Mois : janvier 2018

Insomnie quand tu nous prends…

img_7349

C’est 3 heures du matin. Une autre nuit d’insomnie. Après deux jours de maladie, je me sens épuisée à tous les niveaux et à fleur de peau.

De plus, j’ai beau essayé d’être positive mais je me rends compte que toutes les circonstances complotent pour m’enlever ce brin naissant de positivisme.

Une autre nuit dure mais cette fois ce n’est pas à cause de la maladie. Un autre genre de douleur. Le genre qui peut être tellement puissant qu’on est capable de sentir son cœur se broyer. J’ai permis encore une fois à mon cœur de battre. Je l’ai cherchée cette douleur. Malgré que je le sais, je ne peux empêcher mes larmes de couler à flot.
Je suis devenue une spécialiste des déceptions. Et pourtant, j’ai toutes les bonnes intentions du monde. Je me donne à fond, avec mes 100%.

Trouvez l’erreur! N’ai-je pas encore appris ma leçon?

Il y a 2 jours, quelqu’un m’avait dit que le mot « célibattante » a été inventé pour moi. Je crois qu’il a raison. Je le suis et je vais continuer de l’être pour au moins me protéger de la douleur. Je suis une fière célibattante qui se retire lorsqu’elle réalise qu’elle n’est pas dans la bonne bataille. Car nos batailles, il faut les choisir. Sinon les leçons du passé ne serviront à rien.

J’ai appris à la dure et je me suis battue pour être ce que je suis aujourd’hui.

Je n’ai plus le droit à l’erreur. Je me dois d’être heureuse et comblée. Par contre, je suis la seule qui est responsable de mon bonheur. Personne d’autre. Ça doit émaner de l’intérieur.

Je vais poursuivre mon cheminement intérieur et prendre soin de mon cœur qui a été meurtri, poignardé, violenté au fil des années mais qui continue à trouver le moyen de battre, d’aimer, de pardonner, de donner sans limites. Sans s’abriter surtout en-dessous d’une armature.
Et c’est le plus noble qu’un cœur puisse faire. J’en suis très fière!

Mais la vie continue….

« Tant pis si elle était naïve, mais elle aurait voulu s’imposer telle qu’elle était vraiment : naturelle, sensible et rêveuse! » Guillaume Musso

À ma fille, pour tes 14 ans…

img_7421

Il y a 14 ans, je t’attendais avec impatience.
Je t’aimais déjà à la folie, avant même de voir ta belle petite binette. J’avais hâte de te prendre dans mes bras, te bercer et te serrer contre mon cœur.
Je rêvais de sentir ton odeur de bébé et d’embrasser un à un tes petits doigts et orteils roses.

L’attente était longue. Tu jouais à la capricieuse. Tu étais bien au chaud, toi, dans ma bedaine parfaitement ronde. Après plus que 12 heures de travail, tu as pointé ton petit nez l’après-midi du 21 janvier 2004. C’était un jour froid, enneigé. Mais tu as été mon rayon de soleil et mon brin de bonheur, ce jour-là.

Tu étais jolie comme un cœur avec tes grands yeux bruns foncés et tes cheveux noirs abondants. J’ai trouvé que tu ressemblais à Roshan, le bébé dans le film « Ice Age » et ça m’a fait littéralement flippé de bonheur.

Tu étais ce bébé tant rêvé et tant désiré. Tu as été conçue dans l’amour, ne l’oublie JAMAIS ma belle Zoya.

Je suis devenue maman pour la première fois grâce à toi. Tu m’as appris le vrai sens de l’amour inconditionnel, du dévouement et de la patience.
J’ai connu le bonheur des premières fois avec toi : Premier sourire, premier mot, premier pas, première dent…Mon Dieu que j’ai versé des larmes de joie, d’inquiétude, de peur…Toutes sortes de larmes, j’en ai connues.

Je t’ai vue grandir et t’embellir au fil des jours.Tu es rendue une magnifique jeune fille autonome, intelligente, fière, sensible et très humaine. Ton sens de l’humour ne cesse de me surprendre. Ta grande débrouillardise m’émerveille.

Tu es parfaite à mes yeux. Ce que tu considères comme tes imperfections fait de toi ce que tu es. C’est ton unicité. Ça me fait tellement de la peine lorsque tu te doutes de tes forces et de ta beauté après tous les efforts que je déploie pour te faire sentir ton importance. Tu es naturellement sublime. Et ce n’est pas vrai que c’est les produits de beauté qui te rendent belle. Tu l’es déjà, ma puce d’amour.

Sache que je suis fière de la fille que tu es rendue et je le serai toujours, toujours. N’oublie jamais que je suis là pour toi, afin de te soutenir, te conseiller, te protéger et être surtout ton amie et ton alliée.

Jamais je ne jugerai tes choix. Bien au contraire, je t’appuierai jusqu’à mon dernier souffle.

Nous avons réussi tous les 4 ensemble à nous re-créer une nouvelle famille qui nous ressemble. Ta résilience ainsi que celle de ta sœur et ton frère, votre confiance en moi et votre croyance en nous ont contribué à cette belle réussite.

Mon cœur de maman déborde d’amour pour toi et souhaite que tu réalises tous tes rêves, même les plus fous. Que tu sois Heureuse et en santé surtout.

Joyeux 14 ans, fruit de mes entrailles!

 » Vos enfants ne sont pas vos enfants. ils sont fils et filles du désir de vie en lui-même. Ils viennent par vous mais non de vous, et bien qu’ils soient avec vous, ce n’est pas à vous qu’ils appartiennent. Vous pouvez leur donner votre amour mais non vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez loger leurs corps mais non leurs âmes, car leurs âmes habitent la demeure de demain, que vous ne pouvez vous efforcer de leur ressembler, mais n’essayez pas qu’ils vous ressemble. Car la vie ne retourne pas en arrière ni s’attarde à hier. Vous êtes les arcs qui projettent vos enfants telles des flèches vivantes. L’archer voit la cible sur le chemin de l’infini, et il vous courbe avec toute sa force pour ses flèches aillent vite et loin. Que cette courbure, dans les mains de l’archer, tende à la joie; car comme il aime la flèche qui vole, il aime aussi l’arc qui est stable. » Gibran Khalil Gibran (Le Prophète)

The language LOVE speaks…

img_7335

It’s been a while since the idea of writing in english is maturing slowly but surely in my mind. Today, I felt the call so I decided to let my guts guide me into this new adventure.
Actually, it’s not really new to me as I did my university studies in an American university affiliated with the University of New York.

However, it’s the first time since long but it definitely won’t be the last time either. Talking about feelings and expressing different emotions became easier for me in french than in either english or arabic. After all, french is the LOVE and the ROMANCE language. It has an undeniable poetic touch…

I think, write, feel, love, grieve, enjoy in french but still get angry and curse in arabic specially behind the wheel 😁. Instinctively, I turn to my mother tongue to express my frustration and it makes my trio laugh at me every time it happens. Bad me!

Lately, I’ve been living, heart-wise, some thing really special and different from every thing I knew before. I will let time figure it out and life show me the way.

Even though I know how impatient I could be at times for wanting things to happen quicker and on my way (which is not necessarily always the best!), I decided to go easy on me. And let the pieces of the puzzle fall naturally in their right places.

“Always go with the choice that scares you the most, because that’s the one that is going to require the most from you.” Caroline Myss

I always trusted life and it rarely disappointed me so I will let it, one more time, guide me through every thing that comes my way. My heart is confident, light and thankful for being functional at full intensity and power despite all the heartbreaks that it had to go through in the past years. My intuition is telling me to slow down the pace and enjoy it all the way to the big finale.

“The principles of living greatly include the capacity to face trouble with courage, disappointment with cheerfulness, and trial with humility.”

Temps et patience…

img_7332

Après 41 années de vécu, je déclare solennellement que la vie est plus compliquée que je ne le pensais. J’ai tendance par ma nature optimiste de voir positif. De trouver des solutions aux situations problématiques que je rencontre au quotidien et ça fonctionne dans la grande majorité du temps. Mon cerveau est axé sur la résolution de problèmes. En fait, si je prétends me connaitre plus profondément, je me permets d’affirmer que mon cerveau s’est trouvé une banque de solutions de toutes sortes à d’éventuelles problématiques. C’est fou mais c’est ainsi.

Je ne connaissais pas cette force en moi dans mon ancienne vie. Est-ce qu’elle était déjà pré-existente mais à l’état latent ou est-ce que je l’ai développée pour assurer ma survie? Je ne puis le confirmer. Elle est là et c’est génial.

Par contre, elle bogue aussitôt qu’il y ait questions de cœur et de sentiments. Elle cède le contrôle à l’intuition et se lave de toute responsabilité. Ça peut être déboussolant vu que je suis un être fait d’émotions. Aussitôt que la valve cardiaque est ouverte, appliquer des freins aux vagues de sentiments devient une mission impossible. Je suis faite ainsi. Je me donne à fond et intensement. Et si ce n’est réciproque? Le résultat? Je vous laisse deviner….c’est un peu à la façon de “Great expectations”!

Assurément, il y a encore du chemin à faire car vivre tout le temps dans l’ombre d’une déception ou par peur d’une déception, ce n’est pas le fun et non plus ce que je veux dans ma nouvelle vie.

Bon, peut-être que j’exagère là mais ça ressemble un peu à ça.

Ce matin, mon cœur n’arrive pas à suivre mon cerveau. Mille et une questions sans réponses défilent à grande vitesse dans ma tête. J’aimerais tant que ça s’arrête et de laisser le temps faire son œuvre. Le temps! Ce couteau à double tranchant qui peut nous jouer de méchants tours. Il a la réponse à ces questions mais en revanche, il exige de nous la patience. Est-elle toujours au rendez-vous? Bonne question.
Temps et patience…le cocktail molotov des impatients!!!

Si je me fie à mon intuition aux antennes sophistiquées, je devrais m’armer de patience parce que je vois une douce lumière qui m’invite à la suivre. Elle dégage aussi une douce chaleur réconfortante. Je voudrais la sentir. La toucher. M’imprégner d’elle…Impatience quand tu nous tiens!

On dit que “l’attente est une forme extrême d’esclavage” et si l’investissement valait la peine?

Je vous partage un texte qui me ressemble et qui vient taquiner l’amoureuse éternelle en moi :

“Aimer c’est ne plus pouvoir vivre sans l’autre,
ressentir son absence comme un vide immense, comme une amputation.

Aimer c’est pouvoir supporter son absence,
ayant fait le plein d’elle jusqu’au moment des retrouvailles,
qu’ importe le temps et la distance.

Aimer c’est savoir atténuer la douleur de la séparation
par le souvenirs des moments partagés, des émotions ressenties.

Aimer c’est savoir patienter jusqu’au jour où enfin on pourra la toucher à nouveau, plonger son regard dans le sien et l’enlacer, l’embrasser encore et encore.

Aimer c’est se sentir chaviré, transporté, transcendé dès que l’autre réapparaît.

Aimer c’est au simple son de sa voix avoir le coeur qui bat la chamade à l’idée de la revoir et avoir les pensées qui s’enflamment et le reste aussi.

Aimer c’est aussi n’avoir pas toujours besoin de mots pour échanger.
Certains moments sont si forts que la présence, le regard, les gestes suffisent…

Aimer c’est se donner sans compter et ne jamais se sentir vidé, se remplir de l’autre tout en lui donnant.

Aimer c’est se sentir prêt à tout pour l’autre,
traverser les montagnes, avaler les kilomètres qui nous séparent, oublier les contingences matérielles, les tracas en sa présence.

Aimer c’est se sentir fort pour affronter la vie quelle qu’elle soit avec ses hauts et ses bas et ne plus avoir peur.

Aimer c’est partager, échanger, apporter, nourrir l’autre de ce que l’on est et s’abreuver d’elle dans une quête d’équilibre harmonieux et satisfaisant pour chacun.

Aimer c’est respecter l’autre dans sa différence,
l’aimer pour ce qu’il est tout simplement.

Aimer c’est savoir dépasser les conflits, les tensions, les désaccords.
C’est se réajuster en permanence.

Aimer c’est avoir envie de partager ses passions,
follement, intelligemment aussi amoureusement.

Aimer, c’est tout simplement ça!”
Auteur anonyme

L’echo des souvenirs – Prise 2

B8675493-6B6B-4FD4-A2A6-C4340963F732

Les fêtes sont finies ainsi que ma première journée de travail après les vacances de fin d’année. Une vague de froid arctique a frappé fort comme pour ajouter une coche à ma petite déprime de post-fêtes.

En route vers la maison, “Perfect” de Ed Sheran joua soudain sur un poste FM. Le cœur me leva. Le “nous” me manquait terriblement!

Je pensais à tous ces moments où nos deux familles se réunissaient autour de la table quelques soirs pour souper. Tout le monde se parlait en même temps, les rires des enfants s’entremêlaient, chacun avait quelque chose à partager de sa journée.

Des fois, le ton montait pour faire valoir son droit à la parole mais le tout se faisait dans une ambiance saine, remplie d’amour et d’affection. On s’acceptait tel qu’on était, avec nos défauts, nos traits de caractère et nos personnalités respectives.

Une famille colorée, c’est ce qu’on aurait pu être ensemble. Cette brève pensée me fît sourire mais je me ravisai aussitôt que ce n’était plus que l’ombre d’un souvenir. J’arrivai à peine à voir devant moi. Tant de souvenirs qui embrouillèrent mes yeux, particulièrement ce soir.

Du revers de la main, j’essuyai une larme restée accrocher au coin de l’œil et je montai le volume de la radio. C’est lourd sur la route. Beaucoup de trafic. Donc, j’ai amplement le temps de retourner fouiller dans ma boîte à souvenirs mentale. Ça me rendit nostalgique encore et encore. J’entendis à nouveau l’écho des rires d’enfants insouciants. Je réussis même à percevoir l’odeur de la soupe que tu avais fièrement préparé pour me prouver tes talents de cuistot.

Un feu brûlait dans la cheminée. Encore ce soir, on faisait griller des marrons en jasant de nos rêves les plus fous. Tu frôlais légèrement de tes lèvres mon front et ça me faisait tressaillir de bonheur.

On me klaxonna…il faudrait avancer. Ça me sortit de mes rêveries pour quelques instants seulement…

Mes aiguilles de tricot et mes boules de laine étaient là sur ma table basse. Je passais de longs moments à tricoter devant le feu, avec juste les lumières du sapin et les chansons de Michael Bublé pour m’accompagner. C’était des moments de bonheur. C’était réconfortant d’être au chaud, au fond de mon beau divan jaune pâle aux motifs blancs.

J’aurais tellement souhaité être assise ainsi, collée à toi. Tsé, j’aurais passé une vie entière à savourer ces moments. À m’engourdir de la chaleur de ton corps collé au mien. J’aurais aimé que tu m’aimes d’un amour qui ne laisse aucune trace de doute dans mon cœur.

L’amour est à la base de notre existence. On est prêt à tout donner pour l’avoir, pour le sentir, pour le vivre, pour vibrer au même diapason avec celui qui passionne notre cœur!

Bref, dans quelques minutes, j’arriverai chez moi. Ce sera froid, ce sera vide. Je serai seule autour de la table, à manger un repas décongelé. Mon sapin, encore dans le coin de mon petit salon, me tiendra sûrement compagnie, ce soir et jusqu’à nouvel ordre…

Probablement que j’écouterais en boucle ‘Ton désir’de Lara Fabian. Je commence à être trop prévisible, c’est ce que tu m’avais dit un jour, n’est-ce pas?

J’aurais voulu que tu sois là. Qu’on puisse reconstituer une nouvelle famille à notre image. Qu’elle porte nos couleurs respectives. Notre touche à nous. Que les rires résonnent à nouveau dans tous les recoins de la maison, notre maison à nous.

Le doux crépitement du feu me manque. L’odeur des châtaignes grillées aussi. Nos sourires complices. Nos ‘je t’aime’ silencieux. Ta main dans mes cheveux. Tes yeux scintillant de désir…

« On ne sait jamais rien de ce qui se noue entre les êtres , eux-même souvent l’ignorent, et le découvrent en se perdant. » Olivier Adam