Réflexions rebelles…

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Si le but de l’amour est de nous déconstruire pour nous reconstruire, je renonce à l’amour…

Toutes ces blessures qui laissent des cicatrices sur notre coeur et notre âme pour nous rappeler de la douleur que nous avons éprouvée un jour…

Chaque nouvelle blessure fait de nous une version différente de la précédente, nous éloignant peu à peu de ce qu’on a été un jour avant d’avoir souffert pour la première fois…

Chaque nouvelle a pour objectif de nous faire revivre toutes les autres douleurs causées par toutes les déceptions de notre vie entière d’un seul coup, comme si une nouvelle ne suffisait pas pour notre re-naissance après notre re-crucifixion. 

Pourquoi qu’être heureux n’est aussi simple qu’une brise fraiche une journée d’été? Pourquoi faut-il passer par une tornade dévastatrice avant de l’être? Et encore là, ce n’est jamais fini….

Combat après combat….je hisse mon drapeau blanc, je n’en veux plus de ce combat. J’ai toujours méprisé les guerres, pourquoi je me battrai maintenant? 

Si le bonheur veut de moi, qu’il vienne me trouver. Voilà! Je viens de lui lancer un défi….serait-il à la hauteur de me faire honneur d’accepter de s’établir dans ma vie? 

« Votre joie est votre tristesse sans masque.
 Et le même puits d’où jaillit votre rire a souvent été rempli de vos larmes. 

Comment en serait-il autrement? 

Plus profonde est l’entaille découpée en vous par votre tristesse, plus grande est la joie que vous pouvez abriter.

La coupe qui contient votre vin n’est-elle pas celle que le potier flambait dans son four ?

Le luth qui console votre esprit n’est-il pas du même bois que celui creuse par les couteaux ? 

Lorsque vous êtes joyeux, sondez votre coeur, et vous découvrirez que ce qui vous donne de la joie n’est autre que ce qui causait votre tristesse.

Lorsque vous êtes triste, examinez de nouveau votre coeur. Vous verrez qu’en vérité vous pleurez sur ce qui fit vos délices. »

Khalil Gibran, Le Prophète

2 réflexions sur “Réflexions rebelles…

  1. Oui, ces blessures nous éloignent brutalement et fatalement de l’enfant, de la rêverie et de l’innocence; c’est là la fatalité, même pour la personne qui veut absolument garder son âme d’enfant, elle n’en garde qu’au moins que la moitié…

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