En pause des mots

Quand les mots ne sont plus appropriés.

Quand ils m’étouffent au lieu de me soulager.

Quand ils se vident d’emblée,

De tous les sens qui leur sont attribués .

Quand ils ne sont plus à la hauteur,

De la tourmente remuant des vagues dans mon cœur.

Je préfère me taire,

Je préfère ne plus m’en faire.

Je choisis le silence pour honorer ma valeur,

Et pour réconforter ma grande peur.

Je choisis le silence pour rendre hommage à toutes les guerres jouées

Ainsi que les victoires que j’ai remportées,

Tout au long de mes 41 ans d’existence mouvementée.

Je choisis le silence car les mots insultent ma douleur!

Mon journal de gratitudes #1

Parce qu’on ne dit jamais assez MERCI à la vie pour tous les cadeaux qu’elle nous offre à chaque jour, j’ai décidé d’embarquer avec ma belle amie Maud dans ce mini projet de gratitude qui fait du bien au coeur et à l’âme.

De plus, ça nous permet de nous rappeler que, malgré nos multiples combats, nous avons de quoi nous rendre heureux et reconnaissants au quotidien.

Le bonheur réside en nous mais il suffit de retrouver l’emplacement de la clé qui débarre la carapace qu’on s’est faite construire sur notre coeur pour le protéger des déceptions et des autres.

En cours de route, on oublie d’être heureux et on ne remarque plus les cadeaux de la vie.

Soyons réceptifs et soulignons le bonheur qui se trouve dans les petites choses autour de nous.

Sans plus tarder, j’aimerais, avant tout, dire merci d’être, moi et mes enfants, en santé. Quand on a la santé, le reste suivra.

  • Merci à toi, mon Coeur, pour ton amour et pour le bonheur dans lequel je baigne grâce à toi. Pour m’appeler « Mon trésor ». Sache que ça me fait capoter! Merci aussi de stimuler mes neurones et réveiller mes fibres poétiques😋😁💑.
  • Merci Maud pour cette belle amitié qui me fait un bien fou malgré la distance et les 6 h de différence. Pour tous nos échanges et nos partages réciproques. Notre complicité et notre passion pour l’écriture. Et tu as raison, un merci à Marie pour cette amitié❤️
  • Merci aux « je t’aime maman » et aux bisous furtifs entre deux jeux de mon Noah. Ils remplissent mon coeur de joie💕
  • Merci d’avoir cette chance de vivre le quotidien de mes enfants même si c’est une semaine sur deux. Il y a des mères (au Liban) privées de ce privilège à cause de certaines lois désuètes dictées par un système religieux pourri. Quand on se compare, on se console!
  • Merci pour le soutien de mon équipe au travail dans l’exercice de mes nouvelles tâches.
  • Merci pour les cours de salsa qui me permettent de m’évader mentalement dans le Sud et de faire le vide.
  • Merci à mes deux filles, Zoya et Layane, pour les fous rires piqués hier au resto. Leur joie de vivre et leur sens de l’humour ne cessent de m’épater.
  • Merci aux parents aimants et affectueux que j’ai. Vous me manquez beaucoup.
  • Merci à toi ma Maria d’amour pour tout ce que tu as fait pour moi. Pour avoir été une soeur, une amie et une mère même. Pour m’avoir ramassée à petite cuillère quand tout s’est écroulé autour de moi. Pour m’avoir pris dans tes bras à maintes reprises pour consoler mes larmes. Pour tout ce que tu continues à faire à mon égard. Je t’aime❤️
  • Merci d’avoir un stationnement souterrain chauffé chez moi. Un must incontournable au Québec l’hiver. Ceux qui n’en ont pas un savent pourquoi je suis reconnaissante (et sont probablement jaloux)😜😅.
  • Merci à mon ami François qui prend le temps de « philosopher » avec moi sur la vie et me rappelle souvent ma valeur💕.
  • Merci au Canada de tenir bon contre l’aquisition aléatoire des armes à feu (à utilisation personnelle) qui font des ravages chez nos voisins américains. Je me sens en sécurité pour ma petite famille. Une petite pensée à toutes ses victimes assassinées de sang froid en Floride et à leurs parents endeuillés😥.
  • Merci à vous de me lire, commenter mes publications et me partager vos points de vue. Ils me sont précieux. Merci aussi de cette passion qui nous lie qu’est l’écriture. Vous lire est un plaisir dont je ne me tanne jamais💝

Donc voici ma liste pour aujourd’hui. J’espère maintenir le beat à toutes les fins de semaine, de m’arrêter un instant et être reconnaissante pour tous ses petits bonheurs.

«Vivre dans la revendication constante de son bonheur, revient à être victime de ses attentes… Accueillir toute situation comme occasion de se transformer, c’est grandir véritablement. » Yvan Amar

https://youtu.be/4IwWScrpMKU

Aimer au-delà des frontières…

(De la série d’articles « Capteur de rêve« )

Donc, ce cœur de saumon sauvage que j’ai beau essayer de contenir dans une cage (thoracique) pendant des années et des années de temps, il semble avoir enfin trouvé la paix tant convoitée.

Depuis quelque temps, il se laisse aller avec le courant. Il veut se faire bercer par une douce vague jusqu’à bon port. Il s’est battu longtemps contre ce même courant. Ça l’a épuisé. Il est grand temps de lâcher sa prise et profiter de la ride.

Mon cœur de saumon n’a plus rien à prouver. Désormais, il veut juste être heureux et rendre heureux.

L’amour dont il déborde l’a finalement conduit au-delà de l’océan. Et parce que l’amour est avant tout une connexion spirituelle entre deux personnes, ni distance ni fuseau horaire ne peuvent lui en faire face.

Les âmes savent se reconnaitre avant même qu’on ne le sache. Un sentiment de déjà-vu s’empare de nous et nous dérange. On veut comprendre. Seul le temps est susceptible de résoudre les mystères de la vie.

Quand ça ne fonctionne pas avec quelqu’un, c’est parce que la vie nous prépare à ce qui est mieux pour nous.

Car à ce moment aussi de notre existence, on n’a pas atteint notre meilleur pour celui que nous attendons.

On tourne dans un vide émotionnel toute notre vie et soudain ce vide est comblé par un inconnu, à quelques milliers de kilomètres, que notre âme reconnait depuis la nuit des temps.

C’est hallucinant et magique!

Aimer quelqu’un à distance demande beaucoup de courage et de résilience. On apprend à vivre en manque de l’autre et à se contenter de sa voix et à s’abreuver de ses mots. L’espoir et la patience sont nos seuls alliés. L’espoir de se voir et la patience d’attendre ce moment tant voulu.

Après tout, c’est un choix qu’on fait à deux, de plein gré, tout en comprenant les enjeux et assumant les conséquences du manque physique de l’autre que ça engendre.

Tu apprends à te blottir imaginairement contre l’autre et à maîtriser l’art de combiner deux quotidiens séparés par deux fuseaux horaires distincts.

Je n’ai pas peur car en suivant la voie du cœur, on se rend toujours à destination. Ce mystérieux inconnu au regard cuivré dont mon cœur s’est épris, me fait vibrer à travers terre et océan et me remplit d’une incroyable joie de vivre.

Il m’a dit que j’embellissais sa vie. Il embellit la mienne également! Il est la chaleur qui manquait à mon quotidien.

« Il fallait bien qu’un visage réponde à tous les noms du monde. » Paul Eluard

Ça ne donne rien de résister à ce flot émotionnel que la vie nous offre. On ne le choisit pas. Par contre, lui oui. Le cerveau a beau dire au cœur de s’arrêter de s’emballer. Mais nul ne peut entraver la voie pavée du cœur et briser ce lien sacré, honoré par l’homme depuis la Création.

Cependant, il y a de ces moments où le doute et la peur s’infiltrent dans les entailles de l’âme et engendrent un désarroi incompréhensible. Mille et une questions défilent en quelques secondes sur cet écran mental.

Est-ce un vrai amour? Est-ce une illusion d’amour que le cœur crée pour engourdir notre manque d’affection et pour nous procurer une sensation de satiété émotionnelle bidon?

Aimer à distance est un couteau à double tranchant qui devrait être manipulé non seulement avec grande délicatesse mais aussi avec extrême vigilance.

« Aimer, un jour à la fois, est une formule gagnante », dit le cœur.

« Mais qu’en est-il du lendemain? » répond le cerveau.

C’est mon éternel combat!

Je n’ai malheureusement pas la réponse maintenant et je ne peux prétendre détenir la Vérité avec un grand V. Mon coeur est heureux, là, dans le moment présent. Demain, on verra. Demain, c’est un autre jour!

« L’Amour débarque à l’improviste, comme par effraction. Un instant, et plus rien n’existe. Soudain, tout est hors temps, hors norme. Soudain, la vie ne fait plus peur. » Guillaume Musso

https://youtu.be/vmud4ng9EOg

Lettre à mes trois amours

(De la série d’articles « Capteur de rêve« )

Mes chers enfants de mon coeur, encore une fois, un nouveau 14 février et toujours dans notre nouvelle réalité de famille monoparentale depuis que vous êtes venus au monde.

Vous célébrez cette année loin de moi et moi loin de vous. Un autre changement dans notre vie. Le prix à payer pour vous voir une semaine sur deux.

Toutefois, ce qui n’a jamais changé, c’est l’amour infini que votre mère (ou maman-chef comme m’appelle mon petit Noah 😁) a pour vous.

Permettez-moi de revenir sur ces deux années qui ont chamboulé notre vie pour parler de notre combat d’amour.

Ces dernières années m’ont démontré avant tout que je suis une mère chanceuse d’avoir trois magnifiques enfants qui l’aiment et qui voient en elle une femme forte.

Durant les moments les plus douteux, les plus remplis d’incertitude, de peur, vous m’avez donné le push pour me remettre debout et devenir plus solide. Oui c’est vous.

Je me suis battue pour vous quand tout me poussait à lâcher prise et baisser les bras. J’ai puisé ma force de vous. Oui de vous.

Des fois, vous étiez la mère et moi l’enfant. Vous me preniez dans vos bras pour me consoler, vous me chuchotiez des mots dont l’effet était magique, guérisseur. Vous le faites encore. Vous entendre dire que je suis la meilleure maman au monde alors que je me sentais nulle, incompétente me remplit de bonheur et de fierté.

Vous aviez votre propre combat à mener, vous deviez apprendre à vivre avec une nouvelle réalité, entre les valises, entre deux maisons, perdus entre deux façons de faire, deux mentalités, deux personnalités.

Vous deviez gérer vos déceptions, vos blessures, votre peur et votre insécurité. Vous avez réussi à s’en sortir avec brio malgré tout.

Votre combat n’est pas terminé. Les blessures ne sont pas encore guéries mais ce n’est qu’une question de temps.

J’ai manqué à mon devoir envers vous des fois à cause de mon propre combat. J’ai été égoïste des fois d’avoir pensé à ma propre douleur plus qu’à la vôtre. J’ai essayé du mieux que je pouvais de jouer mon nouveau rôle de mère mais je n’ai pas été parfaite. J’ai aussi mes faiblesses, mes propres peurs et mes angoisses comme tout autre humain.

Sachez que votre mère est ce qu’elle est devenue grâce à vous.

Vous et moi formons une belle équipe, une famille, notre famille à nous.

Rien ne changera cette relation, rien ne diminuera cet amour que j’ai pour vous depuis le premier moment où je vous ai sentis bouger dans mon ventre.

Je suis fière de vous et je vous remercie d’avoir été aussi patients, résilients et ouverts au changement que nous avons tous vécu.

Je vous remercie de croire en moi et de me faire confiance.

Comme dirait Céline Dion, « je nous aime à l’étroit ». Je vous souhaite une bonne St-Valentin.

https://youtu.be/dZ8zU1gvWeQ

Le capteur de rêve

Je débute une série d’articles sur des sujets différents (amour, couple, célibat, famille, réflexions sur la vie…) que j’ai décidé d’intituler « Capteur de rêve ».

Selon les croyances amérindiennes, le capteur de rêve empêche les mauvais rêves d’envahir notre sommeil. Il agit tel qu’un filtre pour capter les songes envoyés par les esprits et garde les belles images de la nuit. Le capteur de rêve brûle les mauvaises visions lorsque les premières lumières du jour apparaissent.

Pourquoi « Capteur de rêve »?

C’est simple. Il est temps de passer au positif et de laisser tout ce qui est négatif et triste derrière moi. La saison des pluies ne peut durer toute une vie. Il est temps de regarder dans le bon côté, du côté où le soleil se lève et où ses premières lueurs brûlent mes peurs et mes angoisses.

Certainement, il y en aura encore car c’est ça la vie mais je ne resterai plus accrocher aux souvenirs douleureux du passé.

Je l’espère une série enrichissante et inspirante et si vous avez le goût d’y contribuer (en conservant vos droits d’auteur), faites-moi signe et ça me fera plaisir de vous publier sur mon blog.

J’en profite pour vous souhaiter à toutes et à tous, une joyeuse fête de l’amour car l’Amour avec un grand A mérite d’être souligné mais aussi fêté à tous les jours.

Et à TOI, mon Coeur, malgré l’océan et le décalage horaire, je t’aime de tout mon être!

« Vous êtes devenu, en un instant, le battement de mon Coeur. » Eric Reinhardt

https://youtu.be/71GlbSX_t60

Accepter la vie

À un moment donné, il faut cesser de voir que du négatif dans toute situation et de se lamenter sur son sort. Moi, la première, j’ai plongé, sans nécessairement le vouloir, dans une période de noirceur qui a grugé ma batterie et m’as mise à plat. Une période où je ne voyais plus la lumière au bout du tunnel et où je pensais sérieusement que j’étais vouée à la damnation éternelle. Que je n’allais plus jamais connaitre le bonheur ou simplement sourire à nouveau!

Ça n’a pas duré longtemps. Mon cœur de saumon s’est rebellé à nouveau pour me sortir de ce cercle vicieux capable de rendre fous. Comment pourrais-je accepter de vivre ainsi après s’être battue férocement pour retrouver ce que j’avais perdu au fil des années? Se résigner à ça, à cette étape? NON. Ça n’avait aucun bon sens!

Grâce à ma force intérieure et ma passion pour la vie, j’ai réussi à me remettre debout et à repartir à neuf sur de nouvelles bases établies par personne d’autre que moi. Mes lignes directrices à moi. Mes règles à moi. Mes conditions à moi.

Reprendre le contrôle de sa vie n’est pas une mince affaire. Au début, il y a toujours le risque de tout foirer et de s’enfarger dans les fleurs du tapis. D’échouer à trouver l’équilibre nécessaire sans perdre les pédales et la tête avec.

L’espoir d’une meilleure vie assure notre survie et nous protège de nous-même, de nos idées, de nos angoisses, de nos peurs. C’est ce qui nous aide à nous réveiller le matin et qui rend nos journées meilleures.

L’amour aussi, tout comme l’espoir, change notre façon de percevoir le monde qui nous entoure, nous pousse à offrir le meilleur de nous-même, à devenir une meilleure version de ce que nous sommes. L’amour au sens large du mot.

Mon amour pour mes enfants était la raison pour laquelle j’ai brisé l’emprise de ce cercle sombre sur ma propre vie et de poursuivre ma quête du bonheur. Je leur devais ce bonheur. En retour, leur amour m’a donné la force nécessaire à surmonter tout obstacle entravant ce processus.

Aujourd’hui, je suis une femme épanouie, joyeuse et surtout en contrôle de tous les aspects de sa vie. Je suis fière de ce que j’ai pu réaliser. Mais ce n’est pas fini. Il y a beaucoup de place encore pour l’amélioration.

« Je ne suis pas une femme heureuse, je suis joyeuse. Il y a une différence. Une femme heureuse n’a pas de soucis. Une femme joyeuse a des soucis, mais elle a appris à les gérer. » B.Sills

L’épanouissement et le cheminement personnels n’ont pas de date de fin sur un axe de temps. C’est continuel, jour après jour, défi après défi, jusqu’au dernier souffle. Avec l’âge et la maturité, les épreuves de la vie et les traits de caractère et personnalité, on apprend la résilience. On lâche prise et on choisit nos batailles.

Les personnes résilientes atteignent plus facilement leurs objectifs et sont capables de retrouver le bonheur plus rapidement. C’est la capacité de s’adapter aux grands changements de la vie et de les accepter en conservant une attitude positive.

Vivre des difficultés et des déceptions fait partie de la vie mais il faut aussi accepter et assumer de les vivre et de ressentir la douleur qui y est associée. Résister à cette douleur ne fait qu’aggraver la situation. Le deuil est une étape incontournable de la guérison émotionnelle. Exprimer ces émotions nous aide à évacuer cette charge qui pèse lourd à l’intérieur de notre être.

Revenons à l’amour. S’aimer avant tout est la pierre de base de toute relation. À partir de là, nous serons prêts à aimer convenablement une autre personne.

J’ai appris à m’aimer et être bien avec moi-même et dans ma peau. Ça n’arrive pas du jour au lendemain surtout si notre estime de soi et notre confiance en nous ont été ébranlés pour n’importe quelle raison.

Par contre, trouver LA personne qui nous mérite n’est pas toujours évident. J’ai vécu plusieurs déceptions à ce niveau et je ne suis plus prête à compromettre mon cœur encore une fois.

Je crois toujours à l’amour qu’il soit à un pas ou outre-mer et au-delà des frontières. L’amour me donne des ailes et des étoiles. Il me procure cette douceur réconfortante et ce sentiment d’être “at home”. La connexion spirituelle entre deux êtres est un fait réel, vrai et très puissant.

Ce parfait inconnu, au charme fou, de l’autre côté de l’océan est capable de vous faire vibrer à la puissance 220 plus que cette personne qui peut vous toucher sans qu’elle vous fasse battre des cils même. C’est la connexion dont je parle. C’est une sorte de communion des âmes. De l’amour désintéressé et inconditionnel.

Khalil Gibran s’est épris de l’écrivaine libanaise May Ziadeh pendant 19 ans de temps, sans même la voir et la toucher. Ils se sont écrits des lettres d’amour sur une base régulière. Ce n’était pas illusoire. C’était un VRAI amour qui a duré jusqu’à son dernier souffle. Un amour qui nous a légué un héritage littéraire d’une grande valeur.

Est-ce mon destin aussi? Est-ce pourquoi ça ne fonctionne avec personne? Le temps a la réponse à toute interrogation. Pour le moment, je respire cet air frais à pleins poumons et je rêve d’un inconnu qui m’aimerait un jour comme dans les contes de fées.

 » Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion. Embrasser la vie et la vivre avec passion. Perdre avec classe et vivre en osant… Parce que le monde appartient à celui qui ose. La vie est beaucoup trop belle pour être insignifiante …  » Charlie Chaplin

https://youtu.be/LHYoq44pmO4