus légère. Un changement intérieur s’est opéré en moi et ceux autour de moi, qui me côtoient, l’ont ressenti. Ça se ressent aussi à travers mes mots, ça je sais car on me l’a souligné.

Je n’ai jamais été aussi bien dans ma vie qu’en ce moment présent. J’ai beaucoup de soucis comme tout le monde mais je deal avec différemment maintenant. Je suis en mode solution plus qu’en mode « lamentation ». Et quand je suis submergée d’émotions, je me dis STOP, je prends du recul et je fais REWIND pour me reprendre et changer de perspective.

Dans une ancienne vie, j’étais soit NOIR ou BLANC. Trop « by the book« . Le temps et les expériences (difficiles) de la vie ont forgé mon caractère et ont adouci mon tempérament. Je me surprends moi-même entrain d’analyser les situations avec plus de latitude et je me rends compte de ma flexibilité. Ça m’a enlevé tout un poids. Je ne résiste plus. Je suis devenue comme l’eau qui coule facilement et contourne, au besoin, les obstacles au lieu de s’obstiner pour les tasser de son chemin.

Donc, pour ce dimanche (encore gris et froid), je suis reconnaissante pour :

  • Les merveilleuses personnes que je côtoie que ce soit au travail ou à l’extérieur. Chacune, à sa façon, rajoute son grain de sel dans ma vie.
  • Tous les commentaires que je reçois par rapport à mes textes. Savoir que je peux influencer positivement et diffuser de l’espoir, ça me fait chaud au coeur. C’est ça l’idée derrière mon blog et je suis contente de rester cohérente et en harmonie avec mon message qui est : « La lumière est au bout du tunnel!« . C’est facile de déraper en écriture mais j’essaie de maintenir l’essentiel que je veux faire parvenir à ceux qui me lisent. Merci!
  • Chéri, qui me fait sentir, continuellement, belle, aimée, désirée et importante.
  • La superbe soirée d’hier en famille (et chéri). On a beaucoup ri, jusqu’aux larmes. Il y avait beaucoup de complicité et de la joie de vivre. Ça m’a fait tellement du bien!
  • Du temps de qualité que j’ai passé avec mon fils en faisant un essai de soccer. Je me suis sentie comme une gamine de 10 ans, entrain de courir après le ballon sur le terrain de foot. Il n’a cessé de me répéter qu’il était content et qu’il m’aimait.

La moitié du mois d’avril est faite, on s’en va de plus en plus vers l’été et la planification des vacances. Malgré le froid que nous vivons encore au Québec, ces pensées réchauffent le coeur.

Vivons le moment présent et soyons heureux et reconnaissants!

Les vagues de l’âme…

Il y a des jours où tout parait facile et évident puis d’autres où on a l’impression de faire du sur place ou c’est plus fragile. C’est ça les vagues de l’âme. On est des humains, n’est-ce pas? Ça ne veut pas nécessairement dire qu’on n’est pas bien. Ça fait partie de notre composition complexe. On est des êtres faits d’émotions.

Il faut simplement l’accepter et apprendre à s’ajuster avec. Apprendre “à danser sous la pluie” et s’incliner tout doucement au passage de l’orage pour éviter de se briser.

Au fil des jours, j’ai compris que rien n’est acquis. Le bonheur, la santé, l’amour c’est fragile et versatile. Il faut profiter du moment où on les a, les apprécier et en savourer le goût.

Tsé, comprendre cette réalité, c’est l’accepter. Lorsque tout va bien, ben on est heureux. On vogue tout doucement et on se laisse bercer par la vague. Et lorsque ça va moins bien (pour ne pas dire mal, un mot négatif que je n’aime pas!), on s’accroche à l’espoir que c’est passager. Ce n’est qu’une vague plus élevée et c’est là qu’il faut surfer pour ne pas se noyer.

Chaque jour et chaque événement nous rendent un meilleur surfeur. Il faut simplement accepter que ce n’est pas toujours rose. C’est la beauté de la vie. Ça nous prend de la pluie et du soleil pour pouvoir contempler la magie de l’arc-en-ciel. Et c’est après les moments orageux de notre âme qu’on apprend à apprécier les moments les plus calmes et les plus heureux.

Je ne prétends pas avoir trouvé la recette magique du bonheur car il n’y en pas. Par contre, j’ai trouvé les moyens pour passer, plus facilement, à travers les moments de doute qui envahissent mon cœur. Je me suis trouvée des outils et c’est toujours gagnant! J’écris, je tricote, je médite, je fais de l’introspection et je prends du recul en sortant prendre de l’air…je me raisonne surtout en me disant que c’est éphémère, c’est passager…un moment difficile ne veut pas dire que ma vie est difficile. Adopter une attitude positive ne nuit pas quand c’est moins facile. Ça fait toute la différence.

Quand on se connait bien, on est moins susceptible de sombrer au fond de l’eau car on est proactif, on est dans l’action!

Chacune de ses vagues est une opportunité de grandir, une possibilité de se transformer et de devenir une meilleure version de soi. On gagne en maturité et en maitrise de soi. Et c’est tout en notre honneur…

«Tu ne sais jamais à quel point tu es fort, jusqu’au jour où être fort reste la seule option.» Bob Marley

https://youtu.be/IX7RkhUydO4

Dans tes bras

Dans tes bras, j’aimerais tant
Pouvoir arrêter le temps.

Savourer pleinement nos moments,
Teintés de volupté, tout doucement.

Ta chaleur réconforte mes peurs,
Me comble de pur bonheur.
Le timbre de ta voix, en toute douceur,
M’emporte dans un monde des plus belles lueurs.

Je plonge dans tes yeux limpides,
Qui font frémir les plus belles des océanides.
Ton regard bleu torride,
m’ensorcelle, m’intimide.

Tu as perturbré mes neurones et mon âme,
Enflammé mes sens par ton charme.
Ton amour, je réclame!
C’est ce que veut mon cœur de femme!

Tes « je t’aime » et tes soupirs
Me motivent, m’inspirent.
Pourquoi pas te séduire?
Si avec moi, tu voudrais vivre et vieillir?

Te trouver, mon amour, était très enchanteur,
Je ne me lasserai jamais de toi, mon enjôleur.
Tout ce que tu es, m’a captivée,
Dans tes bras, je veux abdiquer!

Être heureuse…

Au fil des jours, je suis de plus en plus convaincue que l’attitude que nous adoptons vis-à-vis la vie et les autres fait toute la différence par rapport au cours des événements.

Pendant une certaine période de ma vie, j’ai été prisonnière d’un cercle vicieux de négativité. Plusieurs facteurs y ont contribué mais mon rôle était important. Je broyais du noir en permanence. Je ne voyais aucune issue de sortie de toute situation dans laquelle j’étais.
Je me faisais du tort avant tout car je m’accrochais à tout ce qui me permettait de m’apitoyer sur mon sort. Et là, je n’en finissais plus. Pourtant, je savais très bien que ce n’était pas ma vraie nature (heureusement).

Dans mon quotidien, je suis une fille de nature joyeuse et positive avec un côté coloré, givré même. Je cherche le positif dans tout ce qui peut s’avérer négatif. Je chiale peu ou presque pas. Je suis en contrôle de mes émotions et c’est plutôt rare que je pète ma coche.

Donc, génétiquement parlant, je n’ai pas de dispositions pour la morosité. Il ne faut pas se le cacher, on est soit porteur de ce gène ou pas. Ça compte pour un certain pourcentage (je n’ai pas les chiffres). Ce n’est pas moi qui le dis. Il y a même des recherches sur l’héritabilité de la dépression.

Les conditions dans lesquelles je vivais, les conflits continus à la maison, mon insatisfaction vis-à-vis mon ancienne job, ma crainte de l’inconnu si je me séparerais, ont fait en sorte que je ne sois plus cette fille de nature enjouée.

J’ai sombré dans la dépression et par la suite, j’ai été aspirée par ce tourbillon négatif qui a continué post-dépression.

En faisant souvent de l’introspection et des retours sur les événements, j’ai découvert mon attitude négative envers tout et rien. Je ne m’en rendais pas compte. Ça m’a frappée en plein gueule. Donc, je me suis mise à surveiller de très près mes réactions, à les noter et à les analyser. J’ai vraiment détesté ce que j’ai vu. J’ai décidé de me chercher et j’ai réussi à me retrouver.

Pour contrer les effets nocifs de l’environnement qui m’entourait, je devais prendre des décisions importantes par rapport à ma vie et surtout à mon bien-être mental et psychologique.
C’est là où j’ai commencé à faire des choix et à prioriser. Parmi les choix adoptés, s’éloigner de ceux qui dégagent une énérgie négative m’était très important pour atteindre la paix intérieure.

Ensuite, c’était mon fameux “lâcher-prise”.

Petit à petit, j’ai retrouvé en moi la fille joyeuse et positive. Mon côté “fofolle” doux. Il fallait maintenir cet état d’esprit en s’entourant de tout ce qui est évidemment positif.
J’ai débarqué du tourbillon et là, je m’y tiens loin. Je me plais où je suis et ça me fait chaud au cœur qu’on me dise souvent que je dégage de la joie de vivre. Je crois qu’on attire nos semblables contrairement au principe de l’aimant. Je ne me vois PLUS dans une relation avec quelqu’un de pessimiste, de nature triste qui s’apitoie sans cesse sur lui-même.

J’ai travaillé fort pour me défaire de cet état et j’ai cheminé assez loin pour mettre ma paix intérieure et ma joie de vivre en danger. Suis-je égoïste? Un peu. À 41 ans, je sais ce que je veux mais surtout ce que JE NE VEUX PLUS….être heureuse et le demeurer est le choix que j’ai fait. Je me suis simplement choisie…

« Soyez d’abord heureux, soyez joyeux, célébrez et ensuite vous trouverez une autre Âme qui célèbre tout autant, il y aura alors une rencontre de deux Âmes dansantes et une grande danse en émergera. » OSHO

Mon journal de gratitudes #8

Deux mois déjà depuis le début de cet excercice et je vois la différence que ça a amenée dans ma vie. Le fait de parler uniquement de ce qui est positif est en soi un aimant qui attire le positif. Je suis dans un état de paix intérieure qui me fait grandement de bien et me rend heureuse sans raison particulière. Je ne prétends pas avoir une vie parfaite et facile. Je suis en décalage horaire en permanence sur ce que je devrai faire au quotidien. Je manque gravement de temps pour faire tout ce que j’ai à faire. Auparavant, c’était une grande source de stress pour moi. Maintenant, je priorise et je fais mes choix selon l’important. Le reste peut attendre!

La semaine était riche en émotions plus que d’habitude et j’avais la tête dans les nuages. Sans plus tarder, je suis reconnaissante pour :

  • Comme toujours, le soutien de mes merveilleux co-équipiers au travail. Ça allège les tâches et fait en sorte que nos objectifs soient atteints selon les échéances à respecter. Ça m’enlève un gros stress.
  • Le soutien de Heidi, notre travailleuse sociale, qui est toujours apprécié. Pour tous ses precieux conseils et ses astuces pour une meilleure vie familiale harmonieuse.
  • Les échanges que j’ai avec plusieurs personnes qui m’amènent un air frais au quotidien.
  • Les diners, le souper, le spectacle d’humour, la rose, les attentions, l’affection et toute la douceur que je reçois depuis vendredi. Je me sens priviligiée et aimée. Tu es MAGNIFIQUE, est-ce que je te l’ai dit? 😉❤️
  • Les moments passés avec mon trio d’amour cette semaine.
  • Ceux qui lisent mes textes et me disent que ça leur fait du bien de me lire. Ça me fait chaud au coeur!
  • Les partages avec Marie-Claude. Tu es une femme forte et résiliente. Malgré ton deuil de ta fille unique partie trop rapidement, il y a même pas 2 mois, tu trouves les moyens pour garder le moral et d’être présente pour tous ceux qui sont autour de toi, incluant moi. Je te souhaite de l’amour tout plein!

Je vous souhaite une bonne semaine à tous. Soyons reconnaissants toujours!

https://youtu.be/w-0cECaCOow

Confidence de l’aube…

La vie est très bien faite. Tout fonctionne selon un plan bien défini qu’on ne connait nécessairement pas. Elle t’ôte quelqu’un mais t’offre un autre, qui est meilleur pour toi. Elle te prive de quelque chose pour te donner autre chose, de mieux.

Lorsque nous ne comprenons pas le pourquoi, nous avons tendance à la maudir pour nos pertes. À nous rebeller contre elle. Alors que, dans le fond, elle nous enlève ce qui ne nous convient pas. Ce qui n’est pas dans notre intérêt ou pour notre bien.

Après quelque temps, lorsque la poussière aurait tombé, nous sentons un soulagement, un fardeau qui a été retiré de nos épaules. Telle ou telle personne qu’on a pleuré sa perte nous alourdissait la vie et nous rendait malheureux (des fois sans le savoir). Telle chose que nous n’avons pas pu obtenir allait peut-être nous endetter plus (à titre d’exemple) ou n’allait pas nous servir à ce qui nous est utile. Même chose pour la job.

En amour, j’ai fait toutes les guerres possibles pour être là où je suis aujourd’hui. J’ai perdu plus que j’ai gagné. La perte était toujours douleureuse mais reste surmontable. Rien qui ne peut empêcher de vivre et continuer d’apprendre. Je me questionnais souvent sur ce que chacune des pertes devait m’apprendre sur moi. Là après tant, je réalise pourquoi. Aucune de ces personnes n’a été faite pour moi.

À un moment donné, j’étais en état de colère suivie de peine. Je me répétais “pourquoi je ne peux vivre ce que les autres vivent”. Ça devenait comme une mantra.

La vie me préparait pour ce qui est de meilleur pour moi. Elle me préparait pour être une meilleure femme pour l’homme de ma vie. Tous ceux passés dans mon petit monde ont ajouté un petit quelque chose, chacun à sa manière pour faire de moi ce “patchwork vivant”(un terme que je trouve rempli de sens), la femme que je suis aujourd’hui.

L’homme de ma vie…. Il a l’air de quoi? Comment est-il différent? Comment peut-on savoir d’avance que c’est LUI?

Lorsque cette petite voix au fond du ventre ne déclenche pas l’état d’urgence. Lorsqu’elle ne sème pas le trouble dans ta tête et le doute dans ton coeur au point que tu veuilles prendre la fuite. Lorsqu’elle te dit, pour la toute première fois, de ne pas foirer cette fois-ci et de bien agir. Et finalement, lorsqu’elle te chuchote doucement “enfin il est là!”.

Ceux qui ne croient pas à la voix ou qui ne sont pas habitués à l’écouter assez attentivement pour détecter ce qui cloche (ou pas) diront que je délire. Que je vais trop vite. Que je suis intense (ben oui je le suis!!!). Leur problème!

En effet, cet homme-là existe bel et bien mais lui aussi, avait son cheminement à faire. Ses expériences à vivre. Ses leçons à apprendre. Il est tout ce qu’il est à cause de ça. Chaque femme qui a croisé son chemin a rajouté son grain de sel et lui a appris quelque chose sur lui. Elles l’ont préparé pour devenir l’homme de ma vie.

Comment pourrai-je en être aussi certaine? Je ne sais pas mais je le ressens. Il me dit que je suis la version féminine de lui! Ben j’ai ressenti la même chose. Il est la version masculine de moi.

Il sort du lot. Il se démarque. Il a compris assez tôt que pour accéder à mon monde, il faut commencer par me rassurer. Il faut gagner ma confiance. Il ne faut laisser AUCUN doute planer dans mon cœur par rapport à ses intentions envers moi.

Lui, contrairement aux autres, il l’a compris! Ma petite voix est satisfaite, voire heureuse. Elle veut prendre congé pour me donner un répit et me laisser explorer cet homme sans crainte. Lui donner la chance de m’apprivoiser à la façon du Petit Prince avec le renard. Un jour à la fois. Un peu à la fois.

Je n’énumèrerai pas les qualités de cet homme aujourd’hui. Par contre, je sais, au plus profond de moi, que je n’aurai plus jamais peur avec lui à mes côtés. Il sera ma famille, mon pays et mon Nord. C’est ça qu’être l’homme de la vie d’une femme…

« Quand tu aimes quelqu’un, tu le prends en entier, avec toutes ses attaches, toutes ses obligations. Tu prends son histoire, son passé et son présent. Tu prends tout, ou rien du tout. » R.J ELLORY

https://youtu.be/tYXWc2oBBcE