Le soleil, à nouveau!

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À un moment donné, pris dans le cercle vicieux de nos tourments, on pense que c’est ça la vie. C’est notre destin. On finit par l’accepter car c’est moins épeurant que le changement et l’inconnu qui l’accompagne. Et pourtant, on n’est pas bien. Notre petite voix dans le ventre nous dit que rester là est malsain. Quelque chose en nous meurt à petit feu et on perd un morceau de notre âme, jour après jour. Cette braise qui nous emplissait de vie s’éteint et on ne reconnait plus notre reflet dans le miroir et les vitrines.

Est-ce vraiment la vie qu’on s’est imaginée? Et nos rêves les plus fous? Nos passions les plus ardues? Nos ambitions illimitées?

Non! Ce n’est pas vrai qu’on se laissera tomber, aussi facilement!

Pendant plusieurs longues années, j’ai été en mode survie. Je prétendais être satisfaite et heureuse. Je jouais à l’autruche pour ne pas déranger « l’équilibre ». Mais ce n’était qu’un masque.
Mes amis Facebook voyaient en nous la famille heureuse, le couple amoureux et réussi, les enfants parfaits….Bref, on nous enviait notre « bonheur ». Mon mal-être émergeait à la surface de temps à l’autre et me plongeait dans un vide immense.

À l’automne 2015, j’ai fini par sombrer dans ma première dépression intense à vie. Je ne voyais plus la lumière au fond du tunnel. Les crises de panique se succédaient et devenaient plus fortes. Je me réfugeais souvent en boule, au fond de mon garde-robe sombre. Je souhaitais disparaître.

Lors d’une grosse dispute avec mon conjoint à l’époque, j’eus soudain des idées noires. Pendant ses blâmes habituelles et ses accusations de folie à mon égard, je me mis debout tel qu’un robot téléguidé et me dirigea vers la pharmacie pour dénicher une boîte de pilules afin d’avaler le contenu et finir avec ma vie.

Soudain, j’entendis le rire de mes trois enfants venant du sous-sol. C’est ce rire-là qui m’a ramenée sur terre et m’a sortie de cet état de confusion.

Je me suis figée et j’ai repris mes esprits. J’allais mettre fin à ma vie pour échapper à une relation abusive psychologiquement.

C’était le déclic. Depuis cet incident, beaucoup de décisions ont été prises. 

J’ai été chercher de l’aide professionelle. J’ai demandé le soutien à ma famille et à mes amis proches. J’ai décidé de me reprendre en main, de me retrouver. Je me manquais. Mon sourire me manquait. Ma joie de vivre me manquait. La lueur de mes yeux me manquait.

Mais surtout, mes enfants avaient besoin de leur mère. D’une mère forte, capable de prendre soin d’elle-même et d’eux. J’ai entrepris l’entrainement physique aussi.

C’était tout un changement. Je me suis choisie. J’ai réussi à sortir de cette relation, j’ai demandé le divorce et j’ai quitté une fois pour toute. C’était l’année de mes 40 ans. Il y a moins d’un an de ça.

Le jour où ma fille m’a demandé si j’avais peur d’être seule la nuit dans ma nouvelle maison, j’ai décidé de lui démontrer que j’étais forte même si j’ai peur des fois. Je suis allée sauter en parachute pendant que les trois me regardaient attérrir en toute sécurité.

Ce saut avait beaucoup de connotations. Il représentait le saut que j’ai fait dans l’inconnu en demandant le divorce. Il représentait ma confiance en la vie, comme quoi j’allais attérir debout malgré tous les dangers (difficultés dans la vie) associés à ce saut.

Je me suis faite pousser des ailes pour amortir le choc lors de l’atterrissage!

Depuis le saut, elle ne m’avait plus jamais posé cette question. Elle avait eu sa réponse!
Je ne pensais jamais pouvoir m’en sortir. Je l’ai fait. Je suis encore là, en vie ou plutôt désormais en mode vie.

J’ai repris confiance en moi, tranquillement mais sûrement. J’ai retrouvé l’amour grâce à un homme merveilleux qui me l’apprend à chaque jour et me fait vivre de belles émotions et de belles expériences. Un homme qui me rappelle que je mérite d’être aimée pour ce que je suis et ne laisse aucune occasion passer sans me le dire.

Le passé m’a servi de leçon : je ne me prends plus jamais pour acquis. J’ai écrit moi-même la fin d’une histoire remplie de hauts et de bas puis j’ai fermé le livre à jamais.

Le soleil brille à nouveau dans ma vie alors que j’allais l’éteindre de mes propres mains pour faire taire la douleur.
La vie est belle malgré les difficultés quotidiennes mais je ne lâche pas et je dis plus souvent MERCI!

Je suis tel qu’un phénix qui s’est décomposé pour renaître plus fort et plus beau!

“Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit.”

Khalil Gibran

5 réflexions sur “Le soleil, à nouveau!

  1. A reblogué ceci sur Angie Euphorieet a ajouté:
    Coucou tout le monde ! ♥ Voilà ma nouvelle rubrique ! Le concept est le suivant : vous partager des expériences douloureuses et/ou difficiles de personnes anonymes (ou pas) qui ont réussi à remonter la pente, comment et pourquoi. Le but étant de vous montrer que tout le monde vie des épreuves dures de la vie, mais que chacun peut s’en sortir avec du temps et de la volonté ! J’espère que cette petite nouveauté vous plaira. (PS : ici, l’article est écrit sur le blog de la personne qui l’a écrit car elle souhaitait montrer son identité, mais les anonymes auront leur petite histoire directement sur mon blog) – Enjoy les petits loups ♥

    Aimé par 1 personne

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