Mois : décembre 2017

La magie de Noël

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On est à un dodo de la veille de Noël et la magie de cette merveilleuse période se fait ressentir partout. Même au bureau.

On dirait que tout le monde est atteint du syndrôme « temps des fêtes » dont les symptômes sont la bonne humeur, l’excitation, les yeux brillants, l’échange frénétique de souhaits…
Même les personnes moins enclines à être sociables en temps normal le deviennent maintenant.

Personnellement, je trouve cela génial!!!
Que les canaux de communication soient ainsi ouverts et que l’ambiance soit propice pour apprendre à connaître ces personnes qu’on côtoie quotidiennment sans avoir la chance de les jaser dans d’autres circonstances.

Les fêtes de fin d’année doivent être un appel à sortir de notre bulle à accès restreint pour revivre notre humanité avec notre entourage. Pour être plus empathique envers les moins fortunés.
Pour témoigner de notre appréciation envers nos collègues.
Pour démontrer notre amour envers nos amis et proches.
Mais surtout pour renouer avec notre vraie essence qu’on oublie à cause de nos occupations et nos obligations de chaque jour.

C’est le TEMPS pour donner du ‘temps’ à nos enfants, à ceux qui nous sont chers. Donner de son temps à quelqu’un est le meilleur cadeau qu’on puisse lui offrir. C’est une denrée rendue rare de nos jours et pourtant aussi importante (et plus même) que tout le reste.

C’est aussi le moment de faire une introspection sur l’année qui est sur le point de finir et établir ses priorités pour celle à venir.

Dresser un bilan d’accomplissements réalisés au cours de l’année et ce, quels qu’ils soient petits et des choses qu’on aurait pu mieux faire. Puis partir de là pour établir ses objectifs à atteindre dans l’année à venir.

J’ai décidé de faire cet excercice avec mes enfants et en le leur suggérant, ils m’ont démontré une belle ouverture vis-à-vis l’idée. Ce sera pour nous des objectifs de famille sur un court terme (mois par mois). Dans notre plan d’action, il y aura un retour sur ce qui sera fait dans un but d’évaluation.
On poursuivra ou on ajustera le tir dépendamment du résultat.

Sur le plan personnel, les astres commencent à s’aligner pour m’offrir une belle année en perspective. En changeant ma façon de voir la vie, j’ai réalisé qu’auparavant, je ne me faisais pas justice. Je m’infligeais de la douleur inutilement alors que le bonheur est à la portée de la main. Que j’étais trop exigeante avec moi-même.

D’après Albert Einstein, « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ».
À un moment donné, il faut briser le pattern qui nous mène au même résultat s’il ne nous convient pas ou plus. Donc, depuis quelques semaines, je suis en mode « pattern breaker » et je vois déjà de nouveaux résultats.

Mes enfants l’ont souligné, à ma plus grande surprise, lors de notre dernière rencontre avec la travailleuse sociale.
Elle avait demandé à chacune des filles, tour à tour, d’énumérer tout ce qui a été positif ou différent depuis la dernière rencontre vla 3 semaines. Les deux ont mentionné la joie de vivre de leur maman, la lueur dans ses yeux, comment elle a retrouvé son mood « tannant » et joyeux d’avant.

Oui, la chaîne du bad luck a été brisée. Je suis reconnaissante à la vie. L’harmonie qui règne dans mon petit foyer est le meilleur cadeau que je puisse recevoir à la fin de cette année. La sérénité qui remplit tout mon être est indescriptible.

Le ciel vient de m’envoyer un clin d’œil pour me faire savoir que je suis sur le bon chemin, que je ne suis pas seule, qu’il est là pour moi.

Mon étoile filante à moi a finalement fait apparition pour me conduire à destination.

J’entame 2018 avec beaucoup de confiance, d’ouverture et de positivisme. Surtout avec plein d’amour à offrir à celui qui saura vibrer au même diapason que moi et fera chavirer tout mon être au son des battements de son cœur.

Celui qui saura m’attirer dans son orbite pour y graviter sans peur et sans doutes.
J’ai habillé mon coeur pour l’accueillir comme il se doit, tel un visiteur tant attendu. Un visiteur qui vient pour y rester toujours.

Paix, Amour, Sérénité et Santé à vous tous.

Joyeux Noël et bonne année!

Tu es où tu devrais être

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Ce blog a vu le jour il y a quelques mois dans le but de raconter un vécu, mon vécu à moi mais qui n’est pas différent de celui du commun des mortels.
La seule différence c’est dans la façon dont chaque personne exprime ses sentiments et ses émotions.

Certains dessinent, d’autres sculptent, d’autres encore chantent…moi, j’écris.

J’écris en laissant mon cœur parler. J’écris en toute transparence. J’écris ma joie comme ma tristesse, ma paix comme ma tourmente, mes forces comme mes faiblesses. Sans aucun filtre.

Je ne me cache pas derrière un mur d’apparences superficielles ou de prétentions dans le but de montrer une vie parfaite. Ma vie ne l’est pas en tout cas mais elle est juste ‘parfaite’ à mes yeux et je vais vous dire pourquoi.

Ceux qui m’ont côtoyée réellement ou virtuellement, connaissent mon parcours. D’ailleurs, j’en ai parlé aussi dans plusieurs de mes articles. J’ai mené des combats féroces pour être où je suis en ce moment.
Je me suis battue pour pouvoir m’exprimer librement, sentir et ressentir librement…pour pouvoir vivre selon mes valeurs et en cohérence avec qui je suis.

Après tout ce que j’ai traversé, je ne peux plus et ne pourrai plus me contenter de peu. D’une vie ordinaire, de relations amoureuses médiocres, d’amitiés fades, de personnes incapables de brasser mon intérieur à la puissance 20 ou de conversations superficielles.
D’où mon incohérence des fois : ne pas vivre selon qui je suis et me convaincre du contraire!

J’ai appris à me connaitre mieux au fil du temps. Je suis parvenue à un constat incroyablement intéressant qui explique mes montagnes russes dans certaines situations.

Aussitôt que je m’oblige à me « conformer » à l’une de ces situations et à essayer de me « normaliser » avec, mon système se rebelle.

Désormais, ce sera mon fidèle indicateur.

Il me parle et me demande de rectifier le tir lorsque ce qui se présente n’est pas en harmonie avec mes convictions. Tout moi se met en mode combat pour chasser l’intrus.

Ces émotions contradictoires (vouloir et refuser) créent une instabilité qui se réflète sur mon comportement et mon attitude envers le monde externe. Mon coeur et ma tête n’arrivant pas à s’entendre, les émotions prennent le bord et c’est la pagaille totale.

Je sais désormais que lorsqu’une situation pareille se présente, il faut que j’écoute mon intuition qui ne m’a jamais trompée à date. Elle me permet de retourner à la source et de retrouver mes repères.

Je voulais cesser temporairement d’écrire après m’avoir mentionné que mes textes étaient remplis de lourdeur et ça dérangeait de voir défiler « la négativité de mes émotions » sous les yeux.
J’ai pris alors du recul pour essayer de comprendre le sens et la pertinence de ces mots. Et après avoir discuté avec un ami très proche, j’ai réalisé que rien, ni personne ne m’arrêtera d’écrire et de m’exprimer.

L’argument de mon ami était que la raison pour laquelle les blogs sont populaires c’est parce qu’ils sont faits par de vraies personnes avec de vraies histoires. Contrairement à ce qu’on retrouve sur internet.
Plusieurs lecteurs s’identifient à eux et s’y reconnaissent dans ce qu’on vit. Le blogueur met des mots sur des pensées ou des émotions que les autres ne sont pas capables d’exprimer, de verbaliser ou même définir!!!

Ma colère contre moi-même aurait pu détruire une partie du cheminement que je fais. La colère dont je parle, c’est d’avoir permis à un commentaire négatif de m’influencer et m’envoyer drette dans ma bulle isolée. Cependant, du moment où l’on comprend cette émotion, la contrôler devient moins compliqué. Un processus que j’apprends à chaque jour. La colère n’est pas toujours négative. Tout réside dans la façon dont elle est canalisée et dans le but visé pour son utilisation.

Sur ce, j’ai pris la décision de reprendre l’écriture qui est en soi, une thérapie et un moyen de connection avec mon monde intérieur.
Si l’intensité de mes émotions dérangent, je n’y peux rien malheureusement. Ça fait partie du « 50% que je ne contrôle pas! ».

Donc, au prochain article…

Mon coeur à nu

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C’est le dernier mois de 2017 et que j’ai bien hâte que cette année finisse, en espérant qu’elle va emporter avec elle tout ce qui a fait saigner mon cœur et couler mes larmes.
Ce sera injuste de dire que toute l’année a été difficile. Une grande partie, oui. Il y a eu quand même quelques beaux moments dont je suis reconnaissante.

Et puis mes enfants d’amour sont proches de mon cœur malgré leur semaine dans l’autre maison. Ils sont en santé. Ils vivent mieux la séparation entre leur père et moi. Ils sont maintenant un peu plus résilients vis-à-vis le voyagement entre deux maisons à toutes les semaines.

En plus de ce qu’ils ont eu à surmonter, il y a eu des épisodes d’intimidation intenses à l’école ainsi que de la cyberintimidation à un haut niveau. Mais on a composé avec la situation du mieux qu’on peut, avec de l’aide de différentes personnes ressources. Ce n’est pas fini mais j’ai confiance en ces ressources.
Je remuerai ciel et terre s’il le faut pour que ça se règle et que le tout rentre dans l’ordre.

La vie continue à me mettre à l’épreuve, jour après jour. Je prie pour une accalmie le temps de recharger mes batteries et de reprendre mon souffle. J’ai le droit à ça. On a tous le droit à ça.

Hier, j’ai vécu une épreuve d’une grande difficulté. Dans le fond, tout est relatif dans la vie. Ce qui est pour moi extrême, est probablement pas si pire pour une autre personne.

Bref, je ne me suis jamais sentie aussi seule et délaissée. Tout au long du chemin de retour d’où j’ai été, je chantais à tue-tête avec la chanson que je faisais jouer en boucle, à chaque fois que je sentais monter mes larmes. Je ne voulais pas pleurer. Je ne voulais pas laisser la colère gâcher le restant de ma soirée. En arrivant chez moi, j’ai réalisé que j’avais perdu ma voix.

La nuit était longue, les idées se succédaient sans répit dans ma tête de libanaise. Finalement, quand j’ai réussi à m’endormir à 7 h le matin, j’ai fait un cauchemar. J’étais perdue dans un endroit que je ne connaissais pas, au milieu d’étrangers. Je cherchais en vain une porte de sortie.
Mais je tournais en rond, comme dans un labyrinthe. J’essayais d’appeler quelqu’un mais mes doigts ne parvenaient pas à pitonner le numéro sur mon téléphone. J’ai essayé de crier à l’aide mais ma voix ne sortait pas!!!

Finalement, un visage familier, plus que familier, surgit de nulle part. Il me fixa, fit demi-tour puis s’évanouit dans la foule. Je me suis réveillée en pleurs. Je faisais une crise d’angoisse…

Il y a quelque mois, je pensais vivre un bonheur qui promettait d’être de long terme. Une partie de l’été et une autre de l’automne étaient remplies d’un nouvel espoir. J’y avais cru. Je voulais y croire. Finalement, je n’aurais pas dû y croire.

“Il est des déceptions inconsolables qu’aucun coeur ne pourra consoler.”

Lorsque l’amour prend la tangeante du conditionnel, il perd ses caractéristiques. Son chemin devient pavé de déceptions. L’amour c’est l’acceptation, la compréhension, le don de soi, le bonheur. L’amour c’est l’amour. Rien ne peut le définir mieux!

J’ai cumulé tant de deuils qu’il me faut une vie entière pour les vivre. Je crois que j’ai pris du retard. Pour une fois, je lève le flag et je dis que c’est le moment. Je vais vivre tous mes deuils une fois pour toute. Je vais pleurer mes déceptions pour me libérer le cœur de ses multiples peines et lui permettre de se cicatriser dans le sens du monde.

J’ai décidé de prendre une pause de l’écriture pour prendre soin de mon petit cœur et pouvoir, un jour, écrire mes joies. Ce sera mon dernier texte aussi imprégné de douleur. Je reviendrai quand la paix aura trouver chemin jusqu’à mon cœur et âme.

Que cette période des fêtes vous porte bonheur et paix à toutes et à tous.