Mois : février 2018

Prendre soin de son coeur

Depuis un certain temps, mon cœur rebelle de saumon a l’air de bien aller. Il s’est ajusté en trouvant sa zone de tolérance.

Malgré tout ce qu’il a dû endurer lors des deux dernières années, il trouve toujours le moyen de maintenir son beat et de s’auto-régénérer. Incroyable comment cet organe simple est si sophistiqué, si complexe et si primordial à notre survie.

Il y a eu des moments où je pensais que la douleur allait le faire faillir. Une douleur émotionnelle accablante et perturbante. Elle est physique car on la ressent autant que n’importe quelle autre douleur et même plus.

Une sensation que le cœur est sur le point de déchirer notre poitrine et partir loin…

C’est violent!

Heureusement, cette douleur est éphémère. Elle diminue au fil des jours et finit par se dissiper.

Lors de mes pires déceptions amoureuses, je pensais que mon cœur allait me lâcher.

Il ne l’a pas fait. Son mécanisme de survie était aussi fort que la vie. D’après Nietzsche, « ce qui ne tue pas, rend plus fort ».

Les expériences douleureuses sont utiles voir nécessaires à notre dévelopment personnel. Elles font accroître notre force morale afin de pouvoir faire face à la vie avec plus de confiance et de contrôle.

Naturellement, je ne peux qu’approuver!! La preuve? Je suis encore là et plus solide émotionnellement qu’avant. La nouvelle MOI est plus forte, surtout plus résiliente!

Je me remets désormais plus rapidement des déceptions! La douleur demeure mais moins longtemps. Tu pleures un coup. Tu t’essuies les larmes. Tu te remets debout. Et puis tu t’en fous. Ta carapace finit par prendre de l’épaisseur pour te protéger.

À un moment donné, je m’en rappelle bien encore, je me maquillais les yeux avant de sortir travailler. J’ai vu le reflet d’une étrangère dans le miroir.

Mon cœur a pris plein la gueule en réalisant que c’était moi. Elle avait un regard fade, vide de vie. Cette étrangère n’était autre que ce qui restait de moi. Ce choc était positif car beaucoup de décisions et d’actions en ont découlé depuis dans le but de me retrouver.

Aujourd’hui, grâce à mon cheminement, je suis en paix avec moi-même. Je n’ai pas retrouvé mon ancienne moi, ce qui est parfaitement normal.

Je ne suis plus cette fille. Je suis qui je suis devenue aujourd’hui. J’aime mieux cette nouvelle version de moi qui est plus forte, plus zen, plus cérébrale, plus déterminée et plus joyeuse. Avant, je disais oui quand je voulais dire non.

Je passais l’intérêt et le bien-être de tout le monde avant les miens. Même des fois aux dépends des miens.

Personne ne viendrait te dire que tu devrais penser en premier à toi. On finit par prendre ce que tu fais aux autres par acquis. On développe des attentes envers toi. Tu te mets de la pression pour être à la hauteur de ces attentes.

Tu t’oublies. On t’oublie. Tu deviens ce que tu offres inlassablement.

Heureusement, j’ai brisé les chaines qui ont aliéné pendant de longues années la femme que j’étais. C’est hors de question d’accepter à nouveau ce que j’avais accepté dans le passé. Mon saumon sauvage ne se transformera jamais en un saumon d’élevage.

Mon cœur n’est plus susceptible d’être facilement manipulé car il a appris à la dure ce que c’est et il en a souffert.

Désormais, j’en prends bien soin sans nécessairement l’empêcher de s’ouvrir à l’amour, au vrai. Celui dans lequel je m’épanouis, j’éclos comme une rose méditérranéenne au printemps. Un amour sain tout simplement.

« J’ai souvent pensé que ma capacité à souffrir était égale à ma capacité d’aimer. Que chacune de mes larmes répondait à chacun de mes rires. Que chacun de mes tourments répondait à chacune de mes convictions. Que chacune de mes craintes répondait à chacune de mes certitudes. Que ma peine glorifiait ma joie. Que ma défaite honorait ma victoire passée. En perdant, j’ai appris à reconquérir, non l’autre, mais toutes les parts de mon coeur pulvérisé. « Nina Bouraoui, Beaux Rivages

Est-ce que le rêve devient réalité?

L’amour donne des ailes. L’amour fait déplacer des montagnes. L’amour est la raison pour laquelle on se réveille avec un sourire radiant sur le visage et on s’endort avec une prière, dans le coeur, pour l’être aimé.

J’aimerais partager avec vous un poème que j’ai écrit avec une personne qui m’est très chère. Nous avons choisi d’écrire, tour à tour, les vers de ce poème selon nos états d’âme respectifs au moment de l’inspiration et ce, au fil des jours…

Ce petit projet à deux a fait fi de l’océan et du décalage horaire et nous a permis de vibrer au même diapason le temps de l’écriture.

Grâce à TOI, j’ai pris goût à la poésie et j’ai rêvé et rêvé. Tu es ma source d’inspiration et mon petit bonheur au quotidien. Merci pour le temps consacré pour notre premier petit poème et ta patience de me corriger des fois, moi la novice dans ce monde enchanteur.

Bonne lecture à toutes et à tous!

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Mon journal de gratitudes #2

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Toujours dans la série de « Mon journal de gratitudes », j’entame mon deuxième billet en ce dernier dimanche pluvieux de février.

La bonne nouvelle, surtout pour nous autres en Amérique du Nord, c’est que le printemps ne tardera pas à se pointer le bout du nez.
L’idée en elle-même me fait sourire! Personnellement, ça me boost le moral juste à y penser…

Notre hiver québécois est beau malgré son froid polaire mais de la luminosité naturelle, j’en ai besoin!
Donc VIVEMENT le soleil, les magnolias en fleurs, les balades dans les boisés et les parcs, le chant du cardinal dans l’arbre juste au-dessous de ma fenêtre…surtout les roadtrips dans ma campagne montérégienne!

La semaine a démarré difficilement et j’avais toutes les raisons de sombrer dans un état d’esprit négatif mais heureusement, je me ressaisis au bon moment pour éviter que ma joie de vivre ne prenne le bord.
C’est un combat au quotidien. Un travail persévérant pour rester sur la track.

J’ai appris dans mon cheminement personnel que rien n’est version finale. Lorsqu’on atteint la paix intérieure, le bonheur, le bien-être etc, on ne doit pas déposer notre arme comme si le combat était fini.

C’est ben beau de construire une maison mais ENTRETENIR sa charpente est essentielle voir primordiale à la conservation de l’état de la maison sinon la maison finit par devenir moins solide et peut-être s’effondre un jour.

C’est la même chose pour nous. On se construit mais il faut entretenir ce qu’on construit.

Notre bonheur est fragile. Il ne faut pas se le cacher.
D’où l’importance de le travailler à chaque jour et de faire en sorte que la flamme reste allumée comme un petit feu de foyer.
Il faut continuer à l’alimenter avec de petites bûches sinon il finit par s’éteindre. C’est valable autant pour le bonheur que pour l’amour. C’est ça le secret.

À partir du moment où on comprend le principe, le reste suivra. Le mot (ou plutôt expression) d’ordre est « la prise de conscience ».
Après cette étape, on retrousse nos manches et on se met au travail.

Aujourd’hui, je suis reconnaissante de finir ma semaine positivement car j’ai réussi à retrouver ma paix intérieure et ma joie de vivre malgré les difficultés et désagréments vécus.

• Merci d’avoir la passion et le don des mots qui me permettent d’exprimer mes émotions et de guérir mes maux. L’écriture est ma thérapie. Mon psy gratuit!

• Merci à toi Marie, à tes messages réconfortants, à tes mots remplis d’affection. Tu as le don de faire du bien.

• Merci à toi ma Maud pour cette belle complicité que nous avons développée. Pour ta quête continue du bonheur. Pour avoir réussi à finir la semaine dans le positif. Continue ma belle!

• Merci à tout l’amour que je ressens et qui me permet d’ouvrir les yeux, le matin, avec un grand sourire. T’embellis ma vie, mon Ti-Coeur.

• Merci à mon collègue et mentor Robert d’avoir croisé mon chemin et m’a appris le vrai sens de la générosité et de la gentillesse. Pour m’avoir prise sous son aile comme un père le ferait. Que ta retraite soit à la hauteur de toutes ces années de don de soi et de la dédication aux autres. Je ne t’oublierai jamais!

• Merci à ma fille Zoya qui a gardé son sang-froid quand j’ai perdu le mien cette semaine. Sa maturité est un exemple à suivre. On apprend beaucoup des ados.

• Merci à la gentille serveuse au café Van Houtte qui me demande à chaque jour comment je vais pendant qu’elle me sert mon diner, avec son sourire gentil et patient. Elle rajoute du goût aux plats servis! Un sourire, c’est tout ce que ça prend pour faire la journée de quelqu’un!

• Merci encore et encore à tous les beaux échanges virtuels que j’ai à tous les jours avec vous tous, où que vous soyez dans le monde. À tous ceux et celles qui se mettent à nu pour partager leurs expériences de vie et leur quotidien, sans filtre et avec transparence.

• Merci à la vie pour m’avoir permis de surmonter ma peur des chiens et me laisser apprivoisée par eux (et non le contraire). L’affection qu’un chien donne peut dépasser de loin celle de l’humain.

Voici ma liste de cette semaine. C’est un exercice qui fait du bien au coeur et à l’âme.

« Au lieu de souffrir toujours de ce qui vous manque, apprenez à vous réjouir de ce que vous avez. » – Omraam Mikhael Aivanhov

 

Poème coquin

Je ferme les yeux, tu es presque là,
Je ressens la braise de ta passion de l’au-delà.
Ton étreinte remplie d’amour me comble,
Ta voix chuchotant mon nom me fait fondre
Loin! mais proche en pensée, tu fais naître ma volupté.

Tes va-et-vient imaginaires en moi
Me laissent en total émoi
Chaque mouvement de ton bassin contre le mien
Déclenche un tourbillon de folles sensations, me fait du bien
Et s’empare de ce qui reste de ma lucidité.

Tes mains s’aggripant fort à mes hanches
Pour augmenter mes frissons en avalanche.
Mes lèvres pulpeuses cherchant les tiennes
Ton regard plongeant dans mes prunelles châtaigne
Les enveloppant d’une tendre sérénité.

Je veux ressentir tout ce que tu ressens,
Je rêve de voir monter ton désir tout doucement
Contempler ton intense plaisir que mon corps voudrait t’offrir
Serait mon plus beau cadeau de l’éternité.

En pause des mots

Quand les mots ne sont plus appropriés.

Quand ils m’étouffent au lieu de me soulager.

Quand ils se vident d’emblée,

De tous les sens qui leur sont attribués .

Quand ils ne sont plus à la hauteur,

De la tourmente remuant des vagues dans mon cœur.

Je préfère me taire,

Je préfère ne plus m’en faire.

Je choisis le silence pour honorer ma valeur,

Et pour réconforter ma grande peur.

Je choisis le silence pour rendre hommage à toutes les guerres jouées

Ainsi que les victoires que j’ai remportées,

Tout au long de mes 41 ans d’existence mouvementée.

Je choisis le silence car les mots insultent ma douleur!

Mon journal de gratitudes #1

Parce qu’on ne dit jamais assez MERCI à la vie pour tous les cadeaux qu’elle nous offre à chaque jour, j’ai décidé d’embarquer avec ma belle amie Maud dans ce mini projet de gratitude qui fait du bien au coeur et à l’âme.

De plus, ça nous permet de nous rappeler que, malgré nos multiples combats, nous avons de quoi nous rendre heureux et reconnaissants au quotidien.

Le bonheur réside en nous mais il suffit de retrouver l’emplacement de la clé qui débarre la carapace qu’on s’est faite construire sur notre coeur pour le protéger des déceptions et des autres.

En cours de route, on oublie d’être heureux et on ne remarque plus les cadeaux de la vie.

Soyons réceptifs et soulignons le bonheur qui se trouve dans les petites choses autour de nous.

Sans plus tarder, j’aimerais, avant tout, dire merci d’être, moi et mes enfants, en santé. Quand on a la santé, le reste suivra.

  • Merci à toi, mon Coeur, pour ton amour et pour le bonheur dans lequel je baigne grâce à toi. Pour m’appeler « Mon trésor ». Sache que ça me fait capoter! Merci aussi de stimuler mes neurones et réveiller mes fibres poétiques😋😁💑.
  • Merci Maud pour cette belle amitié qui me fait un bien fou malgré la distance et les 6 h de différence. Pour tous nos échanges et nos partages réciproques. Notre complicité et notre passion pour l’écriture. Et tu as raison, un merci à Marie pour cette amitié❤️
  • Merci aux « je t’aime maman » et aux bisous furtifs entre deux jeux de mon Noah. Ils remplissent mon coeur de joie💕
  • Merci d’avoir cette chance de vivre le quotidien de mes enfants même si c’est une semaine sur deux. Il y a des mères (au Liban) privées de ce privilège à cause de certaines lois désuètes dictées par un système religieux pourri. Quand on se compare, on se console!
  • Merci pour le soutien de mon équipe au travail dans l’exercice de mes nouvelles tâches.
  • Merci pour les cours de salsa qui me permettent de m’évader mentalement dans le Sud et de faire le vide.
  • Merci à mes deux filles, Zoya et Layane, pour les fous rires piqués hier au resto. Leur joie de vivre et leur sens de l’humour ne cessent de m’épater.
  • Merci aux parents aimants et affectueux que j’ai. Vous me manquez beaucoup.
  • Merci à toi ma Maria d’amour pour tout ce que tu as fait pour moi. Pour avoir été une soeur, une amie et une mère même. Pour m’avoir ramassée à petite cuillère quand tout s’est écroulé autour de moi. Pour m’avoir pris dans tes bras à maintes reprises pour consoler mes larmes. Pour tout ce que tu continues à faire à mon égard. Je t’aime❤️
  • Merci d’avoir un stationnement souterrain chauffé chez moi. Un must incontournable au Québec l’hiver. Ceux qui n’en ont pas un savent pourquoi je suis reconnaissante (et sont probablement jaloux)😜😅.
  • Merci à mon ami François qui prend le temps de « philosopher » avec moi sur la vie et me rappelle souvent ma valeur💕.
  • Merci au Canada de tenir bon contre l’aquisition aléatoire des armes à feu (à utilisation personnelle) qui font des ravages chez nos voisins américains. Je me sens en sécurité pour ma petite famille. Une petite pensée à toutes ses victimes assassinées de sang froid en Floride et à leurs parents endeuillés😥.
  • Merci à vous de me lire, commenter mes publications et me partager vos points de vue. Ils me sont précieux. Merci aussi de cette passion qui nous lie qu’est l’écriture. Vous lire est un plaisir dont je ne me tanne jamais💝

Donc voici ma liste pour aujourd’hui. J’espère maintenir le beat à toutes les fins de semaine, de m’arrêter un instant et être reconnaissante pour tous ses petits bonheurs.

«Vivre dans la revendication constante de son bonheur, revient à être victime de ses attentes… Accueillir toute situation comme occasion de se transformer, c’est grandir véritablement. » Yvan Amar

https://youtu.be/4IwWScrpMKU

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